• Titre : « La femme qui ne vieillissait pas »
    Auteur :   Grégoire DELACOURT
    Genre : Roman
    Éditions : JC Lattès
    Année : 2018
    Nombre de pages : 256

    Quatrième de couverture :

    « À quarante-sept ans, je n'avais toujours aucune ride du lion, du front, aucune patte d'oie ni ride du sillon nasogénien, d'amertume ou du décolleté; aucun cheveu blanc, aucune cerne; j'avais trente ans, désespérément. »

    Il y a celle qui ne vieillira pas, car elle a été emportée trop tôt.

    Celle qui prend de l'âge sans s'en soucier, parce qu'elle a d'autres problèmes.

    Celle qui cherche à paraître plus jeune pour garder son mari, et qui finit par tout perdre.

    Et puis, il y a Betty.

    Mes impressions :

    J’ai mis du temps à entrer dans ce roman, sans doute parce que le thème actuel, m’insupporte en quelque sorte. Il m’est arrivé de croiser des femmes et quelques fois des hommes qui ne veulent pas vieillir et qui ne supportent pas leurs rides ou même qui envisagent ou passent entre les mains d’un chirurgien afin d’effacer les signes du temps, mais pourtant ??? n’est-ce pas là, le signe que nous sommes vivants ? Une personne qui meurt ne vieillira pas… alors j’ai envie de dire qu’apprendre à nous accepter est la meilleure façon de sourire à la vie.
    Je suis de ces personnes qui ne comprennent pas pourquoi la course contre la vieillesse de l’apparence prend autant de place dans nos vies…
    Ne dit-on pas que ce qui compte le plus, c’est l’âme d’une personne, son coeur et son intelligence émotionnelle…. Il va sans dire que lorsque nous vieillissons, nous devenons parfois plus aigri, mais parfois aussi plus sage et pourtant cette sagesse semble ne pas convenir, ni suffire à tous….

    Dans ce roman un peu particulier, j’ai aimé la façon qu’a l’auteur de se mettre à la place d’une femme, dans l’épilogue il rend hommage à sa mère qui lui manque, cette dernière est décédée. Cela lui a permis de faire son deuil, douloureux. La vieillesse est signe que le temps passe et nous devons l’accepter. Cela fait partie de la vie. Le temps qui passe comme l’explique l’auteur dans son épilogue est une victoire sur la vie, elle continue. L’éternelle jeunesse est bien celle du temps qui passe, c’est faire avec lui.

    Mais je vais trop vite, j’aimerais parler un peu de la construction de ce roman et du style.
    J’ai eu du mal aussi à entrer dans ce roman parce qu’il y a des descriptions courtes qui se suivent.
    L’auteur narre la vie de Betty, année après année et persiste à dire que le temps n’a pas de signe sur elle, sur son visage. Elle ne vieillit pas. C’est une succession de brèves descriptions de ce qui se passe dans la vie de Betty. Il cite les grandes lignes , les principaux événements de sa vie, sa scolarité, en primaire, la mort de sa mère, le collège, l’université, le rencontre avec André, celle avec Fabrice et de sa femme Odette., la naissance de son fils….
    Les faits cités sont historiques et chronologiques…. Et puis à mesure que le temps passe, la narration se veut plus profonde et pose les véritables questions. Celles qui vont nous permettre de nous interroger. 

    Fabrice photographie les mêmes femmes, leurs visages, chaque année et chaque portrait dévoile l’évolution du corps, sa transformation… Je trouve ce procédé, cette initiative très belle et puis il se rend compte que Betty ne vieillit pas, elle aura toujours l’apparence de ses 30 ans.
    Son mari ne va pas le supporter, à cause de ce décalage dans l’apparence et quand ils seront assez âgés pour que les gens qu’ils croisent la prennent pour sa fille, il décide de la quitter….Même Sébastien, est mal à l’aise avec cette situation inédite.
    Ce que les femmes espèrent : ne pas voir les signes du temps sur leur visage va finir par avoir une conséquence dramatique sur le couple André-Betty.

    La narration est souvent nostalgique surtout quand Betty rêve d’un amour calme, serein et tranquille….ou quand elle évoque la disparition de sa mère alors qu’elle n’a que 13 ans et les souvenirs qu’elle a d’elle.
    Les chapitres sont courts. Le style est plaisant. 

    Ce livre est un pied-de-nez au temps qui passe ; il va peut-être faire changer les mentalités ou montrer à certaines femmes et hommes que l’éternelle jeunesse n’est pas un gage de sérénité, ni de tranquillité.
    L’auteur a su faire de ce sujet, de ce thème un moment de réflexion un moment de lucidité.
    Même si je ne suis pas emballée par cette lecture, je trouve qu’elle est une belle leçon de vie et une bien jolie manière de relativiser sur le temps qui passe.

    «  L’amour est aussi dans l’attente et dans l’espace, dans la patience et l’émerveillement ».

    La liste de mes envies
    L'écrivain de famille


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  • Titre : « La petite ceinture »
    Auteur : Nathalie PIÉGAY
    Genre : Roman
    Éditions : Les éditions du Rocher
    Année : 2020
    Nombre de pages : 240

    Quatrième de couverture :

    Fraîchement divorcée et meurtrie par sa séparation, Adrienne vient de s'installer seule dans une maison près de Fontainebleau. François, violoncelliste, vit au Havre avec ses enfants. Après leur première rencontre au hasard d'une soirée parisienne, ils se reverront. Ils le savent.

    Au fil de rendez-vous amoureux, réglés comme un rituel autour de la Petite Ceinture, ce chemin de fer désaffecté qui fait le tour de Paris, les amants remontent dans le passé de la ville comme dans leur propre mémoire.
    Au terme de ces rencontres où s'invitent des fragments urbains oubliés, Adrienne et François pourront se quitter sans douleur.

    Dans ce roman d'une passion éphémère qui prend les accents d'un duo musical, Nathalie Piégay interroge l'ambivalence du couple, cruel et libérateur.

    Mes impressions :

    Je remercie les éditions du Rocher pour l'envoi de ce roman. 

    Voici pourquoi l’auteur donne le titre à ce roman : « Tout autour de Paris existe une voie ferrée désaffectée, elle borde la capitale de l'intérieur, avant les boulevards des maréchaux. Elle reste souvent visible, pour les passants curieux, entre les branchages ou par les ponts qui l'enjambent. C'est en 1851 que Louis-Napoléon Bonaparte décide de la mise en place d'une ligne ferroviaire de ceinture sur la rive droite de Paris, qui fut construite en quelques années et rapidement complétée d'une ligne sur la rive gauche. »
    François et Adrienne, se retrouvent souvent dans les hôtels qui bordent cette ligne ferroviaire…..
    Elle est pharmacienne dans un laboratoire de recherche appliquée d’une clinique. Elle habite désormais dans une maison à Loing. Ses deux garçons et sa fille viennent la voir une fois par semaine et certains week-ends.
    Lui est violoncelliste et vit avec ses enfants au Havre.

