• Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire de Jonas Jonasson

    Titre : « Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire »
    Auteur : Jonas JONASSON
    Éditions : Pocket
    Genre : Roman
    Année : 2012
    Nombre de pages : 506

    Quatrième de couverture :

    Franchement, qui a envie de fêter son centième anniversaire dans une maison de retraite en compagnie de vieux séniles, de l'adjoint au maire et de la presse locale ? Allan Karlsson, chaussé de ses plus belles charentaises, a donc décidé de prendre la tangente. Et, une chose en entraînant une autre, notre fringant centenaire se retrouve à trimballer une valise contenant 50 millions de couronnes dérobée – presque par inadvertance – à un membre de gang. S'engage une cavale arthritique qui le conduira à un vieux kleptomane, un vendeur de saucisses sur-diplômé et une éléphante prénommée Sonja... "

    Mes impressions :

    Nous sommes en 2005, le 4 mai, Allan 100 ans ce jour n'a aucune envie de fêter son anniversaire avec tout le gratin de la ville et les médias  alors il décide de fuir la maison de retraite où il vit.
    Ainsi il se retrouve en cavale et c'est franchement plus marrant. Il fait de son grand âge un prétexte pour profiter de la vie.
    Il se dirige en premier lieu vers la gare et prend un billet pour une destination à laquelle il n'a pas vraiment réfléchi.
    Il rencontre un jeune homme, le premier de son périple, avec le cheveu gras qui lui demande de surveiller un temps sa valise afin d'aller se soulager aux toilettes mais entre-temps le train part et le vieux se retrouve en possession de la valise... Quand le jeune homme sort, et qu'il comprend ce qu'il s'est passé, il est décidé à retrouver Allan coûte que coûte ! Ce jeune homme fait partie d'un gang nommé, « nerver again » et son chef risque de ne pas apprécier la perte de la valise qui est remplie de billets ! Beaucoup d'argent donc ...
    Allan se rend à Byringe, première étape de son parcours. Alors qu'il cherche un endroit pour se reposer et se restaurer il rencontre Julius, sur le terrain d'une propriété, un étrange vieux à-la-queue-de-cheval. Julius va lui proposer le gîte et le couvert.
    Tous les deux plus loufoques l'un que l'autre vont passer une bonne soirée alcoolisée. Le matin ils font une fâcheuse découverte : le jeune homme de « never again » les a rejoints mais tout ne se passe pas au mieux pour ce dernier....
    Quand Allan et Julius ouvrent la valise et voient son contenu l'étonnement va faire suite à une histoire rocambolesque ! Ils comprennent qu'ils risquent d'être recherchés et retrouvés rapidement . Ils s'enfuient donc avec le magot. Sur la route ils rencontrent Benny un marchand ambulant de Hot Dog qui va s'improviser comme leur chauffeur de voiture.
    Sur le route il font une pose avant de rencontrer Mabelle, une personnalité écrasante, une femme propriétaire d'une éléphante, rien que ça !
    Par ailleurs, à la maison de retraite c'est la consternation !
    L''inspecteur Aronsson sera chargé de retrouver Allan. Il va tenter de suivre son itinéraire et vivre des moments palpitants et remuants tout en se heurtant à des malentendus, des quiproquos, des incompréhensions. 

    Dès le début du récit, la personnalité d'Allan est mise en premier plan avec sa philosophie de ne jamais se plaindre et de prendre la vie comme elle vient...
    Je ne vais pas vous en dire plus sur ce qui se passe et sur le parcrous d'Allan, car se serait dévoiler trop d'informations mais autant vous dire que vous ne serez pas déçus !
    Cependant je peux dévoiler sans crainte, que nous voyageons de chapitre en chapitre entre le passé et le présent. Ces chapitres racontent dans un premier temps, la naissance d'Allan en 1905, ses parents, leurs convictions .
    À la mort de ses parents, Allan a 15 ans . Il monte une entreprise de dynamite mais à la suite de cette idée saugrenue et hors du commun, il sera interné dans un établissement pendant 4 ans, puis sera libéré par manque de place et en 1929 les médecins le déclarent définitivement réhabilité à la vie.

    Mais que serait ce roman sans explication sur ce que fût la vie d'Allan ??? L'auteur a bien compris, que pour connaître l'homme il faut être au courant de son histoire et que ses lecteurs aimeraient savoir comment cette dernière a été remplie ! Et c'est là que la magie de la narration opère et que l'intérêt du livre se situe, car Allan réécrit l'histoire et pas seulement la sienne. Il rencontre d'illustres personnages, des chefs d'état, des dictateurs en faisant partie intégrante de grands événements historiques ! En bref il s'approprie l'histoire et l'auteur au passage dénonce quelques aberrations à propos de la conduite de certains gouvernements et autres méthodes politiques historiques.

    Que dire de cette vie d'un centenaire racontée à la Jonas Jonasson, en premier lieu elle est plus que surprenante.
    Dès les premières pages, il y a énormément d'humour et d'ironie décalée.
    Ce livre est écrit comme un film, les séquences sont amusantes, il y a de l'action, ça bouge . L'auteur s'est bien imprégné de l'âge de son personnage principal et donc à 100 ans il n'est pas au mieux de sa forme et ses capacités physiques amoindries sont donc crédibles, car l'auteur s'est vraiment bien mis dans sa peau !
    Tout au long du roman, chaque personnage a un impact sur l’autre, les fuyards, ceux qui veulent récupérer la valise et la police. Ils se croisent, dans des véritables chassés croisés et au final ils se retrouvent tous complices d'une histoire abracadabrante !

    À la fin, le présent rattrape le passé d'une façon invraisemblable et loufoque ! La boucle est bouclée.

    L'auteur, Jonasson à partir de l'idée simple d'un centenaire qui s'enfuit de sa maison de retraite propose au final un étonnant road-movie déjanté et détonnant. Il raconte la vie d'Allan, qui a également participé aux grands événements historiques  mais d'une façon invraisemblable. Allan, personnage un peu naïf traverse les époques, rencontre une galerie de personnages hauts en couleur, participe et vis des faits et nous livre une version d'un monde et de sa vie qui sont jubilatoires.
    Ce livre est magique, il donne la pêche. Il est original, déjanté et résolument réjouissant, sans oublier divertissant et hilarant !

    À mettre dans toutes les mains des lecteurs en manque de sourire !
    Ce roman a été porté à l'écran , je vous fais part de la bande-annonce.

     

     


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     Le voage à Paimpol

    Titre : « Le voyage à Paimpol »
    Auteur : Dorothée LETESSIER
    Genre : Roman
    Éditions : points
    Année : 1980
    Nombre de pages : 155


    Quatrième de couverture :

    " J'étouffe, je vais prendre un bol d'air. A bientôt, je t'embrasse. Maryvonne. " Ouvrière à Saint-Brieuc et mère de famille, Maryvonne disparaît en laissant ce petit mot sur la table de la cuisine. Saint-Brieuc - Paimpol, 45 km en autocar. Rien d'exotique. mais dans sa tête, Maryvonne se fait tout un cinéma. Le quotidien dérape, les personnages aussi, insidieusement.

    Mes impressions :

    J'ai beaucoup aimé la plume de cette auteure qui décrit sans retenue les pensées, les plus sombres, les plus intimes de Maryvonne. Elle parle de son quotidien à l'usine, en tant qu’ouvrière spécialisée, son mal de vivre à côté d'un mari et de son fils de 4 ans qu'elle chérit mais la routine du couple et la lassitude, la fatigue ont fait qu'un jour elle prend l'autocar jusqu'à Paimpol pour se retrouver seule, voir autre chose et souffler un peu. Elle découvre dans un premier temps la joie de la solitude, le bonheur de prendre le temps, de savourer les heures qui défilent sans contrainte. Mais elle n'oublie pas ce qu'elle a quitté et raconte tout au long du livre des moments vécus, de la rencontre avec son mari aux sombres journées à l'usine.

    Le style du roman est simple, la lecture est fluide mais le roman est riche, frais, léger et Maryvonne a beaucoup d'humour.
    Elle écrit avec une originalité expressive, ce qui rend le roman plaisant à lire malgré la dureté de certains passages, comme par exemple quand elle parle des obligations quotidiennes, de la pénibilité de son travail à la chaîne, des gestes répétitifs, la monotonie des jours qui se ressemblent.
    Sa réalité sociale est explicite et nous émeut.
    On s'attache à cette femme, cette épouse, cette mère un peu solitaire et triste qui décide un jour de prendre un bol d'air et sans avertir personne, prend un car qui l'amènera à 45 km de son quotidien épuisant. Sans doute à la recherche d'une nouveauté mais surtout pour souffler et recharger les batteries.
    Elle voulait une journée rien que pour elle, sans mari, sans enfant, sans contrainte. Et puis elle découvre une façon de faire le point, de se poser des questions à défaut des bonnes. Elle laisse ses pensées lui dicter ses activités buissonnières.
    Avec humour, imagination et fraîcheur l'auteure plonge dans ce voyage et en ressort conquis. Ce roman raconte aussi une femme qui se bat dans un milieu ouvrier, où la solidarité ne fait pas défaut ; une femme qui espère un avenir meilleur même si elle sait que cela ne sera pas si facile.
    Mais la fin n'est pas exactement celle à laquelle on s'attend, donc vraiment ce dénouement m'a quelque part bouleversée parce que Maryvonne me semble encore plus seule que ce qu'elle était avant son escapade. Elle méritait plus d'attention. Cet épilogue, rend le livre et son contenu encore plus poignants comme l'est cette femme qui a des valeurs mais qui a souhaiter donner à son existence un peu de fantaisie.

