• Titre : « La salamandre et les deux cavalières »
    Auteur : Émile TURBET
    Genre : Roman
    Éditions : Librinova (ebook)
    Année : 2016
    Nombre de pages : 132

    Résumé :

    La douce Haremburgis et sa dame de compagnie Dame Lambert écument les routes à la recherche du bel Enguerrand, enlevé par des brigands. Au fil de leur périple, elles rencontrent une vieille femme, un aveugle, un noble, une petite fille et bien d’autres personnages. Chacun narre une fable, une histoire, ou un conte, qui sème des indices afin de retrouver Enguerrand.

    Haremburgis et Dame Lambert parviendront-elles à le rattraper ? Ont-elles eu raison de se lancer dans cette quête ?

    Mes impressions :

    Je tiens à remercier Mathieu MAZZA des éditions Librinova pour cet envoi gracieux.

    Le titre donne un indice quant au contenu de ce court livre rempli de sagesse et de philosophie.
    La salamandre possède la capacité de régénérer certaines parties de son corps après amputation. Ce livre fait référence à une quête, celle d'une femme qui part à la recherche de son amoureux avec sa dame de compagnie, et en reviendra transformée, bonifiée.

    Les deux cavalières partent sur les routes à la recherche du bien aimé de Haremburgis, enlevé par des brigands. Elles croiseront des personnages singuliers qui rapporteront ne pas avoir vu l'amoureux. En s'apercevant de la déception d'Haremburgis, ils narrent chacun une légende.

    Le premier personnage qu'elles rencontrent est une vieille femme au fagot, elle leur parle de la politesse et du respect et retrace la vie de la « Dame au baudet ».
    Elles vont croiser la route d'un mendiant, aveugle qui leur raconte « La légende de la lune descendante », il évoque alors les peurs de chacun et pourquoi la maîtrise de nos craintes est essentielle.
    Ensuite, au détour d'un chemin, elles se retrouvent face à un homme crapaud assis sur un rocher, qui leur livre la « Légende de la salamandre ». L'attitude de la salamandre, a comme seul but de se maintenir en vie ; sa seule distraction est l’accouplement sans plaisir. Sa conduite a t-elle un sens ?
    En traversant, un village déserté, elle y croise un prisonnier, il va leur présenter « La légende de la Saint Nicaise l'inondé » qui fait référence aux caprices de la nature face auxquelles nous sommes tous égaux.
    Et puis il va leur signifier que la mort est un passage obligé pour tous, elle n'est pas aléatoire.
    Un chevalier masqué, leur expose « La légende du chevalier sans âme ». Cet homme se laisse guider et attirer par une voix mi fée, mi sorcière, et se perdra dans les bois.
    Un châtelain solitaire, leur conte « La légende de l'aigle pêcheur » qui rappelle le devoir de respecter les différentes personnalités des enfants dans l'éducation....
    Par la suite les deux cavalières vont être poursuivies par des loups, elles s'arrêtent près d'une chaumière dans laquelle vit le Baron Foulque, il leur révèle alors « La légende de l'enfance de la terre », et par là même, la création des hommes par la déesse Mère Oniro, il aborde l'injustice et la jalousie.
    Une veuve qui souffre de l'absence de son époux retrace « La légende du pont du salut », cette fable cite l'importance de la valeur des choses et celle de l'aide que l'on peut apporter à des tiers dans le besoin.
    Un moine leur confie « La légende du Mont Maudit ».
    Au détour d'un chemin, un voleur attaché à un arbre se montre implorant et c'est alors la Dame Lambert qui explique « La légende de Mange-Fer le forgeron ».
    Puis un troubadour, leur enseigne « La légende d'Adelaïde » qui aborde la simplicité de la vie et savoir être reconnaissant de ce qu'elle apporte à chacun d'entre nous.
    Ce troubadour les amène dans une foire, où une femme et sa fille vont leur narrer « La légende des 12 filles du fleuve ».
    Pour finir, un sage ermite va révéler à Haremburgis la juste réalité de sa quête....
    Toutes ces légendes ont un point en commun mais lequel ?

    Dans ce roman singulier où l'auteur situe l'intrigue dans une période médiévale, il nous emmène également à réfléchir sur le sens caché des événements.
    Je le perçois avant tout comme un roman philosophique qui parle de quête personnelle, sur fond d'enseignement et de moralité.
    Au fil des pages, l'auteur de façon extrêmement judicieuse, amène le lecteur à s’interroger sur le sens de la vie et sur le partage des valeurs morales.
    Il y a de nombreuses métaphores couplées de dialectiques. Pour parvenir à cet exercice de style, l'auteur intègre des messages d'éthiques universels et contemporains. Qui se vérifient à chaque époque.

    L'histoire se passe, au moyen âge, en 1100 mais nombreux passages s'étendent à la société actuelle.
    L'ancien et le contemporain se mêlent pour notre plus grand plaisir.

    L'auteur évoque la société, la disparité des populations (riches et pauvres), la jalousie, l'avarice, la convoitise, la curiosité, la luxure, la richesse, l'orgueil.....

    Le style est issu des manières courtoises et chevaleresques de s'exprimer. Il est donc soutenu, en moyen et ancien Français.
    Les histoires restent intemporelles, car elles sont remplies de métaphores qui s'appliquent encore aujourd'hui. Elles intègrent des personnages connus de légendes.
    Ces allégories sont universelles et donnent à réfléchir.

    La fin est assez lisse et je le regrette mais avec le recul ne dit-on pas que ce qui compte c'est le chemin et non l'issue ?
    Le monde nous apparaît parfois complexe et injuste, a t-il un sens ? à nous de découvrir lequel.
    Un livre à découvrir pour son originalité, la justesse et la profondeur des messages qu'il transmet.


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  • 8 jours ou je ne vous oublierez jamais

    Titre : « 8 jours ou je ne vous oublierai jamais »
    Auteur : Rob SILBERSTEIN
    Genre : Roman (E book)
    Éditions : Librinova
    Année : octobre 2016
    Nombre de pages : 223

    Résumé :

    À quatre-vingt-cinq ans, Rachel est une femme coquette et soucieuse de ses sept enfants.
    Victime d’une attaque cérébrale, elle se réveille à l’hôpital, en partie paralysée.
    Affaiblie, elle est submergée par son passé, qui lui revient par bribes : celui d’une jeune femme juive au début des années 40 dans la France occupée, luttant pour survivre dans un monde hostile.
    Pendant ce temps, Vic, un de ses fils, qui effectue un voyage d’affaires en Chine, reçoit un appel de sa sœur Léa : sa mère, dont la santé décline de jour en jour, le réclame avec insistance à son chevet…
    Vic et ses sœurs vont être entraînés dans un périple initiatique, navigant au gré des méandres d’un univers inexploré que sont ces territoires qui précèdent le grand voyage.
    Tout en jetant une lumière intime sur les heures noires de l’Histoire de France, ce roman-témoignage nous pousse à nous interroger sur une étape essentielle qui nous concerne tous : la fin de vie. Comment l’appréhender ? Peut-on s’affranchir des faux-semblants, briser les tabous, surmonter nos blocages, vaincre nos préjugés, dépasser nos peurs ?
    Personne ne sort indemne de cette expérience, et certainement pas le lecteur…

    Mes impressions : 

    Je tiens à remercier Mathieu MAZZA des éditions Librinova pour cet envoi gracieux.

