• Titre : «  Une journée particulière »
    Auteur : Anne-dauphine JULLIAND
    Genre : témoignage
    Éditions : J'ai lu
    Année : 2015
    Nombre de pages : 221

    Quatrième de couverture :

    Le 29 février ne revient que tous les quatre ans, il s'agit du jour de la naissance de Thaïs - la petite fille d'Anne-Dauphine Julliand -, atteinte d'une maladie génétique orpheline. Thaïs a vécu trois ans trois quarts : une courte mais belle vie. Lorsque le 29 février réapparaît sur le calendrier, Anne-Dauphine s'offre une parenthèse, sans travail ni obligations, pour vivre pleinement cette journée particulière. Le passé se mêle alors au présent. Chaque geste, chaque parole prend une couleur unique, évoque un souvenir enfoui, suscite le rire ou les larmes. Anne-Dauphine Julliand aime à penser qu'il est possible de gravir des montagnes en talons hauts. Elle a le talent de croquer les émotions de tous les jours. Elle nous raconte sa vie, Loïc, ses fils, Gaspard et Arthur, mais aussi Azylis, son autre princesse, malade, elle aussi. Une leçon de bonheur et une merveilleuse histoire d'amour.

    Mes impressions :

    Ce récit est la suite de « Deux petits pas sur le sable mouillé »
    L'histoire de la famille de Thaïs, petite fille ayant la particularité d'être née un 29 février.
    Cependant, l'auteur reprend en majorité tout le contenu de son premier livre mais de façon moins axée sur Thaïs, elle parle plus généralement de la vie de sa famille, de son quotidien. Ce témoignage est plus général. Il reprend le moment de l'annonce de la maladie à une famille qui sait que plus rien ne sera comme avant, ( le personnel médical n'est parfois pas très délicat), puis la vie d'après.
    Dans ce texte on apprend que la maladie se développe chez Azylis et que la famille devra faire face à la déception du demi-échec de la greffe.
    Et puis la vie doit continuer et avec elle l'arrivée d' une quatrième naissance, celle d'Arthur, petit garçon qui lui sera en parfaite santé.
    Anne-Dauphine a souhaité parler de « la vie d'après » la mort de Thaïs.
    A la lecture de ce roman je me suis posée, à de nombreuses reprises, la question de la responsabilité des parents. Je pense que personne ne peut juger.
    Ce second livre est beaucoup plus philosophique que le premier. On sent qu'Anne-Dauphine a puisé son courage dans leur écriture et qu'elle en a fait des leçons de vie. Elle y évoque plus généralement la relation entre parents et enfants, la filiation, la transmission des valeurs. Ainsi que l'innocence des enfants dans leur façon de vivre les événements. Elle y parle aussi du rôle, des mots, des gestes et des attentions de l'entourage et des personnes que nous sommes amenées à rencontrer dans les épreuves.
    Elle nous décrit aussi la différence qu'elle fait entre les termes espoir et espérance.
    Elle aborde également la vie du couple dont l'enfant est atteint d'une maladie incurable.
    Je pense que ce qui est difficile dans la relation intime entre parents et enfants handicapés est l’impossibilité et l’incapacité de se mettre « à la place de »....On ne peut pas mesurer le tourment et la souffrance que ressent une personne en proie à un handicap. Tout ne se lit pas dans le regard. On ne peut que prétendre, suggérer, voir ce que l'on veut voir.
    Je suis persuadée que l'on ne peut pas juger cette douleur simplement parce que nous ne sommes pas dans son corps, ni dans sa tête, et chacun possède sa sensibilité. Une personne est unique.
    Ce livre est aussi émouvant que le premier, il nous parle d'une famille confrontée à la maladie, au handicap et à la mort, toujours de façons digne et respectueuse.

    Quelques phrases à méditer :

    « Garder la tête froide et le cœur chaud, voilà tout l'enjeu de l'attitude des soignants envers leur patient. La tête froide pour optimiser leurs compétences, le cœur chaud pour garder leur humanité. C'est ce qui permet de toujours voir au centre de la relation, non la maladie mais le malade lui même.