    C’est un roman qui m’a émue, le contenu est paradoxalement profond et superficiel à la fois.Les rapports entre François et Adrienne nous sont contés de façon légère mais on sent bien que pour Adrienne et François, leur relation n’est pas anodine. Ils se cherchent, s’interrogent , s’aiment… ils ont besoin et le désir d’être ensemble, seulement plane la peur de l’engagement…. Est-ce que la profondeur de leur amour leur fera franchir le cap de la reconstruction après leur séparation d’avec leur conjoints respectifs, et envisager une vie deux ?
    Je vous laisse découvrir cela….

    Le style est particulier, les phrases sont courtes, et donnent l’impression que le narrateur est en manque d’oxygène. L’auteure nous transmet les émotions des deux personnages successivement puis elle décrit plus particulièrement celles d’Adrienne, marquée par son divorce.
    Il y a beaucoup d’adjectifs pour décrire l’état d’esprit d’Adrienne relatif à sa séparation d’avec Georges. Ceux-ci décrivent sa peine, sa souffrance morale.
    Quand ils se retrouvent pour un déjeuner et une relation intime dans une chambre provisoire d’un hôtel chaque fois différent, ils se racontent leurs journées passées, ils parlent de leur travail, de leur musique, de leurs lectures, de leurs enfants. François, lui raconte plus facilement et plus souvent de ses histoires de famille, de ses parents, de ses enfants, Adrienne est plus discrète. Se protège-t-elle ? Cependant ils gardent pour eux une part de leur vie.
    Leur relation paraît simple; au fil du temps, Adrienne s’attache et ressent le manque quand François doit s’absenter quelques jours….

    Ce roman au travers de ses pages et de ses personnages, évoque la dépendance affective, la psychologie masculine et féminine. Il nous parle de sentiments, de reconstruction, de peur, de doute, d’interrogations, mais aussi des relations amoureuses et de leur complexité.
    J’ai trouvé ce livre douloureux. Une fois ma lecture finie, je ne suis pas parvenue à me convaincre de la positivité d’une relation amoureuse. Sans doute parce que le fait que tout est éphémère me fait peur. J’ai souffert avec Adrienne et j’ai pu m’identifier à elle quand l’auteur parvient à nous faire ressentir la sensibilité et la fragilité de ce personnage émouvant ainsi que l’ambivalence et l’incertitude des relations amoureuses.


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  • Titre : « Le chant des sirènes »
    Auteur : Luanne RICE
    Genre: Roman
    Éditions : Presse de la cité
    Année : 2004
    Nombre de pages : 415

    Quatrième de couverture :

    Sans cesse à la recherche de sujets d'inspiration pour ses toiles, Dana, peintre de renom, ne cesse de partir pour de nouveaux rivages, de nouveaux océans... Sa passion pour la mer, qu'elle partage avec sa cadette, remonte à sa plus tendre enfance. Mais le jour où un tragique naufrage lui arrache sa sueur bien-aimée, elle doit abandonner sa vie d'errance pour retourner dans la petite ville du Connecticut où elle a grandi, sur les rives de l'Atlantique. Elle qui vivait libre et sans attaches doit désormais se consacrer à l'éducation de ses deux nièces, les filles de sa sueur disparue, dont l'aînée, Quinn, est en plein désarroi. L'adolescente est en effet convaincue que le décès de ses parents n'est pas accidentel. C'est alors que Dana trouve un soutien providentiel dans la présence de Sam, un jeune océanographe dont elle a autrefois sauvé la vie. Malgré la séparation et la différence d'âge, le jeune homme n'a jamais cessé d'être secrètement amoureux d'elle. Dana trouvera-t-elle enfin la paix de l'âme, et acceptera-t-elle de s'abandonner à l'amour de Sam ? 

    Mes impressions : 

    Passionnées de voile, les deux sœurs Lily et Dana 28 et 20 ans , donnent des cours de voile à des enfants de riches….leur travail de monitrices, elles l’exercent avec dévouement….
    Un jour Dana, aperçoit un petit garçon, qui aimerait bien naviguer mais de par sa condition sociale modeste, il se fait railler par ses camarades. Dana, émue par ce jeune garçon de 8 ans, lui donne la possibilité de rejoindre le groupe. Alors que tous les enfants sont prêts à se livrer une course, Sam tombe à l’eau, Lily et Dana ne réfléchissent pas, se jettent à l’eau et le sauve de la baignade.
    Sam, n’oubliera jamais leur acte et surtout il n’oubliera jamais Dana…Puis chacun fait sa vie de son côté.

    Les deux sœurs sont des peintres. Dana est inscrite à l’école d’art de providence, le reste de l’année quand l’été elle ne donne pas de cours de voile. Plus tard, une fois devenue peintre de renom elle quitte le Connecticut pour se rendre en France à Honfleur pour exercer et exposer ses œuvres dans une galerie. Sam quant à lui est devenu océanographe.
    Les années passent, 20 ans après, un drame fait qu’elle devra revenir sur le lieu de son enfance.
    Il y a 9 mois Lily et son mari Mark décédaient alors qu’ils naviguaient. Leurs deux filles Allie et Quinn, se retrouvent seules avec leur grand-mère. L’objectif de Dana est de les prendre avec elle et les amener en France pour commencer une nouvelle vie loin de ce souvenir affreux. Seulement Quinn, ne souhaite pas quitter la terre de son enfance. Elle veut également comprendre dans quelles circonstances ses parents sont morts… Est-ce que cet accident était prémédité, (suicide), est-ce que les dernières disputes entre ses deux parents sont la cause de leur disparition ?
    Quinn, est donc persuadée que le décès de ses parents n’est pas accidentel. Quinn en fait part à Sam et lui-même en parle à Dana, après l’effroi, elle-même commence à douter. Cependant elle trouve du réconfort auprès de Sam, qui lui ne l’a jamais oublié, il l’a toujours aimée en secret.