    Ce roman est d'une richesse déconcertante.
    En moins de 200 pages l'auteur a su allier l'histoire et les liens familiaux avec le récit d'une famille aux origines juives tout en nous interrogeant sur des questions existentielles, telles la fin de la vie, la vie après la mort et le passage vers un autre monde.

    L'histoire est la suivante : les enfants de Rachel, une femme de 85 ans en fin de vie, se retrouvent à son chevet dans un hôpital, au service des soins palliatifs.
    Rachel et son mari David, fils d'un administrateur ont eu 7 enfants, Anouk l'aînée secrétaire de direction, Nathan médecin, Charles président du directoire d'une multinationale, Julie, Léa, puis Vic et Paul le rebelle.

    Malgré les années, Rachel reste une femme coquette, passionnée de mode, elle aime prendre soin d'elle et se préoccupe du regard des autres. Il existe alors une sensation de superficialité mais très vite nous comprenons la profondeur du vécu de cette femme à travers son histoire personnelle que l'auteur va nous raconter, dans des vas et vient entre le passé et le présent.
    Cette mère cependant est attentive, aimante et protectrice envers ses enfants, elle prend son rôle à cœur. Puis elle est victime d'un accident vasculaire cérébral qui la laisse paralysée.

    Les enfants soupçonnent alors qu'elle vit ses derniers jours mais éprouvent beaucoup de difficulté à accepter l'inévitable et à en parler entre eux. Le médecin va les aider à trouver la force de surmonter leur mutisme.
    Les non-dits, les doutes, les peurs, la pudeur font que cette famille se heurte à des difficultés de communication. Pour les membres de cette parenté, dire les choses simplement est douloureux et ceci se ressent également dans le style de l'auteur. Il se concentre sur les détails, les descriptions minutieuses et donne l'impression d'oublier l'essentiel qui est les rapports humains et familiaux mais justement, il s'agit seulement d'une impression car derrière les faux-semblants, les blocages se cachent une famille aimante, où les membres sont très proches les uns des autres, pour lesquels la tendresse et l'amour sont la force.

    Les mots sont choisis, l'auteur est perfectionniste, le style littéraire donne une impression de pesanteur, qui évoque et reflète la lourdeur et la douleur de la mort d'un proche.
    Il y a quelques longueurs à cause des descriptions, mais c'est paradoxal car on ressent alors bien mieux les émotions et les sentiments des personnages. Leur façon de nier le passé, d'occulter le présent se ressent dans la description par l'auteur d'un geste appuyé d'un personnage.

    Ce roman est également un roman à tendance historique, car il rappelle non sans douleur comment, un peuple Juif, et ici une famille issue de ce peuple, a dû survivre durant la triste période de la Seconde Guerre mondiale. Comment des familles entières ont vécu dans la terreur et le rejet. Rachel et son mari David étaient de ceux-là. Lesquels pour sauver leur vie et celle de leurs enfants n'ont eu de cesse de changer de ville et de vie souvent pour échapper à la discrimination et la mort certaines !
    Ce livre est rempli d'émotion, l'auteur a écrit un très beau devoir de mémoire.
    Derrière l'histoire de cette famille on découvre la double évolution des mentalités, celle intrafamiliale, puis au sein de la société.
    Avant 1940, il y a en France, les mariages arrangés, l'autorité des pères sur leurs filles auxquelles ils choisissaient eux même un époux de bonne famille et aisé, ainsi il assurait un avenir prometteur à leur descendance mais également marque leur rang de personnes nanties aux yeux des autres.

    Le lecteur navigue du présent au passé et vice-versa. Ce qui est un peu déroutant au début puis on s'y habitue très vite car il s'agit de la propre construction intelligente de ce roman. Il semblerait que l'auteur ait souhaité nous faire découvrir la vie de Rachel et surtout les événements de son passé qui se répercutent sur la femme qu'elle est aujourd'hui.
    Il nous montre par là-même que le passé peut avoir une emprise, et une influence sur le présent et le futur. Nous changeons, nous évoluons. C'est souvent l'histoire qui nous façonne à sa guise, qui nous crée un caractère et une personnalité.
    Au début du récit,  l'auteur aborde certaines traditions au sein des générations passées : l'auteur évoque l'évolution des mentalités, l'avancée du statut de la femme, de la mère et de son rôle dans la famille.
    Les nombreuses notes en fin de volume, permettent aux lecteurs qui n'ont pas ou très peu de connaissances sur la religion et les traditions juives ou qui sont trop jeunes pour saisir le minimum requis pour imaginer les enjeux de la résistance et la discrimination dans la Seconde Guerre mondiale, trouveront de quoi comprendre et se représenter toute l'ampleur de cette monstruosité et aberration qu'est l'antisémitisme.
    L'auteur ne s'arrête pas là, il mentionne de nombreux autres thèmes comme l'expérience de mort imminente, la réincarnation, l'approche de la mort dans le judaïsme et bien sûr, la dépendance et la dignité, la pulsion de survie au travers des souvenirs,

    Avec recul l'auteur nous parle de la vie, de la mort, du passage entre les deux, le temps qui passe, les épreuves de la vie, les relations familiales, filiales, et fraternelles, des rapports mère-enfants.
    Ce roman est pour moi un très beau moment de lecture !

     


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  • Ma vie commence demain

    Titre : « Ma vie commence aujourd'hui »
    Auteur : Annie LYONS
    Genre : roman
    Éditions ; Harlequin
    Année : 2016
    Nombre de pages : 410

    Résumé :

    Un an. Douze lettres. Une vie entière bouleversée. Il y a des choses que Lizzie n’aurait jamais pensé vivre – assister à l’enterrement de sa sœur, par exemple –, et d’autres auxquelles elle ne s’attendait tout simplement pas, comme y croiser son ex et en repartir avec un paquet de lettres écrites par sa sœur. Pour les lettres, elle aurait pu s’en douter : Bea n’était pas du genre à laisser le moindre détail au hasard. Elle lui a donc légué douze lettres – une pour chaque mois – constituant une liste de choses à faire pour essayer de trouver le chemin du bonheur. Pour son ex, on ne lui a pas donné le mode d’emploi, mais quelque chose lui dit qu’elle finira bien par le découvrir... C’est donc portée par l’amour de sa sœur que Lizzie s’apprête à vivre une année qui va bouleverser sa vie.