    Un livre qui se lit vite et que je recommande.


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  • Comme un air de famille de Lisa JEWELL

    « Comme un air de famille » de Lisa JEWELL

     

    Titre : « Comme un air de famille »
    Auteur : Lisa JEWELL
    Genre : Roman
    Éditions : France Loisirs
    Année : 2011
    Nombre de pages : 542

    Quatrième de couverture :

    Lydia est orpheline. À 29 ans, cette jeune brillante est un être blessée et profondément solitaire. Un mystérieux courrier va changer sa vie : Lydia, apprend-elle, est le fruit d'un donneur anonyme. D’abord sous le choc, la jeune femme décide de lancer des recherches pour identifier son père, et surtout ses probables frères et sœurs.
    Retrouvera-t-elle Dean, un jeune homme dont la vie vient de basculer, et qui soudain n'a qu’une envie : connaître l'homme à qui il doit la vie ? Ou Robyn, aux prises à d'angoissantes questions sur ses origines, et sur les frères et sœurs nés du même donneur ? Lydia, Dean et Robyn sont-ils tous prêtes à se rencontrer ? Ils l'ignorent encore, mais leur père a décidé de tout faire pour les réunir auprès de lui.....

    Mes impressions :

    Ce roman est un gros coup de cœur, et je regrette de l'avoir laissé si longtemps dans ma PAL.

    1979 : Glenys Pike a 35 ans et Trevor son mari, 5 ans de moins qu'elle. Ils essaient en vain de devenir parents; elle a conclu que son mari est stérile car de son côté elle a fait des examens et tout va bien.
    Elle demande à son beau-frère Rodney beaucoup moins beau mais plus intelligent que Trevor et secrètement amoureux d'elle, de l'accompagner dans une clinique de procréation assistée et de jouer le rôle du futur père et du mari aimant, pour se donner la chance de devenir maman. Trevor n'est bien sûr informé de rien....

    1998 : Lydia Pike, 18 ans, est la fille de Glenys et d'un donneur anonyme. C'est une jeune fille brillante, intelligente. Son père Trevor 49 ans est malade, souffrant d'une maladie chronique pulmonaire. Sa mère est morte quand elle avait 3 ans, on ne connaîtra les circonstances de ce décès que vers les trois quarts du roman.

    Robyn, est âgée de 18 ans en 2000 ; elle se trouve belle, a un penchant pour l’alcool. Contrairement à Lydia, Robyn, sait qu'elle est née d'un don de sperme.
    Elle a cependant un ego surdimensionné et possédait plus jeune de grandes capacités scolaires ; d'ailleurs elle fait à ce jour des études de médecine.
    Elle ne souhaite pas prendre contact avec son père biologique. Elle vit désormais à Londres. Elle travaille, quelques heures par mois, également dans un magasin Zara. Un jour elle rencontre Jack, un client et tombe sous son charme. L'attirance est immédiate.

    2009 : Lydia, de nos jours, vit à St John's Wood. Elle est devenue une jeune femme d'affaire riche grâce à des études scientifiques de chimie et une invention de peinture sans odeur qu'elle a mise au point. Elle a rencontré  Bendiks, un entraîneur particulier du club de remise en forme avec lequel elle entretient une relation particulière. Elle a sa propre gouvernante Juliette, une femme qui prend soin d'elle. Lydia se nourrit mal et boit trop d'alcool, elle vit dans une luxueuse maison. Dixie son amie est une jeune maman depuis peu, elle a rencontré Clem et ils ont eu très rapidement un bébé Viola. Mais Lydia se sent mal à l'aise avec les bébés et en général quand il est question de procréation.
    Lydia se sent différente des autres, dans sa façon d'être et de faire, elle vit dans un malaise, dans un certain mal être.
    Elle est restée trop longtemps repliée sur elle-même. Elle est son pire ennemi. Elle a du mal à grandir ; elle est solitaire, n'a pas de vie, pas d'hobbies, pas de centre d’intérêt.
    Un jour elle reçoit une lettre de son oncle, disparu subitement après la mort de Lydia,
    Dans cette lettre, il est question de son père biologique et de celui qui l'a élevé. Trévor n'est pas son père naturel. Elle apprend qu'elle a été conçue dans une clinique et qu'elle est née d'un don de sperme. Elle est bouleversée par cette découverte.
    Elle hésite longuement mais finit par s'inscrire sur un site WEB, sur un registre de fratries issues de donneurs, pour pouvoir rechercher ses origines, et surtout savoir si elle a des frères et des sœurs.
    Elle apprend que son père biologique est français et que c'est un médecin, pédiatre.

    Et puis il y a Dean, un adolescent de 19 ans, chauffeur poids lourd, au chômage. Il mène une vie dissolue, ne pense qu'à boire et à fumer de l'herbe. Il y a un an, il a rencontré Sky 18 ans, qui très vite tombe enceinte mais l'accouchement ne se passe pas bien et Sky meurt en donnant la vie à un enfant prématuré.
    Dean, dévasté, prend la fuite, il ne veut pas assumer son rôle de père, il ne se sent ni le courage ni la force d'élever Isadora seul. L'enfant sera confiée aux grands-mères.

    Et puis nous faisons la connaissance de Maggie, 53 ans qui rencontre Daniel, également 53 ans, le donneur, mais après quelques semaines d'une profonde amitié amoureuse, il apprend qu'il est atteint d'un cancer en phase terminale... Il va lui avouer un jour qu'il est le père de 4 enfants qu'il ne connaît pas, suite à des dons de son sperme fait, quelques années auparavant et là Maggie, femme au grand cœur va comprendre combien il est important pour lui de retrouver la trace de ses enfants alors elle va tenter de les chercher pour les rapprocher et les rassembler. Avec son accord, elle inscrit Daniel sur le registre des donneurs qui met en contact les enfants nés de ces derniers.

    Prendront-ils tous la décision qui va changer irrémédiablement leur vie ?
    Est-ce que le rêve de savoir d'où ils viennent va devenir réalité, se concrétiser ?. Est-ce que l'appréhension va être combattue, ou sera-t-elle la gagnante ? quel désir sera le plus fort ?

    Tout au long du roman nous suivons ces personnages sur plusieurs années et différentes périodes de leur vie avant d'arriver à aujourd'hui... Ainsi l'auteur place le décor et décrit amplement la mentalité et le vécu de chacun...avant qu'ils n'atteignent l'âge adulte..
    Ils évoluent chacun dans leur environnement et dans leur ville.

    La construction du roman est intéressante, même si au départ elle est perturbante car nous voyageons entre les différentes périodes et vies de chacun des personnages, pour enfin arriver à aujourd’hui....
    Les personnages se partagent tour à tour les chapitres.

    La description de la vie de chacun est lente et nous découvrons peu à peu leur lien de parenté et j'ai envie de dire que nous le découvrons en même temps qu'eux ; ce qui rend le roman bouleversant.

    Leur vécu est très touchant, empli de drames, de tristesse, d'incertitude, de doute et tous ont en eux un profond mal être qui les empêche de devenir eux-mêmes.
    Leurs vies respectives sont singulières et nous interrogent sur la parentalité, les origines, la famille, les liens du sang, et la continuité.
    Ce qui est passionnant dans ce roman c'est la faculté de chacun de se construire une identité, une vie, et sa façon de traiter la vérité.
    Chacun vit la relation à son père biologique de manière différente. Pour certains il y a de l'indifférence, pour d'autres, le manque, ou le besoin de savoir ou même la crainte.
    Mais où est le quatrième enfant ? Pourquoi ne se manifeste-t-il pas sur le registre ?.

    L'histoire avance lentement, elle décrit davantage la psychologie des personnages, leur quête individuelle, leur quête identitaire, leur désir de connaître leur origine.
    Tout cela se mêle à des mystères, des intrigues, des relations parfois étouffées, des non-dits, des secrets de famille qui font des ravages.
    Chacun vit une vie bancale dans laquelle il ne se sent pas vraiment bien et épanoui et ils manquent tous cruellement de confiance en eux.
    Mais peu à peu ils vont prendre conscience du rôle de la vie en général et de chacun dans la leur en particulier.
    Chacun a un besoin vital de trouver en l'autre une trace de son passé. Ils apprennent que la vie ne se limite pas à une seule expérience, tous vont faire du chemin, avancer dans leur propre connaissance. Ils sont tous profondément attachants.