    « L'homme confronté au pire, est capable de révéler ce qu'il y a de meilleur »
    « Vivre est la chose la plus rare. La plupart des gens se contentent d'exister ».
    « la plus grande souffrance est de se sentir seul, sans amour, isolé de tous » Mère Thérésa.
    « Et à la fin, ce ne sont pas les années qui comptent dans notre vie, mais la vie dans vos années » Lincoln Abraham.
    « le sens d'une vie est ce que l'on en fait ».
    « Aujourd'hui, je suis intimement convaincue que nul ne choisit les épreuves de sa vie, mais que nous pouvons choisir la façon ont nous allons les vivre »


    1 commentaire
  •  

    Titre : « Deux petits pas sur le sable mouillé »
    Auteur : Anne- dauphine JULLIAND
    Genre : Récit / témoignage
    Éditions : J'ai lu
    Année : 2015
    Nombre de pages : 249

    Quatrième de couverture :

    Tout commence sur une plage, quand Anne - Dauphine remarque que sa fille marche d'un pas hésitant. Après une série d'examens, les médecins découvrent que Thaïs est atteinte d'une maladie génétique orpheline. Elle vient de fêter ses deux ans et il ne lui reste que quelques mois à vivre. L'auteur lui fait alors une promesse : " Tu vas avoir une belle vie. Pas une vie comme les autres, mais une vie dont tu pourras être fière. Et où tu ne manqueras jamais d'amour. " Ce livre raconte l'histoire de cette promesse et la beauté de cet amour. Tout ce qu'un couple, une famille, des amis, une nounou sont capables de mobiliser et de donner. Il faut ajouter de la vie aux jours, lorsqu'on ne peut pas ajouter de jours à la vie.

    Mes impressions :

    « Ajouter de la vie aux jours lorsqu'on ne peut ajouter de jours à la vie » leitmotiv qui résonne dans la tête d'Anne- dauphine et qui fait écho en nous à la lecture de ce roman. Anne-Dauphine ne pourra alors qu'aider sa fille à passer les jours qu'il lui reste à vivre dans la dignité en essayant de diminuer ses souffrances et en lui apportant l'amour indispensable.

    Lors d'une sortie au bord de mer Anne-Dauphine s'aperçoit que sa fille marche avec un pied rentré en dedans, elle ne s'en inquiète pas plus que cela, mais les semaines passent et après plusieurs examens, le diagnostic tombe, Thaïs est atteinte d'une maladie génétique orpheline, appelée Leucodystrophie métachromatique. Une conjoncture de mauvais gênes entre Loïc le papa et Anne-Dauphine, tous deux porteurs sains de la maladie. Un nom barbare pour une maladie qui va paralyser petit à petit tout le système nerveux en commençant par les fonctions motrices, la parole, la vue, jusqu'à toucher les fonctions vitales de Thaïs. Le décès survient entre 2 et 5 ans suivant le début de l'atteinte.
    On dit que les grandes souffrances sont silencieuses et pourtant Anne-Dauphiné trouvent les mots pour nous expliquer le parcours de Thaïs sa fille de 18 mois, atteinte de la leucodystrophie metachromatique avec pudeur.
    Ce roman est un récit, plus encore, il est un témoignage. Je pense que si l'auteur sait très bien parler de l'histoire de sa famille, c'est avant tout pour véhiculer l'image d'amour qu'il se dégage au sein de ce foyer attachant.
    Je n'ai encore jamais lu, ni rencontré une famille avec des liens aussi forts.
    Anne-Dauphine, s’attelle à trouver dans chaque situation la positivité alors que bien souvent, les nouvelles ne sont pas encourageantes autour de Thaïs. Ce témoignage est sans pathos, il nous livre des messages d'espérance et de courage avec clairvoyance.

    Anne-Dauphine sait que les jours de Thaïs seront comptés et qu'elle ne vivra pas longtemps, et malgré cela, Loïc son mari, le grand frère Garspard alors âgé de 3 ans et leurs familles respectives vont se donner corps et âme pour que cette petite fille ait une vie digne. Malgré la souffrance morale et psychologique, les parents vont devoir trouver les moyens avec toute une équipe médicale, pour atténuer les douleurs physiques de Thaïs et l'accompagner chaque jour du mieux possible.
    Anne-Dauphine est enceinte quand elle apprend la nouvelle de la maladie de Thaïs et elle est consciente que le bébé qu'elle attend risque d'être atteint aussi par la maladie. Et cette petite fille à naître, le sera. Une lutte acharnée va se mettre en place pour ajouter de la vie au jours de ces deux petites filles, puisque personne ne pourra ajouter des jours à leurs vies...
    Azylis va subir une greffe une semaine après sa naissance dans l'espoir qu'elle guérisse ou au pire que la maladie ne progresse pas trop vite.