    Mes impressions :

    Lizzie revient dans la ville où elle a grandi pour assister aux funérailles de sa sœur Bea, elle retourne donc sa famille avec laquelle elle était brouillée depuis 15 ans. Parce qu'elle n'a pas vu souvent Joe son beau-frère, elle le connaît très mal. Son neveu Sam a 10 ans aujourd’hui mais elle ne l'a pas vu depuis sa naissance....Elle s'est éloignée de ses proches, de ses parents également, suite à une histoire de famille...que l'on devine peu à peu au fil des pages avec les révélations dans les lettres de bea laissées à sa sœur. Les relations sont tendues entre tous.
    Entre sa mère et elle, les rapports sont froids, pour ne pas dire glaciaux. Son père est décédé. Elle n'avait pas assisté à son enterrement en raison du manque de communication avec sa famille.
    On devine qu'après une violente dispute, il y a 15 ans, les deux femmes se sont éloignées affectivement.
    Cependant les deux sœurs, s'entendaient à merveille, Béa était la sœur, la confidente, l'amie, et aujourd'hui Lizzie se demande comment elle va vivre sans elle. De quelle façon elle va affronter la vie désormais ? Sa relation avec Béa était basée sur la confiance et l'amour.
    En revenant dans cette ville, Lizzie revoit Alex, son amour adolescent. Au début du roman il n’apparaît pas souvent puis peu à peu il va prendre de plus en plus de place dans la vie de Lizzie et dans celle du roman.
    Au début de celui-ci, sont mises en avant, la mort de Bea, les relations familiales, la vie de Lizzie qui travaille dans une librairie avec Me Nussbaum, une dame âgée qui est devenue peu à peu son amie.
    Lizzie loge au-dessus de la boutique, un logement mis à disposition par sa patronne.
    Le jour des funérailles, Joe, remet à Lizzie un paquet venant de Béa, de retour chez elle elle l'ouvre et voit que ce paquet contient 12 lettres, une pour chacun des mois à venir. Béa lui explique que ces 12 lettres sont ses dernières volontés et que Lizzie devra réaliser ce qu'elle lui demande dans chacune d'entre elles, il s'agit de petits défis, ceci dans le but de la rendre heureuse.
    Suzie et Ben, frères et sœurs, sont les nouveaux propriétaires de la boulangerie qui se trouve à côté de la librairie. Au départ, Ben est de caractère bourru, voire mal élevé alors que sa sœur Susie est toute en gentillesse et douceur. Mais nous comprenons alors au cours de la lecture pourquoi Ben est si renfermé, si grognon et cela nous le rend attachant.

    J'aime le style, accessible,  avenant, émouvant et intelligent de l'auteure. Dès le départ elle plante le décor et l'ambiance, puis l'intrigue se met en place avec douceur et précision.
    Nous sentons que tous les personnages ont des choses à dire et à se dire mais la vie ne leur a pas permis de le faire en temps voulu, alors ils vont devoir apprendre à éclaircir les non-dits.
    L'auteure décrit des rapports familiaux complexes, tendus lesquels,  grâce à Béa la défunte, vont s'adoucir.
    Est-ce que Béa va redonner le goût de la vie et de la famille à Lizzie ?
    Malgré tout, je trouve qu'il y a trop de bons sentiments, tout est limpide après le drame qu'a vécu Lizzie et sa famille.
    Il y a certes, des changements de direction pour les personnages et nous nous y attendons, c'est un peu dommage.
    L'amour et amitié se mêlent, voire se confondent , les personnages sont humains, généreux.
    Ici le thème principal est la mort, le deuil et comment vivre après....mais également les liens familiaux et l'amour bien entendu, de même que l'amitié.
    Lizzie va devoir se reconstruire après la mort de la seule personne de sa famille avec laquelle elle parlait encore et à laquelle elle était très attachée.
    Les lettres de Béa vont la reconnecter au présent, elles vont lui redonner un second souffle, qui va rester un défi pour Lizzie, car sa sœur va lui demander de se rapprocher de sa famille et de construire sa vie autrement.
    Lizzie est heureuse de garder ce lien au-delà de la mort mais la tâche sera rude et dure ; elle va devoir affronter ses démons et des révélations, auxquelles elle ne s'attendait pas.
    Béa va faire évoluer sa vie en la bouleversant.
    La vie est remplie de surprises bonnes ou mauvaises ; c'est ce que constate, Lizzie au fur et à mesure que la sienne avance. Elle fait des découvertes qui vont changer le cours de son existence et remettre en cause ses croyances sur les membres de sa famille...
    Deux ans le décès de sa sœur, ce sera à elle de lui écrire afin de se libérer et de tirer un trait sur son passé, faire le deuil de sa sœur, taire sa rancœur ...même si les souvenirs resteront.

    Je vous laisse découvrir ce roman certes léger mais qui a le mérite de nous émouvoir.


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  • Lignes de vie

    « Lignes de vie » de Samantha BAILLY

    Titre : « Lignes de vie »
    Auteur : Samantha BAILLY
    Genre : roman
    Éditions : Volpilière (Ebook)
    Année : 2010
    Nombre de pages : 147

    Résumé :

    Gabrielle et Antoine n auraient jamais dû se rencontrer et pourtant... une simple lettre anonyme va faire basculer leur destin. Le hasard ? La chance ? Tous deux vont découvrir ce que le mot confidence veut réellement dire. Peut-on s attacher à un être juste au travers de mots, peut-on changer son chemin pour un inconnu ? 

    Nous avons tous besoin d une épaule réconfortante, aimante, mais a-t-on conscience de ce que cela implique ? De nos jours on communique essentiellement par mails, par SMS... 

    Dans ce livre, on redécouvre le plaisir de la correspondance manuscrite, de l ambiguïté. La peur de se dévoiler, d'oser se rencontrer pour de vrai. 

    Mes impressions :

    Gabrielle une jeune étudiante, trouve un matin dans sa boîte aux lettres une lettre manuscrite dont les premiers mots sont « Bonjour à vous, qui que vous soyez.... ». Elle est signée « Antoine ».
    Gabrielle est d'abord un peu inquiète mais elle finit par répondre à l'inconnu qui dit avoir laissé cette lettre au hasard de son chemin. Cette lettre sera le point de départ d'une correspondance qui va durer plusieurs mois.

    Ce roman, assez court, est très vite lu. Il est le genre de livre que j'affectionne.
    Je suis très attirée par les relations épistolaires et par la profondeur des écrits qui peut s'en dégager lorsque deux personnes jouent le jeu, qu'elles sont vraies, sincères et intègres.
    J'ai toujours pensé que se livrer sur papier est toujours très intense. Les mots sont choisis, les émotions passent à travers les lignes, elles ne se trouvent pas derrière un regard, une mimique ou un geste.
    Vous savez, vous qui me suivez sur le blog combien j'aime les mots.
    La couverture m'a aussi beaucoup plu, déjà par les couleurs et puis par le message qu'elle véhicule. Nous sommes bien loin des messageries instantanées et des courriels.
    Le contenu des lettres manuscrites qu'échangent Gabrielle et Antoine, sont animés, expressifs et même philosophiques . Après quelques courriers réciproques, il y aura une première rencontre et une suivante sans pour cela qu'ils abandonnent leur façon première de communiquer.