    Ce roman parle de paternité, de lien du sang, de lien fraternel, de filiation, de famille dont les membres vont être mis à rude épreuve mais c'est pour en sortir plus fort et plus conscients. Plus vivants.
    Ils se révèlent à eux-mêmes.
    Seulement , avec cette découverte des origines, y-aura-t-il la promesse d'un nouveau départ pour tous ? Un sentiment d'aller mieux, ou bien est-ce que le passé va les rattraper durement ?
    Les décisions qu'ils prennent, occasionnent ou ravivent les douleurs et la souffrance des drames passés ,et à chaque fois il est question du sentiment d'appartenance, celui du manque, et celui de la place dans la famille.

    Dans ce roman il y a des rebondissements, des événements auxquels on s'attend et d'autres non... Ce qui permet de rester captivés.
    Malgré tout, ce roman est tendre, doux, sentimental, où chacun devra faire face à son passé pour construire un avenir. Il est optimiste et pose la question des révélations, des secrets de famille, de la conséquence des faits, tout ceci dans un rythme mesuré, posé qui permet aux lecteurs comme aux personnages de digérer les informations.

    Et même si on s'attend au dénouement, car il se profile peu à peu au fil des pages, je trouve qu'il est réellement bien construit et écrit.
    Les émotions et les sentiments sont présents sans être envahissants, les personnages sont attachants, vrais, naturels, sincères.

    Ce roman est une bouleversante histoire familiale, dans laquelle plusieurs personnages sont en quête de leur identité et de leur origine, ce n'est pas un roman mélodramatique mais un roman profond, vrai, un livre d'espoir.

     


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  • Les vents de la liberté. Gilbert BORDES

    Titre : « Les vents de la liberté »
    Auteur : Gilbert BORDES
    Genre : Roman
    Éditions XO éditions
    Année : 2015
    Nombre de pages : 440

    Quatrième de couverture :

    1789. Tandis que les rues de Paris grondent des premiers élans révolutionnaires, Augustin Moncellier brûle de douleur et de rage. Son père a été arrêté pour un crime qu il n a pas commis et condamné au bagne.
    Poussé par la volonté de le libérer, par son désir d'aventure et par l 'envie d'oublier un amour impossible, Augustin part vers l'océan. Il trouve un embarquement et quitte enfin les rivages de son ancienne vie. La découverte de la mer est une révélation...
    Fait prisonnier, vendu comme esclave sur les rives de la Floride, il se confronte à l'injustice des hommes, mais découvre aussi l'amour partagé et l'amitié indéfectible.

    Dans les temps tourmentés des dernières années du siècle, Augustin devra affronter bien des épreuves et des tempêtes avant de rentrer enfin en France, acclamé comme un héros par la Convention. La société a changé, des positions se sont créées quand d'autres se sont effondrées. Les amours autrefois impossibles ne le sont plus. Mais les tempêtes politiques sont souvent aussi dangereuses que les coups de mer, et le destin se joue des humains...

    Mes impressions :

    Je tiens à remercier une fois de plus Mélanie ROUSSET des éditions XO pour l'envoi de ce roman.

     Augustin, 17 ans, fils de l'artisan Paul Moncellier, lequel possède une filature est un petit Bourgeois qui voit sa vie basculer le jour où sa mère meurt en mettant au monde son frère Jules puis lorsque son père est arrêté pour un meurtre d'un collecteur des impôts, qu'il n'a pas commis. Ce dernier est envoyé au bagne...

    Avec leur sœur Léa 23 ans, ils sont livrés à eux-mêmes mais essaieront de travailler pour survivre et rester liés. Jules 12 ans n'est pas un garçon calme et choisit la délinquance. Il n'a pas eu la chance comme son frère, du temps de la prospérité et avant la mise en liquidation de l'entreprise familiale, d’apprendre à lire, écrire et de se familiariser avec la musique.
    Depuis la mort de son père Augustin est apprenti charpentier chez maître Vidal, c'est un jeune homme travailleur et estimé de tous.
    Un jour traînant dans les beaux quartiers il est attiré malgré son jeune âge par la marquise de Ruffec, plus âgée que lui et qui voit en lui un musicien doué pour le clavecin mais il est passionné par la mer, le large et se met en tête d'aller faire libérer son père injustement accusé.
    Quant à Léa, elle se verra obliger d'accepter l'offre de Morisson, un veuf qui accepte de l'employer à condition de l'épouser et de lui donner un fils.

    1789 est le siècle des penseurs, Louis XVI laisse son peuple de plus en plus miséreux, les conflits s’intensifient et l'écart entre les riches et les pauvres se creusent.
    Et les routes des trois frères et sœurs vont se séparer.

    Le rêve d'Augustin est d'aller à Rochefort pour embarquer sur un bateau, de devenir mousse et pourquoi pas capitaine.
    Entre 1789 et 1794, il va faire de nombreuses traversées, il va devoir affronter les pirates, les actes de barbarie et les tempêtes mais il sera toujours courageux, vaillant, avec un bon pied marin.

    Les aventures d'Augustin Moncellier sont une véritable épopée. Il part de Paris, appelé par le large et traversera bien des contrées vers le nouveau monde. Il sera simple passager, puis esclave et peu à peu il va montrer combien il est doué pour la mer, la navigation, les stratégies, les batailles, animé par une soif de liberté. Il sera mousse, apprenti, et peu à peu , va devenir l'homme de confiance de divers commandants, il fera sa place et deviendra le « citoyen corsaire », redouté avant de retrouver la France.
    Durant ses traversées et ses escales, il rencontre des personnages tous très différents les uns des autres, amenant une panoplie diverse d'individus haut en couleur.
    Il y aura Frédéric Melun un jeune homme porté sur la boisson et les filles, ils feront ensemble un bout de chemin.
    À son contact, il s'émancipe et perd un peu de sa naïveté. Il acquiert plus d'assurance et de liberté.
    Une réelle amitié née entre eux deux, ainsi qu'une complicité les soutenant respectivement. Nous partageons leur aventure.
    Puis Augustin embarque à bord de la « Belle Sultane ». Très vite, le capitaine s'aperçoit qu'il a le sens de la mer malgré ses bonnes manières et son côté bourgeois. Il sera employé au départ pour faire tous les travaux, laver le pont, aider à la cuisine, apprendre le métier de marin. Il se liera d'amitié avec un jeune homme Jean Bréjun, qui lui, est dépourvu de capacités à devenir un homme des océans.
    Ils vont devoir apprendre que la discipline est la première règle de sécurité sur un bateau. Ils seront très vite confrontés aux dangers de la mer et des océans...
    Un jour l'équipage du bateau marchant sera attaqué par des pirates anglais, qui vont massacrer la plupart du personnel navigant.
    Le capitaine anglais inhumain va le traiter comme un animal ; pourtant derrière cet homme infecte, se cache un être meurtri.
    Augustin va connaître l'horreur, l'humiliation. Il va découvrir le monde horrible de l'océan qu'il n'imaginait pas du tout. Il subit des violences physiques puis l'esclavage, et sera vendu par des pirates espagnols. Il va être acheté pour travailler sur des plantations, et destiné au dur labeur par ses propriétaires. Lui sera le seul blanc parmi des noirs, tous vivant le triste sort encore une fois des brimades et des injures. Au bout de trois mois il va être envoyé dans un village. C'était la première fois qu'un blanc partageait la condition des noirs. Là il rencontre M'nongo, un jeune esclave, un homme avec des qualités, des pensées délicates d'une grande pureté. Malgré la dureté de son existence il est un honnête homme, droit avec des valeurs, sentimental, loyal et gentil, et instruit.
    Malgré l'injustice qui les entoure, ils vont pourtant s’apercevoir que l'amitié n'a pas de couleur et que tous les hommes peuvent vivre côte à côte. Ils connaissent néanmoins la peur et la haine.
    Augustin rencontre également Stilla une jeune esclave, de la plantation de tabac avec M'nongo, ils se lient d'amitié et d'affection.
    Il fera la connaissance d'un maître qui apprécie le fait qu'il soit Français et doué pour les affaires mais les rivalités, la jalousie entre Augustin et les fils de la famille vont perturber la continuité des événements.
    Le propriétaire du domaine veut faire le commerce du coton, et la fabrication des tissus en collaboration avec Augustin, puisqu'il connaît le métier de la filature ; il lui offre le gîte et le couvert et lui promet de se renseigner sur le sort de son père en Guyane.
    Sous ses conditions Augustin accepte mais il demande à ce que M'nongo et Stilla vivent auprès de lui dans sa nouvelle maison dépendante.
    Le maître et Augustin vont collaborer pour la création d'une usine. Mais des menaces pèsent sur Augustin.
    Augustin sait qu'à Paris la ville gronde sous la révolte des Parisiens qui veulent gouverner la ville et le pays.
    Car les tensions entre les nobles et les révolutionnaires sont plus que palpables.

