• Je m'appelle Blue

    Titre : « Je m'appelle Blue »
    Auteur : Solomonica De WINTER
    Genre : roman
    Éditions : Liana LEVI
    Année : 2015
    Nombre de pages : 237

    Quatrième de couverture :

    Je m'appelle Blue et j'ai treize ans. Je suis une fille sans mots. Vous voulez savoir quand j'ai arrêté de parler ? Le jour où Ollie a braqué une banque pour rembourser ses dettes. Des dettes contractées auprès de James qui voulait s'emparer de son restaurant. Ça c'était avant. Avant qu'Ollie, mon papa, me donne mon livre. Avant qu'il meure. Maintenant que le souriRe est tombé de mon visage, je suis accro au silence. Au magicien d'Oz. Et à l'envie incontrôlable de tuer James.

    Mes impressions :

    Quelle histoire, quel livre !!!
    J'en ressors profondément marquée, touchée et bouleversée. Cette histoire remplie de suspense, de magie, de poésie, de doute, de douleur et de noirceur est troublante, dérangeante, embarrassante.

    Blue a 13 ans, son père meurt dans un braquage, il avait perdu son restaurant, repris par James, un mafieux. Elle veut tuer l'homme qui a repris le restaurant de son père, car elle sait que c'est sa faute si tout va mal maintenant puisque son père est mort.
    Blue était pourtant heureuse avec Ollie et sa mère avant le drame, mais tout a changé et elle n'aura alors plus qu'une idée en tête celle de tuer James pour venger son père. Elle est désormais solitaire.
    Pour survivre, elle lit et relit le magicien d'Oz, livre que son père lui a laissé à sa mort. Elle se met dans la peau de Dorothy le personnage principal et arrête de parler. Elle communique seulement quand elle veut et sur papier. Surtout avec son psychiatre. Puisque le livre est constitué de ce que Blue lui raconte, c'est-à-dire sa façon de décrire pourquoi et comment elle en est arrivée là aujourd'hui et comment elle a vécu avec l'idée de tuer James.
    Avec Daisy sa mère, elles n'ont pas de bonnes relations. Elles se partagent entre haine, amour.

    Je me suis immergée très vite dans cette ambiance morose, sournoise, équivoque de la vie de Blue jeune fille de 13 ans, qui pleure la mort de son père. Elle ne parvient pas à faire son deuil ; et va alors vivre dans sa tête des moments déroutants et excitants.

    La mort de son père, la faite plonger dans une existence où elle n'en ressortira pas indemne. Elle meurt de chagrin peu à peu ; elle est perdue, s'invente un monde qui la protège pour ne pas sombrer mais où est la vérité ?
    Sa mère Daisy ne sait plus comment l'aider.
    Blue est remplie de colère, de souffrance, de fantasmes et de peurs. Et pourtant elle ira et voudra aller au bout de ses choix.
    Passionnée par un livre que son père lui a donné, « Le magicien d'OZ », Blue va s'imprégner, et s'identifier à Dorothy le personnage principal.
    Puis elle rencontre Charlie, un jeune homme qui tient une boutique, mais qui est-il exactement ?
    Quel rôle joue t-il ?

    J'ai vécu dans le monde de Blue jusque dans les phrases, avec toute l'inquiétude et le tourment que cela suppose.
    La fin sombre et intense, m'a surprise car je ne m’attendais pas à cet épilogue. L'auteur choisit comme dénouement la solution la moins pire pour Blue qui a une réalité sombre.
    Entre imagination, folie et réalité, où se situe Blue ?

    Un premier livre remarquable parce que l'auteur écrit avec perfection, une histoire difficile dans un contexte psychologique poignant !

    Quand je pense que l'auteur avait 16 ans quand elle a écrit ce livre, je me dis que cette jeune fille mature a un talent remarquable ! Et qu'elle a sans doute un certain vécu pour entrer de façon si intense dans l'esprit d'une fille de 13 ans, avec de telles épreuves morales.
    Elle maîtrise parfaitement son style, la narration, l'histoire. Entre fiction et réalité, imaginaire et vérité, l'auteur se perd mais comprendra à la fin qui est Blue et pourquoi elle a sombré dans le mutisme et la souffrance. Remarquable !

    J'ai souligné ce passage que je vous cite, il s'agit des mots du père de Blue et ils m'ont touchée :

    « L’amour est la chose la plus forte que nous ayons, la plus puissante, il peut détruire ou créer, faire ou défaire. On ne veut pas la haine, on ne veut pas la peur, mais on vit dans un monde où ces sentiments sont le produit de la destruction que l’amour peut engendrer, des cœurs qu’il peut briser. Chaque fois que tu ressentiras de la peur, je veux que tu te souviennes de ceci : ton amour peut détruire ta peur. Ne le laisse pas détruire ton courage. »


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  • Il faut laisser les catus dans le placard

    Titre : « Il faut laisser les cactus dans le placard »
    Auteur : Françoise KERYMER
    Genre : Roman
    Éditions : JC Lattès
    Année : 2010
    Nombre de pages : 400

    Résumé :

    Marie, l’aînée, s’abrite dans son bonheur quotidien entre son mari pianiste, sa librairie ancienne à Paris, et ses deux filles. Cérébrale, sérieuse et responsable, elle tente de maintenir l’équilibre familial, au prix de sacrifices personnels qu’elle ne mesure pas elle-même. 
    La cadette, Anne, vit en plein vent, « dans les grandes largeurs » et pourtant modestement, au pied de son phare, dans la magnifique petite bourgade bretonne de Port Manech. Sculpteur qui n’a pas la chance d’être reconnue – mais est-ce vraiment important pour elle ? – elle dévore la vie, les hommes, et s'obstine à attendre un horizon qui réalise entièrement ses désirs. 
    La benjamine, Lise, la plus solitaire, la plus fragile aussi, cherche désespérément une rampe à laquelle s'accrocher pour sortir de sa mélancolie et croire encore aux promesses de la vie. 
    Toutes les trois s’étaient éloignées de leur père, homme taciturne et froid. Sa mort les force à se pencher malgré elles sur leur héritage familial, à comprendre cet homme silencieux, ses choix, son histoire. Elles doivent alors repenser leur vie, leur relation, libres enfin de choisir et d’être ce qu’elles veulent vraiment. 

    De Paris aux côtes bretonnes et méditerranéennes, une saga familiale vive aux multiples rebondissements.

