•  « Mary Ann en automne » de Armistead MAUPIN

     

     

     

     


    Titre : « Mary Ann en automne »
    Auteur : Armistead MAUPIN
    Genre : Roman
    Éditions : Éditions de l'Olivier
    Année : 2011
    Nombre de pages : 318

    Quatrième de couverture :

    Après vingt ans d’exil à New York, Mary Ann revient sur les lieux de sa jeunesse à San Francisco. Trompée par son mari, atteinte d'un cancer elle a décidé de se battre pour changer de vie. Elle est hébergée par son ami de toujours, Michael Tolliver, et retrouve la légendaire Anna Madrigal, qui n’a rien perdu de sa vivacité d’esprit et de son énergie malgré ses 80 ans.
    Mary Ann en automne continue d’explorer ce nouvel ordre amoureux. Michael a épousé Ben mais il reste un séducteur à peine assagi qui observe avec curiosité les évolutions initiées par Facebook ou l’émergence des blogs.

    Mes impressions :

    Je suis définitivement fan de cette série qui ne cesse de m'étonner !

    Avec « Michael Tolliver est vivant »,mettait en scène un personnage clé de cette série.
    Il se heurtait aux désillusions et à l'évolution des mœurs.
    Ici c'est Mary Ann qui est plus ou moins sur le devant de la scène. Elle tient néanmoins le rôle principal eu égard ce qui se passe dans sa vie. Cette dernière est mouvementée et malgré son mariage elle est malheureuse car son mari lui est infidèle et elle apprend qu'elle est atteinte d'une grave maladie...Elle va donc se tourner vers ses amis de toujours pour trouver la force et le courage dont elle a besoin pour affronter cette sombre période.
    Nous retrouvons la plupart des personnages précédents, avec en prime une Anna Madrigal qui est maintenant âgée mais elle vieillit bien à l'instar de la série.
    Elle a près de 80 ans et cependant est beaucoup moins alerte. Nous ne la « voyons » pas souvent mais chacune de ces apparitions laissent des empreintes dans la vie réciproque de nos personnages. 
    Elle reste sereine et remplie de sagesse mais est plus fragile de part son âge et sa santé..
    Mary Ann a quitté son mari Bob pour un temps et souhaite s'occuper d'elle afin de prendre sa vie en main. Parce qu'elle a un cancer elle se fera opérer par la gynécologue de Dede. D'où sa venue à San Francisco .
    Michael et Ben, couple homosexuel est très proche d'elle et ils l'accueillent chez eux le temps de surmonter ces épreuves.
    Jake employé à la jardinerie de Michael est aussi très présent et sa vie est source de complications. Je me demande si Armistead Maupin ne va pas continuer sa série avec un tome sur ce jeune homme. (?)

    Pour ce qui est de ce tome, j'aime comment les personnages se retrouvent, sans rancune. L'amitié est vraiment très importante pour eux et ils se le prouvent. Une affection indéniable les lie, même si elle se heurte parfois aux personnalités propres des amis.
    Je regrette seulement qu'entre Mary Ann et sa fille adoptive Shawna il n'y ait pas eu de rencontres plus évocatrices de parentalité....elles se retrouvent juste à la fin de cet opus.
    Chacun des personnages a ses soucis, ses inquiétudes et il les gère comme il peut en s'aidant de petits instants de joie.
    Maupin fait évoluer ses personnages au rythme du temps et de la société ; eux mêmes se retrouvent face à l'émergence du virtuel, à l'ascension de Facebook, blogs et autres réseaux sociaux sans oublier la précarité. Paradoxe évident.
    Ici nous sommes loin de années 70 [début de la série] mais pleinement dans les années 90.
    Avec humour et sensibilité, délicatesse et même causticité Armistaed Maupin nous parle de nous et de la société mais aussi des relations humaines, des codes sociaux, de l'amour et de l'amitié.

    Le style est toujours aussi agréable, je suis entrée d'emblée dans l'histoire et j'ai apprécié le suspense et l'enquête que mène Shawna, qui font référence et reviennent sur les sujets et acteurs des tomes précédents.

    En résumé, j'ai retrouvé avec plaisir la bande d'amis qui s'entraident et ne s'oublient pas malgré les différences et la distance kilométrique. Je crois que l'auteur veut nous faire prendre conscience que les vrais rapports humains se trouvent dans le réel et peut-être pas toujours dans le virtuel.
    Il porte un œil critique sur cette émergence de nouvelles technologies et leur application.
    J'adhère complètement.
    Pour ceux qui ne connaissent pas cette série je vous la conseille !

    Chroniques, tome 1
    Chroniques tome 2
    Mickael est vivant

     


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    Titre : « Michael Tolliver est vivant »
    Auteur : Armistead MAUPIN
    Genre : Roman
    Éditions : De l'olivier
    Année : 2008
    Nombre de pages : 304 

    Quatrième de couverture :

    Michael Tolliver est vivant. Ses amis se sont perdus dans l'excès ou sont morts du SIDA. Lui a survécu à tout. Il a rencontré Ben, l'amour de sa vie. Mais sa famille se refuse toujours à accepter son homosexualité. Lorsque la mère de Michael tombe malade, c'est pourtant lui qu'elle appelle à ses côtés en Floride.
    À sans Francisco, sa mère spirituelle, Anna Madrigal réclame sa présence. Il est alors confronté à un dilemme : doit-il rester auprès d'Anna ou accompagner dans ces derniers instants cette mère qui l'a rejeté ?

    Mes impressions : 

    Si les six premiers livres décrivaient San Francisco dans les années 70 et 80 avec le sida comme étant le fléau du siècle, dans celui-ci, nous nous situons 20 ans après. Nous retrouvons Michael à plus de 50 ans. Anna Madrigal quant à elle a plus de 80 ans. Le temps a passé. Les vies ont changé, les décors aussi.
    Michael situe brièvement la période présente, mais reviendra tout au long du livre dans les souvenirs avec des phrases explicatives : il raconte la vie des autres membres et de leur joyeuse bande du temps de Barbary Lane. Ce lieu mythique n'est plus qu'un passé chargé d'émotions.
    Il parle de la fin de son histoire d'amour d'avec Thack puis de sa rencontre avec Ben de plusieurs années son cadet. La différence d'âge ne leur fait pas peur. Michael a d'ailleurs un certain côté paternel avec Ben.
    Anna Madrigal est présente dès le début du roman, mais se fait rare.
    Shawna fille adoptive de Mary Ann et de Brian est devenue une adolescente excentrique.
    Brian aussi travaille toujours avec Michael dans la jardinerie … mais les années ont passé pour tout le monde et les premiers bilans sont posés.
    Il ne s'agit plus de saynètes mais d'un roman. Il n'est pas écrit sous forme de sitcom et est nominatif car tout tourne autour de Michael. Cependant ses amis sont encore très présents dans les esprits et les lignes du roman. Nous apprenons le décès de Mona et Mary Ann fera aussi une brève apparition et sera nommée plusieurs fois.
    Au début Michael fait une mise au point de sa vie, de ses choix et de ses attentes.
    Il parle aussi de la disparition de ses proches ; si dans les tomes précédents la bonne humeur était présente en grande partie, ici c'est plutôt la nostalgie (et la tendresse) qui sont le plus présentes.
    Les souvenirs de tous ses amis et colocataires dans l'esprit de Michael sont bien ancrés et j'ai aimé les anecdotes qu'il relate aux lecteurs de temps en temps en guise de rappels mélancoliques.
    On sent la fin de la série et c'est triste quelque part car elle reflète le temps qui passe. Les regrets, les remords mais aussi les joies, tout ce qui fait la vie quoi !. La fin est inéluctable, dans tous les sens du terme.
    Mais j'ai encore une fois de plus beaucoup aimé. Mises à part je dois l'avouer quelques vulgarités dans l'écriture de certaines scènes qui m'ont été pénibles à lire.
    Armistead Maupin est toujours dans cette liberté sexuelle qui tient une grande place. Est-ce qu'il signifie ainsi que le monde a changé en 68 et que les années qui suivent sont le fruit de cette semence ? Peut-être.
    Ce roman se lit vite ; j'y ai trouvé la sincérité, le vague à l'âme, les épreuves et leur conséquences. Tout est écrit encore une fois avec finesse. Sans prise de tête. Les personnages sont touchants. Je me suis laissée emportée par la drôlerie et la légèreté même si quelques sujets graves y sont traités. J'ai envie de dire que ces années décrites sont celles des découvertes, des pardons et que même si la famille et la mère de Michael n'ont pas toujours été présente pour lui il a appris à vivre sans elles grâce à Anna qui elle tient une place plus importante dans son cœur. Les liens du sang ne sont pas toujours aussi forts que les liens du cœur.
    Bref, un roman complet qui plaira sans doute à ceux et celles qui ont lu les 6 livres précédents.