    Samantha Bailly a su manier l'art difficile de l'exercice épistolaire avec perfection. Ce livre est essentiellement composé par les lettres d'Antoine et de Gabrielle.
    Elle nous embarque dans la vie de ses deux personnages. Étape par étape nous découvrons leur vie, leur entourage, leur activité, leur passion, et même leur conjoint.
    Lettre après lettre ils nous parlent d'amitié, d'amour, de rencontre, de rapports humains et filiaux, de la mort et de la vie....L'ambiguïté entre les deux personnages va pointer le bout de son nez.... 
    Leurs mots nous émeuvent, nous enchantent, nous étonnent, nous interrogent, parfois ils nous font même mal ; ils nous heurtent.
    Ils se racontent comme dans un journal intime, ils se parlent de leur espoir, ils évoquent leurs désillusions, les analysent, se confier l'un à l'autre et s'ensuivra un attachement inévitable.
    Les langues se délient, la confiance peu à peu s'immisce, et le rapprochement se fera doucement.
    Chacun donne à l'autre un autre moyen de penser sa vie, de la vivre, les mots deviennent plus profond, plus chargés de sens à chaque nouvelle missive.

    Samantha Bailly a la plume enchanteresse, magique et surtout intelligente. Les deux personnages sont romanesques, poétiques et réalistes.
    Ses personnages sont attachants, émouvants, entiers, parfois mystérieux et même bouleversants.
    On peut se reconnaître parfois, dans leur façon d'aborder le monde.
    Ce style d'échange est plus personnel, plus profond. Plus dense et moins superficiel qu'un simple mail.

    Jusqu'à la dernière lettre échangée, et au-delà, il y a le doute sur le devenir de leur correspondance et de leur relation.

    Il y a plusieurs dénouements possibles, et celui que nous offre l'auteur était le moins prévisible.
    Mais cette fin est signe que le véritable amour se construit dans le respect et la différence de l'autre.
    Un livre qui m'a faite du bien, beaucoup de bien....


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  • «  Henri IV, un roi Français » de Max GALLO

    Titre : «  Henri IV, un roi Français »
    Auteur : Max GALLO
    Genre : Roman Historique
    Editions : XO éditions
    Année : Septembre 2016
    Nombre de pages : 244

    Résumé :

    Il est le roi de France et de Navarre qui a voulu dépasser les clivages et faire vivre ensemble catholiques et protestants. Et il en est mort.

    Le vendredi 14 mai 1610, Jean-François Ravaillac, catholique exalté originaire d’Angoulême, poignarde le souverain dans son carrosse, rue de la Ferronnerie. Il voulait en finir avec « cet hérétique paillard, parjure et renégat » dont la conversion n’était que façade.

    Dans un texte haletant, Max Gallo dresse le portrait d’Henri IV, ce béarnais vigoureux, grand amateur de chasse, imbattable au jeu de paume, fou de femmes, et qui n’aura de cesse de consolider l’État, d’administrer une saine justice et d’éviter que la France sombre dans la guerre civile.

    Pour les ligues catholiques, Henri IV sera, jusqu’au bout, un « voleur d’âmes ». Mais l’Histoire retiendra de ce grand roi qu’il était celui de tous les français, apôtre infatigable de la tolérance et de la concorde.

    Mes impressions : 

    Une fois de plus, je remercie Mélanie Rousset des Éditions XO pour l'envoi de ce livre qui m'a plongée à la fin du XVI siècle et début du XVII sur un sujet intéressant puisqu'il s'agit de l'histoire d'un roi qui a voulu faire bouger les mentalités et qui a œuvré pour la cohabitation des catholiques avec les Protestants.
    Cependant cet ouvrage montre que les guerres de religion n'ont jamais cessé, qu'elles ont toujours existé. Ce sujet est malheureusement encore d'actualités de nos jours.
    Ce livre retrace donc la vie d'Henri IV, de sa naissance jusqu'à son assassinat par Jean François de Ravaillac en 1610.
    L'auteur de façon concise, raconte en résumant, les principaux événements qui ont eu lieu durant cette période, et qui ont fait d'Henri de Navarre, un roi. Il n'était pas aimé de tous les citoyens.
    Le vendredi 14 mai 1610, Ravaillac tue le roi en pleine rue de Paris.

    Dans une courte première partie, Ravaillac, Chrétien catholique raconte sa naissance en 1577, ( sa jeunesse et les attaques des huguenots qui brûlaient leur maison), jusqu'au 14 mai 1610, où il tue le roi. Il nous parle de ses raisons, de ses motivations de son acte.
    Dès sa plus jeune enfance, son entourage critique les activités du Roi qui ne sait pas se décider sur ses croyances religieuses et surtout sur sa vie dissolue. Ce dernier aime les femmes et il ne s'en cache pas. Le roi serait-il un faux catholique, un huguenot, un hypocrite ?.
    Le jeune Ravaillac lui, est confronté aux idées de ses parents.
    Il veut consacrer sa vie à Dieu et à l'église sainte. Il quitte Angoulême où il vit avec ses parents, pour se rendre à Paris et se rend compte de l'ampleur des actes du roi. Ce roi qui se convertit au grès des nécessités.
    Après quelques années, lorsqu'il revient à Angoulême il retrouve ses parents dépouillés, son père le chasse ainsi que sa mère. Il s'endette et se retrouve en prison. Là il n'a qu'une idée en tête celle de supprimer le roi hérétique, ce faux catholique qu'il rend responsable de la misère de plus en plus prononcée, d'un peuple.

    Dans la seconde partie, Max Gallo retrace la vie d'Henri IV. Alias Henri de Navarre, héritier des Bourbons et des Béarnais. Il est fidèle aux croyances de ses ascendants mais il se forge les siennes.
    Il veut être Roi de Navarre et envisage même de devenir Roi de France. Ses idées se clarifient s'affinent en même temps qu'il grandit.
    Catholique, protestant huguenot... qui est-il vraiment ?
    Il navigue entre deux religions, entre deux réformes, entre deux idéaux. Entre deux préceptes religieux.
    Il est perçu comme un séducteur, un homme qui s'amuse, qui est léger, pourra t-il alors devenir un bon souverain de France dans ces conditions ?
    Lorsque le Roi Henri III meurt, il reconnaît Henri de Navarre, comme le futur roi et successeur légitime du trône.
    La bataille d'Ivry en 1590, est remportée par Henri IV, victoire face aux ligueurs catholiques.
    Henri de Navarre, se convertit au catholicisme.
    Le 27 février 1594, il devient roi de France et de Navarre.
    Il prête serment pour une religion catholique apostolique, et romaine.
    Il souhaite mettre fin à cette guerre de religion qui oppose les catholiques et les huguenots.
    Pour cela il devra livrer des batailles....dans une France déjà bien endeuillée et malmenée.
    Henri IV, ne l'ignore pas, alors il construit, œuvre pour faciliter les mouvements de biens. Il prend soin de chaque province.
    La France se reconstruit, le monarque veille.
    Le roi a même redonné tout son prestige à l'école.