    Le 14 juillet 1793, le port de la Rochelle est en effervescence. Il est parti depuis 2 ans et ses exploits sont connus et rapportés par les navires de Guerre,
    Après 4 années d'absence il appréhende le retour au pays, mais il veut revoir sa sœur Léa, et son frère Jules mais également Madame de Ruffec.
    Le roi Louis XVI est condamné à mort ; il y a alors un long passage historique qui nous aide et nous rappelle et replace le roman dans un contexte historique et là il prend toute son ampleur, la politique reprend le dessus sur l'épopée d'Augustin. Le roman est accompli.
    L'épopée d'Augustin et des amis qu'ils croisent tout au long de sa route est animé. Son retour aux sources lui sera bénéfique et marquera l'entrée dans le nouveau monde, il retrouve un pays très différent de comment il avait laissé.

    Ce roman est une fresque palpitante.
    Certes l'idée de la tolérance de l'acceptation, du racisme est omniprésente au vu de la période historique et les idées avant-gardistes de révoltes sont bien présentes mais persistent ces sentiments d'humanité et d'humilité des personnages principaux.
    Ce livre est un message d'espoir pour l'égalité et la liberté. Mais aussi pour le sens de la famille.
    Poussé par le désir de délivrer son père et de retrouver la marquise de Ruffec, Augustin va apprendre la vie et les tourments et le sens du devoir avec la confiance de la Convention.
    Toute l'histoire est dense, bien construite et passionnante à lire.
    Nous constatons, une fois de plus, que Gilbert Bordes prend plaisir à parler, à décrire, à donner de la profondeur à certains de ses personnages.
    Je ne suis pourtant pas à l'aise avec les romans qui racontent le large, la mer mais ici les différentes personnalités et leurs rôles me font apprécier cette lecture qui reflète la dureté de l'existence. .
    Ce roman est rempli de belles amitiés, il nous saisit par les valeurs de la vie dont il témoigne, comme la fidélité. Cependant d'autres sentiments moins nobles seront présents, comme les trahisons, la vengeance et la haine.
    Il y a l'évocation de la condition des noirs et le regard des blancs est parfois révélateur de la non-acceptation mais dans ce roman, il n'y a pas de revendication, le racisme n'est pas l'idée principale, elle reflète juste une époque et les idées de cette dernière.

    L'été 1793 fait l'objet de la quatrième partie, qui parle de Paris et de la révolution. La guerre est partout, sur la mer, dans les villes et les campagnes.
    Au sein même des familles, les bourgeois et les pauvres se séparent. La république fait sa politique.
    Augustin durant son épopée va partir et revenir régulièrement en France et donc il vit de loin et de prêt l'évolution de son pays. Il nous raconte sa vision du nouveau monde après avoir connu et vécu l'ancien.
    Le rythme est soutenu dans les 80 dernières pages, dans un Paris en révolution. Et cette dernière partie est faite de retrouvailles, de rebondissements étonnants, et même d'alliance et de fraternité entre ennemis.

    L'écriture de ce roman est fluide, rapide, descriptive, juste ce qu'il faut, permet aux lecteurs de ne pas s'ennuyer, de restés captivés.
    J'apprécie beaucoup cet auteur qui est juste et précis, dans la représentation des émotions et des sentiments de ses personnages. Il sait les rendre intéressants. J'apprécie son style qui fournit des récits vivants mais aussi instructifs au niveau historique et ce, sans lourdeur.
    Tout au long il y a des idées de sacrifice, de travail, de liberté ; l'auteur parle d'amitié et d'amour, de différence, de valeur, de condition humaine....À la fin du roman les anciens accusateurs deviennent des sauveurs, la justice est rendue.
    Ce roman raconte le nouveau monde, la victoire de la république, et de celle d'Augustin, connu et reconnu, en tant que capitaine sur les mers.
    Cependant la dernière partie est précipitée à mon sens, trop rapide dans les événements.

    Je rajouterai un bémol en ce qui concerne le trésor trouvé par M'nongo et Augustin, je trouve que cette partie de l'intrigue la simplifie. Je regrette cette découverte qui procure à Augustin une opportunité facile pour venir en aide aux plus pauvres et aux gens qui l'aiment.

    La navigation tient une place non négligeable dans le récit et moi qui ne suie pas attirée par les histoires marines, elle ne m'a pourtant pas gâché la lecture.

    Les personnages dont certains disparaissent puis, réapparaissent comme dans la vraie vie sont nombreux. Parfois sympathiques, parfois détestables, haïssables et souvent, mystérieux avec des blessures intimes ... Ces derniers témoignent, nous font progresser, nous font avancer et c'est sans doute ce que Gilbert BORDES a voulu nous transmettre. Tous les profils sont réunis pour fournir une psychologie vaste humaine.

    Et puis ce roman peut donner l'envie de voyager, de découvrir des horizons nouveaux, d'éveiller des vocations.
    Il initie un jeune homme à la mer, à la vie, aux voyages, au travail et à lui-même, et il entraîner d'autres personnages qui évolueront et changeront au contact d'un Augustin qui vit sa véritable vocation et va découvrir sa vraie personnalité. Alors oui je pense que ce roman m'a apporté beaucoup car il touche du doigt, la nature humaine, l'humanité, l'humilité et la justice.


    Phrases du roman que je retiendrai :

    « Je pense que l'amitié peut naître entre deux hommes dont les nations sont ennemies. Les sentiments humains ne s'occupent pas des frontières ».

    « Si on se connaissait mieux, si on prenait le temps de parler, de construire ensemble, on ne s’entretuerait pas ».

    BORDES Gilbert, Le porteur de Destins
    BORDES Gilbert, Le chemin de Peyrelongue
    BORDES Gilbert, Le silence de la Mule
    BORDES Gilbert, Le chat derrière la vitre
    BORDES Gilbert, Les Terres brûlantes
    BORDES Gilbert, Juste un coin de ciel bleu
    BORDES Gilbert, Le voleur de bonbons


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  • Le vieil homme qui m'a appris la vie de Mitch ALBOM

    Titre : « Le vieil homme qui m'a appris la vie »
    Auteur : Mitch ALBOM
    Genre : Roman
    Éditions : Pocket
    Année :2011
    Nombre de pages : 288

    Quatrième de couverture :

    En matière de foi, il n'y a pas de science infuse. C'est le partage des expériences qui fait la sagesse. À condition de savoir transmettre...
    L'auteur de ces lignes l'a expérimenté. Lui qui, enfant, ne croisait pas son rabbin sans frémir, se trouve aujourd'hui appelé à son chevet : « Accepterais-tu de faire mon éloge funèbre ? ». Et de lui ouvrir son cœur.
    Quant au pasteur Covington, voyou illuminé par la grâce du Christ, il saura lui aussi trouver les mots pour un inoubliable récit de sa vie.
    Ces parcours délivrent un message d'espoir et de tolérance qui fait du bien.

    Mes impressions :

    Cette histoire se déroule sur 8 années et parle de foi et de trois hommes Le rabbi Albert Lewis, le voyou Henry devenu prêtre, et Mitch Albom, l'auteur juif, reporter sportif.

    L'auteur argumente sa foi, et parle de sa vie, ce qu’il est devenu d'un point de vue humain et nous raconte son ascension professionnelle et sociale.
    Il est un reporter sportif connu et reconnu. Mais il a développé un certain cynisme vis-à-vis de la religion.
    Lui, est laïc expert en religion.
    Ces trois hommes sont très différents. Le livre traite de la croyance en général et de leur croyance en particulier.
    Il traite de la foi, mais il ne s'agit pas d'un guide pratique en faveur de quelque religion que ce soit, il a été écrit dans l'espoir que toutes ces confessions puissent trouver quelque chose d'universel dans ce récit.

    Ce livre mêle, le récit de vie d'Henry, des souvenirs d'enfance de Mitch Albom et ceux du Rabbi agrémentés des extraits de ses sermons.
    Mitch nous parle des différences perceptions entre les différents représentants religieux, puis entre les juifs et les chrétiens ainsi que les lieux de culte....
    Mitch va se lancer dans la lecture de livres qui parlent d'autres religions que la sienne ; il s'aperçoit qu'elles ont des points communs.

    Comment et pourquoi est né ce livre ? Un homme de 82 ans, juif rabbin, demande à l’auteur de faire son éloge funèbre, de faire à sa place, ses adieux au monde, le moment venu. .

    Au début, Mitch Albom nous raconte le pouvoir des serviteurs de Dieu, il se rappelle donc Albert Lewis. Cet homme même, qui lui fait cette étrange demande, celle de faire son éloge funèbre. Mitch décide d'honorer cette requête mais pour cela il devra le rencontrer plusieurs fois en tête à tête. Pour apprendre à connaître non seulement le guide spirituel mais aussi l'homme, qui finalement n'est pas si différent des autres malgré son titre religieux.
    Quant à Henry Covington, il est le cadet de sept enfants de Willie et Wilma, ils sont pauvres et vivent dans la banlieue de Brooklyn. Nous sont racontés, son enfance, son adolescence, sa vie d'homme, de mari, de père et le moment où il a touché à la criminalité puis celui, bien des années après , où il a été touché par la chrétienté.
    Henry a été un enfant difficile, un ado délinquant, un mauvais homme est-ce que son âme peut-être encore sauvée ?
    Il a rencontré l'esprit saint plusieurs fois, mais pourtant il va plonger de plus en plus dans la délinquance et mettra du temps à se tourner vers Dieu.