    Pour voir le tome 1 (3 livres)
    Le tome 2 et (3 livres)
    Mary Ann en automne tome 8


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    « Chroniques de San Francisco : T 2 » de Armistead MAUPIN

     

     

     

     


     

    Titre : « Chroniques de San Francisco : Tome 2 » 
    Auteur : Armistead MAUPIN
    Genre : Roman
    Éditions : De l'olivier
    Année : 2006
    Nombre de pages : 873

    Quatrième de couverture :

    « Au fil des années 80 et de six volumes, les Chroniques ont connu, aux États Unis, un succès croissant, critique autant que public : bien au delà de San Francisco et d'un lectorat gay, Maupin a peu à peu conquis une audience internationale qui, pas plus que ses personnages, ne se referme dans un quelconque ghetto. La qualité littéraire y est pour beaucoup : les saynètes qui constituent la trame du récit sont certes tissées de dialogues, mais la justesse parfaite du ton ne soit pas occulter l'écriture. Les chroniques nous promènent dans toute la société, du vernissage au rodéo gay, de la débutante à la punkette, du prête au policier – jusqu'à la Reine d'Angleterre » . Eric Fassin Le Monde.

    Mes impressions :

    C'est avec plaisir que j'ai repris cette saga, pour en lire et en découvrir la suite.
    Dans le premier livre « Babycakes » nous retrouvons Connie l'amie de Cleveland qui a accueilli Mary Ann à son arrivée à San Francisco. Elle fera ici une brève apparition ; Mary Ann et Brian se sont finalement mariés et il a décidé de ne plus être un Don Juan mais y parviendra t-il pleinement ?
    La carrière de Mary Ann dans le journalisme prend beaucoup de place dans leur vie de couple. Brian se sent parfois délaissé...Mais un petit être va faire irruption dans leur vie, il s'agit du bébé de Connie car cette dernière meurt quelques jours après la naissance de sa fille. Elle avait demandé dans une lettre à ce que Brian et Mary Ann l'adopte. Chose est faite. Le bonheur de Brian est total ; cette enfant est ce qu'il souhaitait le plus dans sa vie ; devenir homme au foyer lui convient parfaitement. Mary Ann acceptera le bébé plus par compassion que par réel désir.
    Mona est partie à Seattle et là elle épouse un lord ; il ne s'agit pas d'un mariage d'amour mais de convenance.
    Mickael quant à lui se ne remet pas de la mort de son compagnon Jon ; celui-ci décédé du Sida 3 ans auparavant.
    Dans le second livre intitulé « D'un bord à l'autre » comme son nom l'indique décrit la libération sexuelle et il est question de cette réalité qui rattrape la société ; elle récolte ce qu'elle a semé à la fin des années 60. L'auteur cependant remet à leurs justes place quelques éléments et dément même quelques clichés sur notamment la transmission du virus du Sida, la séropositivité et sa propagation ; ce qui confère à Maupin ainsi un rôle de prévention.
    Il est longuement question ici de conduites sexuelles homosexuelles. L'auteur d'ailleurs narre les « deux bords » et j'avoue avoir trouvé cette partie un peu trop longuette. Surtout les péripéties qui se passent dans le camps Bohemaian Grove et le camps Wimminnwood, qui regroupent respectivement les couples unisexes. L'auteur ironiquement parlent librement des pratiques et des valeurs de chacun ou l'autre sexe est proscrit.
    Seulement je dois dire que l'humour y est à chaque page, le ton est léger. Les lecteurs passent vraiment de bons moments en lisant les histoires de couples.
    Dans le troisième livre « Bye bye Barbary Lane »  j'ai retrouvé les thèmes et l'ambiance caractéristiques chers à l'auteur du début de la saga, c'est à dire l'amitié, les retrouvailles, l'amour, les concessions …
    Les couples hétéro ou homosexuels sans distinction tout au long du livre, se font, se défont, se reforment, se séparent et nous partageons leur quotidien avec un grand plaisir.
    Les thèmes présentés sont le désir d'enfant, la parentalité, la filiation, la perte, le deuil, les carrières professionnelles, les choix de vie, les voyages et toujours le sida. Les chapitres ; voire les saynètes sont plus longs ce qui donne plus de profondeur.
    J'ai vraiment trouvé passionnantes ces démonstrations qui font la vie.
    Comme dans la vraie existence, les personnages ont des défauts, doutent d'eux mêmes mais aussi des autres ; ils s'interrogent, ne disent pas toujours la vérité ; en bref l'auteur par ce moyen signifie que finalement la vie n'est pas toujours simple ; il nous compte les principales priorités de ses personnages mis en scène. Leurs dialogues sont maîtrisés il est alors facile de se représentés les scènes.
    Avec une écriture légère quand il le faut, plus soutenue lorsqu'il parle de sujets graves, il nous montre le côté positif et le côté négatif de l'existence avec tout ce qu'elle peut comporter comme changements et évolution.
    Il y a les petits riens qui nous font sourire ou nous apaisent mais aussi les drames et les tournures des situations qui nous émeuvent. La comédie et le tragique s'y mêlent sans mélo mais avec juste ce qu'il faut de sensibilité.
    Je suis personnellement très attachée à Michael. Personnage complet et altruiste.
    La fin de ce sixième livre composée de quelques rebondissements efficaces nous promet de belles heures de lecture et une suite sans doute mouvementée. Les personnages ont mûri.
    J'en ressors quelque part bouleversée parce que la vie passe, les années sont parfois pesantes ; mais l'amitié vraie elle, résiste le plus souvent à l'épreuve du temps et des désaccords.
    On aimerait faire partie de cette grande famille....même quand les membres s'éloignent géographiquement, ils sont proches par les sentiments. J'adore et j'adhère complètement.

    Le premier tome « Chroniques de San Francisco  » est présenté Ici
    et le troisième « Mickael est vivant » est

    et le dernier Tome sur Mary Ann est .