    Dans une brève troisième partie, nous retrouvons Ravaillac, le jour de l'assassinat du Roi.
    Sont retracés le contexte et l'état d'esprit à la fois du Roi et de Ravaillac homme révolté, suivis de son acte délibéré et des conséquences de ce dernier.

    L'écriture de Max Gallo, est fine, concise, rythmée, vigoureuse comme l'est le Roi Henri IV.
    Il décrit très bien la Guerre Civile et religieuse, ainsi que la situation sociale et humaine souvent dramatiques,  des différentes catégories de peuples.
    Max Gallo illustre personnage de l'académie française, ne porte jamais de jugement, il rapporte les faits tels qu'ils sont et nous décrit  Henri IV, connu pour ses frasques mais également pour son combat à vouloir unir les Protestants et les Catholiques, réduire le clivage et par là même réduire les guerres.

    Cet ouvrage est vraiment intéressant car il parle d'une époque qui rend les événements palpables. Les explications et les faits historiques vont à l'essentiel et cela nous permet à la fois de connaître une époque, et de reconnaître un roi et les grandes lois établies, pas à pas. Étape pas étape.
    Je pense qu'il résume parfaitement avec des mots choisis, une époque de grands bouleversements religieux et sociétaux.
    À lire par les passionnées d'histoire et par ceux qui comme moi souhaitent en savoir plus sur ces personnages qui font avancer les mœurs et l'histoire de notre pays en jouant un rôle indéniable.


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  • Et je danse aussi

    « Et je danse aussi » de J.C MOURLEVAT et A.L BONDOUX

    Titre : « Et je danse aussi »
    Auteur : Jean Claude MOURLEVAT et Anne-Laure BONDOUX
    Genre : Roman
    Éditions : Pocket
    Année : 2016
    Nombre de pages : 316.

    Résumé :

    Un mail comme une bouteille à la mer. D’ordinaire, l’écrivain Pierre-Marie Sotto ne répond jamais aux courriers d’admirateurs. Mais cette Adeline Parmelan n’est pas une « lectrice comme les autres ». Quelque chose dans ses phrases, peut-être, et puis il y a cette épaisse et mystérieuse enveloppe qu’elle lui a fait parvenir – et qu’il n’ose pas ouvrir. Entre le prix Goncourt et la jeune inconnue, une correspondance s’établit qui en dévoile autant qu’elle maquille, de leurs deux solitudes, de leur secret commun…

    Mes impressions :

    L'idée du départ : Adeline envoie une enveloppe assez épaisse à Pierre-Marie écrivain en manque d'inspiration ; il pense que c'est un manuscrit d'une fervente admiratrice qui aimerait avoir un avis sur ce qu'elle écrit mais voilà que cette enveloppe point de départ de l'intrigue, base de leur correspondance, va laisser la place à des échanges prenants et émouvants entre les deux personnages.
    Pierre-Marie, hésite à l'ouvrir et Adeline finalement va lui demander de ne pas le faire et de la lui retourner. Le contenu de cette enveloppe l'intrique, et il souhaite garder le suspense entier, car chacun sait que si l'enveloppe est ouverte, il y aura du changement. Le charme pourrait être rompu.

    Quelle lecture romanesque et émouvante ! je n'ai pu me détacher de celle-ci en cours de route, tant j'avais envie et besoin de me plonger dans l'univers et les vies de Pierre-Marie et d'Adeline !
    Les mots choisis nous bercent, nous transportent nous émeuvent et nous font vibrer de plaisir littéraire.
    Les échanges entre Pierre-Marie et Adeline sont remplis de délicatesse, de vérité, de luminosité.
    Ils parlent de leur vie passée respective, celle présente et évoquent même le futur ….
    J'ai aimé la façon dont l'auteur aborde les thèmes de la vie comme l'adultère, la mort, la vie, l'amitié, l'amour. À travers leurs échanges épistolaires, nous partageons un peu de la vie de nos deux personnages mais aussi celles de leurs connaissances.
    Il y a beaucoup de charme, d'humour dans ces échanges d'Email et comme Pierre-Marie et Adeline nous nous laissons prendre au jeu de mots et du hasard de la vie.
    Lui écrivain à succès est en manque d'inspiration, suite au départ de sa quatrième femme et Adeline se cherche, essaie de combler plusieurs manques, nous découvrirons lesquels au cours de la lecture.
    Cette amitié particulière, étonnante, exceptionnelle nous parle de famille, d'amitié, de trahison, les espoirs, les peines, les pertes, les illusions mais aussi d'espoir et d'authenticité....
    Ils s'attachent peu à peu l'un à l'autre et s'envoient des mots doux sous-entendus, avec une note de désir et de retenue.
    Au début Adeline est Joviale, gaie, Pierre- Marie lui est bougon, sans humour et pourtant ligne après ligne, ils brisent la glace et puis les confidences arrivent sur des sujets plus graves...
    C'est un roman épistolaire qui parle des blessures de la vie, des rencontres fortuites ou voulues, des difficultés, et de la solitude.
    Le dialogue qui s'instaure est empreint d'une grande humanité, les propos sont parfois drôles, touchants. Et puis chacun fait la météo dans la vie de l'autre et rend cette dernière plus supportable. L'un devient indispensable à l'autre.
    Et puis il y a la révélation que fait Adeline à Pierre-Marie sur le contenu de l'enveloppe, Adeline sait qu'elle risque de perdre son ami mais elle tente et espère qu'il comprendra.
    Et il comprend, le suspense est dévoilé... et cela ne dérange pas le plaisir qu'on a de lire la suite car c'est un joli texte, avec sans cesse des rebondissements, des impressions de douceur et un bon goût de bonbons colorés. Ce livre est une ode au bonheur, à la vie et au hasard... 
    J'espère qu'il y aura une suite, car la fin peut y prétendre....

     


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  • L'horizon à l'envers

    Titre : « L'horizon à l'envers »
    Auteur : Marc LEVY
    Genre : Roman
    Éditions : Robert Laffont/Vertilio
    Année : 2016
    Nombre de pages : 418

    Quatrième de couverture :

    Où se situe notre conscience ? 
    Est-ce qu’on peut la transférer et la sauvegarder ? 
    Hope, Josh et Luke, étudiants en neurosciences, forment un trio inséparable, lié par une amitié inconditionnelle et une idée de génie.
    Lorsque l’un des trois est confronté à une mort imminente, ils décident d’explorer l’impossible et de mettre en œuvre leur incroyable projet. 
    Émouvante, mystérieuse, pleine d’humour aussi… une histoire d’amour hors du temps, au dénouement inoubliable, et si originale qu’il serait dommage d’en dévoiler plus.
    Un roman sur la vie, l’amour et la mort… parce que, après, plus rien n’est pareil.