    Le récit est bien construit, Anne-dauphine nous raconte les épreuves qu'elle vit en toute intimité et toute pudeur. Elle ne le fait pas de façon larmoyante mais avec authenticité.
    Je n'ai pas pu m'empêcher de penser à cette petite fille en proie à certains moments donnés à des douleurs intolérables, cette petite fille qui se sait et se voit différente. Même si les parents ne distinguent pas dans ses yeux la peine et les souffrances parce qu'ils veulent que leur petite fille continue de vivre, Thaïs, doit supporter les douleurs. De plus les soucis de santé, liés au fait de rester coucher comme les problèmes musculaires et les escarres viennent troubler le quotidien de cette enfant.
    La vie de cette famille va être réglée autour des soins journaliers de Thaïs, des visites à l'hôpital et Thérèse femme incroyable proche de la famille va les aider à affronter et gérer ce quotidien.
    Thérèse recommandée par une cousine de Loïc, est entrée dans leur vie comme « garde d'enfants à domicile » elle va être d'une aide précieuse, grâce au soutien et à l'amour qu'elle distille sans retenue. Les enfants vont l'adopter immédiatement.
    Ce livre interroge sur les maladies incurables, la fin de vie, le regard des autres et parfois sur le jugement, et la dignité mais il met également l'accent sur le rôle, la collaboration et la coopération des équipes médicales gérant ce genre de maladie.
    Anne-dauphine parle d'espoir et d'optimisme qui deviennent des besoins vitaux. Alors que souvent les gens parlent avec une voix empruntée, des tons compassés, et les regardent avec une attention condescendante. Elle sait que l'avenir va être difficile et douloureux, que le pire est certain, seulement cette famille veut se focaliser sur la vie même si elle n’occulte rien de ce qui l'attend.
    Gaspard, ce petit garçon courageux va devoir affronter la mort, en premier celle de son hamster et il va dire à sa maman des mots plein de sagesse qui montreront que : « Ce ne sont pas les mots qui blessent mais la façon de les dire »
    Dans ce témoignage nous retrouvons solidarité, compassion, générosité, affection.

    Je trouve qu'Anne-dauphine à chaque page, minimise le côté douloureux de cette épreuve volontairement pour faire passer le message d'espérance.
    Cette famille a de la chance d'être aussi entourée parce que sans tous ses proches à leurs côtés, la vie n'aurait pas été facile à mener.
    Un combat certes mais un combat dans l'amour, le respect et la dignité.
    Ce roman émouvant me laisse bouleversée.


    2 commentaires
  • Avant le labyrinthe

    Titre : « Avant le labyrinthe – L'ordre de tuer »
    Auteur : James DASHNER
    Genre : Science-fiction
    Éditions : Pocket jeunesse
    Année : 2015
    Nombre de pages : 349

    Quatrième de couverture :

    Treize ans avant que Thomas entre dans le Labyrinthe, une éruption solaire a frappé la Terre. Mark et Trina ont survécu à la catastrophe. Mais cette terrible épreuve n'est rien comparée à ce qui les attend. Une étrange épidémie se répand aux États-Unis, elle frappe de folie les individus qu'elle atteint. Pire, elle met en danger jusqu'à l'existence de la race humaine !
    Convaincus qu'il existe un moyen de sauver les malades, Mark et Trina sont bien décidés à le trouver... s'ils parviennent à rester en vie. Dans ce monde dévasté, certains préfèrent tuer pour que
    personne ne découvre la vérité.