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    « Chroniques de San Francisco : T 1 » de Armistead MAUPIN

     

     

     

     


    Titre : « Chroniques de San Francisco : Tome 1 »
    Auteur : Armistead MAUPIN
    Genre : Roman
    Éditions : De l'olivier
    Année : 2006
    Nombre de pages : 891 

    Quatrième de couverture :

    « Écrits en grande partie sous forme de saynètes dialoguées, ces romans décrivent mieux que n'importe quel traité de sociologie l'Amérique marginale des années 70 et 80 ; quand San Francisco était le laboratoire de toutes les expériences nouvelles. Amours, liberté, solitude, ambition professionnelle ; fric, joints homosexualité, et son affreux corollaires les SIDA...Tout est minutieusement décrits avec légèreté et brio. C'est criant de vérité et, surtout, ça nous ressemble. On rit, on pleure, on s'amuse, on jubile, on ne peut pas lâcher la tribu : au bout des centes premières pages, on est complètement accro » Michèle Fitoussi Elle. 

    Mes impressions : 

    Quelle détente avec ce livre !
    J'en avais beaucoup entendu parlé et je m'y suis plongée ! Plongée parce que ce pavé fait près de 900 pages et on ne s’ennuie pas une minute !
    Je reculais sa lecture en raison justement du nombre de pages ...Ce qui me fait dire que celui-ci n'est pas un signe de qualité ou de médiocrité ; sauf que lire 900 pages sans perdre le fil, sans lassitude me fait dire que c'est une réussite indéniable.
    Bref vous l'aurez compris, j'ai adoré !
    La quantité de personnages qui d'habitude me lasse et m'embrouille, ici je l'ai très bien supportée. On ne se perd pas ; bizarrement j'ai suivi sans besoin de faire une liste manuscrite de tous les noms.
    Je me suis retrouvée à San Francisco dans ce sitcom version année 70 et je me suis régalée. 

    Ce premier tome est composé de 3 parties : Chroniques de San Francisco, les nouvelles chroniques de San Francisco et autres Chroniques de San Francisco.
    Les personnages ne cessent de se croiser, de se rencontrer de s'apprécier ; de nombreux chassés croisés qui nous font vivre une véritable saga bien ficelée pittoresque et plus que plaisante.
    Il y a Connie, mais aussi Mary Ann Singleton 25 ans un brin naïve, originaire de Cleveland, qui s'installe au 28 Barbary Lane, petit immeuble rempli de locataires célibataires. Madame Madrigal Anna est leur logeuse un peu mystérieuse et extravagante mais fort sympathique, elle considère ses locataires comme ses « enfants », ses chéris.
    Elle fait le lien entre tous et leur permet de se soutenir dans cette période qui n'est pas sans rappeler l'après mai 1968. La libération sexuelle est le trait caractéristique de cette époque.
    Il y a aussi Mona qui travaille dans la publicité, Michael chômeur et homosexuel, Brian Hawkins coureur invétéré de jupon qui n'arrive pas à se fixer.
    Ils sont entourés de DeDe fille d'Edgard, patron de l'entreprise de publicité et beau père de Beauchamp où travaillent Mona et Mary Ann.
    Nous vivons au rythme des travers des uns et des autres sur fond de "libération", d'homoséxualité,  de marijuana ... mais l'amitié a une grande place entre eux et peut faire des merveilles.
    Dans le livre deux , le mystère est dévoilé quant à la logeuse Me Madrigal. Les liens se resserrent entre les personnages et les rapports humains et relationnels progressent.
    Dans le livre trois Madame Madrigal est moins présente ainsi que Mona ; d'autres personnages font leur apparition mais leurs façons d'être restent dans la lignée des livres précédents. Nous abordons ainsi les années 80 avec l'héritage des années 70, avec tout ce que cela implique.
    Dans ce livre il est fortement question de l'affaire "du massacre de Jonestown" , et de son gourou. Ce fait est largement expliqué et explicite. Mary Ann qui est dans le journalisme va en faire une histoire presque personnelle, avec l'aide de DeDe. [ Rappel : c'est en Guyana en 1978, qu'eut lieu le suicide collectif d'une secte américaine : Jim Jones, son chef fut ainsi responsable de 931 morts ].
    Vers la fin l'apaisement général signe l'épilogue et c'est avec impatience que j'ai envie de retrouver tous les personnages dans le tome 2.
    Ce que j'aime aussi dans ce genre de pavé c'est que les personnages évoluent, dans leur vie, dans leur choix. Ils ne sont pas statiques, un peu comme dans la vraie vie.
    Ils sont proches de nous ; émouvants, indécis, tantôt tristes, tantôt joyeux et fragiles. Ils sont attachants. 

    Le rythme est sans répit, les aventures se suivent, s'enchaînent à vive allure surtout dans le livre trois et ce pour notre plus grand plaisir.
    Les chapitres sont courts, bien nommés et délimités, ce qui est vraiment très bien lorsque le lecteur souhaite retrouver un passage précis.
    Tout est parfaitement maîtrisé. Les aventures s'enchaînent, l'amitié est toujours présente dans cette « famille » particulière.
    Vraiment je conseille cette saga à ceux et celles qui ne connaissent pas cette joyeuse bande d'allumés et même un brin provocateurs.
     

    Le tome 2, est présenté ici .
    Le tome 3, relatif à Mickaël est .
    Mary Ann en automne tome 8


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    Titre : « Le meilleur de la vie »
    Auteure :  Cathy KELLY
    Genre : Roman / comédie romantique
    Éditions : Livre de poche
    Année : 2006
    Nombre de pages : 793

    Quatrième de couverture :

    Elles n'ont rien en commun mais seront pourtant bientôt inséparables ! Abby, star du petit écran dont le couple est un naufrage, Lizzie, divorcée qui ne pense qu'aux autres, et Erin, de retour en Irlande après neuf ans d'absence, se retrouvent régulièrement dans le salon de beauté de Sally, mère de famille hyperactive aux soirées très prisées. Dans leur nouveau QG, les quatre femmes vont apprendre à se connaître, partager leurs plus intimes secrets et prendre conscience du lien qui les unit. Et c'est au moment le plus critique, quand le malheur va frapper, qu'elles vont tester la force de leur amitié et apprécier réellement le meilleur de la vie..

    Mes impressions :

    J'ai toujours été attirée par les romans qui parle d'amitié et de complicité. J'ai longtemps été en manque de ces sentiments et même souvent déçue alors me plonger dans un livre qui en parle si bien il n'y avait qu'un pas à franchir et je ne regrette absolument pas.
    Émouvant, drôle, entier, sincère je m'y suis totalement immergée dès les premières pages, lesquelles nous décrivent les différents protagonistes de cette belle histoire.