    Mes impressions :

    Trois femmes aux caractères distinct, trois vies différentes, mais le même père. Je le qualifierai d'antisémite, plutôt froid, mystérieux se révélant être différent de ce qu'il paraissait être.
    Autour de cet homme mort récemment, il y a sa fille aînée Marie, la seule qui a souhaité le comprendre et l'aider quand il a divorcé avec la mère.
    Les trois sœurs ont un rapport différent au père, il sera rejeté, ou alors on lui témoignera de l'indifférence et/ou de la rancœur. À sa mort, Marie va entraîner malgré elle, ses sœurs dans un tourbillon de vérité et de douleur.
    Chacune ont leur vie, leur souffrance et leur désirs propres.
    Anne vit en Bretagne, à côté d'un phare, dans une maison à laquelle elle tient énormément, où elle peut exercer sa passion, la sculpture. Même si cela lui rapporte peu, elle préfère faire ce qu'elle aime et peiner pour boucler les fins de mois. Elle est avec Yann, un pêcheur qui aime la mer comme elle. Il lui apporte du poisson, elle a son potager et ses combines. Les hommes avec elle, ne passent plus que ce qu'ils ne restent....
    Lise, 47 ans vit très mal le départ de son fils Théo en Chine. C'est une mère fusionnelle. Théo a eu des soucis de dépendances et de mal être. Tout comme Lise en ce moment. Avec Pierre son mari, leurs rapports sont difficiles. L'amour n'est plus là.
    Marie, est une femme de tête, qui a une librairie, qui semble filer le parfait amour avec Alex son mari, pianiste connu et reconnu. Ils ont deux filles, Sarah 29 ans et Elsa 25 ans, aux caractères bien affirmés toutes les deux. L'une vit à Londres, l'autre à New York.
    La mère des trois sœurs est assez peu présente dans le récit mais elle a une place importante dans la compréhension de la pathologie familiale... Après le divorce elle aménage avec Gustave, un homme qu'elle semble vraiment aimer et qui lui a redonné confiance en elle.
    Les trois sœurs se retrouvent à Paris pour la lecture du testament de leur père et o surprise, elles apprennent qu'un homme prénommé Gabriel qu'elles ne connaissent pas, hérite d'une maison et de l'entreprise de leur père. Mais qui est-il vraiment ?
    Si Lise et Anne, se moquent de cet inconnu, Marie elle, en tant qu'aînée, souhaite faire la lumière sur ce mystérieux personnage. D'où connaissait-il leur père ?
    Marie qui se donne le rôle de la « grande sœur » veut aller au bout de ses recherches.
    Elle va d'abord faire la connaissance de la mère de Gabriel, Rachel, qui va lui faire d'étranges confidences et qui va faire découvrir à Marie, un père différent de celui qu'il était en famille. Rachel a rencontré le père quand ce dernier faisait une étude sur les communautés juives ashkénazes alors que lui même est un antisémite et a même renié l'époux juif de Marie.
    Leur père était vraiment l'homme qu'elles croyaient ? Avait-il une double vie ?
    Au fil des jours qui passent Marie va apprendre beaucoup de choses sur son père et cela va la déstabiliser.

    Les jours s'écoulent et nous partageons la vie de ses trois femmes dans leurs environnements respectifs et dans leur choix de vie bien à elles mais chacune va changer de projet après la mort de leur père.
    Elles vont se donner le droit d'être ce qu'elle ont toujours eu envie de faire et surtout elles vont se découvrir des besoins et des attentes insoupçonnés.

    Cette saga est une histoire sur les relations filiales, parentales, fraternelles une histoire de filiation mais également un récit sur les changements, le choix à faire, les trajectoires à suivre, tout ceci bien sûr sur fond de relations amoureuses, parfois mouvementées ou empruntes de trahison.
    Parfois le style est un peu lourd à cause de trop de descriptions. L'auteur par contre sait ménager le suspense avec des aller-retours sur la vie des trois sœurs. Tour à tour, elles se racontent.
    Leur entente parfois est houleuse mais elles s'aiment et chacune à un objectif bien différent.
    J'ai aimé le personnage de Lise qui au début, éteinte et touchante par sa fragilité, va se révéler et va sortir de sa déprime. Son mal-être se meut en sérénité auprès de Yann....

    La fin inattendue me semble un peu précipitée, pas assez travaillée, comparée au reste du récit. C'est Sarah qui met en place les dernières pièces du puzzle de plusieurs générations de cette famille et nous les livre.
    Cela n'empêche que je retrouvais à chaque fois avec plaisir ses trois femmes et leur vie en particulier.
    L'écriture est simple, elle laisse néanmoins passer les émotions. On parvient aisément à cerner les différents sentiments, les ressentis des uns et des autres personnages.
    Pour ces femmes, les hommes de leur vie son parfois très sombres, très mystérieux et c'est à travers le récit de celles-ci que les hommes prennent leur place au quotidien et même dans l'absence.
    Gabriel, même s'il est peu présent, donne une dimension inquiétante, mystérieuse, douce-amère au roman. On ressent tout le poids de son existence sur la vie des trois sœurs mais également sur sa propre vie.

    Cette histoire intemporelle est crédible.
    Les événements qui se déroulent, permettent à ces femmes de modifier leurs envies et leurs espérances. Le hasard de la vie aussi est synonyme de renouveau et puis les personnages évoluent à leur rythme.
    Ce qui au final donne un roman émouvant et prenant.


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  • La lettre de Queenie

     « La lettre de Queenie, tout ce qu'elle n'a pas pu dire à Harold Fry » de Rachel JOYCE

    Titre : « La lettre de Queenie, tout ce qu'elle n'a pas pu dire à Harold Fry »
    Auteur : Rachel JOYCE
    Genre : Roman
    Éditions : XO éditions
    Année : 2015
    Nombre de pages : 347

    Quatrième de couverture :

    Le roman inoubliable de ceux qu’on aime et qu’on laisse partir

    Vingt ans que leurs chemins s’étaient séparés. Il a suffi d’une lettre de Queenie, lui annonçant qu’elle allait mourir, pour qu’Harold Fry décide de la retrouver.

    Alors qu’il traverse, à pied, l’Angleterre, Queenie, de son côté, redoute les retrouvailles. Comment lui faire face ? Comment lui dire ce qu’elle cache depuis tant d’années ?

    Queenie lui écrit une seconde lettre. Elle lui raconte toute l’histoire. Cette fois-ci, pas de mensonges. Il est temps pour elle de lever le voile et de se libérer de cette culpabilité qui la ronge.

    Mais qu’a-t-il bien pu se passer, il y a vingt ans, dans cette petite ville du sud de l’Angleterre, pour qu’elle veuille la quitter et ne jamais y revenir ?

    Une histoire de destins manqués, tendre et bouleversante

    Après La lettre qui allait changer le destin d’Harold Fry arriva le mardi…roman salué dans le monde entier, Rachel Joyce nous livre la vérité poignante de Queenie.

    Mes impressions :

    Je vous parlais il y a quelques semaines dans une de mes chroniques, d'Harold Fry, cet homme qui a traversé l'Angleterre pour rendre visite à une amie qu'il n'a pas vue depuis vingt ans et qui est en phase terminale de cancer. Il s'agissait de « La lettre qui allait changer le destin d'Harold Fry arriva un mardi ».
    Ce roman fut un coup de cœur pour moi. Il m'a transportée et celui que je vais vous présenter ici, est également un immense coup de cœur !