    Mes impressions :

    Ne vous attendez pas à trouver dans ce prequel les personnages récurrents que vous avez rencontrés dans les trois tomes précédents (ou suivants, c'est comme vous voulez).
    L'histoire ici se déroule 13 ans avant que Thomas n'arrive par un ascenseur au milieu des blocards dans un labyrinthe.
    Les personnages sont donc (presque tous) différents mais tout aussi attachants.
    Ils ont chacun leur caractère, leurs blessures, leur passé et leur façon de voir l'avenir.
    Mark, Alec, Trina et Lana sont les principaux acteurs. Alec est un ancien militaire, un ex-soldat devenu consultant pour le ministère de la défense.
    Lana travaillait avec Alec, elle était infirmière dans l'armée.
    Trina est quant à elle une adolescente, déterminée quand il le faut et touchante.
    Tous ont acquis des réflexes de survie pour déjouer les situations délicates et dangereuses.
    Au travers des flashbacks de Mark et de ses cauchemars, l'auteur explique les éruptions solaires.
    Le virus qui décime les populations, son origine et les intentions du gouvernement arrivent dans un second temps. Je ne désire pas spolier cet opus mais sachez qu'il n'est pas nécessaire de l'avoir lu pour comprendre la trilogie du labyrinthe et vice versa. Il nous confirme ce que nous avions découvert des intentions gouvernementales suite aux éruptions solaires et à l’inoculation du virus qui décime la population ! Cependant je vous déconseille pour les mêmes raisons, de lire ce tome en premier, car il révèle des indices primordiaux sur le comment et le pourquoi de la présence du virus ; les mêmes qui nous sont livrés au compte goutte dans les tomes précédents.
    Les trois autres romans nous ont laissé entrevoir les raisons de ce monde devenu fou et inhumain.
    Ici nous comprenons au fil des pages comment il en est arrivé à ce point de dévastation.
    Les scènes d'action sont omniprésentes. On trouve également des scènes de luttes et de violences, d'horreur. Ajoutées aux rebondissements ces dernières font de ce roman une partie incontournable de la série.
    De nombreuses descriptions nous permettent de vivre au cœur des événements.
    Ce prequel reprend donc les tragédies vécues par les habitants de ce monde.
    Les personnages principaux qui évoluent ici tentent de survivre dans ce monde fait de chaos et d'horreur.
    Cependant, leur humanité ne les laissera pas tomber contrairement à la plupart de ceux atteints par le virus.
    Les chapitres sont courts, tout se passe dans l'urgence ce qui donne un sentiment de course contre la mort à chaque page.
    À la fin de ce livre nous comprenons le lien étroit entre les trois tomes de la série et ce préquel comme par exemple la signification de la « braise » mais j'aurais aimé que l'auteur nous parle de la vie de ceux que l'on appelle les blocards, avant leur entrée dans le labyrinthe.
    Le style de l'auteur ne laisse pas le lecteur désemparé car il est plongé dans la limpidité des événements qui s'entrechoquent de façon claire et presque logique.
    Un ouvrage intéressant pour ne rien manquer de cette série événement !

    Le labyrinthe, Tome 1 - L'épreuve 
    Le Labyrinthe, Tome 2 - La terre brûlée
    Le Labyrinthe, Tome 3 - Le remède mortel


    4 commentaires
  • Un appartement à Paris

    Titre : « Un appartement à Paris »
    Auteur : Guillaume MUSSO
    Genre : roman thriller
    Éditions : XO éditions
    Année : mars 2017
    Nombre de pages : 471

    Quatrième de couverture :

    " L'art est un mensonge qui dit la vérité... "

    Paris, un atelier d'artiste caché au fond d'une allée verdoyante.
    Madeline l'a loué pour s'y reposer et s'isoler.
    À la suite d'une méprise, cette jeune flic londonienne y voit débarquer Gaspard, un écrivain misanthrope venu des États-Unis pour écrire dans la solitude. Ces deux écorchés vifs sont contraints de cohabiter quelques jours.
    L'atelier a appartenu au célèbre peintre Sean Lorenz et respire encore sa passion des couleurs et de la lumière. Terrassé par l'assassinat de son petit garçon, Lorenz est mort un an auparavant, laissant derrière lui trois tableaux, aujourd'hui disparus. Fascinés par son génie, intrigués par son destin funeste, Madeline et Gaspard décident d'unir leurs forces afin de retrouver ces toiles réputées extraordinaires.
    Mais, pour percer le véritable secret de Sean Lorenz, ils vont devoir affronter leurs propres démons dans une enquête tragique qui les changera à jamais.

    Mes impressions :

    Une fois de plus, je remercie Mélanie de XO Éditions pour l'envoi de cet ouvrage dédicacé.