    Sally Richardson a créé un salon de beauté. Elle est mariée à Steve avec lequel elle a deux garçons, Daniel 3 ans et son frère Jack 4 ans. Elle s'entend très bien avec sa belle mère Delia qu'elle considère comme sa seconde mère puisque la sienne est décédée d'un cancer lorsqu'elle avait tout juste 20 ans.
    D'un naturel enjoué, Sally prend toujours le bon côté de l'existence et ne se laisse jamais aller au pessimisme. Mais voilà que bientôt elle apprendra qu’elle est atteinte d’une maladie incurable.
    Abby Barton quant à elle est une femme de 42 ans qui est devenue célèbre grâce à son émission télévisée « Le grand ménage » qui explique comment mettre de l'ordre dans sa vie.
    Toujours aimable et gentille et à l’écoute des autres, elle est appréciée par beaucoup de ses auditeurs et de son entourage.Elle est du reste un peu fantaisiste. Roxie est sa nouvelle directrice de production. Les deux femmes ne s’apprécient pas beaucoup. Abby est mariée à Tom avec lequel elle a une fille Jess adolescente de 15 ans qui se rebelle comme tous les adolescents. Elle mène sa vie de lycéenne tant bien que mal. Jess est mal dans sa peau et pense qu'elle a un physique ingrat même si sa meilleure amie Steph lui dit le contraire. De temps en temps elle fait du baby sitting pour les enfants de Sally.
    Jess est proche de Tom. Abby s'en ressent comme abandonnée. Tous les trois vivent dans un quartier riche, Dunmore. Leur couple s'est détérioré depuis que Tom proviseur adjoint dans une école n'accepte pas d'avoir un salaire inférieur à celui de Abby. Bientôt elle retrouvera Jay par hasard; un ex petit ami.
    Au travers de la vision et de la vie de Jess et de ses pensées intimes nous sentons explicitement le décalage qu’il y a entre le monde des adolescents et celui des adultes. Jess est l’adolescente de cette histoire, indispensable à ce roman pour être complet.
    Lizzie Shanahan est secrétaire médicale. Ses journées se déroulent toujours de la même façon : travailler dans le cabinet du Docteur Morgan et regarder la télévision. Elle approche de la cinquantaine. Elle m’a parue très attachante parce qu’elle a un manque d’assurance, elle est introvertie, discrète.
    Elle est divorcée depuis 5 ans de Myles.; Il a souhaité retrouver sa liberté et devenir enfin lui même lorsque leurs deux enfants ont quitté le domicile conjugal : Debra qui commence ses études d'infirmière à Dublin et Joe vingt et un an, étudiant aux beaux arts à Londres. Myles s’était marié par devoir mais sans réelle passion: Lizzie étant tombée enceinte.
    Lizzie est toujours très optimiste et compatissante envers les autres. Elle dit que les personnes méchantes ne le sont pas vraiment mais qu’elles ont pris de mauvaises décisions dans leur vie. Et pense que «chacun de nous a une raison d’être triste au fond de soi. C’est ce qui nous aide à comprendre la valeur de ce que nous avons.» Mais elle reste très affectée par sa séparation avec Myles.
    Debra prépare ses noces, elle épouse Barry, ils se connaissent depuis le jardin d'enfant.
    Debra est survoltée à l'inverse de sa mère. Elle est une enfant gâtée qui se lamente sans cesse et n’est pas tendre avec sa mère.
    Sally et Lizzie sont amies depuis que Lizzie est cliente de Sally. Lizzie avait tendance à ne pas prendre soin d'elle car trop occupée à s'occuper des autres.
    Greg et Erin originaires d'Irlande sont toujours très amoureux après 4 années de mariage. Ils rentrent en Europe après l'avoir quitté il y a 5 ans pour travailler à Chicago. Erin n'est pas enthousiaste à l'idée de revenir en Europe en raison de sa famille qu'elle ne voit plus depuis 9 ans. Elle les a fuit en raison des liens familiaux qui se sont détruits. Mais elle est très discrète sur son passé et le mystère plane. Celle-ci n'a jamais caché à Greg qu'elle n'était pas prête à avoir des enfants.
    Greg a accepté un poste dans une multinationale de télécommunications, son bras droit ne sera autre que Steve Richardson. Bientôt Sally et Erin se rencontrent. Si Erin est en souffrance, Sally vit chaque jour avec optimisme et se satisfait de ce la vie lui offre et ceci lui permet de bien vivre. C’est ce qui la rend si attachante aux yeux de ces proches.
    Abby et Sally se connaissent depuis 10 ans. Tom faisait des études avec elle.
    Mais la vie n’est pas toujours simple et nous donne des leçons ainsi que des difficultés et c’est ce que vont vivre nos amies.
    Les thèmes de ce roman sont les ingrédients de toute une vie : désamour, rancœur, trahison, adultère, séparation, divorce, maladie, vie familiale et professionnelle, mais aussi courage, ténacité, retrouvailles, amour, amitié.
    Les Caractères et personnalités des divers personnages sont bien différents ce qui donne au roman une teneur et une densité particulière et une crédibilité indéniable. Il est question aussi, pour une grande place, de la maladie qui arrive par fatalité, elle choisit ses proies au hasard, alors que l’on s’y attend le moins. Ce livre aide à relativiser les petites soucis quotidiens et montre à quel point les relations amicales et humaines peuvent être un soutien important dans les épreuves.
    Le style clair, précis et la personnalité de chacun sont exprimés de façon a donné une image instantanée et précise des caractères de tous les personnages qui sont ainsi emprunts d’une grande densité et sont aussi très humains.
    Pas de pathos dans ce roman. Loin des clichés, il y a tantôt les réalités de la vie, des moments difficiles et d’autres plus légers mais n’est ce pas l’essence même de l’existence ? Tout n’est ni tout blanc ni tout noir, et quand tout va mal, seuls les vrais amis restent...
    On peut s’identifier facilement aux personnages et se dire qu'il faut profiter de chaque jour qui passe parce que derrière chaque difficulté se cachent des instants de bonheur.
    Il est nécessaire d’être courageux et se donner les moyens d’affronter les difficultés même si ce n’est pas suffisant. Mais aussi ne retenir que le bon côté des choses et ne pas prévoir les mauvais qui peuvent nous arriver. Apprécier ce que l’on a à sa juste valeur. Parfois il faut qu’un drame survienne pour réaliser ce qui est essentiel. Nous sommes cependant parfois empli de sentiments contradictoires et des remises en question, se regarder en face et prendre ses responsabilités peuvent s avérer être nécessaire voire primordial.
    Toutes ces amies respectent mutuellement la vie de leurs copines. Chacune d’entre elles est attentive aux autres sans être possessive ni exclusive. Elles mettent chacune une limite à leur implication dans la vie privé et familiale de chacune des autres. Et par générosité et souvenir de l’épreuve qui a touché Sally, elles décident même de créer une association pour venir en aide et soutenir les malades et leurs familles.
    La fin est une apothéose, elle n’est pas complétement une happy end puisque une personne manque à l’appel mais tous les personnages principaux sont réunis pour gouter au meilleur de la vie. Comme vous avez pu le constater, il y a beaucoup de personnages dans ce roman mais ici tous ont des places et des rôles bien différents. Impossible de les confondre.
    Ce roman est rempli de principes qu’il fait bon de relire de temps en temps, des vérités qui nous permettent d’avancer comme celle par exemple qu’il est inutile de s’appesantir sur le passé, ne pas se lamenter mais préparer l’avenir. Alors l’existence peut évoluer et nous pouvons alors élaborer des projets pour les autres et soi même en gardant en tête l’idée de générosité car que serions nous sans les autres ? Je vous laisse y réfléchir et vais encore savourer ce moment de plénitude que me laisse la lecture de ce livre coup de cœur....

    Je retiendrai particulièrement cette superbe phrase «les parents se doivent de donner deux choses à leurs enfants : des racines et des ailes»


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      « La ballade de Lila K » de Blandine LE CALLET

     

     

     

     

     

     

    Titre : « La ballade de Lila K »
    Auteur : Blandine LE CALLET
    Genre : Roman
    Éditions : Stock
    Année : 2010
    Nombre de pages : 393

    Quatrième de couverture :

    La ballade de Lila K, c’est d’abord une voix : celle d’une jeune femme sensible et caustique, fragile et volontaire, qui raconte son histoire depuis le jour où des hommes en noir l’ont brutalement arrachée à sa mère, et conduite dans un Centre, mi-pensionnat mi-prison, où on l’a prise en charge.
    Surdouée, asociale, polytraumatisée, Lila a tout oublié de sa vie antérieure. Elle n’a qu’une obsession : retrouver sa mère, et sa mémoire perdue. Commence alors pour elle un chaotique apprentissage, au sein d’un univers étrangement décalé, où la sécurité semble désormais totalement assurée, mais où les livres n’ont plus droit de cité.
    Au cours d’une enquête qui la mènera en marge de la légalité, Lila découvrira peu à peu son passé, et apprendra enfin ce qu’est devenue sa mère. Sa trajectoire croisera celle de nombreux personnages, parmi lesquels un maître érudit et provocateur, un éducateur aussi conventionnel que dévoué, une violoncelliste neurasthénique en mal d’enfant, une concierge vipérine, un jeune homme défiguré, un mystérieux bibliophile, un chat multicolore...