    Comme le dit Rachel Joyce, il ne s'agit pas d'une suite, ni de son origine, mais ce livre accompagne Harold Fry. Il se place du côté des ressentis de Queenie. Il s'agit dans l'un d'une histoire racontée par Harold et dans le second, la même histoire mais confessée par Queenie ; deux points de vue différents mais autant d'émotion.
    L'auteur ainsi nous permet de nous concentrer cette fois-ci sur Queenie, cette femme comptable qui tombe amoureuse d'Harold et qui va même rencontrer David, le fils qu'Harold a eu avec sa femme Maureen.
    En lisant ce livre, j'ai été saisie par une impression d'intensité, comme si après plusieurs mois, le souvenir des personnages s'exacerbait.
    Elle réapparaissait, et me permettait de me rappeler le parcours de cet homme et de son existence.
    Ici l'auteure se place du côté de Queenie, à travers une lettre et avec les mots de Queenie, elle nous dévoile tout d'elle. Qui est-elle ? Pourquoi être venue à Kingsbridge avec ses propres souffrances ? Puis, que s'est-il passé pour qu'elle parte du jour au lendemain il y a vingt ans et pourquoi de nos jours Harold décide de tout quitter presque aussitôt après avoir reçu la première lettre lui apprenant qu'elle était en train de mourir dans un centre de soins palliatifs. Pourquoi se laissent t-ils porter vers le passé et renouer avec lui ?
    Pendant les jours où Harold fait cette longue marche, Queenie va lui écrire avec l'aide et le soutien de Sœur Mary Inconnu, pour lui parler de sa vie d'avant leur rencontre, de ses douleurs, de sa passion pour la danse de salon mais surtout elle va lui avouer l'inavouable, lui parler de la culpabilité qu'elle traîne depuis des années. Tout cela dans le but de se « réparer », et de raccommoder le passé pour pouvoir « partir » en paix. Ce sera sa façon à elle d'espérer se réconcilier avec elle-même et avec son ami Harold.
    Sœur Mary Inconnu aura des paroles pleines de sagesse et une clairvoyance des choses de la vie et des êtres qui font du bien et nous ramène à l'essentiel.
    Queenie est dans un établissement religieux, elle est entourée par les Sœurs mais aussi par des patients, des malades qui sont tous hauts en couleur, bouleversants :
    Finty, Barbara, Monsieur Henderson, le roi nacré. Chacun permet à tous les autres de supporter l'insupportable réalité de la maladie et de la mort.

    Me plonger dans ce roman fût comme une délivrance, j'ai pu comprendre tout le poids des non-dits, et j'ai été touchée par la discrétion des deux principaux personnages, de leur extrême sensibilité.
    J'ai beaucoup de mal à sortir de cette lecture qui m'a serré le cœur.
    Queenie, très attachante, se livre, s'exprime, elle avoue ce qui la ronge depuis des années, parfois avec quelques retenues et parfois avec force.
    Elle espère le pardon de cet homme qu'elle a tendrement et passionnément aimé. C'est décidé, elle écrit pour que lorsqu'il arrivera à destination elle puisse lui donner cette lettre explicative.
    Que ce soit Harold ou Queenie, ils ont chacun un passé à affronter pour s'en libérer, pour l'exorciser.
    Si Queenie écrit, Harold marche et tous les deux vont trouver la force de raconter leur chagrin à leur manière.

    Cette histoire est encore plus émouvante que celle d'Harold, je le vis ainsi peut-être parce que je suis une femme, comme Queenie.
    L'auteure emploie des mots justes et profonds qui nous font sentir le soulagement que ressent Queenie une fois que ses révélations seront écrites.
    Mais avant d'arriver à ce dénouement, sous la plume de Queenie, l'auteure reconstitue le puzzle doucement.

    Vous allez peut-être vous demander si les deux livres peuvent se lire séparément ; je ne suis sincèrement pas convaincue qu'alors vous puissiez éprouver toutes les instances de cette superbe histoire, celle de deux êtres qui devaient se rencontrer.
    Lire celle d'Harold puis celle de Queenie serait une belle complémentarité.

    Pourquoi pas, une troisième version, celle de Maureen après le parallèle entre celle d'Harold et de Queenie ???!

    Extrait :
    « Ça ne sert à rien de se projeter dans l'avenir. Ça ne sert à rien de penser que la vie s'améliorera quand on aura une nouvelle télévision ou un nouveau travail. Vous devez arrêter d'espérer un changement, vous devez simplement être le changement ».


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  • Les enquêtes de Setna tome 4

    Titre : « Les enquêtes de Setna - Le duel des mages » - Tome 4
    Auteur : Christian JACQ
    Genre : Roman
    Éditions : XO éditions
    Année : 2015
    Nombre de pages : 265

    Quatrième de couverture :

    Le prince Setna est sur le point de retrouver sa fiancée Sékhet, qui se cache dans Memphis pour échapper aux tueurs. Mais le mage noir, Kékou, réussit à le devancer. Il kidnappe la jeune femme afin de s’emparer de son âme. Cet odieux stratagème est le seul qui lui permettrait d’actionner les pouvoirs du vase d’Osiris et d’en faire une arme de destruction. Setna doit faire vite pour sauver son grand amour. Accompagné de ses fidèles complices, il se lance dans une terrible bataille contre le Mal.
    Parviendra-t-il à déjouer les pièges maléfiques de Kékou ? Réussira-t-il à défaire l’infâme complot que ce dernier ourdit à l’encontre de Ramsès II ? Retrouvera-t-il enfin le vase d’Osiris ?

    Mes impressions :

    J'aimerais laisser aux lecteurs la joie et le plaisir de retrouver leurs personnages préférés, je ne vais par conséquent, pas trop m'étendre sur cette fin pour ne pas la spolier, mais seulement tenter de vous donner l'envie de la lire puisque je la trouve divertissante.

    Ramsès sait que Kékou veut le détruire ainsi que son royaume.
    Kalash et son réseau vont être des ennemis redoutables. Comment tout cela va-t-il se terminer ?
    Est-ce que le bien triomphera du mal ?
    Les personnages s'associent et unissent leurs forces pour vaincre leurs adversaires.
    Ramésou se sent humilié suite à l'échec de la dernière opération pour retrouver Sékhet. Il n'a pas su déjouer le piège de Kékou. Il n'a pas su faire maintenir l'ordre et la sécurité, il envisage de démissionner. Setna l'en empêche et lui propose d'unir leurs forces pour déjouer les manigances de Kékou.
    Dans cet ultime tome, les deux frères, malgré leurs précédents différents vont se rapprocher et combattre le même mal : Kékou, le mage noir, un être machiavélique
    Ce dernier sait que sa fille a acquis une énergie ravageuse, tantôt guérisseuse, tantôt dévastatrice. Il veut se servir d'elle pour transformer le vase Osirien en arme de destruction massive.
    Malgré une stratégie évidente, l'attaque surprise inspirée par les deux frères fera de nombreux blessés et se conclura par une mort dramatique, rude épreuve.