    Le roman commence sur une parenthèse reflétant un événement douloureux dans la vie de Madeline.
    Madeline aperçoit par hasard un ex-compagnon en présence de son fils.
    Le narrateur s'adresse à cette femme et j'ai apprécié les touches de complicité et de douceur dans cette digression narrative.
    Il nous raconte l'histoire de cœur, vieille de cinq ans, entre Madeline et un homme marié.
    Toute la douleur ressurgit quand elle croise cet homme avec un petit garçon. Cette vision ravive le passé et les démons ressurgissent. Fin de la parenthèse.
    Nous faisons ensuite la connaissance de Gaspard, un dramaturge isolé, venu sur Paris le temps d'écrire sa pièce de théâtre annuelle, réclamée par son agent qui lui loue une maison pour l'occasion afin qu'il soit au calme. Il déteste Paris.
    Madeline quant à elle arrive de Londres par L’Eurostar mais voilà qu'un fâcheux concours de circonstances les rend colocataires malgré eux de l'atelier du peintre Sean Lorenz, à ce jour décédé. Chacun des deux, insiste pour que l'autre quitte les lieux au plus vite afin de profiter de la beauté de cet espace. Cet appartement dégage un sentiment de plénitude, de beauté, une certaine luminosité accueillante.
    Au fil des pages l'auteur nous en dévoile un peu plus de la vie de Madeline. Ancienne policière, reconvertie en fleuriste puis consultante au sein de la police new-yorkaise dans le service des affaires classées, elle a quitté finalement ce milieu et elle est retournée en Angleterre.
    Gaspard et Madeline sont de caractère diamétralement opposé mais ni l'un ni l'autre ne souhaitent quitter l'appartement pour le laisser à l'autre.
    Gaspard n'est pas un homme moderne, il n'aime pas les nouvelles technologies, il n'a pas de téléphone portable, ni d'ordinateur. Il fuit la foule mais apprécie la nature, vers laquelle il se tourne pour se ressourcer.
    Peu à peu l'un et l'autre chacun de son côté souhaite en savoir plus sur l'atelier de Sean Lorenz : une maison et un atelier à l'image de son propriétaire ! Lumineux et grandiose.
    On va donc apprendre la vie de cet artiste au travers des histoires racontées par Pauline sa voisine du temps où il était vivant et de son galeriste et ami Benedick.
    Le drame de sa vie fut la perte de son enfant, alors que ce dernier n'avait que 3 ans.

    Ce roman dresse le tableau d'un artiste et de sa vie chaotique.
    C'est un roman sur des toiles disparues qui devraient être retrouvées pour sauver l'honneur de Sean, et lui rendre une reconnaissance qu'il mérite. Il avait cessé de peindre après la mort de son petit garçon. Trois mois avant la sienne il s'était remis à fréquenter son atelier. Les trois dernières toiles qu'il y a peintes n'ont jamais été trouvées !
    Ce roman est riche culturellement, on y apprend beaucoup de choses notamment sur les couleurs et les différentes techniques de pigmentations.
    Madeline et Gaspard, sont deux personnages profondément humains, deux écorchés vifs qui essaient de fuir un passé trop lourd. Ils vont devoir faire face à leurs démons, à leurs blessures respectives. Ils devront affronter leurs souvenirs pour croire et espérer en l'avenir.
    Ce livre est également une approche envoûtante du monde mystérieux de l'art et de la peinture. Il y a du suspense dans l'intrigue mais aussi sur les vies singulières de Gaspard et de Madeline.
    L'auteur évoque également l'EMI (expérience de mort imminente).
    Monsieur Musso nous fait un clin d’œil en introduisant un personnage d'un de ses anciens romans.
    L'enquête sur l'existence des tableaux disparus s'intensifie, se densifie et ouvre la brèche sur d'autres énigmes.
    L'auteur surprend tout au long du livre car au moment où le lecteur pense avoir deviné le dénouement, Musso le confronte à un mystère supplémentaire. Il y a plusieurs scénarios possibles, plusieurs enquêtes qui s'imbriquent prodigieusement.
    Au plus on avance dans la lecture, au plus l'obscurité s’épaissit autour de la vie de Sean, de l'enlèvement de son fils et de son assassinat mais le suspense s'enrichit aussi autour de Madeline et de Gaspard, d'un point de vue intime et personnel.
    La particularité narrative se situe dans le changement de personnage. De même quand l'auteur nous dévoile tour à tour les découvertes de Madeline et Gaspard chacun de leur côté ; cela apporte un petit côté singulier appréciable au roman.
    La dernière partie du livre est prenante. Tout s’accélère, les personnages sont poignants, en proie à leurs propres difficultés.
    Gaspard est bouleversant. Je me suis attachée à ce personnage.
    J'aurais aimé pourtant que Madeline s'exprime dans un épilogue comme le fait Gaspard. Ses sentiments personnels et sa vision du futur sur cette histoire de famille me manquent.
    Pour finir, je voudrais rajouter que j'aime beaucoup cette couverture, sobre sophistiquée et délicate à la fois .
    J'aime toujours autant les références littéraires, artistiques ou musicales qu'ajoute Guillaume MUSSO en début de chapitre et dans le contenu de son roman. Certaines nous invitent à méditer.
    Elles éveillent la curiosité des lecteurs et leur donnent envie d'aller chercher sur internet les noms des œuvres citées.
    Le style de Guillaume Musso est toujours aussi limpide et agréable.
    Un très bon roman que je recommande !