    Qu'est-ce qui a attiré le rabbin à le devenir ? Et Henry à se tourner vers Dieu ? Et Mitch à s'interroger sur les religions ?
    Le rabbi voulait enseigner au départ l'histoire. Mais on lui fait remarquer qu'il a un don pour écouter les enfants en détresse.
    Il est devenu serviteur de Dieu par accident.
    Mitch comprend que le Rabbi est sur terre pour donner aux autres, célébrer Dieu et honorer le monde dans lequel il est.
    Quant à Henry, il avait 14 ans quand son père est mort. Et c'est à l'enterrement qu'il entend parler pour la première fois de Dieu et de Jésus. Sauver plusieurs fois des griffes de la police et des autres voyous, il se promet et promet à Dieu de changer le jour où vient d'échapper à un mort certaine, dans l'obscurité, derrière des poubelles...
    Pour Mitch le fait de rencontrer ce rabbi régulièrement le fait réfléchir sur sa propre existence, sur ses choix.

    Au travers des questions que pose Mitch au rabbi nous découvrons sa vision de la vie et nous communique son optimisme.
    Mitch nous dévoile quelques sermons du rabbi et ils sont de véritables leçons de vie.
    La première question qui vient à l'esprit de Mitch est de demander au rabbi, comment il sait que Dieu existe. Et là Albert Lewis expose les actes quotidiens d'entraide, de soutien, des uns et des autres dans la vie de tous les jours, dont il a été témoin. Il s'agit d'actes de foi. « La foi est dans les actes. Et l'on est la somme de tous ces actes, croire ne suffit pas ».

    Pendant leurs rencontres le Rabbi discourt, ensemble ils rient, lisent les anciens sermons du rabbi et discutent de leur pertinence.
    Ainsi le rabbi va donner des réponses à Mitch en exposant par exemple les différences qu'il y a entre le monde d'avant quand les nouvelles technologies n'existaient pas et celui d'aujourd'hui. Désormais il y a moins de place pour les émotions, les sentiments, on écoute plus avec les yeux et moins avec le cœur. C'est la première douleur ressentie avec des conséquences sur la famille, et la communication.
    Et puis l'essentiel seraient de rassembler les religions et les religieux, de les réconcilier, de ne plus voir la religion de l'autre comme menaçante. L'idée générale est l'importance de réunir les hommes peu importe leur religion. Le rabbi nous apprend à dépasser les préjugés religieux.
    La plupart des religions mettent en garde contre la guerre, et pourtant il y en a de plus en plus de guerre à cause des religions ; plus qu'à cause de quoi que ce soit d'autres et le rabbi affirme que Dieu ne veut pas cela, c'est l'homme qui veut que ce soit ainsi. L'homme détourne la religion pour le pouvoir....et crée les tensions.
    Donc la guerre a le sens que l'homme lui donne.
    Sur le bonheur, sur comment et où le trouver, sur ce qui rend l'homme heureux, il dit qu'il se trouve dans les petits gestes quotidiens, d'entraide, d'aide, de gentillesse, de services rendus, dans un sourire etc.
    Sur la vraie richesse, Le rabbi nous enseigne qu'il n'est pas bon de chercher la reconnaissance dans le miroir de l’autre, de toujours vouloir plus, de travailler plus, et de n'être jamais satisfait de rien. Il faut être reconnaissant de ce que l'on possède déjà car les artifices ne rendent pas heureux, eux.
    Il donne des clés pour être plus en harmonie avec soi-même mais également avec les autres en acceptant les gens tels qu'ils sont .
    Sur la mort, il énonce que les hommes en ont peur car au fond d'eux c'est d'être oubliés qui les effraie.
    Mais la vie s'arrête t-elle à la mort ? Existe t-il une vie après la mort ? Il témoigne des différentes idées sur ce sujet selon les religions.
    Et puis il nous raconte la nature humaine, le bon et le mauvais qu'on trouve dans chaque humain, et il dit vrai quand il dit que le libre arbitre de chacun est ce qui fait la différence.
    Les choses peuvent être bonnes ou mauvaises en fonction de ce que nous en faisons en fonction de notre libre arbitre.
    Il nous dit l'importance du pardon, le demander et l'offrir ; ce n'est pas bon d'être en colère ou avoir de la rancœur.
    Sur le mariage et l'union, il pense sincèrement que deux personnes peuvent s'unir même si elles n'ont pas le mêmes religions, c'est la reconnaissance, la tolérance, le partage. L'union mixte.
    Il nous parle du mariage, de l'engagement, de ceux qui durent, et pourquoi à son avis, certains ne durent pas.
    Il nous dit la famille et l'importance de la transmission des souvenirs.
    Les différentes religions peuvent-elles coexister ? Cette phrase prend tout son sens, après le terrible attentat du 7 janvier dernier. Elles le peuvent avec de la foi mais pas avec de la haine et de l’intolérance.

    Mitch au contact du rabbi trouve des moyens d'être meilleur, il est même motivé à créer un organisme caritatif pour les sans-abri afin de récolter des fonds et les distribuer aux refuges locaux et c'est là qu'il va rencontrer Henry.
    Il va aussi être en relation avec tout un tas de personnages qui vont lui apprendre à penser la vie différemment.

    Ce livre est un roman initiatique, un appel à la tolérance, il a le mérite d'ouvrir l'esprit de certains hommes en parlant des religions mais au-delà de ce discours, il parle des hommes en général et de leur idée, de leur vie, de leur choix.
    Mitch passera 8 années à partager avec le rabbi, ce qui va lui permettre de le connaître, de comprendre sa foi et d'écrire un discours funèbre à la hauteur de l'homme qu'il était. La foi est ce qui le résume.
    Je retiendrai cette phrase : « Une étincelle divine est au fond de chacun de nous, et un jour cette étincelle pourrait bien sauver le monde »

    Le passeur du temps
    La dernière leçon
    Les cinq personnes que j'ai rencontrées là haut
    Pour un jour de plus
    Premier appel du paradis

     


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  •  Samba de Delphine COULIN


    Titre : « Samba »
    Auteur : Delphine COULIN
    Genre : Roman
    Éditions : Pocket
    Année : 2011
    Nombre de pages : 287

    Quatrième de couverture :

    Cours, Samba, cours ! Ainsi parlait l’oncle Lamouna au village quand ils jouaient au cerf-volant. Samba n’est plus au Mali, il est à Paris. Il aime la France, il s’est battu pour y entrer et a travaillé dur. La France ne veut plus de lui : sans carte de séjour, il ne peut pas rester. Cours, Samba, pour échapper aux policiers, à la misère, à l’amertume… Si tu veux survivre, cours, Samba, cours !

    Mes impressions :

    Chose que je ne savais pas en achetant le livre c'est que ce dernier a inspiré le film d'Éric Tolédano et Olivier Nakache sorti en 2014 et dont vous avez sûrement entendu parler ou même visionner.

    Il y a 10 ans, Samba alors âgé de 18 ans, à la suite du décès de son père sur le lieu de son travail, quittait son pays l'Afrique sous les yeux de sa mère et de ses deux sœurs pour tenter de trouver en France de quoi faire vivre sa famille restée au pays et avoir un avenir meilleur. Il passera par le Maroc, l’Espagne puis Paris.
    Aujourd'hui il attend dans une file interminable, devant la préfecture de police, la réponse à sa demande de séjour renouvelable tous les 10 ans. Il travaille et paie des impôts en France depuis son arrivée, mais tout ne se passe pas comme il l'espérait, il est arrêté devant de nombreuses personnes en attente comme lui... un fourgon de police l'amène au loin....Un document, son titre de séjour comporte une anomalie.
    Son oncle qui l'accueille, là où il vit, c'est-à-dire dans une cave humide et froide, sans réelle commodité... Tous les deux vont se soutenir, s'entraider et son oncle même mettra sa « couverture » en danger en lui prêtant sa carte de réfugié. Il devra passer des épreuves morales... difficiles pour tenter de survivre...