    L'auteur montre l’intelligence et le courage des principaux personnages.
    Ils sont entourés de magie et ils l'utilisent à bon escient pour retrouver la paix.
    Il y a des personnages inoubliables, des compagnons irremplaçables. Des moments de doute, de peur et d'incertitude, mais il ne désespère pas et restent unis face à l'adversité.
    Sans cesse il va falloir interpréter les signes qui feront la force de cette ultime partie.
    Le dénouement est pour moi un final grandiose où Christian Jacq donne la part belle aux armes, stratégies et combats. Mais sans oublier les sentiments et émotions.
    Contrairement au troisième tome, il y a une action omniprésente, efficace qui donne un rebond à l'intrigue et à l'histoire.
    Ainsi je trouve que cette série est une réussite parce qu'elle nous fait découvrir une Égypte pharaonique et nous initie aux rites et autres croyances.

    Cette série s'adresse à un large public puisque l'écriture n'est pas alambiquée, elle est au contraire, simple et limpide.
    Je la recommande à tout ceux qui aiment les histoires et le style de Christian JACQ.

    Les enquêtes de Setna, La tombe maudite - Tome 1
    Les enquêtes de Setna, Le livre interdit - Tome 2
    Les enquêtes de Setna, Le voleur d'âmes - Tome 3
    J'ai construit la grande pyramide
    Sphinx


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  • les enquêtes de Setna Tome 3

    Titre : « Les enquêtes de Setna - Le voleurs d'âmes » - Tome 3
    Auteur : Christian JACQ
    Genre : Roman
    Éditions : XO éditions
    Année : 2015
    Nombre de pages : 269

    Quatrième de couverture :

    Le prince Setna, fils cadet de Ramsès II, et sa compagne Sékhet poursuivent leur combat contre le Mal. Mais la tournure que prennent les événements complique leur mission…
    Alors que tous pensent que Setna a péri noyé, celui-ci navigue vers la cité sacrée de la déesse-Chatte. Il espère y découvrir le vase d’Osiris, sans lequel il ne peut arrêter le mage noir. Malheureusement, le voilà en proie à une illusion mortelle. Aura-t-il assez de bravoure et d’amour
    envers Sékhet, pour ne pas céder à des tentations qui le mèneraient inexorablement à sa perte ?
    Sékhet, convaincue que son amant est toujours vivant, s’est réfugiée dans le temple de la déesse-Lionne. Malgré ses précautions, elle demeure néanmoins à la portée du mage noir qui, avec l’aide de son réseau syrien, prépare une vaste offensive contre Ramsès.

    Séparés et désemparés, comment Setna et Sékhet peuvent-ils continuer à s’opposer à l’inexorable progression du mage ?

    Mes impressions :

    La situation est grave, le commando composé de Ched, Rougès,Routy et Némo nommés par Ramsès pour retrouver le vase d'Osiris et arrêter son voleur, a échoué. Kalash le chef des terroristes est introuvable. Sobek chef de la police, mandaté par Ramésou vient s'ajouter aux hommes de main de Ramsès et ne décevra pas.
    Setna doit retrouver le livre de Thot, ses formules lui permettront de lutter contre les ténèbres.
    Thot, maître des paroles créatrices est mécontent d'avoir ses écrits volés par un humain, décide alors d'éprouver Setna en réveillant une démone Fleur, qui celle-ci est condamnée à errer dans les ténèbres. Fleur doit séduire Setna pour qu'il lui révèle le lieu du livre.
    Elle souhaite se venger, s'emparer du livre de Thot et s'en servir pour rompre le maléfice qui la condamne aux enfers.
    Kékou recherche toujours sa fille avec l'aide de Kalash. Il lutte contre Ramésou qui lui veut retrouver Sékhet dont il aimerait bien devenir l'époux, mais cette dernière ne rêve que de Setna.
    Kékou se met en tête de voler l'âme de Setna pour le réduire à l'esclavage et ainsi lui dérober le livre et les paroles magiques.
    Le but de Kalash est de renverser le trône de Ramsès et de détruire l'Égypte pour y installer son règne.
    Le mage noir, sent que Setna se rapproche de plus en plus de la cachette du vase, alors il tente de l’anéantir par tous les moyens. Voyant que Sékhet et Setna sont déterminés, il envisage ensuite le pire pour sa fille...
    Qui gagnera le duel ? Qui se verra remporter la victoire, le bien ou le mal ?
    Setna va-t-il échapper à la terrible créature et aux desseins de Fleur ?
    Sékhet qui se cache à Memphis dans le temple de la déesse lionne, est-elle en sécurité ?

    Je trouve que cette troisième partie est moins mouvementée et l'auteur répète sans cesse les tenants et les aboutissants, ce qui peut être frustrant car l'histoire n'avance pas.
    Il y a peu d'action et les répétitions peuvent lasser.
    Mise à part cela, l'auteur fait la part belle aux thèmes qu'il affectionne, complot, trahison, jalousie, méfiance, démantèlement, erreur.
    Certaines missions échouent donc rien n'est facile mais qui seront les plus forts et qui obtiendra la victoire ?
    Même si ce tome est assez rébarbatif, il y a des rebondissements et la fin laisse entrevoir une quatrième partie riche en événements.

    Au fil des romans et des pages des livres de Christian Jacq, les lecteurs finissent toujours par découvrir, apprendre et retenir un tas de choses sur l’Égypte pharaonique, comme par exemple les us et les coutumes, la manière dont vivaient les gens, les mœurs de l'époque, le mode de vie, le rôle des dirigeants. Tout cela peut ravir les amoureux de l'Égypte même si on sait tous qu'il s'agit bien là d'une histoire romancée.
    Les dessins toujours très instructifs nous bercent de cette belle culture qui allie mystères, magie.
    De part un vocabulaire abordable par tous, la lecture s'en trouve facilité.

    Ce n'est bien sûr pas une grande littérature mais cette série nous détend tout en nous livrant le combat de personnes avides de justice et d'équité.

    Merci encore à Mélanie Rousset des Éditions XO pour l'envoi de cette série.

    Les enquêtes de Setna, La tombe maudite - Tome 1

    Les enquêtes de Setna, le livre interdit - Tome 2
    Les enquêtes de Setna, Le duel des mages - Tome 4
    J'ai construit la grande pyramide
    Sphinx


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  • Les enquêtes de Setna tome 2

    Titre : « Les enquêtes de Setna - Le livre interdit » - Tome 2 
    Auteur : Christian JACQ
    Genre : Roman
    Éditions : XO éditions
    Année : 2015
    Nombre de pages : 269

    Quatrième de couverture :

    Le prince Setna, fils cadet de Ramsès II, doit se rendre à la capitale pour questionner son père sur la disparition du vase scellé d'Osiris, un vase unique qui contient le secret de la vie et de la mort. Mais le chemin pour le retrouver est criblé de dangers et rien n'indique que Pharaon acceptera de lui confier la vérité. Setna a pourtant une mission à accomplir : se procurer le livre de Thot, le livre interdit, qui seul pourrait arrêter le voleur, un mage noir aux desseins funestes. De son côté, Sékhet, la fiancée de Setna, se cache depuis que son père, après lui avoir fait une révélation terrifiante, a voulu la supprimer. Réfugiée chez des paysans, elle doit une nouvelle fois fuir pour échapper à des tueurs. Sékhet pourra-t-elle transmettre à Setna l'épouvantable secret dont elle est dépositaire ? pendant ce temps-là, le mage noir progresse sur le chemin du Mal...