    Mes impressions :

    Le prologue donne le thème du roman et nous explique dans quelles circonstances Lila K est arrachée à sa mère un matin de 2096, par des hommes en noir. Elle a 6 ans quand elle est transférée dans un centre, mi-pensionnat mi-prison, une sorte de ville dans une ville, où une équipe éducative la prend en charge. Elle nous raconte ses premières semaines dans un environnement qui lui fait peur, un univers étrangement décalé, aseptisé, où les livres ne sont pas les bienvenus…
    Mais qui est Lila K ? Elle crée le mystère. Pourquoi est-elle si différente des autres enfants ? Pourquoi le contact physique avec d'autres personnes la perturbe autant, pourquoi mange t-elle de la nourriture pour chats ?.
    Elle vit dans un monde qui est le sien, celui qui la rassure et elle ne veut pas en sortir. Le rapport des médecins dit : « enfant surdouée, associale, polytraumatisée ». Mais comment en est-elle arrivée là ?
    Elle veut rester dans sa bulle, là où elle se sent protégée. Pourtant elle va rencontrer Mr Kauffman le directeur du centre qui à force de patience, de persévérance va l'aider à surmonter ses premiers troubles.
    Dans un premier temps, elle fait des efforts mais elle ne réussit pas à sortir...elle résiste. Plus tard Kauffman finira par lui inspirer confiance et lui propose des promenades quotidiennes qu'elle va peu à peu accepter. Mais ils sont surveillés par l'équipe et les caméras. Néanmoins il lui fait la promesse de l'aider à retrouver sa mère lorsqu'elle pourra sortir du centre.
    Parce qu'elle a une obsession qui est celle de retrouver sa mère et donc recouvrer sa mémoire perdue elle accepte le long apprentissage que lui propose les éducateurs. Cet apprentissage sera chaotique et difficile.
    Kauffman ne baisse pas les bras et s'attache à l'enfant, comme nous lecteurs, nous sommes plongés dans ses souffrances, elle nous embarque avec elle et nous nous surprenons à vouloir la sortir de là.
    Avec Kauffman elle rencontre la bonne personne au bon moment et ainsi nous montre qu'une personne isolée, seule, peut voir son destin changer même s'il était promis à être sombre et noir.
    Peu à peu Lila se découvre une passion pour les livres, la lecture, les connaissances grâce au directeur qui les aime aussi.
    Mais après quelques années de ce traitement bsé sur la confiance et l'amitié Kauffman meurt d'une crise cardiaque, elle en souffre énormément et se sent comme abandonnée. Elle se promet de ne plus s'attacher aux gens parce que cela fait trop mal quand ils « s'en vont » .
    Fernand sera nommé second tuteur de Lila. Les débuts seront lourds, l'ambiance entre eux deux, délicate mais parce qu'elle n'a qu'une idée celle de retrouver sa mère, elle sait qu'elle doit progresser; elle accepte alors de sortir et manger chez lui. Il lui présente sa femme Lucienne, chétive, dépressive. Lila comprend que cette dernière est triste parce qu'elle est en mal d'enfant....On devine avec ce passage, les ressentis de Lila que provoque le fantôme des rapports qu'elle avait avec sa mère. Le mystère plane toujours sur cette dernière et nous tient en haleine, même si nous comprenons à demi..
    Lucienne tombera enceinte quelque temps plus tard mais cette grossesse est lourde de conséquences et rien ne se passe pas sereinement....Parce que les parents ne sont pas d'accord sur l'avenir de leur enfant, Julienne quittera le domicile conjugal. Lila une fois de plus perd un être cher. Chaque fois qu'elle s'attache à quelqu'un celui-ci lui échappe douloureusement.
    Fernand jouera son rôle éducatif auprès de Lila et deviendra son ami. Il l'aide à affronter sa nouvelle vie.
    Lorsque Lila devient plus forte moralement, l'équipe médicale du centre l'autorise à aller dans la zone extra-muros ; sa passion des livres l'amènera à travailler dans une bibliothèque dans le but secret de trouver des éléments sur sa mère. Elle choisit d'occuper le poste de technicienne qui lui ouvrira les portes du passé grâce à Justinien, jeune homme défiguré qui remontera des archives, des documents et des coupons de presse importants pour elle.
    Elle veut être au plus près de son passé et de la réalité de la zone là où elle vivait avec sa mère avant le centre.
    Cette mère qu'elle a finalement peu connue mais qui pourtant a conditionné le passé, conditionne le présent et conditionnera le futur, l'amènera à enquêter sur elle au moyen de recherches illégales.
    Milo, Mr templeton qui travaillait à la bibliothèque doit fuir pour échapper à la justice. A la bibliothèque il prenait soin de Justinien et secrètement est tombé amoureux de Lila ; en toute pudeur il lui montrera son attention avec des gestes : il prendra des risques pour lui donner le dossier concernant sa mère, ce dossier qui va enfin réconcilier Lila avec son passé. Elle va comprendre d'où elle vient et pourquoi elle est arrivée au centre avec toutes ces blessures physiques et morales. La solitude de sa mère lui a fait perdre pied, je ne vais pas en dire plus pour ne rien enlever au mystère de ce roman que vous trouverez j'en suis sûre bouleversant.
    La fin raconte le passé de sa mère et comment elle en est arrivée à cacher Lila dans un placard pendant des années....Pourtant son amour pour sa mère est incommensurable, inconditionnel parce qu'elle sait qu'elle l'a aimée malgré tout. Elle sent que ce qu'elle a subi n'était pas normal mais elle ne veut pas y penser. Elle trouve à sa mère des circonstances atténuantes, se leurre peut-être mais elle choisit cet état d'esprit sans doute pour trouver la force de continuer à vivre et ne pas sombrer.

    Ce livre est un coup de cœur, il me sera je pense impossible à oublier avec le temps tant il est fort et profond. Cette histoire est bouleversante d'humilité, douloureusement émouvante et nous montre les limites d'une société où tout est contrôlé, visionné, ou les plus forts, dirigent les plus faibles.
    Ce roman futuriste évoque aussi la dérive de cette société fermée hyper contrôlée où bien souvent d'autres choisissent pour nous les chemins à prendre, cette société évolutive, futuriste est inquiétante pour l'avenir.
    Je me suis attachée à cette jeune fille pour qui le simple fait de respirer la fait souffrir et lui demande un effort. Elle est vulnérable et forte à la fois. Loin de ses habitudes celles qu'elles avaient avec sa mère dans un environnement limité, elle montre une forme d'énergie du désespoir.
    Quand elle nous raconte ses troubles, nous avons envie de l'aider à avancer, à aller plus loin pour connaître sa vie et espérer guérir.
    Cette jeune femme est motivée, courageuse, déterminée même si elle a peur de vivre et a peur des autres. Le caractère et la personnalité de Lila nous sautent au visage, ce roman est magnifique.
    On comprend dès le début que ses troubles psychologiques sont directement liés à son passé mais leur nature nous sera dévoilée au fil des pages.
    Lila passe par toutes les émotions quand elle doit commencer à sortir du centre pour de petites ballades, pour se confronter aux autres et à leurs contacts.
    Elle apprend la vie, mais la fuit aussi. Ce qui la motive est l'espoir un jour d'aller à la rencontre de sa mère. Sa ténacité et son courage fait passer son vécu de l'insupportable à l'acceptable. Pourtant sa vie n'est que tristesse et doute. Heureusement que sa vie lui a fait croiser des personnes sincères, entières et compréhensives.
    À la fin on comprend que tout au long du livre elle s'adresse à Milo [ qui est soupçonné de malversations et ennuyé par la justice ] pour qui elle a des sentiments qui la feront espérer malgré la situation de ce dernier en un avenir prometteur.....mais...aura t-elle la patience d'attendre ?