    Mes impressions :

    Le livre commence par cette scène dans laquelle Hope est transportée à l'hôpital, un dialogue étrange à la fois mystique et scientifique se passe entre Luke, Josh et Hope, trois amis inséparables. On devine que ce passage-ci du texte est une parenthèse. Un bond en avant, dans le cours de l'histoire ...

    Puis on remonte dans le temps avant cet épisode...
    L'ambition de Luke et de Josh, scientifiques et étudiants en neurochirurgie, est de réussir à copier le contenu de la mémoire d'un individu sur une matrice numérique, pour ensuite la transposer dans un autre cerveau quand cette personne ne sera plus en vie, il s'agit en quelque sorte d'un clonage.
    Les neuromédiateurs pourraient-ils collecter tous nos acquis, c'est à dire tout ce qui façonne et modifie notre caractère ? Notre personnalité pourrait-elle se loger dans les réseaux des neuromédiateurs ?
    Les trois amis évoquent aussi les avancées de la cryogénisation, et même plus que cela puisqu'ils vont suggérer un recours dans un cas précis.
    La mémoire sauvegardée serait de nouveau réimplanter dans le cerveau de la personne qui a subi une cryogénisation et qui a été réveillée...
    L'idée me paraît dès le début un peu tirée par les cheveux même si on parle de plus en plus de cette pratique encore interdite mais étudiée en Amérique. Elle est comme censée être une solution pour continuer de vivre après une grave maladie... Marc Lévy explique la technique en employant des termes très techniques.
    Marc Lévy reste fidèle encore une fois à ses sujets de prédilection. Il y a de l'anticipation, de la science-fiction, de la neurochirurgie, sous couvert d'une jolie histoire d'amour entre Hope et Josh et une merveilleuse histoire d'amitié.
    Le monde dans lequel évolue cette histoire est la nôtre mais dans un avenir qui pourrait être probable et très avancé en technologie. À ce jour il me paraît invraisemblable mais Marc Lévy nous plonge dans un futur possible avec un peu d'imagination.

    Quand les trois amis apprennent que Hope est atteinte d'une maladie incurable, Josh, va se servir de ces découvertes scientifiques pour tenter de « sauver » l'amour de sa vie et leur histoire d'amour.
    L'intrigue est actuelle, disons contemporaine, elle est un mélange de sciences et de destin personnel. Je trouve cela quelque part émouvant et passionnant. Sans oublier que le suspense est présent.
    Les tenants et les aboutissants des études et des recherches que font Josh et Luke sont bien (trop?) expliquées. Les enjeux économiques, moraux et sociétaux, à propos des expériences que mènent Josh et Luke sur le cerveau et sa cartographie sont assez complexes voire tortueux, pour les personnes comme moi plutôt littéraires.
    Donc ce roman est entre autre l'histoire de trois étudiants, trois personnalités, où se mêlent amitié et amour, science et neurochirurgie.

    Puis il y a la seconde partie du roman dans laquelle le personnage de Melly, fait son apparition. Une pianiste virtuose, avec des parents exigeants, qui va être victime d'un grave accident. Dans cette partie là il y a d'autres enjeux, d'autres rebondissements. Il y a une autre ambiance...les émotions sont toujours présentes, l'intérêt perdure. Il y a un point commun entre tous, vous vous en doutez ! Tous les personnages sont liés par un passé, un avenir et un futur commun mais lequel vont-ils vivre ?

    Le dénouement me laisse un goût d'inachevé et de précipitation. Dommage mais ce dernier est somme toute assez inattendu !
    L'ensemble donne un moment agréable de lecture...
    À lire par les personnes qui veulent suivre les romans de Marc Lévy et ceux qui ne le connaissent pas mais qui souhaiteraient le découvrir.

    Elle et lui 
    Et si c'était vrai 
    Le premier jour 
    La première nuit
    Le voleur d'ombres 
    L'étrange voyage de Monsieur Daldry
    Sept jours pour une éternité 1ère partie BD 
    Sept jours pour une éternité 2ème Partie BD 
    Si c'était à refaire 
    Un sentiment plus fort que la peur


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  • Muchachas Tome 3

    Titre « Muchachas » Tome 3
    Auteur : Katherine PANCOL
    Genre : Roman
    Éditions : Albin Michel
    Année : 2014
    Nombre de pages : 510

    Quatrième de couverture :

    Pour certaines, c’est l’heure de la revanche. Pour d’autres, celle de la délivrance.Ou de l’espérance.Tout se noue, se dénoue, se renoue. Les muchachas avancent à grands pas.On ne sait jamais ce qui va arriver. On retient son souffle, on croise les doigts. Et viva las muchachas ! Pour certaines, c’est l’heure de la revanche. Pour d’autres, celle de la délivrance. Ou de l’espérance. Tout se noue, se dénoue, se renoue. Les muchachas avancent à grand pas. On ne sait jamais ce qui va arriver. On retient son souffle, on croise les doigts. Et viva las muchachas ! Katherine Pancol s'est imposée comme un auteur à succès dès son premier roman (Moi d'abord). Avec la série Les yeux jaunes des crocodiles, La valse lente des tortues et Les écureuils de Central Park sont tristes le lundi, elle est devenue un des plus grands phénomènes d'édition des dix dernières années en France (plus de 6 millions d'exemplaires vendus !) et dans le monde (elle est traduite dans 29 pays dont les États Unis).

    Mes impressions :

    Si le second volet m'avait désintéressée de cette trilogie, je dois dire que cette troisième et dernière partie remporte toutes mes espérances.

    Nous retrouvons les personnages principaux du tome 1 qui m'ont tant plu ! Sont évoqués également ceux qui ont joué un rôle dans le passé comme Lucien Plissonnier père de Stella et de Joséphine, mort et donc absent.
    L'histoire de chacun des personnages ici se densifie, surtout celle de Stella, de sa mère Léonie, de Tom et d'Adrian, ainsi que celle d'Hortense.
    Et puis il y a le personnage de Violette, personnage fourbe et intéressé, qui se sert de Ray pour asseoir son statut d'actrice. L'aspect financier l'intéresse davantage que celui de l'amour.
    Leur histoire se croise, s'entrecroise et tisse un tableau crédible de la société.

    Katherine Pancol à travers ses personnages, célèbre la vie, et décrit leur combat pour que justice soit rendue.
    Les personnages sont attachants, entiers pour certains et cet opus vraiment m'a transportée dans leur vie souvent difficile. Mais j'aime ce côté psychologique de Katherine Pancol. Elle sait nous emmener dans des endroits où la vie et les recoins des âmes, sont pénibles mais elle laisse une porte d'espoir entre-ouverte celle de la vengeance, de la rédemption, du mieux être....
    Ce que je regrette c'est que certaines histoires de ces couples, ne sont pas finies, elles restent en suspens et c'est dommage.