    Mes impressions :

    Dans le premier tome « La tombe maudite », Christian JACQ nous promettait une histoire d'aventure, de défis et de sagesse avec des personnages attachants et voilà que cette suite est dans la même lignée. Je la trouve remarquable. Tout d'abord le style est si fluide que la lecture se fait très rapidement, la légèreté de l'écriture contraste avec la noirceur de l'intrigue. Ajouté à ces deux atouts, il y a du suspense, des rebondissements et le lecteur a hâte de découvrir où va amener la course de Setna et Sékhet contre le mal.
    Vous l'aurez compris, on lit la suite des aventures de Setna avec plaisir et passion. D'ailleurs comme à l’accoutumée Christian Jacq sait nous faire voyager en nous dévoilant encore et toujours des indices sur cette belle culture Égyptienne, sur ses rites, ses croyances, sa magie et ses maléfices.

    Dans ce second tome, Le prince Setna, fils cadet de Ramsès II devenu scribe ritualiste se rend à la capitale pour questionner son père sur la disparition du vase scellé d'Osiris, ce vase si précieux qui comporte les secrets de la vie et de la mort. Son père va t-il lui dire la vérité ?
    Setna va devoir se procurer le livre de Thot, seul capable d'arrêter la folie du mage noir.
    Il va devoir affronter toutes de sortes dangers et des complots.
    Sékhet, la fiancée de Setna, doit se protéger de son père qui veut la supprimer après lui avoir révélé son but. Il possède le vase scellé d'Osiris mais cela ne lui suffit pas, il veut le transformer en un foyer d'énergie destructrice avec l'aide de la déesse lionne.
    Kékou vise la puissance suprême et l'établissement du règne du mal. Sa fille devient son adversaire car elle refuse de suivre le chemin de son père. Après avoir tenté de la supprimer, il souhaite la faire changer d'avis. Il sait que sa fille étant initiée aux mystères de la déesse lionne, a acquis une puissance, une force obscure, qui sera une arme majeure pour la conquête du mal et du monde. Il souhaite qu'elle devienne son alliée pour utiliser ses pouvoirs pour gouverner le monde.
    Sékhet qui a compris les objectifs et la malveillance de son père se cache de lui.
    Elle se réfugie d'abord chez les paysans, mais des terroristes engagés par Kékou retrouvent sa trace. Elle doit fuir encore et encore. Elle est seule capable de dire à Setna, la terrible vérité, mais y parviendra-t-elle à temps ? Le mage noir progresse... Setna et Sékhet possèdent néanmoins des pouvoirs puissants alors rien n'est joué.
    Courageux et téméraire, Setna, veut à tout prix retrouver le livre de Thot, et ceci même au péril de sa vie.
    Sékhet doit se protéger également des avances de Ramesou qui veut en faire sa femme ce qui entre les deux frères créent des tensions et de la jalousie.
    Ramesou, rêve d'être le préféré de son père, et souhaite l'éblouir en gagnant des combats, alors que Setna lui rêve de justice et de spiritualité.
    Les deux personnages principaux vont devoir affronter des multiples dangers variés pour sauver le monde du mal. Ils s'allient à des personnages plus ou moins de bonne foi avec de plus ou moins de bonnes intentions.
    Leurs compagnons de route, Geb le chien fidèle, Vent du nord l'âne du Vieux leur seront d'une grande aide car ils ont des dons particuliers et un instinct développé, certain.
    Les nombreux rebondissements font de cette deuxième partie un roman de choix et de distraction. Le lecteur sait que les agissements des uns et des autres font la différence dans la quête de chacun.
    Le marchand Kalash, l'allié de Kékou ne connaît pas son véritable but et il se fait manipuler par ce dernier.
    Le commando constitué de Cheb le meilleur ami de Setna, de Routy, de Némo et d'Ougès chargé par Ramsès de déjouer tous les pièges ne sont pas à la fin de leur surprise.
    Il y a trahison, haine, recherche du pouvoir absolu, manipulation d'un côté et de l'autre, amour, amitié, bienveillance, recherche de la vérité et du bien.

    Le récit est rythmé, le lecteur est tenu en haleine et a hâte de connaître la suite.Les répétitions nous aident à bien cerner et comprendre l'investissement des personnages dans leur intention.
    Christian Jacq, en plus de nous faire voyager à travers l'Égypte ancienne invite ses lecteurs à comprendre les détails de la vie quotidienne des égyptiens.
    Il agrémente son récit avec des images, des hiéroglyphes et de nombreuses références littéraires.

    Une nouvelle fois merci aux éditions XO et à Mélanie Rousset du service presse.

    Les enquêtes de Setna , La tombe maudite - Tome 1
    Les enquêtes de Setna, Le voleur d'âmes - Tome 3
    Les enquêtes de Setna, Le duel des mages - Tome 4
    J'ai construit la grande pyramide
    Sphinx


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  • J'ai construit la grande pyramide

    Titre : « J'ai construit la grande pyramide »
    Auteur : Christian JACQ
    Genre : Roman, aventure
    Éditions : XO éditions
    Année : 2015
    Nombre de pages : 405

    Quatrième page de couverture  :

    Je suis né il y a cinq mille ans dans un village du sud de l Égypte. J'aurais dû rester paysan, comme mon père. Mais je me suis révolté contre un scribe de la corvée, le Profiteur, et je me suis enfui pour échapper à la prison.
    Dans la capitale, j ai eu la chance d être recruté sur un gigantesque chantier, celui de la future Grande Pyramide de Khéops. Embauché au bas de l échelle, j ai écouté les paroles de mes maîtres afin de devenir tailleur de pierre. Et j ai été associé à toutes les étapes de la construction d une pyramide unique et inégalable.
    Vingt ans...
    Vingt ans d une aventure peuplée de dangers, au cours de laquelle j ai connu de rudes épreuves, des amitiés indestructibles et un amour fou.
    La vie dont je rêvais et qui s est construite par mes mains.

    Christian Jacq nous fait vivre la formidable aventure d un tailleur de pierre prêt à donner sa vie pour que s élève, à jamais, la Grande Pyramide : la dernière des Sept Merveilles du monde encore visible.

    Il nous révèle les secrets de ce chef d’œuvre érigé il y a cinq mille ans, qui devait permettre à l'âme de Khéops, le pharaon, de rejoindre les paradis de l autre monde.