    Au fil des pages, le lecteur dénoue les mystères qui planent autour du décès de Lily et Mark.
    Le rythme et la progression sur les causes de la mort de Lily et de Mark sont assez lents au début. Le mystère qui plane autour des raisons de leur décès est assez flou et Quinn tient absolument à comprendre pour enfin être apaisée et pouvoir faire le deuil.
    Elle demande à Sam de l’aider à éclaircir la situation. Elle n’a que 12 ans mais elle a déjà un fort caractère. Je la trouve d’ailleurs assez, voire trop vulgaire. Même si je comprends qu’elle puisse être bouleversée par le drame, l’auteure, nous la montre vraiment comme une enfant détestable. Cela m’a un peu gênée. Sa vulgarité m’a quelquefois déstabilisée.
    Dana de son côté, meurtrie par une trahison amoureuse laisse Honfleur pour un temps mais elle est bien décidé à y revenir car ce lieu est source d’inspiration.
    Ce roman possède une grande part de romantisme, il reste sensible et douloureux, cependant, il prône l’espoir.
    C’est un roman sentimental, sans doute parfait pour lire l’été. Il nous rappelle qu’un deuil peut être fort difficile à vivre pour les proches mais que les liens familiaux et amoureux sont un soutien indéfectible. Ce récit est une belle leçon de vie.
    Bien sûr, vous vous doutez que la fin est attendue et sans surprise. Ce n’est bien sûr par la priorité de ce roman qui réside dans le mystère de la mort de Lily et donc de l’enquête que vont mener Dana, Quinn et Sam pour enfin découvrir la vérité même si elle fait peur.


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  • Titre : « Aux petits mots les grands remèdes »
    Auteur : Michaël URAS
    Genre Roman
    Éditions : Préludes
    Année : 2016
    Nombre de pages : 376

    Quatrième de couverture :

    Alex, passionné par les livres, a choisi d’exercer le métier peu commun de bibliothérapeute. Sa mission : soigner les maux de ses patients en leur prescrivant des lectures. Yann, l’adolescent fragile qui s’est fermé au monde ; le cynique Robert, étouffé par son travail et qui ne sait plus comment parler à sa femme ; Anthony, la star de football refusant de s’avouer certaines de ses passions… Tous consultent Alex. Mais qui donnera des conseils au bibliothérapeute lui-même ? La clé du bonheur se trouve-t-elle vraiment entre les lignes de ses livres chéris ?

    En convoquant les auteurs qui ont compté, Michaël Uras propose, sous une plume vive et légère, une histoire revigorante et inspirante, pleine d’humour et d’esprit, qui rend hommage aux mots, ceux des autres, ou ceux que chante notre petite musique intérieure.

    Mes impressions :

    Mélanie a quitté Alex parce qu’elle ne supportait plus sa passion dévorante pour les livres….
    En effet, il est bibliothérapeute, il pense que « Parfois, la vie est rattrapée par la littérature » et que la lecture d’un livre particulier bien choisi, avec des personnages singuliers, peut aider son lecteur dans sa vie personnelle….
    Depuis une formation de quelques mois, il accompagne des personnes en souffrance psychologique, physique et/ou mentale, au travers de lecture qu’il leur suggère et qui font résonance à leur propre existence.
    Alex établit des fiches sur ses patients afin de garder une trace du suivi et de leur évolution.
    Dans un premier temps, il instaure la confiance entre le patient et le lui.
    Dans ce roman il est question de trois patients :
    Yann est un ado, suite à un accident de voiture, sa langue a été sectionnée, il est donc muet, son visage est figé, Il ne parle pas mais communique par écrit. Sa mère Anna le surprotège tout en étant dépassée par la situation et le caractère de son fils. Leur relation est parfois bien compliquée…. Et Yann ne la ménage pas.
    Polstra, un joueur de football fait appel à lui, il est riche, beau célèbre mais voilà, ce n’est pas pour cela qu’il est heureux. Il est le modèle de beaucoup de fanatiques et de supporteurs mais cela lui occasionne des interrogations sur la place qu’il occupe dans la société.
    Robert Chapman, un homme d’affaires qui ne prend pas le temps de vivre, qui néglige sa femme…. Il va devoir lui faire retrouver le goût des relations enthousiastes et celui des vacances mais au fil des consultations, il va se rendre compte que ce monsieur n’est pas très tolérant et surtout que sa mentalité n’est pas des meilleures.
    À tout ce petit monde s’ajoutent sa logeuse et voisine femme acariâtre, intéressée, pas du tout empathique qui lui donnera du fil à retordre mais il va parvenir à relativiser….Sa mère peu aimante et sa tante avec laquelle il entretient des rapports tendus et peu avenants.
    Alex va conseiller des lectures diverses, comme l’odyssée d’Homère, ou encore, des auteurs comme Kundera, Michel de Montaigne, Jean Cocteau ; JD Salinger, et Albert Cohen.
    Est-ce qu’Alex bénéficie d’un quelconque retour ? aider les autres lui fait du bien aussi… cette thérapie lui enseigne également sur sa propre vie ; elle lui apprend à être au contact des autres, il s’améliore dans ses relations, il devient plus persuasif, moins rancunier, il apprend à pardonner…
    Alex lui-même vit une relation difficile avec Mélanie, il nous parle de ses doutes, il évoque ses craintes, ses désirs , ses joies, ses peines. C’est un être authentique. Vrai sincère et c’est ce qui le rend attachant. Il parle de sa mère qui aime également les livres mais qui n’a pas été très aimante et il parle aussi de sa tante avec laquelle il entretient des rapports assez froids, hostile.

    En ce qui concerne cette « thérapie » moi-même, depuis mon enfance je trouve dans les livres de quoi supporter mon quotidien alors je ne suis pas contre cette méthode, seulement, il y a quantité de livres et cette discipline pour être efficace devrait être enseignée par des thérapeutes qui ont lu tous les livres existants…. Ce qui me semble impossible. Je trouve que l’auteur s’appuie trop sur des livres classiques, pourquoi ne propose t-il pas des ouvrages plus contemporains ?

    Ceci dit, je suis tout à fait d’accord car lire reste un moment de détente. Les personnages quels qu’ils soient nous apprennent, ils sont souvent comme nos amis.
    D’ailleurs je choisis toujours mes lectures en fonction du résumé, donc en fonction de mon humeur et de mes soucis du moment et j’ai souvent trouvé dans les mots de quoi supporter l’existence… au travers d’un mot, d’une maxime, d’une attitude, d’une philosophie, d’un personnage et de sa façon d’être ou de penser. Les romans nous parlent de nous et souvent des situations que nous vivons.
    Les livres ont un rôle à jouer , ils nous guident dans nos propres vies. Il suffit de bien les choisir.
    En ce qui concerne ce roman, précisément , je regrette son manque de profondeur. L’auteur nous amène à découvrir les personnages peu à peu mais il leur manque quelque chose de l’ordre de la constance, de l’intériorité.
    La lenteur du rythme m’a fait également m’ennuyer….
    Le récit manque un peu de teneur, d’énergie, une certaine vivacité. L’atmosphère est assez morne et peu explicite.
    Même s’il était attendu, l’épilogue reste intéressant parce que la boucle est bouclée, les livres ont eu le succès escompté et nos personnages ont grandi….pour la plupart.
    L’idée d’écrire sur ce sujet est une bonne initiative puisque de nos jours la bibliothérapie entre dans les mœurs ; cependant, il me semble qu’elle a toujours existé sans que le terme ne soit mentionné, d’ailleurs dans le même registre, on parle bien de musicothérapie non ?
    Les lecteurs assidus ou qui le sont moins, sont peut-être du même avis que moi : lire nous apporte, nous aide, nous construit et nous enrichit sur un plan personnel, intime et chaque auteur nous transmet quelque chose à sa manière, au travers des mots et des situations !