    Court extrait :

    « On passe sa vie à construire des barrières au-delà desquelles ont s'interdit d'aller : derrière, il y a tous les monstres que l'on se créés. On les croit terribles, invincibles mais ce n'est pas vrai. Dès qu'on trouve le courage de les affronter, ils perdent consistance, s'évaporent peu à peu. Au point qu'on se demande, pour finir, s'ils existaient vraiment ».

     


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    Titre : « Le caveau de famille »
    Auteur : Katarina MAZETTI
    Genre : Roman
    Éditions : Gaia éditions
    Année : 2011
    Nombre de pages : 238

    Quatrième de couverture :

    Elle s'est désirée, la bibliothécaire, et lui c'est Benny le paysan. Elledévore avec autant d’ardeur les livres et les produits bio, Benny lui, élève des vaches et n’imagine pas qu’on puisse lire « de son plein gré ».
    Pourtant, ils se sont promis trois essais pour avoir un enfant ensemble. Si cela ne donne rien, c’est terminé pour toujours. Et si ça marche… [Mais chut ! On ne va tout de même pas vous raconter la suite de l’histoire. Néanmoins, les personnes impatientes … pourront en savoir plus…colonne suivante !]
    Comme le disait un critique littéraire suédois : « Le quotidien tue l’amour, la vie de famille l’enterre. » C’est gai. Bienvenue dans le caveau de famille ! Pétillant et jubilatoire.

    Mes impressions :

    Dans « Le mec de la tombe d'à côté » j'avais étais émue par la rencontre de deux êtres que tout séparait. La culture, le niveau de vie, d'instruction, les vies professionnelles ; j'ai presque envie de dire que malgré tout, ces deux là, s'attiraient par leurs contraires.Chacun ne comprend pas vraiment le monde de l'autre, ses désirs, ses priorités. Benny a besoin de sa ferme familiale, de labeur, elle, a besoin de lecture, de vacances...Ils sont aux antipodes l'un de l'autre et pourtant ils se retrouvent dans la tendresse.
    Après une première rupture douloureuse pour tous les deux (fin du premier livre) , Anita une cousine de Benny vient vivre avec lui une histoire d'amour à la ferme pendant un an. Quant à Désirée en mal d'enfant ; et oui l'horloge biologique tourne, elle demande à Benny d'être le géniteur de son enfant... Sans que cela ait des conséquences sur leurs vies amoureuses respectives.
    Elle continuerait à être la bibliothécaire et lui s'occuperait de sa ferme, de ses vaches laitière avec Anita .. Ils se donnent trois essais pour donner la vie....Mais voilà que la nature honore Désirée et lui donne la joie de devenir maman...Elle est enceinte. Anita se doutait de quelque chose depuis quelques temps, les escapades de Benny ne lui ont pas échappées... elle est plutôt peinée de cette situation qui finalement ne laissera présageait rien de positif de son futur puisqu'il n'ira pas en sa faveur. Elle quitte la ferme qu'elle avait arrangé à son goût et Désirée viendra la remplacer. La vie du couple va s'en trouver chamboulée. La naissance a lieu, un petit garçon voit le jour.
    Le quotidien à la ferme n'est pas de tout repos, seulement chacun fera des concessions, Désirée pendant son congé maternité mettra entre parenthèse son métier à la bibliothèque et apprendra à traire les vaches et Benny à changer les couches.
    Désirée fait des efforts mais elle ne comprend pas ce qui motive Benny dans son travail. D'autant plus que l'argent commence à manquer et que le travail fourni, pourtant si dense, intense et difficile ramène peu d'argent à la maison.
    J'ai beaucoup aimé la tendresse sans mot dire qui malgré tous leurs désaccords les unis affectueusement.
    Malgré leurs différences, les problèmes financiers, les épreuves, ils s'entraident. Ils continuent de s'aimer à leur façon sans grande passion mais en étant toujours précautionneux de l'autre. Peu démonstratifs, ils restent très attachés l'un à l'autre. Les sentiments sont là. Vrais et sincères.
    Benny appelle toujours Désirée sa « petite crevette », terme affectueux et doux.
    Les chapitres sont bien découpés : tour à tour, Benny et Désirée s'expriment sur leur vie et parfois même décrive un même événement mais avec leur propre façon de voir les choses.
    Ils racontent leur vision de l'existence, de leur famille, de leur amis, de leur couple.
    Chacun espère secrètement que l'autre abandonne quelques unes de ses valeurs pour les rallier à celles de l'autre, mais peut-on se nier et par là même leurrer l'autre ?
    Dans un langage clair, jubilatoire, tendre,direct Katarina Mazetti continue de nous émouvoir et à faire passer des messages. L'amour ne se réduit pas au sexe, et n'est pas emprunts de grands mots d'amour mais au contraire, de petites attentions au quotidien, d'intentions, de geste tendres. Benny et Désirée apprennent à surmonter leurs soucis et les distances avec un changement de décor car tous deux acceptent de concéder à l'autre la place qu'il mérite.
    Malgré quelques jours en vacances pris pour « se retrouver », au retour les réalités du travail à la ferme les rattrapent ; même si ses quelques moments de répits leur ont donné un nouveau souffle (de courte durée).
    Cinq années passent, les naissances se succèdent, Désirée mettra au monde un second petit garçon et un an après une autre petite fille. On sent que Désirée et Benny sont proches de leurs enfants et cela nous les rend attachants, humains.
    Malgré cela la vie à la ferme pèse à Désirée. Et les rapports entre eux deux se durcissent,...Mais Désirée ne peut se résoudre à vivre sans les siens, sans Benny, son mari. Quant à Benny qui aime profondément Désirée il lui sera impossible à quitter sa ferme pour aller vivre à la ville. Il y est attaché autant qu'à sa famille. Alors ils devront faire des concessions s'entraider faire des efforts pour se comprendre et accepter l'autre tel qu'il est et se remémorer pourquoi ils se sont rapprochés, et, un jour aimés et donc ce qui a touché l'autre au début de leur liaison.
    Les tentations de la crise de la quarantaine sont présentes aussi mais l'amour et le respect de l'autre sont plus importants qu'un coup de canif au contrat. Pour ne pas cesser à la tentation j'ai l'impression que ces deux là ne se forcent pas parce qu'il s'aiment profondément et entièrement malgré la routine et les ennuis qui s'accumulent.On voit deux êtres qui s'attirent, se cherchent s'éloignent mais se retrouvent toujours.
    Les non-dits entre eux, paradoxalement expriment avec subtilité leur attachement respectifs.
    Alors faire des concessions est une forme d'amour sinon LA forme d'amour qui permet d'accepter l'autre tel qu'il est, ne pas le nier, le dénigrer mais l'accepter et tolérer ses défauts.... personne n'est parfait. Finalement l'amour c'est peut-être être près de l'autre tout en lui laissant sa place sans chercher à modifier sa personnalité. Voilà ce que je retiens de ce livre d'amour indéniable.
    Il est une véritable ode à l'amour, au couple, à la famille, aux vrais sentiments de fraternité aussi d'amitié et d’entraide, deux cultures et train de vie différents mais ces deux êtres là sont tellement différents qu'ils en deviennent inséparables.
    Un livre superbe, très bien écrit, facile à lire et très gai malgré tout. Ce roman se déguste comme une friandise !
    À lire !