    Mes impressions :

    Alors qu'il construisait la maison du scribe des corvées, craint de tous à cause de sa dureté, méchanceté et injustice, un jeune paysan de 17 ans se rebelle contre Sioul dit le Profiteur. Il le blesse grièvement. Pour éviter des représailles certaines, il doit fuir. Le juge du village lui offre l'opportunité de quitter son village pour rejoindre Memphis à bord d'un bateau. Le scribe a porté plainte. Parce qu'il s'est révolté contre l'injustice, le jeune paysan sait qu'il va être recherché longtemps. Le capitaine du bateau lui propose une place sur son bâtiment en tant que matelot qu'il refuse car il apprend que le roi Snéfrou est mort et que son successeur Kheops souhaite construire une demeure d'éternité qui s'annonce comme un chantier colossal. Depuis toujours attiré par la pierre et le dur labeur, il espère faire partie des bâtisseurs. Seulement cela ne l'empêche pas de nourrir son idée de vengeance car il veut défendre et faire respecter tout un peuple opprimé, exploité par le Profiteur.
    Il se rend donc au grand temple de Memphis pour porter plainte contre Sioul mais il comprend que tous les scribes soutiennent leurs homologues alors il préfère ne pas poursuivre ses démarches de cette façon-là.
    Il rencontre sur son chemin le Vieux, homme respecté et recruteur des futurs bâtisseurs. Il est à la recherche de personnes compétentes et sérieuses pour construire la grande pyramide.
    Le jeune homme sera choisi par le vieux pour être un permanent, résident de la cité des bâtisseurs. Il débute une nouvelle vie et construira la Vigoureuse.
    Le soir pour se détendre il va se baigner et là, il a une apparition, ou un mirage, une femme belle et jeune se trouve devant lui, il tombe tout de suite sous le charme, il est comme ensorcelé. Il va régulièrement mais rarement vivre en sa compagnie des moments intenses de plaisir et de désir et tout au long du livre le lecteur se demande si ce personnage est réel ou imaginaire, est-ce un mirage, une déesse? . D'ailleurs nous sommes happés par les mythes, les légendes, la culture égyptienne et j'ai pris plaisir à lire les révélations sur cette étrange culture, sa symbolique, autant que sur ses hiérarchies.

    Le jeune homme va passer ses journées sur le chantier durant vingt ans. Il y rencontrera des personnes maléfiques, jalouses qui veulent sa perte ainsi que le mal incarné. Il va devoir affronter des rumeurs mais le Vieux est son fidèle allié. Il a su heureusement s'entourer d'hommes sérieux et amicaux. Il n'a de cesse de travailler dur au chantier.
    De plus le profiteur va le retrouver bien des années après et toujours dans l'espoir de le décrédibilisé,  il veut même tenter de le supprimer.
    La vie de ce jeune homme qui va devenir un adulte courageux, va être jalonnée par les pertes, d'abord la mort de son père, qui ne lui a jamais pardonné son acte envers Sioul, puis ce sera le tour de sa mère. Il va perdre aussi sa naïveté, il va apprendre la pénibilité du travail.
    Il fera des rencontres qui vont marquer sa vie. Geb le chien, et l'âne du vieux, Vent du Nord, des animaux qui savent lire dans les pensées humaines et qui savent anticiper les événements. Le vieux, Geb, et Vent du nord l'âne sont trois personnages qui apparaissent également dans les aventures de Setna, précédente série de Christian Jacq
    Il devra aussi faire avec et affronter la jalousie de Lotus, jeune femme amoureuse de lui, prête à tout pour le conquérir.

    Christian Jacq écrit simplement, avec son cœur et son amour de l'Égypte une histoire romanesque et historique. Il nous livre là une très belle œuvre qui parle de combativité, de courage, de valeurs. Mais également l'auteur nous dévoile les étapes et techniques de la construction de ce monument fabuleux qu'est la pyramide de Kheops, ainsi que la vie quotidienne des deux mille ouvriers présents sur le chantier ainsi que les liens de confiance qu'unissent les bâtisseurs, les ouvriers et leurs chefs et nous avons l'impression que plus rien ne nous échappe.
    Christian Jacq rend hommage au dur labeur de ces hommes qui ont su construire cet immense appel à la vie éternelle. Cette pyramide n'est pas un simple tombeau mais comme il dit lui-même « un hymne à la vie, au-delà de l'éphémère ».
    À travers ce jeune tailleur de pierre nous comprenons l'étendue des liens humains entre les bâtisseurs et leur roi, et c'est également un hommage à la vie, aux valeurs les plus profondes et les plus respectables.
    Les personnages sont variés, chacun a un rôle bien particulier.
    C'est un roman d'aventures, enchanteur.
    Face à l'adversité, ce fils de paysan révolté contre l'injustice bâtisseur amateur, choisi par le maître d’œuvre pour construire la Vigoureuse, va s'élever et se construire lui même, une vie, que finalement il aura choisie.
    L'auteur n'a de cesse de nous dévoiler le secret des rites, et ceux des liens entre éternité et existence mortelle.

    Des images viennent agrémenter les écrits, ce qui nous donne une idée du travail colossal qu'a été la construction de cette pyramide et de l'énergie déployée par tous les intervenants.
    C'est une histoire magique qui nous plonge au cœur de l’Égypte, de ses croyances, de ses rites et qui nous rappelle les valeurs principales comme la combativité, courage la politesse, l'honnêteté, la justice, le respect. Sans oublier l'amitié.
    Un livre que je recommande à tous les amoureux de l’Égypte mais également à ceux qui veulent découvrir les mystères de la construction de la Vigoureuse.

    Il y a quelques mois, je n'étais pas une adepte de cet auteur mais depuis que Mélanie Rousset des Éditions XO m'a fait découvrir « Les enquêtes de Setna », je me lance dans la lecture de ces histoires enchanteresse....et par bien des côtés, historiques.

    Sphinx


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  • Les vies révées de Greta Wells

    Titre : « Les vies parallèles de Greta Wells »
    Auteur : Andrew Sean GREER
    Genre : Roman
    Éditions : L'olivier
    Année : 2014
    Nombre de pages : 305

    Résumé :

    New York, Greenwich Village, 1985. Greta Wells, une photographe, est atteinte de dépression : son frère jumeau Félix est mort du sida, et son petit ami Nathan vient de la quitter. Elle entreprend un traitement par électrochocs.
    Le lendemain matin Greta découvre qu'elle a changé d'époque - nous sommes maintenant en 1918. Félix est bien vivant, il est fiancé à la fille d'un sénateur et a une liaison secrète avec son avocat, Alan.
    Mais la voilà à nouveau projetée dans le temps - en 1941, cette fois. Greta a épousé Nathan, avec qui elle a fondé une famille. Elle fréquente aussi Léo, un homme plus jeune qu'elle. Ces vertigineux allers-retours sont bien plus que des changements d'époque : ce sont des mondes différents que doit affronter Greta, des vies alternatives parmi lesquelles il lui faudra, si elle en est capable, choisir celle qui lui convient. Dans le dédale du temps, une femme cherche son chemin...