     

     


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  • Titre : « Doux remèdes pour cœurs brisés »
    Auteur : KELLY Cathy
    Genre Roman féminin
    Éditions : Pocket
    Année : 2012
    Nombre de pages : 608

    Quatrième de couverture :


    Partie de la petite ville de Tamarin, en Irlande, Izzie a gagné New York où elle a monté sa propre agence de mannequins. Une vraie success story ! Ou presque : côté cœur, Izzie a eu la mauvaise idée de tomber amoureuse d’un homme marié…
    À Tamarin, sa tante Anneliese, elle, découvre qu’elle joue, à son insu, le rôle de la femme trompée.
    Réunie au chevet de Lily, la grand-mère d’Izzie gravement malade, les deux femmes puiseront dans sa sagesse le remède à leur cœur brisé.

    Mes impressions :

    J’ai retrouvé dans ce roman la magie du style de Kelly Cathy qui nous fait nous sentir femme et surtout qui nous entraîne dans les émotions souvent contradictoires de l’amour.
    Les romans de cette auteure sont une douce mélodie, qui nous plonge directement au cœur des sentiments humains, avec des personnages qui nous ressemblent et auxquels nous pouvons nous y identifier.
    Bien sûr comme à chaque fois, l’auteure parle aux femmes, à la part d’elles qui les lient aux hommes, mais pas seulement, il y aussi le côté maternel et encore le côté amical qu’elles peuvent entretenir.

    Ici Izzie agent dans le mannequinat, a quitté L’Irlande pour aller travailler à Londres. Elle a 39 ans.
    Sa mère est morte d’un cancer alors qu’Izzie n’avait que 13 ans, c’est sa grand-mère Lily qui a donc poursuivi son éducation. Les deux femmes sont très liées même si elles vivent éloignées l’une de l’autre.
    Carla la collègue et meilleure amie de Izzie, elle-même ancienne mannequin, tente de protéger leurs mannequins des diktats de la mode, qui veut que la maigreur soit le leitmotiv.
    Elles prennent donc soin des filles et ne se contentent pas de gérer leur carrière et de leur trouver des contrats.Toutes les deux ont des formes généreuses et cela ne les empêchent pas de vivre, c’est pour cela qu’elles souhaitent faire évoluer le regard que l’on pose sur les mannequins, et modifier leur rôle auprès des jeunes filles. Elle souhaite bannir la maigreur des podiums, changer les mentalités, afin de freiner l’anorexie, maladie commune dans ce métier.
    Elles projettent  de monter leur propre agence de mannequins grandes tailles….. seulement Izzie tombe amoureuse d’un homme marié et père de famille qui ne lui dit pas complètement la vérité sur les relations qu’il entretient avec sa femme…. Est-il aussi loin d’elle sentimentalement qu’il le prétend ?
    Jody et Dan, vivent à Tamarin, elle est écrivaine et en mal d’enfant, pour taire la douleur de sa récente fausse couche, elle souhaite faire des recherches sur la famille Lochraven, aristocrate, propriétaire du château de Rathnaree, c’est ainsi qu’elle entrera en contact avec Izzy par intermédiaire d’une voisine de sa tante Lily.
    Anneliese la nièce de Lily, et son mari Edwards, neveu de Lily, vivent de l’autre côté de Tamarin, depuis 20 ans.
    Lily a 90 ans, elle travaillait pour la famille Lockraven.

    Un jour Anneliese surprend son mari dans les bras de sa meilleure amie, trompée, et trahie, elle a beaucoup de mal à vivre sans lui, puisqu’il a choisi de quitter le domicile conjugal.
    Heureusement que Beth sa fille et son gendre Marcus, la soutiennent mais cela ne suffira pas à la sortir de sa dépression, d’autant plus qu’elle a déjà une personnalité fragile.
    Quand toute la famille apprend que Lily est dans le coma suite à un accident cardiaque, ils se réunissent à son chevet dans l’espoir de la voir se réveiller mais les semaines passent et Lily reste inerte.

    Le récit est entrecoupé d’un feed-back sur les amours passés de la grand-mère en période de guerre...y sont racontés les évènements de sa vie passée, et sa rencontre avec Jamie, son histoire aura des similitudes avec celle de Izzy et de Joe….
    Lily est le pilier de la famille, elle symbolise la force et le courage et à travers elle, son entourage évolue, grandit émotionnellement, affectivement.
    La vie n’est pas toujours simple mais en lisant ce roman, je m’aperçois qu’il est une belle leçon de courage et d’abnégation.
    Ce livre bien que féminin est une ode à la force de caractère. On ressent une fois de plus l’attrait de l’auteure pour les relations humaines, elle aborde également des problèmes de société, mais aussi des problèmes plus intimes comme la dépression, le mal de vivre, l’infidélité….et les schémas de vie qui se répètent de génération en génération.
    L’histoire est assez intéressante et belle à raconter cependant j’ai trouvé que quelques passages étaient un peu trop longs. Malgré tout, j’ai trouvé que l’auteure met sans cesse en avant dans ses romans, le combat de femmes qui pourraient être nos sœurs, mère, fille et qui nous émeuvent….
    Les allers et retours entre le passé et le présent ne sont pas pour me déplaire mais parfois, je trouve que l’auteure n’a pas été assez convaincante….
    Ce livre est un joli roman certes un peu long par moments mais qui reflète bien certaines tourments relationnels et familiaux des femmes toutes générations confondues.
    À lire pour ceux et celles qui apprécient cette auteure et ce genre de lectures romanesques, romantiques couplé à une dose de mélancolie. 

    KELLY Cathy, Le meilleur de la vie 
    KELLY Cathy, À la recherche du bonheur 

     

     


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  • Titre : « Reprise des activités de plein air »
    Auteur : Jean-Claude LALUMIERE
    Genre : Roman
    Éditions : Éditions du Rocher
    Année : octobre 2019
    Nombre de pages : 222

    Quatrième de couverture :

    Sur l'île d'Oléron, trois hommes, trois générations : Mickaël, Christophe et Philippe. Ils vivent au rythme de l'océan, badinent, se moquent de la fragilité des « choses de la vie ». Des femmes se sont éloignées. Le mur de l'Atlantique paraît infranchissable. Les corps parfois défaillent. Mais les trois hommes ne cèdent jamais à la gravité. Il y a des recettes de cuisine à réinventer, une maison à rénover, des romans à lire ou à jeter, telles des bouteilles à la mer. Et peut-être un secret à partager. Surtout, Mickaël, Christophe et Philippe s'apprêtent à mettre le cap vers une ligne d'horizon chargée d'embruns et porteuse de promesses.