     


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    « Le mec de la tombe d'à côté » de Katarina MAZETTI

     

     

     

     

     

    Titre : « Le mec de la tombe d'à côté »
    Auteur : Katarina MAZETTI
    Genre : Roman étranger
    Éditions : Actes Sud, collection Babel
    Année : 2009
    Nombre de pages : 255

    Quatrième de couverture :

    Désirée, se rend régulièrement sur la tombe de son mari, qui a eu le mauvais goût de mourir trop jeune. Bibliothécaire et citadine, elle vit dans un appartement tout blanc, très tendance, rempli de livres. Au cimetière, elle croise souvent le mec de la tombe d'à côté, dont l'apparence l'agace autant que le tape-à-l'œil de la stèle qu'il fleurit assidûment. Depuis le décès de sa mère, Benny vit seul à la ferme familiale avec ses vingt-quatre vaches laitières. Il s'en sort comme il peut, avec son bon sens paysan et une sacrée dose d’auto-dérision. Chaque fois qu'il la rencontre, il est exaspéré par sa voisine de cimetière, son bonnet de feutre et son petit carnet de poésie. Un jour pourtant, un sourire éclate simultanément sur leurs lèvres et ils en restent tous deux éblouis... C'est le début d'une passion dévorante. C'est avec un romantisme ébouriffant et un humour décapant que ce roman d'amour tendre et débridé pose la très sérieuse question du choc des cultures.

    Mes impressions :

    Quelle fraîcheur que ce roman. ! C'est l'histoire d'une rencontre de deux personnes dans un lieu peu commun, un cimetière et de leur histoire d'amour.
    Désirée 35 ans, est veuve et elle vient souvent se recueillir sur la tombe de son défunt mari. Elle est érudite et travaille dans une bibliothèque dans la section Jeunesse et sans doute qu'elle a gardé son âme d'enfant.
    Lui, Benny 36 ans vient passer du temps sur la tombe de ses parents. Vieux garçon bourru il vit seul désormais dans sa ferme et élève des vaches. Il ne jure que par son dur labeur et aimerait bien rencontrer une femme qui aspire aux mêmes tâches et vie que lui.
    Tout les séparait, lui compare les femmes à un troupeau qu'il faut lever de temps en temps et elle qui est romantique et écrit des poèmes. Tour à tour, alternativement chacun explique comment le premier regard a tout changé entre eux.
    Finalement ils se rejoignent et finissent par s'aimer. Mais le choc des cultures sera rude et viendra à bout de leur histoire d'amour.
    Chacun souhaite que l'autre change et adopte sa façon de vivre et ses goûts. Mais y arriveront-ils sans se mentir et en restant fidèles à eux mêmes ?
    Benny et Désirée n'ont pas voulu tenter l'expérience pleinement mais ils continueront de s'aimer à distance malgré leur style de vie différents.
    J'ai trouvé ce livre, fort, parfois triste, parfois gai ! Je me suis attachée aux deux personnages qui essaient intimement de construire une belle histoire. Ils ne s'avouent pas tout ce qu'ils pensent parce qu'il finissent par tellement se connaître que ça devient superficiel.
    Les stéréotypes et les idées reçus sur les paysans et les intellectuels sont présents et ancrés et c'est ce qui fait le charme de ce roman.
    Chacun essaie de garder sa place et à la faire accepter par l'autre. Mais le naturel et les différences seront les plus forts.
    Peut-on rester soi-même en adoptant une vie que l'on ne choisit pas ?
    Les opposés s'attirent-ils ?
    Leur quotidien est fait de pulsions et de raisons; ils passent du temps ensemble, tantôt chez l'un, tantôt chez l'autre et ils essaient chacun de faire franchir à l'autre la barrière sociale avec tendresse et parfois dureté.
    Avec sobriété et humour, nous vivons cette délicate histoire d'amour avec délice.
    La fin demande beaucoup de courage à Désirée et confère au roman une ouverture sur un possible....
    Sans tomber dans la mièvrerie, ce livre est un condensé de tendresse, d'affection, de sensibilité, d'humour et de vivacité. Il se lit vite, le style est limpide. Les métaphores pleuvent et les altercations entre Benny et Désirée nous font souvent sourire.
    Un livre que je recommande.
    Ce roman a une suite qui se trouve ici :« Le caveau de famille »

     


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    Titre : « À Mélie sans mélo » 
    Auteur : Barbara CONSTANTINE
    Genre : Roman
    Éditions : Livre de poche
    Année : 2010
    Nombre de pages : 250

    Quatrième de couverture :

    Mélie, soixante-douze ans, vit seule à la campagne. Sa petite-fille, Clara, vient pour la première fois passer toutes les vacances d'été chez elle. La veille de son arrivée, Mélie apprend qu'elle a un problème de santé... Elle verra ça plus tard. La priorité, c'est sa Clarinette chérie ! Mélie, le mélo, c'est pas son truc. Elle va passer l'été (le dernier ?), à fabriquer des souvenirs à Clara. Des rigolos. Comme regarder pousser les bambous en écoutant la Traviata, chanter sous la pluie des chansons de Nougaro, goûter les mauvaises herbes qui poussent le long des chemins. Il y a aussi... le vieux Marcel qui va apprendre à Clara à faire de la mécanique, Fanette, sa mère, qui va lui trouver un beau-père ; Bello, son parrain, qui va agrandir sa bande de filleuls musiciens. Et puis, comme la vie est vraiment dingue des fois, il y a Mélie quoi va enfin rencontrer le grand amour... Cent cinquante ans à eux deux ? Mais quand on aime, on ne compte pas !

    Mes impressions :

    Quel livre !!!! Je sais qu'il me restera longtemps en mémoire, j'ai eu du mal à quitter les personnages qui m'habitent pleinement. Voici quelques heures que je l'ai terminé et j'en suis toute imprégnée.