    Un roman dans lequel nous sommes directement et pleinement immergés dans le monde des sans-papiers, dans leur combat, leur lutte au quotidien.Il nous rappelle combien la vie peut-être dure et que rien n'est jamais acquis pour ces gens qui méritent respect et tolérance.
    La combativité de Samba, sa bonne humeur malgré tout l'aident à surmonter les épreuves de la non-appartenance à une patrie bien que lui-même, se sente comme étant Français puisque depuis 10 ans, il vit, travaille et paie ses impôts.
    La construction du roman est au début un peu déroutante mais elle est judicieuse car elle permet de voir la vie de ses sans-papiers à travers deux réalités différentes, celle des autorités et celle bien sûr des sans-papiers. Elle retrace le parcours de Samba depuis son départ du Mali, les difficultés pour arriver jusqu'en France. Ce qui peut nous aider à mieux comprendre sa souffrance et la complexité et les problèmes que rencontrent chaque jour les personnes qui luttent contre la peur de se faire arrêter et le combat qu'ils mènent pour faire valoir leur droit après tant d'années de travail en France. Car il est bien évident que la majorité accepte les lois du pays d'accueil et s'y intègre parfaitement.
    Le récit se décompose ainsi : il y a tour à tour des chapitres qui racontent la vie de Samba, avant, pendant et après son passage en France, et le récit raconté par la bénévole d'une trentaine d'année. Et puis il y a des chapitres composés de métaphore sur la vie animale, les migrations et qui sont très bien servies.
    Manu et sa collègue toutes deux bénévoles se battent sur le terrain et administrativement dans un centre, et ce quotidiennement afin d'aider les sans-papiers à ne pas y rester et à trouver enfin une place administrative dans la société. Elles se heurtent aux autorités, à leur hiérarchie mais jamais elles ne baissent les bras.
    Samba rencontre des personnages haut en couleur, comme Wilson, le laveur de vitres avec qui il fera un bout de chemin, puis avec Jonas, qui lui est venu rejoindre Gracieuse son amoureuse dont d'ailleurs Samba tombe amoureux....
    Et il y a son oncle Lamouna, personnage indispensable pour Samba qui l'héberge, l'aide, le conseille, lui prépare à manger. Puis les bénévoles, Manu au caractère bien trempée et sa collègue plus douce, plus posée. Et puis il y a Georgette une vieille dame qui pour survivre va dénicher dans les poubelles de quoi manger ou même vendre aux autres afin d'améliorer ses fins de mois.

    Le fameux papier sera long très long à obtenir et sans garantie aucune et c'est là que le bâts blesse car ces personnes ne se sentent pas comme appartenir à une patrie, ils sentent chaque jour le rejet, la peur de la police et donc la terreur de se faire expulser. Alors qu'ils aspirent seulement à devenir officiellement Français. Et pourtant c'est une bataille juridique continuelle, incessante, désespérante...chaque jour.

    Ce roman est intelligemment écrit car il ne juge pas, ne dénonce pas vraiment mais fait le constat d'une situation souvent désespérée de celle des sans-papiers, qui pour survivre devront faire des activités clandestines, et devront acquérir des combines, vivre au quotidien dans la peur, l'incertitude et souvent le mépris des mieux lotis.

    Ce roman outre l'histoire de Samba, est un roman engagé, rempli d'humanité et d'humilité.

    La fin du récit laisse un goût amer et j'ai versé une larme, tant la douleur des sans-papiers est palpable et touchante. Il y a vraiment de quoi être bouleversés, et nous nous sentons en tant que citoyens, complètement impuissants.
    C'est un un livre émotionnellement intense et qui a le mérite de nous confronter à une situation bien réelle et insoutenable .
    J'avais vraiment envie de voir le film et là j'avoue que j'en ai encore plus le désir.

    du film sorti en août 2014.

     


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  • Irrésistible de Jill SHALVIS

    Titre : « Irrésistible »
    Auteur : Jill SHALVIS
    Éditions : Milady Romance (Ebook)
    Genre : Littérature sentimentale.
    Année : 2012
    Nombre de pages : 285

    Résumé :

    Maddie Moore a tout perdu ou presque : son mec, son job, et sa mère, Phoebe, qu'elle n'a jamais vraiment connue. Tout ce qu'il lui reste, c'est un ego en miettes, un goût prononcé pour les chips au vinaigre et un tiers de l'héritage que Phoebe a laissé à ses trois filles : un petit hôtel qui a vu des jours meilleurs, situé à Lucky Harbor. Alors que Tara et Chloé, ses deux demi-soeurs, ont hâte de vendre la propriété pour retourner à leur petite vie, Maddie se surprend à envisager un avenir dans cette petite ville située en bordure du Pacifique.

    La présence de l'irrésistible Jax, à qui elle a confié la rénovation de l'hôtel, y est sans doute pour quelque chose.

    En effet, celui-ci semble bien décidé à réveiller son cœur....

    Mes impressions :


    J'ai choisi ce livre plus parce qu'il était gratuit, dans la bibliothèque de ma liseuse et comme j'ai vu que l'histoire se déroulait pendant la période des fêtes de Noël, je me suis dit, tiens cela tombe bien. De plus j'avais besoin de lire quelque chose de léger...
    J'avoue que le début trop romanesque et sentimental m'a agacée mais bon. Son style rejoint les tout débuts des romans de la collection Harlequin.

    Maddie, jeune femme, est dans sa voiture à l'époque de Noël et se dirige vers sa ville natale pour y entendre la lecture du testament de sa mère. Morte récemment.
    Son ex l'a plaquée et son patron, la direction des ressources humaines de la société de production dont elle faisait partie, vient de la virer. Elle envisage alors cette échappatoire et cette situation comme un nouveau départ, puisqu'elle se retrouve seule, sans argent et sans travail.
    Elle travaillait dans un bureau où producteurs et réalisateurs passaient leur temps à se disputer. Maddie en raison de difficultés dans sa vie personnelle, notamment violence conjugale, a perdu peu à peu confiance en elle et elle est de plus en plus mal dans sa peau.
    Le testament de sa mère lui apprend qu'elle avait une propriété dans l'État de Washington , appelée l'Auberge de Lucky Harbor.
    Maddie, aujourd’hui 28 ans a été élevée par son père décorateur de plateaux à Los Angeles, il a obtenu la garde de sa fille quand elle avait 5 ans...et elle n'a vu sa mère que 10 fois depuis.
    Elle a deux demi-sœurs, Tara et Chloé nées de trois pères différents. Les trois sœurs vont se retrouver à l'Auberge, suite à la demande et au choix de leur mère qui souhaitait les réunir à son décès.
    En chemin, conduisant trop vite elle renverse pratiquement un motard, elle tombe sous le charme de ce beau jeune homme ténébreux...mais met un terme à leur conversation afin de regagner l'auberge au plus vite. Arrivée sur place, elle fait la connaissance de Lucille la sympathique femme de ménage.
    Cette auberge se trouve dans une station balnéaire de l'État de Washington nichée dans un anse rocheuse.
    Phoebe, mère candide, mais néanmoins une femme adorable aux allures de hippies, envisageait de parler à ses filles pour qu'à sa mort, toutes les trois, s'entendent pour tenir l'auberge en famille. Mais elle n'en a pas eu le temps, la maladie l'a très vite emportée. Son but était de se servir de l'hôtel pour rapprocher ses filles.
    Les trois sœurs sont décrites comme « la sauvageonne », « la souris » ou « la dame de fer », elles sont trois jeunes femmes aux caractères très différents.
    Maddie est la « souris ». Elle est obsessionnelle et finit toujours ce qu'elle a commencé.
    Chacune n'a pas les mêmes ambitions, celle de Maddie est de profiter un peu de l'endroit, du pays et de penser à l'avenir de l'auberge et à son intendance ; alors que Tara « la dame de fer », mariée à un pilote de course, occupe un poste à responsabilités dans une grande entreprise, souhaite, elle vendre au plus vite. Chloé, 24 ans, tente de créer une ligne de cosmétiques naturels. Elle est asthmatique, elle est la « sauvageonne » car plus mitigée dans ses choix.
    Jax (très, voire trop ! Sexy), le maire de la ville et ex avocat dans un « autre vie » fait son apparition. Et avec lui, Maddie va tenter de se reconstruire alors qu'elle refuse toute nouvelle relation amoureuse.
    Chacun des personnages possède des secrets qu'il ne souhaite pas révéler. Ces mystères vont pigmenter l'histoire tout au long du roman et amener des retournements de situations.

    Certes ce roman est un roman plutôt à l'eau de rose qui n'est pas mon genre de lecture préférée. Cependant j'ai passé un bon moment malgré la mièvrerie de la relation entre Jax et Maddie. Et puis vraiment il y a trop de passages, torrides, érotiques.
    Ce qui m'a intéressée c'est la façon dont l'auteur engage et parle des relations filiales et fraternelles. Et puis malgré tout, malgré une forme sentimentale poussée dans le genre, il y a beaucoup à trouver dans les relations humaines et la psychologie des personnages ainsi que dans leur façon d'aborder la vie.
    Les secrets qu'ils ont tous, va donner une dimension autre que celle de sentimentalité.
    À côté de leur relation, les parcours de chacun, jalonnés de difficultés, de soucis et souvent tus, font ressortir ce côté intéressant de la vie. Se battre et ne rien laisser nous détruite. J'ai aimé la combativité de la plupart des personnages. Dommage que le côté trop fleur bleue, trop appuyée des relations sexuelles entre Jax et Maddie, ainsi que trop de sensualité alourdissent le tableau.
    La fin est, bien-sûr attendue, mais avant d'en arriver à cette fin prévisible, il y a quelques rebondissements.
    Le style est fort agréable car il y de l'humour, de la gaieté, bien dosée avec la peine des uns et des autres …
    Malgré les sujets graves abordés, l'auteur sait apporter une touche d'humour et de légèreté notamment grâce aux dialogues remplis d'étincelles, entre les trois sœurs, qui ont donc l'avantage d'alléger les thèmes difficiles.