    Un roman étincelant, plein d'humour et de poésie, une ode à l'amitié, qui suspend le temps et rend la mélancolie plus douce.

    Mes impressions :

    Un grand merci à Colombe Varaut des éditions du Rocher (elidia) pour ce partenariat et l'envoi de ce livre dépaysant et touchant.

    Le roman commence par une coupure de presse dans laquelle nous apprenons le décès d’Élisabeth institutrice de 82 ans. Philippe un des personnages n'est autre que son époux dévoué, lui-même instituteur âgé de 85 ans.
    Mickael, hébergé par Christophe dans la maison qu'il a héritée de ses grands-parents, quant à lui est un jeune homme de 22 ans, il a mis entre parenthèses ses études après une déception sentimentale. Il est venu sur cette île afin de faire une parenthèse.
    Christophe, lui a 47 ans, cet homme vit avec un cochon nain qui aujourd'hui a atteint les 20 kilos ! Cinq ans auparavant, alors qu’il est en vacances sur l’île d’Oléron sa compagne Valérie, lui envoie un SMS de rupture, suite à cela, il négocie avec son patron, démissionne et choisit de rester sur l’île.
    Ces trois hommes ont chacun leurs raisons de s'être isolés. Au fil des pages nous apprenons entre autres les circonstances qui les ont amenées ici.
    Chapitre après chapitre, ils parlent de leur vie, de leurs ressentis et décrivent la rencontre avec leurs deux autres nouveaux voisins et amis.
    Ils ont comme projet de retaper la maison de Christophe pour en faire des chambres d'hôtes....Ce projet sera un prétexte et surtout l’occasion pour eux de partager, de se parler, de se soutenir et de combler un certain sentiment de nostalgie et de solitude féminine.

    Dans ce roman il est question de rencontre, de séparation, de rupture, de deuil et d’amitié masculine entre trois hommes de trois générations différentes, liés par un point commun : la perte de leur compagnes respectives. Aujourd’hui l'absence de ces femmes est douloureuse bien que présentes dans les pensées et les souvenirs, mais grâce à l’amitié et leur projet en commun le vide se fait moins pesant.
    Cette histoire amicale est touchante et vivifiante. Elle raconte la perte de la femme que chacun des trois amis, aime et de leur rupture. C’est l’histoire aussi d'une entraide et d’une belle complicité dans le but et l’espoir d’une tentative de reconstruction.

    L'originalité de ce roman tient en partie à sa construction. L’auteur se sert de plusieurs styles littéraires.
    Elle est formée par une alternance de dialogues sous forme théâtrale, d'échanges de mails entre Mickael et Tina, de récits à la première personne mais aussi de bulletin météo et de coupure de presse. Chose encore plus surprenante, la présence de recettes locales, agrémentées de notes remplies de d'humour.
    D’un rythme assez lent, un peu comme le serait la mélancolie, ce roman est néanmoins empreint de poésie.
    J’ai été touchée par la personnalité de ces hommes un peu à part, leur humilité, leur pudeur, leur fragilité.
    Ce livre est tendre, drôle. La plume y est sensible et délicate.

    Je recommande cette lecture car elle nous permet de nous rendre compte de la richesse des relations humaines quand elles sont sincères. Merci à Jean-Claude LALUMIERE, pour cette découverte. 

     


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  • Titre : « Horemheb - Le retour de la lumière »
    Auteur : Christian JACQ
    Genre : Roman – Roman historique
    Éditions : XO éditions
    Année : 2019
    Nombre de pages : 423

    Quatrième de couverture :

    « Horemheb contempla la Grande Épouse royale, nimbée de la lumière dorée du couchant. Une beauté presque irréelle.
    – Viens, exigea-t-elle en se relevant.
    Serrant très fort sa main, elle l’ emmena au bord de la terrasse.
    – Que discernes-tu, mon roi ?
    Dans la lumière de l’ occident se dessinaient les formes des pyramides qu’ avaient érigées les pharaons de l’ âge d’ or.
    – Nos ancêtres ont bâti l’ éternité, rappela la reine, et nous devons poursuivre leur œuvre. Ce qu’ Akhénaton a tenté de détruire, consolide-le ! »
    Avec Horemheb, le retour de la lumière, Christian Jacq raconte l’ extraordinaire destin du scribe qui, aux côtés de Toutânkhamon, devient général puis pharaon, évitant à l’Égypte de sombrer dans le chaos.
    Uni à une remarquable Grande Épouse royale, Horemheb n’ aura d’ autre enfant que l’Égypte et ouvrira son pays à la dynastie des Ramsès.
    Dans la cité du soleil d’Akhénaton, Horemheb est scribe royal, sans pouvoir particulier.
    À la mort d’Akhénaton, il évite une guerre civile entre partisans d’Aton, le dieu unique, et les tenants du retour à la tradition.
    Sous le règne du jeune Toutânkhamon, il est nommé général en chef d’une armée qui n’ existe plus et qu’il reforme. Il parvient, à la fois par des moyens diplomatiques et militaires, à éviter une invasion des Hittites, les ancêtres des Turcs.
    À la mort de Toutânkhamon, victime d’un complot atonien, sa jeune veuve tente de vendre le pays aux Hittites. Horemheb empêche ce désastre en faisant supprimer le rince hittite qui venait épouser la traîtresse.
    Ce n’ est pas lui qui succède à Toutânkhamon, auquel il fut toujours loyal, mais Aÿ, un vieux courtisan, dont le programme est : ne rien faire. Quatre années d’immobilisme et de dégradation.
    À la mort d’Aÿ, Horemheb, dont la première femme a été victime d’un attentat, devient enfin pharaon. Il a la chance de s’unir à une remarquable Grande Épouse royale, qui a le même sens de l’État que lui.
    En permanence, Horemheb lutte contre le parti atonien qui désire revenir au pouvoir et ne recule devant rien pour y parvenir. À l’issue de complots et de soubresauts, il finira par le terrasser.
    Auteur de réformes religieuses, économiques et sociales, Horemheb rétablit un âge d’or dont témoigne sa tombe de la Vallée des Rois.

    Mes impressions :

    Un grand merci à Mélanie des Éditions XO pour l'envoi de ce livre. 

    Comme toujours l’auteur nous transmet des connaissances en nous faisant partager son savoir de façon romancée et avant toujours autant de talent !