    EXTRAIT :
    « Avoir un enfant estompe toue la noirceur que tu as dû endurer auparavant. L'absurdité du monde, sa laideur, la bêtise abyssale d'une bonne moitié de l'humanité et la lâcheté de tous ceux qui chassent en meute. Lorsque tu as un enfant, d'un seul coup, tes étoiles s'alignent dans le ciel. Toutes tes erreurs, toutes tes errances, toutes tes fautes sont rachetées par la simple grâce de la lumière dans un regard ».

    MUSSO Guillaume, Central Park
    MUSSO Guillaume, L'instant présent M
    MUSSO Guillaume, La fille de Brooklyn
    MUSSO Guillaume, La fille de papier
    MUSSO Guillaume, L'appel de l'ange
    MUSSO Guillaume, 7 ans après
    MUSSO Guillaume, Demain


    4 commentaires
  • Titre : « Passé imparfait »
    Auteur : Julian FELLOWES
    Genre : Roman
    Éditions : Sonatine
    Année : 2015
    Nombre de pages : 646

    Quatrième de couverture :

    Lorsque commence cette histoire, le narrateur est sans nouvelles de Damien Baxter depuis près de quarante ans. Inséparables durant leurs études à Cambridge, leur indéfectible amitié s’est muée en une haine féroce, suite à de mystérieux événements survenus lors de vacances au Portugal en 1970. Aussi, le jour où notre homme reçoit une invitation de Damien, la surprise est-elle de taille. Après des retrouvailles déconcertantes dans un magnifique manoir de la campagne anglaise où Damien vit seul, entouré de son personnel, ce dernier fait à son invité une révélation inattendue : il est atteint d’une maladie incurable et n’a pas d’héritier à qui léguer son immense fortune. À moins que... Quelques années auparavant, une femme lui a adressé une lettre anonyme dans laquelle elle prétendait qu’il était le père de son enfant. Une femme rencontrée entre 1968 et 1970. Damien propose alors à notre héros de partir à la recherche de ses anciennes conquêtes, cinq jeunes filles de bonne famille que les deux amis ont fréquentées dans le Londres des Swinging Sixties. C’est le début d’un voyage vers un passé plein de fantômes, de secrets et de révélations surprenantes.
    Retraçant l’évolution de la haute société anglaise depuis la fin des années 1960, Julian Fellowes dresse le tableau d’une classe et d’un pays en pleine mutation. Il nous offre surtout un personnage inoubliable qui, au rythme de révélations qui le bouleverseront tout autant que le lecteur, va peu à peu prendre conscience que si les temps ont changé, lui aussi. 