    À noter que ce roman sera suivie de « Tendrement » et un troisième « Éperdument » qui viennent compléter la suite des aventures des ses trois sœurs...et apparemment cela ne s'arrête pas là puisque l'auteure a écrit carrément une série. Bref cette dernière promet de belles heures de lectures aux fanatiques du genre...

     


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  • Les enquêtes de Setna de Christian Jack

    Titre : « Les enquêtes de Setna - La tombe maudite » - Tome 1
    Auteur : Christian JACQ
    Genre : Roman
    Éditions : Xo éditions
    Année : 2014
    Nombre de pages : 280

    Quatrième de couverture :

    À la cour de Ramsès II, Setna, le nouveau héros  de Christian Jacq, est confronté à de redoutables énigmes
    Setna est un prince, le fils de Ramsès II. Scribe aux vastes connaissances, c’est un brillant magicien, capable de lutter contre les forces du Mal.
    Alors que Ramsès le Grand vient de gagner la bataille de Nubie, une tragédie se produit : le vase scellé d’Osiris, le plus précieux des trésors, qui contient le secret de la vie et de la mort, a disparu.
    Pour contrer les plans du voleur, Setna s’allie à Sékhet, une séduisante jeune femme aux dons exceptionnels, avec laquelle il noue, envers et contre tous, une idylle passionnée.
    Ensemble, ils devront résoudre des énigmes mystérieuses et dénoncer les complots les plus inattendus. Leur amour et leurs savoirs seront-ils assez puissants pour combattre la malédiction ?

    Amour, faux-semblants et conspirations ; le premier volet d’une intrigue au cœur de l’Égypte ancienne.

    Mes impressions :

    Je remercie Mélanie Rousset Assistante de presse, chez XO éditions pour m'avoir envoyé gracieusement et spontanément ce roman à lire.

    Il est le premier volet d'une série ; 4 tomes sont prévus.

    Il commence par ce prologue : un Vieux (comme il est nommé dans le roman) assiste à un étrange phénomène alors qu'il fait le tour de ses vignes. Une violente tempête se lève, il se met à l'abri. Quand le déluge se calme il voit au loin une silhouette qui n'est autre que celle du mage noir, celui qui est capable de déclencher les éléments naturels, les tempêtes, les vents violents. Il est armé d'un poignard...Apparemment il est sorti de nulle part, autrement dit d'une tombe enfouit dans la terre... Il est accompagné de voleurs qui ont dégagé l'accès à la tombe maudite. Le mage profanateur, entre dans la tombe et en ressort avec un vase scellé contenant le mystère suprême, celui de la longévité, le secret de la vie et de la mort.
    Puis il se débarrasse de ses acolytes et se dirige vers l'ouest, vers l'orient.

    Dans un même temps, le général Ramésou fils de Ramsès et d'Iset la belle, combat des pillards dans le désert de Nubie.
    Ramsès le père a une fonction suprême, son autorité naturelle inspire confiance et respect.
    Setna le cadet de Ramésou, le second fils d'Iset la belle ne s'intéresse qu'à la lecture et l'écriture et ambitionne de devenir ritualiste au service de Ptah, le Dieu de Memphis, la vieille capitale de l'ancien Empire, gardienne des traditions. Ramésou lui, veut garantir la sécurité et la prospérité de L'Égypte grâce à son armée contrairement à Setna qui lui déteste la violence.

    Le père souhaite bâtir plusieurs temples et développer une économie prospère alors il a demandé à son fils Setna d'étudier un papyrus consacré aux richesses naturelles de Nubie.
    Mais le mage en possession du vase précieux va modifier les attentes et les décisions de chacun. Comment ce vase a-t-il pu être dérobé alors que Ramsès avait donné l’ordre de le dissimuler dans une tombe réputée maudite et gardée par des spectres. Chaque jour un magicien inspectait les lieux. Pourtant le mage a rassemblé une bande de voleurs et a investi, profané la tombe et s'est emparé du vase sacré.
    Mais quelle est l'histoire de ce vase ? Pourquoi est-il si précieux ?
    Le pouvoir du vase est plus puissant que le pharaon lui-même.
    Comment le mage est-il entré en possession du « Livre des morts » qui contenait le lieu bien gardé du vase d'Osiris.
    La tombe maudite avait été close à l'époque d'un grand pharaon Sésostris III, de manière à protéger de toute atteinte le vase scellé contenant le mystère d'Osiris.
    Séthi le père de Ramsès, avait transmis à son fils les instructions concernant la tombe maudite, en lui recommandant de n'informer qu'un seul dignitaire de ces instructions et de celles concernant ce vase.
    Cet objet renferme le secret de la vie. Quelle est son histoire ?
    Osiris gouverne l'au-delà et juge les actions. En célébrant les mystères d’Osiris, les ancêtres ont recueilli l'énergie immortelle du Dieu dans un vase à jamais scellé qui devait demeurer hors de portée des humains.
    Ramsès a donné l'ordre de cacher ce vase au fond d'une tombe, réputée maudite et inviolable. Mais comme je l'expliquais plus haut, le mage noir à découvert où se situait cette tombe, en se servant des indications du « Livres des morts ». Le mage a su retrouver les formules de destruction dans le « Livres des morts » et a su les utiliser, il a pu briser les défenses magiques de la tombe.
    Depuis, ce trésor est devenu l'arme la plus terrifiante des armes. Le mage transformera le vase scellé en foyer d'énergie négative, il détournera sa fonction pour répandre le mal. Son intention est d'établir le règne de la mort et d'installer sa puissance et son règne. Mais pour cela il a également besoin de la connaissance des adeptes de Sekhmet.
    Et pour détruire l'empire de Ramsès il doit assassiner Ramsès et donc choisir des alliés efficaces.
    Voilà le thème principal du roman et pour mettre en place l'intrigue plusieurs personnages sont présentés. Ils sont tous très intéressants et jouent un rôle important, je vous ai présenté Ramésou et Setna.
    La confrérie des ritualistes a décidé d'admettre en son sein ce dernier. Il a prêté serment.
    À cette occasion le Chauve lui remet une règle de bois graduée qui est la puissance créatrice qu'utilise le Dieu Ptah. Cette règle se nomme « tête et jambe » car elle inspire à la fois la pensée et la démarche. C'est l'expression de la lumière divine, base de toute harmonie.
    Ched est l'ami d'enfance de Setna. Et il est le nouveau directeur de la maison des armes.
    Sékhet est thérapeute, elle s'est toujours intéressée à l'art de guérir, à la magie qui permet d'éloigner le mal. Elle possède le secret de la guérison. Elle est la patronne des thérapeutes et détient le secret de la guérison et de la maîtrise des éléments. Elle est attachée aux vieux intendant qui traquent les menteurs, les tricheurs.
    Sékhet est convoitée par Ramséou qui veut en faire son épouse, mais a 18 ans elle sait ce qu'elle veut et ce qu'elle ne veut pas et une chose est sûre, elle ne veut pas épouser Ramséou.
    À force de pugnacité elle a rencontré la supérieure des ritualistes de Sekhmet la redoutable déesse-lionne qui lui a imposé l'épreuve suprême et lui a permis de devenir son élue.
    Le père de Sékhet, Kékou veuf depuis des années, souhaite le mariage entre sa fille et Ramésou, car aujourd'hui bien qu'étant le superviseur des greniers royaux il désire être nommé ministre de l'Économie, mais est-ce son seul dessein ? Qui est-il vraiment ?
    En repoussant Ramséou, Sékhet compromet l'avenir de Kéko au poste de ministre de l’Économie.
    Setna et Skéhet se rencontrent et tombent amoureux dès le premier regard ; ce qui met en rage Ramséou et perturbe les plans de Kékou. Malgré les rivalités, les tensions et les désaccords des familles, les deux amoureux sont bel et bien décidés à se marier.
    Kékou connaît l'identité du mage voleur, il sait comment il s'est procuré le livre, il en informe sa fille qui sera alors en danger de mort...
    Une nuit alors que des hommes tentent d'entrer chez Kékou pour tuer Sékhet, le Vieux son allié lui vient en aide et participe à sa fuite.
    Avant son départ, il prend soin de lui offrir un âne intelligent, nommé Vent du nord. Et elle se sauve avec son chien Geb.
    Suite au vol du vase et de sa dangerosité, Setna et Sékhet vont devoir s'unir pour repousser malheurs et maladies qui pourraient se déverser sur les deux terres
    Pour cela ils ont en leur possession des objets et des alliés de tailles :la règle en bois de Setna, et une
    amulette en forme de lion, donnée par le Chauve à Setna elle est remplie de pouvoirs. Cet objet rend actif l'air lumineux qui crée la vie. Les accompagneront aussi, l'ânet et Geb le chien de Sékhet.
    Ougès, Routy et Némo seront les 3 militaires proches de Setna qui vont s'allier à lui pour retrouver le mage et ses complices.
    En fouillant le tombe à la recherche d'indice, ils trouvent une bague en stéatite, qui porte le nom de Isrou un syrien...Ils vont alors se mettre à sa recherche.
    Setna doit retrouver le « livre des voleurs » pour empêcher le mal de se répandre ; le trio accompagné de Setna puis de Sékhet devront s'unir pour renverser le maléfice et vaincre l'énergie destructrice.
    En sachant que Kalash chef du cadastre est le complice du mage syrien, les trois acolytes doivent affréter un bâtiment militaire, prendre la direction de Thèbes, pour intercepter le mage syrien et ses comparses.
    Qui était Kalash ? homme riche, marié et père de deux fils. Au retour de la bataille de Kadesh l’armée égyptienne a rasé son domaine et massacré sa famille. Il a décidé de se venger. Kékou a décidé de protéger cet homme. Il a sauvé Kalash, et trahi Ramsès. Qui est vraiment Kékou, quel est son dessein ?
    Ici alors un rebondissement efficace donne un second souffle et de l’intérêt au roman. Les trentes dernières pages expliquent très clairement toute l'intrigue et nous rendent le roman très attrayant.
    Elle nous éclaire sur la mission de Setna, et de celle de Sékhet.
    Dans les dernières pages, un nouveau personnage apparaît, il s'agit d'Abry, convié au ministère de l'Économie afin d'y présenter un rapport sur l'état des finances de la mairie de Memphis.