    Le héros de ce roman est Horemheb, scribe auprès du roi Akhénaton. Lorsque ce dernier et son épouse Néfertiti meurent, c’est une Égypte fragilisée qui se révèle. La capitale vit dans la tyrannie des deux terres.
    Des menaces extérieures Hittites ajoutées à des réformes intérieures atoniennes affaiblissent ce pays. L’Égypte est dont en grande difficulté.
    Horemheb, jeune scribe se met alors en tête de construire une armée solide et puissante pour faire face aux diverses menaces et contestations.
    Le jeune fils d’Akhenaton, prénommé Toutânkhamon sera le nouveau roi mais il devra d’abord se former ; il sera supervisé par Aÿ, le Premier ministre alors proche d’Akhenaton.
    Le début de ce roman nous plonge dans une Égypte Antique ébranlée. Trois hommes gravitent dans sa nouvelle reconstruction : Aÿ le chef de l’État, premier ministre, mais aussi Nakhtim le général chargé de la sécurité, et Horemheb. Ces trois hommes ont des aspirations différentes pour leur pays, ce qui va créer des tensions au sein du gouvernement.
    Horemheb va devoir user de stratégies et de courage, d’intelligence tout au long de ce roman pour reconstruire l’Égypte.
    Cet homme est un diplomate, un érudit qui sait déchiffrer les textes et les appliquer au plus juste des situations. Il est un dirigeant est proche de son peuple, il allie justesse et justice et c’est ce qui fait sa force, sa puissance auprès de son peuple. De plus la spiritualité est une notion importante pour lui. Il sait préserver les joyaux sensibles et religieux de cette terre. Ainsi l’auteur nous fait connaître ce personnage fort intéressant sur le plan de la religion et de la diplomatie.

    Cette histoire est prenante parce qu’elle nous plonge au cœur de la capitale. La guerre de pouvoir est certes la clé de cette réussite romanesque.
    Les personnages féminins sont nombreux, Shenta, qui deviendra la femme de Nakhtim, aura un rôle sur mesure, c’est la plus déterminée, capable de trahison et d’horreur et puis Amenta, celle d’Horemheb, gérera la Mairie de Memphis jusqu’à ce que sa vie prenne une tournure radicale, et puis d’autres secondaires auront toutes un rôle à jouer. La place des femmes dans cette culture est remarquable.
    Certains des personnages sont avilissants, abjects, d’autres sont attachants. Je retrouve avec plaisir le vieux et son acolyte l’âne qui nous régalent avec leur humour et leur présence. Le vieux est bienveillant, d’ailleurs il prend sous son aile le jeune Saby, 14 ans, un jeune livré à lui-même... 
    Sans oublier l’apparition de Geb, un chien fougueux….

    Horemheb cet humble personnage est sans nul doute celui qui fait revenir la lumière en Égypte, il a sa place comme Pharaon, elle sera effective seulement après des années de mésaventures et de luttes. Il saura se rendre utile sans être prétentieux, c’est pour cela que j’ai beaucoup aimé ce personnage héroïque.

    Christian Jacq a cette faculté de nous dépeindre l’Égypte telle qu’elle est, avec des personnages hauts en couleurs !
    Il nous raconte des histoires riches d’enseignements, en nous présentant des personnages clés de cette civilisation, il nous décrit les protocoles, puis le rôle, le statut et les fonctions de ces personnages, importants et essentiels d’Égypte. De plus par son style, ses récits sont captivants, prenants, parce qu’il mêle des petites anecdotes avec des grands événements. Il y a de l’action, des rebondissements, beaucoup de stratégies. Ses livres sont souvent construits autour de complots, d’attentats. Ils nous parlent de lutte, de pouvoir, de menaces, mais toujours avec intelligence. Ils nous racontent aussi sa dévotion propre à cette civilisation, avec ses rites et ses monuments historiques..
    L’écriture est claire, précise, limpide, les courts chapitres sont une aubaine pour les lecteurs !
    L’épilogue est riche de révélations inattendues.
    Un roman qui plaira à tous les amoureux de cette culture égyptienne.

    Vous retrouverez d'autres lectures de cet auteur ici : 

    JACQ Christian, Les enquêtes de Setna, La tombe maudite - Tome 1
    JACQ Christian, Les enquêtes de Setna, Le livre interdit - Tome 2
    JACQ Christian, Les enquêtes de Setna, Le voleur d'âmes - Tome 3
    JACQ Christian, Les enquêtes de Setna, Le duel des mages - Tome 4
    JACQ Christian, j'ai construit la grande pyramide
    JACQ Christian , Sphinx
    JACQ Christian, Urgence absolue
    JACQ Christian, Pharaon. Mon royaume est de ce monde

     

     


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  • Titre : « La nouvelle vie de Kate Reddy »
    Auteure : Allison PEARSON
    Genre : roman
    Éditions : Pocket
    Année : 2018
    Nombre de pages : 640

    Quatrième de couverture :

    Jusqu'ici, Kate Reddy était une femme plutôt sûre d'elle, que vieillir n'avait jamais réellement inquiétée. Elle avait célébré ses 40 ans dans sa jolie maison avec son mari aimant et ses enfants super. Mais voilà que Richard perd son emploi et décide de se concentrer sur son dalaï-lama intérieur, que ses enfants s'engouffrent dans le tourbillon de l'adolescence et que ses parents semblent retomber en enfance. Kate échafaude un plan raisonnable pour maintenir le bateau à flot et contenir la panique : retrouver un travail et gérer sa vie de famille – avec malgré tout la furieuse envie de remonter le temps. Ça aurait pu fonctionner. C'était sans compter les imprévus...

    Mes impressions :

    Kate approche de la cinquantaine, elle envisage cette transition physiologique et mentale avec effroi....
    Elle se sent vieillissante et craint l'impact que cela aura sur sa vie au quotidien et sa recherche d'emploi.
    Après une longue période sans avoir exercé une activité professionnelle, elle sait combien à son âge, elle devra se battre pour trouver une place dans le monde du travail alors, elle décide de tricher sur son âge et d'améliorer son CV....
    Son mari quant à lui, a décidé d'arrêter de travailler, pour devenir thérapeute et il vit de méditation, de course cycliste … leur mariage part à vaut l'eau.....
    Tous les deux sont dans la période de la crise du milieu de vie, leur couple n'est que routine....
    Ils ont deux enfants, Ben et Emily, deux ados qui traversent aussi une période de transition, qui ne passe pas simplement en raison de la présence des réseaux sociaux qui dénaturent les relations humaines...
    Aux prises avec les aléas des nouvelles technologies et les réseaux sociaux, les maladresses et l'immaturité de ses enfants, Kate mène la maisonnée à elle toute seule. Sa fille est victime de harcèlement après avoir photographié son fessier puis l'avoir envoyé à son amie, qui n'a pas hésité à mettre la photo sur les réseaux sociaux. Ben quant à lui vit dans son petit monde et est plutôt laxiste.....