    On retrouve Stella qui va enfin dire à Ray ce qu'elle pense de lui, face à face, et puis Hortense va réaliser son rêve professionnel , Calypso découvre l'amour et la vérité sur sa famille tout en s'épanouissant.
    On peut s'identifier à chacune de ses femmes, qu'elle soit conquérante, audacieuse, rêveuse, amoureuse, bref elles parlent à chacune d'entre nous.

    Je pense sincèrement que le second tome aurait pu être évité. Mais je me délecte toujours autant du style de Katherine Pancol qui sait manier les mots pour nous embarquer dans des univers qui ressemblent à la vie contemporaine.

    Elle mêle douleur, souffrance, espérance et liberté. Sa plume révèle une écrivaine riche de sentiments.
    Sur cette trilogie je peux donc dire sans spoiler qu'elle est le reflet de la société et plus particulièrement des femmes de la société. Katherine Pancol sait nous émouvoir, parle à notre cœur à travers ses personnages.
    Je recommande cette trilogie qui somme toute reste une comédie dramatique mais légère. Sans prise de tête. Mais elle est émouvante.
    Elle est un ensemble cohérent, l'intrigue principale se dénoue, les intrigues secondaires restent plutôt en suspens, alors est-ce une stratégie de Katherine Pancol ? une suite se prépare-t-elle ?. J'ai apprécié la fin du personnage le plus abject, Ray Valenti.

    Les destins des femmes de cette trilogie, se croisent. Elles trouvent leur chemin... une suite pourrait nous parler de leur vie d'aujourd'hui après avoir traversé tant d'épreuves ou réalisé leur rêve....de gloire ou de vengeance ou tout simplement de vie....
    Les trois tomes sont inégaux dans les émotions et c'est parfois ce qui agace.
    Mais je ne me lasse pas du style de Pancol qui malgré tout célèbre la vie autour de femmes déterminées, ambitieuses, voire meurtries....mais qui espèrent des jours meilleurs.

    Muchachas Tome 1
    Muchachas Tome 2


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  • Muchachas tome 2

    Titre « Muchachas » Tome 2 
    Auteur : Katherine PANCOL
    Genre : Roman
    Éditions : Albin Michel
    Année : 2014
    Nombre de pages : 408

    Quatrième de couverture :

    Ces filles-là sont intrépides.
    Elles ne demandent rien aux autres.
    Tout à elles-mêmes.
    Cachent leur peur sous un sourire.
    C'est le plus sûr moyen pour avancer, inventer, s'inventer.
    Elles se sentent pousser des ailes, s'envolent,
    tombent et repartent de plus belle.
    Il y a des secrets, des mystères, des trahisons.
    Des obstacles à surmonter.
    Des mots d'amour lancés à la volée.
    La vie, quoi!

    Mes impressions :

    Comme dans le tome précédent "Muchachas" Tome 1, l'auteure nous fait les descriptions de plusieurs couples.

    Jessica, styliste, est en couple avec David, alcoolique. Elle travaillait avec Hortense mais également avec Astrid, une femme noire magnifique
    Rosie, 35 ans, travaille chez GAP, divorcée, avec deux petites filles
    Heather directrice de publicité chez AOL 32 ans, mène une vie instable. Elles se retrouvent toutes les 4 autour d'un verre...

    Hortense est en manque d'inspiration pour sa collection. Mais grâce à Elena sa logeuse, elle a une révélation et envisage une collection de vêtements particuliers, Elena a l'intention de financer son projet mais on devine que cela ne sera pas un geste désintéressé. Elena cache un secret, sur ses réelles motivations à aider Hortense et à trouver les investisseurs pour la lancer dans le milieu de la mode.

    On retrouve Calypso, timide et sensible, au passé violent, amoureuse secrètement de Gary, elle joue parfaitement du violon et ils sont dans la même école.
    L'histoire de Calypso, son grand-père qui l'a élevée, son passé tumultueux, sont émouvants. Nous sont racontées sa naissance son éducation auprès de grands-parents aimants , et sa mère Emily qui l'a abandonnée.

    On retrouve Joséphine Cortès, qui donne des cours à l'université de Lyon. Elle est spécialiste du Moyen Âge, elle écrit toujours des romans. Dans ce roman elle est suivie et épiée par un homme qu'elle tente d'identifier.

    Et puis il y a Shirley, mère de Gary qui s'attache de plus en plus à Philippe....

    Avec quelques phrases on devine le passé des uns et des autres et certains sont liés.

    Il y a dans ce roman des pensées philosophiques, ou sociétales qui donnent à réfléchir ; comme par exemple la société de consommation qui est redéfinie comme un mal, le système pousse à l'achat, la publicité mensongère est alléchante.
    Dans ce second volet, Katherine Pancol se concentre sur Hortense et j'avoue que cela m'a moins intéressée. J'espérais retrouver Stella, Tom, et Adrian.
    Je dois dire que je suis un peu déçue. Certes les personnages sont denses mais moins passionnants que ceux du premier tome.

    Il est vrai que j'avais hâte de retrouver Stella femme forte et fragile à la fois, conductrice de semi-remorque, qui se révolte contre la violence de Ray son beau-père, mais elle n’apparaît pas dans cet opus et cela me manque car j'attendais vivement la suite de la vie de cette famille, hors du commun.
    Ce deuxième tome commence par les problèmes d'Hortense cette jeune femme qui n'a d'autres soucis que celui de devenir riche et célèbre je la trouve suffisante, orgueilleuse, superficielle. Elle veut être riche et célèbre; se rapproche d' Elena femme connue et reconnue qui est en relation avec des personnes riches.
    Ici il s'agit d'histoires qui se situent du côté de l'art, de la mode, de look. Dans ce tome on retrouve exclusivement Hortense, certaine, de ses capacités artistiques et de son génie. Elle souhaite percer dans le monde de la mode.
    L'arrogance d'Hortense m'a ennuyée contrairement à celle de Calypso qui m'a intéressée, car cette jeune femme qui n'est pas belle a du talent et ce genre de personnage qui tire son épingle du jeu me ravit !
    Son compagnon Gary, prépare un concert avec Calypso, une fille pas très jolie mais talentueuse. Mais trop, c'est trop. Et j'avoue être un peu déçue. Je me dis que le troisième opus, sans doute nous redonnera le goût des personnages du premier tome.

    Katherine Pancol a quand même cette qualité d'écrire de façon à nous embarquer ! Une plume talentueuse, des personnages attachants même s'ils sont secondaires.

    Dommage qu'ici il n'y a pas de grands événements, mais on sait et l'on devine que tous les personnages présents dans le premier tome et le second vont se retrouver, s'unir dans une continuité qui semble logique une fois que le puzzle se met en place.

    Bref, ceci dit, on avance peu à peu dans la logique de ses couples, leur passé et leur souffrance et on devine facilement que tous vont être présents dans le dernier tome pour enfin mettre la dernière pierre à l'édifice.