    Mes impressions :

    Le livre commence en 1985, une femme nous parle de deux événements importants de sa vie. Alors que l'épidémie du sida est en pleine expansion, Greta perd son jumeau de cette terrible maladie, puis Nathan son mari la quitte quelques semaines après l'avoir trompée. Elle va faire une profonde dépression. Son médecin le psychiatre Cerletti va lui prescrire des électrochocs... qui auront de drôle de répercussions et de curieux effets.

    Il y a dans ce livre plusieurs thèmes traités. Greta fait des allers-retours entre trois périodes : 1985 alors que le Sida explose et que la vie de Greta a basculé, puis 1918, première guerre mondiale. Dans cette temporalité Greta est mariée avec Nathan, ils ont un enfant, Félix est encore vivant. Puis 1941, seconde guerre mondiale, Nathan est sur le front et Greta lui est infidèle ; ces trois époques ne sont pas anodines.
    Il me semble que l'auteur a voulu montrer l'évolution des mentalités, l'Allemagne perçoit des événements propres à son histoire.
    L'histoire nous montre également que les sentiments, les passions ne changent pas d'une époque à l'autre. Greta vit ses vies parallèles avec beaucoup d'interrogations. Dans quelle vie est-elle la plus heureuse ? Quel serait le meilleur des mondes ? Dans lequel souhaiterait-elle arrêter la machine à explorer le temps ? Et par conséquent les séances du psychiatre ?

    Greta doit faire face à des choix, elle est face au manque, à des dilemmes, des doutes, de la tristesse, elle est souvent bouleversée. Va-t-elle devenir la femme qu'elle aurait voulu être ?
    Elle est émouvante car elle se perd dans des abîmes.

    C'est un roman puissant, écrit avec élégance, il nous déroute car finalement il nous fait comprendre que chacun d'entre nous selon ses choix peut modifier son destin... Chacune de nos décisions peut influencer et modifier le cours de notre vie. Ici on parle d'une femme avec trois destins différents.
    Je note quand même que parfois les allers-retours et la description de la vie de chacun des personnages sont un peu déstabilisants pour suivre le fil des histoires dans la temporalité racontée.
    Cette histoire, donc dite temporelle même si elle est impossible nous fait plonger dans trois époques charnières du XXe siècle.
    Ici le manque mène la trame. Il y a du fantastique, l'écriture est fluide, le style romanesque, donnent toute sa dimension au roman qui nous emporte et nous fait voyager à travers le temps, avec des personnages tous remplis d'humanité.

     


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  • Bridget jones, Folle de lui

    Titre : « Bridget Jones , Folle de lui »
    Auteur : Helen FIELDING
    Genre : Roman, comédie
    Éditions : Albin Michel
    Année : 2014
    Nombre de pages : 448

    Résumé :

    Que faire lorsque votre toy boy fête ses 30 ans le soir où votre meilleure amie célèbre ses 60 ans ?
    Est-il moralement condamnable d'aller chez le coiffeur quand vos enfants ont attrapé des poux ?
    Est-ce mal de tricher sur son âge sur les sites de rencontre ?

    Confrontée à ces graves problèmes, et à quelques autres non moins angoissants, Bridget relève courageusement le défi d'élever seule deux jeunes enfants, d'apprendre à maîtriser tweets et textos et, surtout, redécouvre sa sexualité à l'heure de - aïe ! le mot qui fâche - l'âge mûr.

    A la fois tendre, touchant, mélancolique et absolument hilarant, le retour tant attendu de notre Anglaise préférée.

    Veuve, 51 ans, mère de deux enfants en bas âge, mais toujours en quête de l’homme idéal : Bridget is back ! Elle n’est plus obsédée par ses kilos, plutôt par les réseaux sociaux, le nombre d’amis qu’elle a sur Facebook (ce qui ne peut que mal se passer, vu son niveau en informatique) et ses enfants qui la font tourner en bourrique. Le grand Mark Darcy – avec qui elle a vécu le bonheur conjugal pendant dix ans – est mort dans un accident, et après une longue période de deuil, Bridget se transforme en cougar dans les bras d’un trentenaire sexy (et quelque peu immature). Mais pour combien de temps ? Car elle a bien entendu toujours le don de se mettre dans des situations impossibles. Les mésaventures de cette Bridget plus posée et plus mûre n’ont rien perdu de leur piquant. Au contraire. Helen Fielding, née dans le Yorkshire, Londonienne d’adoption, est célèbre depuis la publication du Journal de Bridget Jones (Albin Michel, 1998), roman phare de toute une époque, qui a lancé le genre de la chick-lit. Elle a aujourd’hui 53 ans, deux enfants et habite entre Londres et Los Angeles où vit son ex-mari.

    Mes impressions :

    J'ai retrouvé dans cette suite les éléments principaux des premiers tomes comme l'humour, avec ici, en plus, les moments tristes et nostalgiques lorsque Bridget pense à Mark son mari.
    Bien sûr il y a des clichés, des passages qui semblent improbables mais l'auteur a le mérite de nous faire sourire et de nous faire croire parfois que la vie peut-être belle même après les épreuves.
    La lecture de ce livre m'a plus souvent émue et touchée que faite rire.
    On pourrait penser que Bridget 51 ans est une femme d'un certain âge frivole et libérée mais j'ai trouvé qu'elle était plutôt sensible et désemparée.
    À ses côtés on retrouve les personnages de ses précédentes aventures, ses meilleures amies, son entourage, ses loisirs, son mari Mark qui est décédé quelques années auparavant, mais toujours fort présent dans les souvenirs de Bridget.
    Elle ne se résout pas à tourner la page et d'ailleurs serait-elle une bonne mère si elle occultait la vie passée avec le père de ses enfants.
    Bridget est quelqu'un de bien, qui malgré les drames vécus, les angoisses de mamans solo au foyer, la peur de vieillir seule, d'élever ses enfants sans leur père, elle est une personne humaine, sensible, une mère qui se bât au quotidien, qui culpabilise de ne pas être assez présente auprès de ses enfants et de ne pas leur donner assez d'attention.
    Parfois le côté nostalgique et tendre de la narration contraste avec le côté humoristique, la comédie, dont l'auteur a décidé de mettre en avant et pourtant il nous rappelle que la vie n'est ni tout à fait noire, ni tout à faire blanche mais qu'elle est teintée de nuances grises. Malgré tout il faut espérer des jours meilleurs ou alors choisir de vivre au jour le jour en ouvrant les yeux mais aussi son cœur à toutes les possibilités.
    Je me trouve bien sérieuse en vous décrivant mon ressenti mais sincèrement le roman est beaucoup plus marrant et léger que je ne veux laisser paraître, seulement il est aussi plus qu'une simple comédie.
    Bridget, tient toujours son fameux journal, mais avec moins de rigueur ; elle y inscrit des notes, ses pensées bizarres. Elle continue à noter de temps en temps son poids, ses listes de résolutions.
    Elles lui sont nécessaires pour s'ancrer dans le présent, pour avancer et derrière les jeux de mots, les situations cocasses, se cache une femme fragile touchée par les difficultés de la vie. Mais elle reste malgré tout combative, humaine et actuelle.
    C'est une Bridget plus mature, que l'on croise ici. Elle découvre également les nouvelles technologies comme les réseaux sociaux, Facebook, Twitter, et va même en faire son leitmotiv. Bref Bridget évolue avec son temps.
    La crise de la cinquantaine, ici a un goût différent puisque Bridget est veuve. Elle fait le bilan, elle a peur de vieillir, elle décrit la vie qui avance avec humour et objectivité.
    Ses enfants sont jeunes, naturels et aimants. Et pour retrouver une certaines jeunesse elle va même tomber amoureuse d'un toy boy de 30 ans, immature. Dans la peau d'une cougar, elle est marrante et touchante ; elle va se rendre compte que la vie n'est pas toujours aussi belle et sans problème.
    Bien sûr son niveau de vie est confortable, elle et ses enfants ne manquent de rien, mais le vide affectif, le manque du père de ses enfants et puis le manque d'un compagnon, nous la rendent attachante. Elle a des amies, elle est aimée mais elle vit aussi des moments de solitude. Ce qui me fait dire que c'est également un roman sur l'amitié, la famille, le temps qui passe.
    Il reste néanmoins un roman qui détend grâce au caractère, à la répartie, à la personnalité de Bridget, qui malgré ses failles nous fait voir la vie du bon côté. Elle rencontre même Monsieur Wallaker, un père qui donne de son temps à l'école de ses enfants avec lequel elle se dispute de temps en temps, et leurs dialogues sont vraiment marrants.