    La fin de ce premier tome est riche, et laisse présager des enquêtes captivantes. Les personnages et leurs rôles sont identifiés, nommés et les enjeux expliqués ; ce premier tome inscrit toute l'intrigue clairement. Elle devient de plus en plus captivante lorsque l'on connaît ses tenants et ses aboutissants ; ici ils sont clairement exposés. La suite promet des moments d'aventures grandioses sur fond de trahison, de secrets, de conspirations, de jalousie....J'ai hâte de lire le second tome.

    Christian Jacq Égyptologue reconnu, a fourni un grand et beau travail de documentation, de texte, de dessin. Il ne démérite pas.
    L'histoire est bien construite et donc accrocheuse et est accessible aux lecteurs qui ne sont pas adeptes de la civilisation égyptienne.
    Je note un travail colossal sur la culture égyptienne, le roman est très documenté. Il est agrémenté de dessins hiéroglyphes, de rites explicatifs, et de figures qui animent les pages et le contenu bien au-delà du récit.
    Les nombreuses notes explicatives sur l'histoire de l'Égypte nous éclairent sur cette culture particulière.
    Ces précisions rendent vivant les faits historiques ; ce livre est un mélange d'histoire et récit d'aventures.

    J'ai acquis donc des connaissances sur l'histoire de l'Égypte, moi qui au départ n'en suis pas une adepte, j'ai trouvé que cette culture est riche et attrayante de par ses mystères et ses mythes.
    J'ai également pu découvrir divers monuments et lieux cultes et personnages incontournables de son histoire. En voici quelques éléments :
    Memphis est la cité du Dieu Ptah, créateur du monde par le Verbe et patrons des artisans et pi-Ramsès sont les deux Terres.
    Setna est attaché à la vieille cité de Memphis, centre économique des deux Terres, la nouvelle capitale est Pi-Ramsès. Située au nord-est du Delta.
    Néfertiti est la grande épouse royale, femme de Ramsès.
    Thèbes est la grande cité du Sud, domaine du Dieu Amon. Protecteur du roi.
    Le Temple de Louxor, à Thèbes, ondé par Amenhotep III, est le lieu secret du Sud, sanctuaire du Ka royal, qui est, elle-même la puissance indestructible passant de pharaon en pharaon.
    Baken, est le grand-prêtre d'Amon.
    Les serviteurs du Ka sont chargés d'assurer le culte de l'âme immortelle des pharaons de l'âge d'or.

    Un roman que je conseille aux adeptes de Christian Jacq et à l’Égypte et aussi aux lecteurs qui veulent découvrir sa culture et ses mystères. 

    Les enquêtes de Setna, Le livre interdit - Tome 2
    Les enquêtes de Setna, Le voleur d'âmes - Tome 3
    Les enquêtes de Setna, Le duel des mages - Tome 4
    J'ai construit la grande pyramide
    Sphinx


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  •  Monsieur Ibrahim et les fleur de Coran EES

     

    Titre : « Monsieur Ibrahim et les fleurs de Coran »
    Auteur : Eric-Emmanuel SCHMITT
    Genre : Roman
    Éditions : Albin Michel
    Nombre de pages : 85
    ISBN : 978-2226-126269

    Quatrième de couverture :

    A treize ans, Momo se retrouve livré à lui-même. Il a un ami, un seul, Monsieur Ibrahim, l’épicier arabe de la rue.
    Mais les apparences sont trompeuses :
    La rue bleue n’est pas bleue.
    L’arabe n’est pas arabe.
    Et la vie n’est peut être pas forcément triste…..

    Mes impressions :

    Ce livre est avant tout pour moi la rencontre entre deux générations et deux religions sur fond d’amitié vraie et sincère.
    Momo 13 ans très solitaire et isolée, juif, vit avec un papa avocat et laxiste ; sa maman l’a abandonné alors qu’il était encore très jeune.
    Il se met à converser avec Ibrahim, l’épicier Arabe et musulman du quartier.

    Ibrahim va lui enseigner ce qui fait les principales leçons de vie et les vraies valeurs en parcourant une partie du monde.
    Il lui parle du Coran, de son pays et lui apprendra la patience et le pardon.
    Un livre généreux qui vient compléter le cycle de l’invisible d’E.E Schmitt sur les religions et surtout le rapport à l’autre. ( Cinq Romans traitent de ce sujet )
    Un beau roman ! Facile à lire, toujours très agréable avec des phrases courtes, parfois humoristiques mais percutantes comme le sont tous les livres de E.E Schmitt que j’ai lus jusqu’à présent.

     

    La tectonique des sentiments
    La rêveuse d'Ostende
    Odette toulemonde
    Oscar et la dame en rose
     Le sumo qui ne pouvait pas grossir
    Monsieur Ibrahim et les fleurs de Coran  
    Milarepa


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  •  Le sumo qui ne pouvait ps grossir de EES

    Titre : «  Le sumo qui ne pouvait pas grossir »
    Auteur : Eric-Emmanuel SCHMITT
    Genre : Roman
    Éditions : Albin Michel
    Nombre de pages : 101
    ISBN : 978-2226-190901

    Quatrième de couverture :

    Sauvage, révolté, Jun promène ses quinze ans dans les rues de Tokyo, loin d’une famille dont il refuse de parler.
    Sa rencontre avec un maître du sumo, qui décèle un « gros » en lui malgré son physique efflanqué, l’entraîne dans la pratique du plus mystérieux des arts martiaux.
    Avec lui, Jun découvre le monde insoupçonné de la force, de l’intelligence et de l’acceptation de soi.
    Mais comment atteindre le zen lorsque l’on n’est que douleur et violence ? Comment devenir sumo quand on ne peut pas grossir ?
    Derrière les nuages il y a toujours un soleil.

    Mes impressions :

    Jun est un adolescent révolté de 15 ans, maigrichon et grand, allergique au monde et à lui-même ; il refuse de parler de ses parents, car il veut se protéger de la douleur de ne s’être pas assez senti aimé.
    Il a sans doute l’impression qu’ayant été rejeté, il peut refuser à son tour, le monde et seulement vivre de l’argent récolté de ses ventes au coin de la rue.

    Il se sent invisible jusqu’au jour il est rencontre « par hasard » un étrange personnage qui à chaque fois qu’il passe devant lui, lui répète inlassablement «  je vois un gros en toi ».
    Ce personnage s’avère être un maître Sumo ; un jour il invite Jun à un combat de Sumo et là ce dernier a une révélation ; il est conquis par ces hommes à la fois lourds et plein de grâce, au visage serein.
    Shominstu le maître, propose à Jun alors de rentrer dans son centre et de s’entraîner.
    Mais après quelques jours d’entraînement, d’effort et de repas plus que copieux il ne grossit pas et n’acquiert pas les kilos et le mental nécessaire pour être Sumo.
    Alors il décide de quitter le centre.
    A ce moment là, avec Shomintsu ils ont une conversation profonde et enfin Jun pourra comprendre ce qui l’entrave au fond de lui pour pouvoir s’en libérer. Il racontera au maître, son passé qu’il traine depuis des années et parle enfin de sa famille de son père et sa mère.
    Au départ, tout sera difficile pour lui, jusqu’à sa renaissance et à l’acceptation de lui-même et de son passé.
    A force de courage et de volonté, Jun se découvre peu à peu et devient qui il est au fond de lui et ainsi sa vie peut être belle et enrichissante.
    Il comprend que le but n’est pas le bout du chemin mais que l’essentiel et l’important est le cheminement.


    Un livre touchant et rempli de promesse.

    La tectonique des sentiments
    La rêveuse d'Ostende
    Odette toulemonde
    Oscar et la dame en rose
     Le sumo qui ne pouvait pas grossir
    Monsieur Ibrahim et les fleurs de Coran  
    Milarepa

     


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