    Mes impressions :

    Le narrateur reçoit une lettre de Damian Baxter, un ancien copain de collège, ils se sont rencontrés en 1968 à Cambridge. Ils ne se sont pas vus depuis 40 ans. Jadis ils ne s'aimaient pas beaucoup. On devine qu'il y a une raison précise qui a abouti à une dispute entre eux à une certaine époque. Et qu'une chose violente a brisé leur relation !
    Dans cette lettre, Damian Baxter demande au narrateur de lui rendre visite, il a quelque chose d'important à lui dire.
    Le narrateur vit dans l'appartement cédé par ses parents à Old Brompton Road.
    Bridget sa compagne, femme d'affaires Irlandaise, est spécialisée dans l'immobilier. Lui est un romancier alors je ne suis pas étonnée de lire comment il décortique sa relation avec Bridget. Il s'exprime avec élégance.
    On discerne une certaine âpreté de la part du narrateur, qui pense être la cause et le responsable de la notoriété de Damian. Mais nous ne savons pas, nous lecteurs, de laquelle il fait allusion, il reste flou et mystérieux.
    Arrivé chez Damian, l'ambiance est digne d'Agatha Christie. La maison est remplie de richesse, il a un chauffeur, des domestiques et tout le protocole qui va avec.
    Damian a créé une société de logiciel informatique et apparemment cela lui a réussi. Il s'est marié mais n'a pas d'enfant.
    Il explique au narrateur qu'il voudrait retrouver son enfant. Il aurait eu cet enfant avec l'une de ses compagnes de l'époque, mais laquelle ? Il a eu cinq petites amies.
    Il veut retrouver cet enfant car il est atteint d'une maladie incurable et souhaite lui léguer sa fortune.
    Au travers de ses réflexions le narrateur nous livre ses convictions en nous dépeignant la société anglaise des années 60. Il pense que cette génération-là, les parents du début des années 60 n'avaient pas la même façon de penser que ceux d'aujourd'hui.
    La différence entre les générations est marquée, l'autorité parentale se traduit différemment.
    Puis le narrateur nous confie ce qu'il pense de sa rencontre avec Damian, quand ils étaient jeunes. Il nous le décrit comme un jeune homme au charisme déroutant.
    En 1960 il était fréquent que des cocktails, des teas party et des soirées soient organisés
    Il nous fait le récit des rencontres qu'ils y faisaient, ils nous parlent notamment de Serena, âgée alors de 20 ans, à la beauté froide. Jeune fille distante mais gracieuse faisant partie d'une caste restreinte. Son père était un comte.
    Georgina Waddilove, vient d'une classe aisée alors sa mère utilise l'argent de son mari pour corriger au travers de sa progéniture les défauts et les déconvenues de sa propre existence.
    Et puis Lucy Dalton jeune fille d'un baronnet, radieuse, jolie et drôle.
    Il y a beaucoup de descriptions dans ce roman. L'auteur se souvient de faits précis et nous les relate.
    Il y a des références historiques sur les coutumes et la société anglaise traditionnelle du XX ème . L'auteur dresse donc un portrait de l'Angleterre aristocratique des années soixante qui n'échappent pas aux traditions des bals de débutantes, et autres coutumes telles que les mariages arrangés, les fortunes, les titres héréditaires. Tour cela parfois avec ironie.
    L'auteur sait capter l'attention des lecteurs avec deux principaux mystères. Que s'est-il passé au Portugal il y a quarante ans, pourquoi les liens de cette bande d'amis se sont rompus ? Qui est la mère de l'enfant caché de Damian ?
    L'auteur est tantôt nostalgique, tantôt mélancolique et plutôt amer quand il nous parle de ses relations avec Damian.
    Il construit son roman pour que les lecteurs dès le début sachent à quoi ils s'attendent.
    Un événement en 1970 a brisé irrémédiablement l'amitié entre Damian et le narrateur mais lequel ? Le second suspense est celui de l'identité de la mère de l'enfant de Damian. Ce dernier a toujours eu des aventures éphémères et a rencontré de nombreuses femmes.
    Le narrateur va donc rencontrer les femmes susceptibles d'être cette mère énigmatique. Il va devoir rencontrer Serena, Candida,Terry, Candida, Joanna, Dagmar.
    L'auteur leur rend visite, une par une et ce sera l'occasion de dresser leurs portraits. Des femmes différentes, chacune avec leur charme et leurs drames personnels comme l’effondrement de leur monde, leur ruine financière et celle de leur famille.
    L'auteur semble accepter le cheminement de cette société, il est objectif quand il parle de ces aristocrates malgré tout sympathique mais hypocrites, suffisants dédaigneux et méprisants.
    L'ambiance de cette époque révolue est bien restituée.
    L'auteur nous embarque pour nous faire découvrir les aberrations, les mutations de cette époque et nous révèle que le temps passe et que nous ne pouvons y échapper !
    Il compose son roman avec des allers-retours entre passé et présent.
    Le suspense reste entier jusqu’au bout !
    Dans sa narration il nous livre ses pensées, ses envies, ses désirs, passés et présents. Il prend des décisions, les commente parfois avec humour. Au travers de ce retour en arrière, ce sont ses propres sentiments qui vont lui être révélés.
    Le style est appréciable puisqu'en concordance directe avec la société anglaise de cette époque.
    Un roman intéressant, instructif et d'un certain côté chaleureux.