    Pendant ses démarches pour retrouver un emploi, elle va croiser tout un petit cercle de personnages bien sympathiques.
    Quand elle sera embauchée dans un grand cabinet de financement, elle saura faire sa place ! Mais elle sera toujours aux prises avec les jalousies, ses problèmes personnels et l'éducation de ses enfants.
    Dans ce livre très actuel, l'auteur aborde l'histoire d'une femme courageuse, les sujets abordés seront le temps qui passe, la solitude dans le couple, la lassitude, la routine, mais également les enfants qui grandissent, leurs difficultés à grandir, les parents qui vieillissent, et qui perdent leur autonomie....mais aussi les petits bonheurs comme les retrouvailles avec un ancien ami/amant et les liens amicaux.
    Malgré la gravité de ces sujets, l'auteur sait les traiter avec justesse, émotion et dédramatisation.La présence de quelques rebondissements nous plongent directement dans la vie de cette famille qui ressemble à celle que chacun des lecteurs pourrait avoir.
    Certains passages sont ironiques, cyniques, voire amers mais Kate a un sens de l'humour inégalable et l'auteure nous la rend fort sympathique et attachante. Le style est agréable, limpide et nous fait parfois sourire !
    Il y a de nombreux passages également émouvants mais je dois dire que quand même je me suis parfois ennuyée... j'ai trouvé qu'il y a beaucoup trop de longueurs et quelques clichés de trop sur les symptômes physiologiques du milieu de vie, sur les difficultés quand l'âge certain arrive....
    Les banalités sont certes plein de bons sens mais voilà, j'ai peu adhéré à leur étalage.

    Ce roman est la suite de « Je ne sais pas comme elle fait », qui a d'ailleurs été porté à l'écran. Cependant il n'est pas nécessaire d'avoir lu le premier opus pour comprendre celui-ci. D'ailleurs je l'ai appris seulement à la fin de ce livre et je n'ai pas du tout été gênée !
    Les fans de Bridget Jones, adoreront !


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  • Titre : « Rendez-vous au cupcake café »
    Auteure : Jenny COLGAN
    Genre : roman
    Éditions : Pocket
    Année : 2018
    Nombre de pages : 540


    Quatrième de couverture :

    Izzy est une fée de la pâtisserie. Elle a passé son enfance dans la boulangerie de son grand-père, et a indéniablement hérité de son talent. Chaque semaine, ses collègues du bureau se régalent de ses cupcakes colorés ou autres ses brownies ultra-fondants... Lorsqu'elle se fait licencier par son futur ex petit ami, Izzy sent grandir en elle une idée folle : et si elle ouvrait son propre Cupcake Café ? Le projet est un peu risqué, le chemin semé d'embûches, mais lorsqu'elle découvre un magasin à louer dans une ruelle pavée, elle se lance dans l'aventure, et dans une nouvelle vie !

    Mes impressions :

    La couverture de ce roman et le résumé m'ont tout de suite plu !
    J'aime ce genre d'histoire légère et quelque part humaine avec beaucoup de sentiments. Le scénario est crédible ce qui rajoute le plaisir de lire ce genre de roman, parfait pour l'été.

    Un roman qui raconte la vie d'un salon de thé n'aurait pas été le même sans les recettes qui vont avec ! L'auteure a eu l'excellente idée d'y glisser celles que lui écrivez et lui envoyez son grand-père et ce, pour le plus grand plaisir des lecteurs qui comme moi vont les tester. Ainsi nous avons l'impression de partager leur univers puis celui des personnes qui travaillent au Cupcake café, Pearl, Caroline et ceux qui viennent y goûter les douceurs faites par cette fine équipe !

    Izzy est une jeune femme de 31 ans, elle a passé son enfance dans la boulangerie/pâtisserie de son grand-père Joe qui l'a élevée. Sa mère Marian n'a jamais été présente, tombée enceinte à 17 ans d'un Gitan rebelle puis en quête d'identité, elle a préféré vivre sa vie en délaissant sa fille. Un beau matin elle est partie en confiant sa fille à son propre père, Joe..... lequel veuf depuis longtemps, a élevé sa petite fille comme il pouvait mais sans nul doute avec beaucoup d'amour. Il lui a inculqué le goût de l'effort, du travail et des responsabilités et de la pâtisserie. 

    Aujourd'hui, elle vit dans une maison en colocation avec Héléna, infirmière et amie fidèle...
    cependant elle n'oublie pas de rendre visite à Joe régulièrement dans la maison de retraite où il vit désormais.
    Elle se retrouve subitement au pied du mur, dans une situation délicate : son patron et petit-ami « secret » l'a licenciée. Pour surmonter sa déception, elle décide de suivre son cœur et donc d'ouvrir un salon de thé  au bout d'une impasse dans un quartier celui même où elle attendait le bus pour aller travailler.... cet endroit chaleureux est peu connu, peu fréquenté mais il a du charme, décoré d'un poirier malingre.

    Ce roman est orienté vers le monde du travail et la réussite professionnelle avec le dépassement de soi. Dans un premier temps sous l'influence du grand-père d'Izzy qui par amour du métier a ouvert dans sa jeunesse une boulangerie/pâtisserie ; ensuite par le personnage d'Izzy secrétaire de la City qui se lance dans sa propre affaire, par passion, avec beaucoup de détermination afin de concrétiser un vieux rêve ou encore Graeme son petit ami avide de pouvoir et d'argent qui lui, n'entrevoit son travail que pour l’appât du gain, par cupidité, dans le but d'être reconnu et puis enfin au travers d'Austin un banquier généreux, gentil qui n'a pas pu faire autrement, car il élève son très jeune frère après la mort de leur parent. Malgré son statut, il reste un personnage juste et attachant. On a donc quatre parcours professionnels différents, motivés par des aspirations et intentions singulières.
    Néanmoins, l'histoire qui prévaut est celle d'Izzy qui avec beaucoup de courage et de volonté va accéder à son rêve malgré les embûches et les désagréments liés à l'ouverture d'un commerce.
    Graeme est un personnage perfide, qui va se servir d'elle, il a honte d'Izzy, il est même gêné par son physique et son simple statut de secrétaire. Il privilégie les affaires à leur histoire d'amour. Izzy, s'en rendra compte à plusieurs reprises, et en sera souvent peinée et déstabilisée.
    Quand, en raison d'une compression de personnel elle se retrouve sans emploi, elle décide de réaliser son rêve, pour cela elle va s'entourer de Pearl, une jeune maman célibataire, qu'elle a rencontré lors d'une formation post-licenciement, puis de Caroline une maman un peu pimbêche du quartier....Au fil des mois le salon de thé commence à faire du bénéfice et nous découvrons la vie des amies d'Izzy, sa famille, les gens du quartier... nous suivons leurs vies respectives avec intérêt et plaisir. 