    Muchachas Tome 1
    Muchachas Tome 3


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  • Muchachas Tome 1

    Titre « Muchachas » Tome 1 
    Auteur : Katherine PANCOL
    Genre : Roman
    Éditions : Albin Michel
    Année : 2014
    Nombre de pages : 432

    Quatrième de couverture :

    Les filles sont partout dans ce roman.
    Elles mènent la danse.
    De New York à Paris, de la Bourgogne à Londres ou à Miami.
    Des filles qui inventent, s’enflamment, aiment.
    Des filles qui se battent pour la vie.
    Et les hommes ?
    Ils sont là aussi.
    Mais ce sont les muchachas qui dansent, dansent, dansent.
    Elles font voler le s destins en éclats.
    Et ça n’en finit pas !

    Après quatre ans d’absence, Katherine Pancol revient avec un nouveau roman : Muchachas, premier volume d’une nouvelle série. Des histoires qui zigzaguent de Paris à Londres, de New York à Miami, de Saint Chaland à Cuba, des ferrailleurs bourguignons à l'univers de la mode et aux studios de musique.

    Mes impressions :

    Nous sommes en hiver, Hortense, styliste de 23 ans, est en couple avec Gary, musicien. Tous les deux sont des passionnés.
    Nous sommes en période de crise économique, Hortense n'a qu'une seule idée en tête, celle de s'installer à son propre compte avant qu'il ne soit trop tard.

    Auparavant, Hortense travaillait pour un groupe, dont Franck est le directeur, puis elle a tout quitté car elle voulait de plus en plus de place, d'espace, de réussite, elle souhaitait qu'il la finance pour ouvrir son propre magasin. Ce dernier n'a pas accepté alors elle a démissionné.
    Hortense a un manque de confiance en elle au niveau professionnel mais elle a un caractère je trouve assez présomptueux.
    Quant à Gary, on apprend qu'avec sa mère ils sont proches tout en étant à distance, son père les a quittés quand il est né.

    Elena Karkhova leur logeuse est excentrique et attachée à Gary lequel lui joue souvent des morceaux de musique.

    Puis il y a Calypso, étudiante à Julliard School, elle est violoniste, elle travaille au café Sabarsky pour pouvoir payer ses études, elle loue une pièce à Mister G, un ami de son grand-père (le cousin du Duke Ellington). Elle rencontre Gary qui est étudiant dans le même établissement qu'elle.

    Stella et Adrian sont un couple, leur fils Tom a 10 ans environ, Suzon, une amie de cette famille vit avec son frère Georges dans la maison voisine à celle de Stella. Adrian n'a pas de papier en règle alors il doit se cacher.
    Stella conduit un semi-remorque dans une société de récupération de métaux. Son amie, Julie, secrétaire dirige l'entreprise Courtois, qui appartient à son père, elle a 34 ans; Stella et Julie se connaissent depuis le CP, s travaillent ensemble depuis 12 ans.
    Stella se souvient de la violence conjugale dont était l'objet sa mère Léonie ainsi que de la violence qu'elle subissait de son père Ray, mais encore de l'inceste et des coups !
    Ray Valenti est un être brutal. Il vit avec sa propre mère Fernande.

    Ray et Fernande, forment un couple infernal qui a pris Léonie la mère de Stella en otage.
    Ray a une double personnalité car en dehors du cercle familial, il est un pompier respecté de tous dans le village, que tout le monde craint, il est violent et tout le monde le sait mais se tait....

    Le monde des adultes peut-être incompétent, distant, lâche, seul Georges aide Stella , c'est même lui qui lui a conseillé de quitter la famille avant qu'il ne soit trop tard mais elle culpabilise de laisser sa mère seule avec deux monstres.
    Ici, se déroule le film de l'enfance de Stella et il est l'objet de la plus grande partie de ce roman.

    Puis il y a le couple Philippe et Joséphine. Lui vit à Londres, ils sont plus ou moins assortis. Elle est professeur et écrivain, lui est dans l'art, peintre.

    On avance dans le temps, Joséphine et sa fille Zoé vivent à Londres depuis 7 mois pour des raisons professionnelles.
    Zoé, 16 ans, amoureuse de Gaëtan, ne voulait pas quitter Paris pour suivre sa mère , on retrouve certains des personnages du précédent livre de Katherine Pancol, mais là j'avoue que je ne me souviens plus de tous. (Cf Les yeux jaunes des crocodiles).

    Becca, et Philippe, ont réussi leur projet de transformer une aile d'église en refuge pour femmes seules, rescapées de la rue, la fondation FWO For Women Only). Shirley s'occupe des repas avec Becca à la fondation. Shirley a un mari Olivier, amoureux de son piano, il la néglige un peu.

    Katherine Pancol nous présente des couples, elle s'attarde plus ou moins sur certains d’entre eux puis les oublie un temps pour le retrouver plus en aval dans le récit, puis elle se concentre sur une famille en particulier, celle de Stella, fille de Ray et Léonie. ,
    Beaucoup de femmes dans ce récit, des femmes trop sûres d'elles ou pas assez, trop fières ou trop humbles, trop sophistiqués, trop ou pas assez naturelles mais toutes entourées d'hommes assez différents. On y découvre la vie plus ou moins difficile de ces femmes.
    Ce roman parle beaucoup de violence faites à ces femmes, battues, violées, martyrisées, maltraitées. Celles qui ne le sont pas, se posent des questions existentielles.

    Au début du récit, je me dis que je ressemble beaucoup à Joséphine, psychologiquement, ses pensées, ses idéaux, sa façon de penser la vie, son attitude face à l'amour, m'ont touchée.

    Sur la maltraitance, l'auteur soulève un thème, une question que je me pose :
    le pardon est-il possible dans la cruauté, existe t-il des circonstances atténuantes pour celui qui violente une femme ? , est-ce que le fait d'avoir été soi-même brutalisé, donne le droit de brutaliser à son tour ?

    Les phrases sont courtes dans un premier temps, et les personnages assez torturés en général. Le rythme est rapide.
    L' écriture est poétiquement douloureuse, quand Léonie se souvient des jours heureux elle dit « Ces jours-là, elle pleure des larmes douces, presque acidulées. Elle sourit en les sentant couler, les attrape du bout de la langue, les goûte comme les perles d'un bonheur retrouvé ».

    Adrian parle de son pays et dit « dans mon pays natal, les gens sont indifférents parce qu'ils sont épuisés par un malheur auquel ils ne peuvent rien. Ils n'ont même plus la force d'aimer. Ils se nourrissent des restes de la vie comme des chats errants, puisent dans les poubelles. Ils gobent sans savoir ce qu'ils avalent. Ce n'est plus un problème ».

    J'aime la façon de Katherine Pancol de parler de ses personnages à travers leurs dialogues, leurs ressentis. Elle a ce talent de nous émouvoir.Je sors de cette lecture bouleversée, la fin abrupte peut surprendre.
    Je sais que m'attend le tome 2 et je sais aussi que je ne vais pas tarder à le commencer !

    Muchachas Tome 2
    Muchachas Tome 3


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