    J'avais beaucoup aimé, Tom, petit Tom tout petit homme et À Mélie sans mélo est de la même lignée. Il aborde des thèmes semblables.
    C'est un livre sur la vie, le temps qui passe, trois générations se croisent, vivent ensemble, s'apprennent ! Un livre qui ravira les jeunes, les moins jeunes et les personnes âgées parce qu'il fait appel aux sentiments, à l'émotion et à l'humilité et même au passé.
    L'amour est dans toutes les pages, qu'il soit filial, amical, d'adoption ; il est vrai, sincère et tolérant.
    J'ai trouvé dans ce livre de la fraîcheur, parfait pour cette fin d'été caniculaire mais aussi de quoi me réchauffer le cœur pour cet hiver. Vraiment je vous le conseille; il est vraiment incroyable.
    Il bouleverse, il émeut.
    Mélie est exceptionnelle, elle vit à la campagne, près de la nature. Clara sa petite fille a 10 ans. Fanette la fille de Mélie l'a prise sous son aile à l'âge de 5 ans, en Colombie alors qu'elle était en mission humanitaire.
    Elle est médecin comme Gérard, son ami qui vient d'être quitté par Odile sa femme et mère de ses trois enfants...
    Il y a Bello, la parrain de contrebande qui chaque fois qu'il rencontre un enfant devient ou presque son filleul … il est le parrain aimant et attachant, et puis il y a Marcel, lui est le meilleur ami de Fernand décédé à ce jour mais qui était le mari de Mélie... Et puis Antoine « l'amoureux » de Clara qui vient passer quelques jours de vacances en compagnie de cette joyeuse bande car même si les difficultés de les épargnent pas, ils font face et se serrent les coudes et se transmettent des valeurs.
    Je suis de suite entrée dans le roman ; le fossé des générations ici n'est pas palpable et ça fait du bien.
    Il y a de l'insouciance, même si parfois les rôles s'inversent ou que les souvenirs de Guerre sont là pour ne pas oublier...
    Les personnages sont authentiques, hauts en couleur, touchants, heureux de vivre même si ils sont inquiétés sans le dire par la santé qui n'est pas toujours parfaite...
    L'écriture est riche, méticuleuse mais jouissive, insouciante mais tellement posée et précise. Il y a des jeux de mots, des situations cocasses comme des pannes de voiture ou d'appareil électro ménager provoquées juste pour que le réparateur (Marcel se sente utile) ; Un lit et une chaise qui pensent et parlent, plein de bons sentiments, et la certitude que la vie parfois ne tient à rien et qu'elle peut-être simple même lorsqu'elle est compliquée, il suffit de prendre le temps de la regarder ; comme le font Mélie et Clara assises et qui contemplent une araignée tisser sa toile avec patience et attention ou même les bambous qui parait-il grandissent de 15 à 20 centimètres par jour, mais encore faire du vélo à en avoir mal aux jambes et se sentir vivant.
    Ce roman parle aussi des premières fois et peut-être des dernières. Il est malgré tout une invitation à la plénitude.
    À un moment donné Mélie écrit un Email a sa fille et elle lui dit :

    « Ps : Le petit jeune homme du cybercafé m'a appris à dessiner ce chat :

       (\_/)
    (=' .' =)
     (")_(")

    Tu te rends compte, c'est fait qu'avec des guillemets, des tirets, des apostrophes, des points, des parenthèses »
    Finalement je me dis que la vie c'est AUSSI s'émerveiller de tout...

    Chapeau bas madame Barbara CONSTANTINE !

    J'ai également beaucoup aimé « Et puis Paulette ...»

     


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  • «Et puis Paulette ...» de Barbara CONSTANTINE

     

     

     

     

    Titre : «Et puis Paulette ...»
    Auteur : Barbara CONSTANTINE
    Genre : Roman
    Éditions : Calmann-Lévy
    Année : 2012
    Nombre de pages : 305

    Quatrième de couverture :

    Ferdinand vit seul dans sa grande ferme vide. Et ça ne le rend pas franchement joyeux. Un jour, après un violent orage, il passe chez sa voisine avec ses petits-fils et découvre que son toit est sur le point de s’effondrer. À l’évidence, elle n’a nulle part où aller. Très naturellement, les Lulus (6 et 8 ans) lui suggèrent de l’inviter à la ferme. L’idée le fait sourire. Mais ce n’est pas si simple, certaines choses se font, d’autres pas…Après une longue nuit de réflexion, il finit tout de même par aller la chercher.
    De fil en aiguille, la ferme va se remplir, s’agiter, recommencer à fonctionner. Un ami d’enfance devenu veuf, deux très vieilles dames affolées, des étudiants un peu paumés, un amour naissant, des animaux. Et puis, Paulette…

    Mes impressions :

    Un vrai coup de cœur avec ce quatrième roman de cette auteure que j’affectionne tout particulièrement ! Je ne suis pas déçue par cet opus là !
    Il se situe dans la veine de «Amélie sans Mélo »... et je suivrais absolument cette auteure talentueuse ! ce roman est tout en douceur, sentiment, sensibilité comme je les aime.
    Ferdinand sauve in extremis Marceline sa voisine du suicide, lui c’est ce qu’il croit mais était-ce vraiment un suicide ? ou seulement un souci de tuyau de gaz défectueux ???. La vérité est que l’installation de la maison de Marceline n’est pas aux normes et que cela peut être dramatique. Il s’en rend compte lorsque après un violent orage, la toiture cède....Après quelques réflexions il va lui proposer de venir habiter chez lui le temps des réparations.
    Avant il vivait avec son fils Roland, sa belle fille Mireille et leurs deux enfants, les deux Lulus. Ils tiennent un restaurant au village mais depuis deux mois ils sont partis vivre dans une autre maison....
    Muriel et Louise sont étudiantes en 2ème année de formation infirmière ; elles cherchent un petit emploi afin de pouvoir payer un loyer et leurs études. Elles iront trouver Mireille qui n’hésitera pas à les embaucher en extra. Muriel va intégrer également la maison de Ferdinand.
    Guy et sa femme Gaby, tata des deux Lulus sont des amis de Ferdinand, mais lorsque Gaby meurt, Guy est désemparé, désorienté, il se laisse mourir. Une fois de plus par générosité Ferdinand lui propose de vivre avec lui et Marceline.
    Hortense et Simone sont deux sœurs, enfin disons belles sœurs. Hortense perd la mémoire, et vivre seules toutes les deux peut-être dangereux...Alors Ferdinand qui comprend la situation va également leur proposer de vivre chez lui ! et puis...et puis...La maison se remplit sans que jamais Ferdinand ne regrette.

    La vie à la campagne est vraiment différente de celle des villes, les habitants sont plus solidaires plus compréhensifs, ils ne s’embarrassent pas toujours du qu’en dira-t-on, ils agissent par solidarité et par humanité ; Ils sont simples emplis de sentiments, d’humilité entre eux; une entraide incommensurable ! La maison de Ferdinand va être habitée par des personnes aux caractères bien différents et aux vies variées et pourtant ils s’aideront mutuellement à affronter les soucis respectifs de leurs vies mais également les joies...et tout cela dans le respect de l’autre et de ses différences. Ils vont nous donner une belle leçon de vie et de courage, de solidarité car les épreuves que chacun traverse sont là pour nous montrer que la vie est loin d’être facile, dépression, maladie, séparation, problème de travail .....
    Peu à peu tout ce petit monde se retrouve simplement autour d’un repas, oublie leur solitude et même certains retrouvent le moral....Tous sont animés par une réelle sensibilité et n’essaie pas de percer les mystères des uns et des autres, ils se respectent, s’entraident et s’aiment. Ils apprennent la vie et certains ont partager leur expériences. Et puis l’arrivée inattendue d’une ultime personne va tous les bouleverser....La fin m’a énormément émue, touchante.
    Qui a dit que les générations ne pouvaient pas cohabiter. Sûrement pas Barbara Constantine !
    Solidarité, humanité, fraternité, sont les valeurs qui devraient être celle de la France entière, rurale ou pas ! et au passage elle propose avec ce roman une alternative aux maisons de retraite.
    Un roman où l’amitié, l’amour, le respect l’entraide sont les meilleurs des médicaments ! et la plus belle chose au monde quand la vie est bien fragile ou éprouvante
    Toujours avec humour, et tendresse, Barbara Constantine décrit des personnages hauts en couleurs, attachants, humains ! Bravo ! car elle sait parler à notre âme et à ce qui se trouve au fond de nous.
    Dans un langage, simple, souvent de la campagne, elle sait faire passer les émotions pour notre plus grand plaisir.

    Un site a même été créé sur la solidarité et « les vieux », je vous laisse le découvrir même s’il est en cours de construction.

    J'ai beaucoup aimé aussi « Amélie sans mélo » et «Tom, petit Tom, tout petit homme, Tom»

     


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