    Bref j'ai aimé cette lecture décalée par certains côtés mais actuelle, profondément humaine, joviale, car la vraie vie, on la touche du doigt, on ne la vit pas derrière un écran, des sites de rencontres et des pseudos. Internet peut être même dangereux et nous faire perdre confiance.
    Bridget remet à juste titre à sa place le rôle de ces nouvelles techniques de rencontres. Et découvre que parfois ce que l'on cherche est juste à côté de nous mais il nous faut du temps pour le découvrir....


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  • La lettre qui allait... 

    « La lettre qui allait changer le destin d'Harod Fry, arriva le mardi » de Rachel JOYCE

    Titre : « La lettre qui allait changer le destin d'Harod Fry, arriva le mardi »
    Auteur : Rachel JOYCE
    Genre : roman
    Éditions : XO éditions
    Année : 2012
    Nombre de pages : 364

    Quatrième de couverture :

    Il était juste parti poster une lettre.
    Mais c’est mille kilomètres qu’il va parcourir à pied.
    Un roman inoubliable qui a conquis le monde entier.

    « Je suis en chemin. attends-moi. Je vais te sauver, tu verras. Je vais marcher, et tu vivras. »

    Harold Fry est bouleversé par la lettre qu’il reçoit de Queenie Hennessy, une ancienne amie qui lui annonce qu’elle va mourir.
    Alors que sa femme, Maureen, s’affaire à l’étage, indifférente à ce qui peut bien arriver à son mari, Harold quitte la maison pour poster sa réponse. Mais il passe devant la boîte aux lettres sans s’arrêter, continue jusqu’au bureau de poste, sort de la ville et part durant quatre-vingt-sept jours, parcourant plus de mille kilomètres à pied, du sud de l’Angleterre à la frontière écossaise.
    Car tout ce qu’Harold sait, c’est qu’il doit continuer à marcher.
    Pour Queenie.
    Pour son épouse Maureen.
    Pour son fils David.
    Pour nous tous.

    Mes impressions :

    Ce roman m'a vraiment bouleversée, au plus profond de moi-même. Il est le reflet de la pensée humaine en proie à tout un tas de contradictions et de vérité.
    À la façon d'un road movie, un homme de 65 ans, reçoit une lettre d'une ex-collège Queenie qui travaillait avec lui dans une brasserie, elle en était la comptable. On sait, on devine qu'elle a joué un rôle important dans sa vie mais nous en découvrirons la nature, peu à peu au fil des pages.
    Queenie va bientôt mourir, d'un cancer inopérable et à travers cette lettre elle remercie Harold d'avoir été là pour elle, à un moment donné de sa vie.
    Il décide alors de lui répondre mais en allant à la boîte aux lettres, il ne va pas s'arrêter là et il va continuer un peu sa route pour réfléchir et voilà qu'il va décider de la poursuivre et traverser l'Angleterre à la rencontre de Queenie au centre de soins palliatifs ; il va alors lui demander de l'attendre.

    Il y a dans cette action, un désir à la fois de croire en la guérison de Queenie en lui donnant la force de se battre mais également cette marche va lui permettre de faire un retour sur lui-même, sa vie, sur son parcours et celui de ses proches.
    Maureen sa femme, dont il s'est détaché peu à peu et David son fils. On comprend que pour ce dernier il s'est passé quelque chose de dramatique. Nous en prendrons connaissance pratiquement au dénouement.
    Nous allons suivre donc Harold dans sa marche et la pénibilité de celle-ci . Nous serons témoins de ses questions intimes et ses interrogations.
    Harold rencontre tout au long de sa route des personnages, parfois haut en couleur qui lui parlent de l’existence, à travers leur propre chemin, et cela l'aide à penser ou repenser la sienne.
    Nous découvrons un homme qui s'est tourné vers l'alcool à cause de la présence de beaucoup de souffrance en lui, d'épreuves. On le devine meurtri par un passé douloureux.

    Le style est vraiment en demi-teinte. La narration est douce, délicate avec beaucoup de silence, de non-dit entre les personnages ce qui crée une ambiance délicate de mystère et de respect.
    L'auteur exprime leurs sentiments, leurs émotions intérieures.
    L'auteur prend comme thème le cancer d'une femme en phase terminale pour écrire une histoire remplie de messages.
    À partir de ce schéma, il va explorer les âmes humaines. Il nous entraîne dans un récit, un périple, plein de charme. C'est un roman philosophique et poétique ; il nous aide à saisir le moment présent, et à nous aider à avancer et peut-être même à réparer nos erreurs passées. On peut se poser les bonnes questions, celles qui vont nous permettre d'avancer.

    Ce roman est un bien bel hommage à la vie, l'espérance, l'amitié et l'amour en général et celui de nos proches en particulier.
    C'est un hymne sur la force de la vie, sur la reconstruction mêlée à une quête intérieure utile à tous.
    On sent que l'auteur parle avec sa quête et se dévoile un peu, il parle avec son cœur,
    Chaque fois que j'ouvrais ce livre je me sentais transportée, à la fois émue et avec le sourire aux lèvres, parce qu'il y a des passages poignants mais également des passages drôles.
    J'ai été touchée par la mélancolie, la détresse et la tristesse que dégage Harold, Maureen, et le charme de certains autres personnages.
    La fin est tellement émouvante, que j'ai même versé une larme. Mais je ne veux pas en dire plus pour que vous retrouviez la magie que j'ai ressentie.

    Un livre que je ne suis pas prête d'oublier . Un véritable coup de cœur !

    La lettre de Queenie


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