    Tout au long du livre nous suivons les personnages avec intérêt. Nous réalisons combien l'amitié peut-être précieuse.
    Nous partageons leurs émois, leurs difficultés de vie personnelle, professionnelle et intime, nous nous y attachons ou bien nous les détestons mais ils ne nous laissent pas indifférents.
    Ce livre reflète quand même les aléas de la vie, avec ses difficultés... les quelques pages de la fin sont à mon sens, attendues, vers un dénouement un peu trop facile et précipité.
    Le style de l'auteur est délicat, la plume, est simple mais emprunte d'énergie et de compassion. Elle décrit avec justesse les émotions et les sentiments des personnages, leurs doutes, leurs rêves. Ce roman est rythmé par les péripéties des uns et des autres et des rebondissements, avec la réapparition de Greame dans un but purement malsain qui pourrait nuire à Izzy. Les dialogues sont assez drôles et parfois émouvants, ils sont bien dosés.

    Les recettes insérées à chacun des chapitres, sont un régal de lecture et sans doute des papilles une fois que j'aurais mis la main à la pâte !

    De l'auteure j'ai lu  « La petite boulangerie du bout du monde », livre faisant partie d'une série et je ne suis pas déçue par celui susdit et présenté ici. Il est agréable, se lit facilement et permet de se changer les idées, de se détendre ! Parfait pour les vacances...


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  • Titre : « Du côté du bonheur »
    Auteure : Anna MCPARTLIN
    Genre : Roman
    Éditions : Pocket
    Année : 2019
    Nombre de pages : 427

    Quatrième de couverture :

    Entre son boulot au cabinet dentaire, ses ménages du soir, ses deux enfants à nourrir et sa mère qui perd la tête, Maisie jongle comme elle peut. Mais elle a choisi son camp. Celui du bonheur. En quittant son mari, abusif et violent, sept ans plus tôt... En laissant entrer, pour la première fois, un nouvel homme dans sa vie...
    Hélas, ce 1er janvier 1995, ce fragile édifice menace de s'écrouler: Jeremy, son fils aîné, a disparu. Un autre combat commence.
    Dans une Irlande populaire et rongée par les préjugés, le bonheur doit s'arracher avec les dents. 

    Mes impressions :

    Lorsque j'ai vu ce roman sur les étals, j'ai très vite été attirée par la couverture colorée et la joyeuseté qu'il s'en dégageait, cependant le titre et la couverture n'évoquent pas vraiment le contenu mais je ne suis pas déçue d'avoir lu ce livre qui est une belle leçon de courage....

    C'est l'histoire d'une famille qui n'a pas été épargnée par les événements douloureux.
    Maisie la maman, était une femme battue par son ex-mari ; Jérémy leur fils un adolescent de 17 ans est de nature calme et toujours emprunt à la gentillesse et au dévouement ; Valérie sa sœur de 12 ans, est d'un caractère plutôt rebelle, affirmé. Puis il y a Bridie, la grand-mère maternelle qui est atteinte de démence sénile, elle vit avec eux et Jérémy y est très attaché.
    C'est donc l'histoire de cette femme célibataire depuis 7 ans,qui se démène corps et âme pour que ses enfants et sa mère ne manquent de rien, pour cela elle travaille durement....Elle est assistante dentaire en semaine et le week-end elle fait des ménages.

    Comme je le disais au dessus, Jérémy est un garçon gentil, serviable, alors que Valérie est plus capricieuse et insolente. Leur père était un homme violent, Maisie a eu le courage de le quitter après un énième passage à tabac et après qu'il ait cassé le bras de Jérémy... elle a porté plainte et une mesure d'éloignement du domicile pour David, le mari violent a été jugée.
    Fred, le policier qui l'a toujours soutenue est épris d'elle depuis le premier regard et bien avant qu'elle soit de nouveau célibataire. Le soir du 1er janvier 1995, il se décide enfin à l'inviter au restaurant et c'est ce soir même que Jérémy disparaît... Ce dernier avait rendez-vous avec une bande d'amis...Honteux, il s'est absenté sans dire où il allait puisqu'il était sensé garder sa grand-mère. Exceptionnellement il a demandé à Valérie de s'occuper de leur grand-mère pendant 2 heures mais il n'est jamais rentré.

    Alors que Maisie passe une soirée très agréable avec Fred, elle ne sait pas qu'elle va vivre à partir du lendemain, les journées les plus longues de sa vie...
    La disparition de Jérémy est signalée le jour suivant... la famille et l'entourage vont vivre l'enfer celle du doute, de la peur, mais également nourrir l'espoir de le retrouver sain et sauf....
    Au fil de pages, plusieurs thèmes sont abordés avec délicatesse, justesse et discernement : les violences conjugales, l'homosexualité, l'homophobie, le regard des autres, l'intolérance , la famille, l'éducation, l'amour, l'amitié....
    L'auteure traite ses thèmes avec respect et tolérance sous les mots des personnages qui tour à tour s'expriment, se livrent dans des chapitres différents.
    Ils évoquent leur version des faits les jours d'avant la disparition de Jérémy et de son meilleur ami Rave. Ils confient tous, leur ressenti, leur relation, le drame de la disparition, leur sentiment, et leur combat pour sauver les apparences.
    L'auteur ainsi à travers les mots de ces personnages qui parlent de leur blessures, de leur doute, de leur difficultés à vivre et à s'accepter, fait passer des messages de tolérance et d'hommage.
    L'histoire est parfaitement construite autour de l’événement de la disparition soudaine de Jérémy et de Rave et les troubles ainsi que les sentiments qu'elle engendre pour chacun des personnages.

    Ce roman est courageux, comme l'est Maisie. Il montre combien l’instinct de survie est omniprésent dans chacun d'entre nous.
    J'ai été submergée par l'émotion à chaque page parce que je me demandais comment moi je réagirai face aux situations de ce roman. Les personnes centraux sont très attachants.
    Ce roman parle de prise de conscience mais aussi, d'espérance et de reconstruction.
    Malgré les thèmes souvent sensibles, il s'en dégage des pensées bienfaisantes de pardon et de bienveillance.
    Si certains d'entre vous, choisiraient le livre pour sa jolie couverture et le résumé, sachez bien qu'ils ne sont pas représentatifs du contenu. Il ne s'agit pas d'une livre joyeux même si au début Maisie nous fait sourire dans sa façon d'être avant le drame.
    Un livre à livre pour éveiller les consciences.

     Mon midi, mon minuit


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