    4 commentaires
  • Titre : « L'histoire très ordinaire de Rachel Dupree »
    Auteur : Ann WEISGARBER
    Genre : Roman
    Éditions : France Loisirs
    Année : 2010
    Nombre de pages : 362

    Quatrième de couverture :

    L'été est caniculaire et la sécheresse fait rage en cette année 1917 dans le Dakota du Sud. Voilà 14 ans que Rachel et Isaac Dupree ont quitté Chicago pour tenter leur chance sur cette terre aride et inhospitalière. Pour Isaac, ancien soldat, le défi est à sa hauteur et il est motivé par sa fierté et son ambition implacables. Il est vrai que les familles noires sont rares dans l'ouest des États-Unis, et les fermiers et propriétaires de ranch de couleur encore plus. Mais la pluie se fait attendre, le bétail est mourant et les provisions s'amenuisent. Enceinte et luttant pour nourrir sa famille, Rachel se sent seule, isolée de bien des manières. Déterminée à donner à ses enfants la vie qu'ils méritent, Rachel devra trouver en elle la force de faire ce qui est juste, et ce en dépit de son mari.

    Mes impressions :

    Ce roman est un coup de cœur.
    Le parcours et l'histoire de cette femme m'ont profondément touchée.
    Rachel est une descendante d'esclaves, une femme, une épouse, une mère exemplaire et courageuse.
    Quand nous faisons sa connaissance, elle est une jeune fille et cuisine depuis huit ans pour Mme Dupree gérante d'une pension pour travailleurs nègres.
    Rachel tombe amoureuse d'Isaac le fils de Mme Dupree. Il est un soldat engagé et travaille dans un hôpital militaire dans l'armée. Alors qu'il est en permission, il explique à sa mère qu'il souhaite devenir propriétaire d'un ranch et éleveur dans le Dakota du Sud. Elle est totalement contre cette idée. Rachel a alors 24 ans et parce qu'elle est profondément amoureuse de lui elle va passer un marché, celui d'obtenir de lui une promesse de mariage contre la terre qu'il pourra réserver en son nom. Le mariage a lieu, les années passent, ils s'occupent du ranch et Rachel met au monde six enfants.
    Seulement, 14 ans après le constat est amer.
    Après la fierté d'être les premiers fermiers noirs des Badlands, à la tête d'un domaine et d'un cheptel et donc faire égal avec les pionniers blancs, leurs enfants souffrent de malnutrition et de déshydratation, la sécheresse fait des ravages, les bêtes meurent, les vivres s'épuisent.
    Mais par orgueil et obstination Isaac continue d'acheter des terres aux Indiens qu'ils méprisent, veut poursuivre son rêve alors que Rachel, elle, n'aspire qu'à rentrer chez elle à Chicago afin de préserver leurs enfants.
    Elle ne supporte plus l'isolement, les hivers rigoureux, la sécheresse qui se fait de plus en plus rude l'été. Dans la solitude et le remords, elle sait qu'elle devra prendre une décision, celle qui s'impose à elle en tant que maman.
    Ce roman est à lui tout seul, une belle leçon de vie et de courage.
    Cette femme va devoir faire preuve de sagesse pour préserver la santé et l'avenir de ses enfants.
    C'est un roman, très bien écrit, on ressent toutes les émotions de cette femme qui nous raconte sa vie, ses instants de bonheur, d'amour à travers des souvenirs. Elle nous livre également les moments douloureux, ses découvertes parfois décevantes du passé de son mari ainsi que de son caractère et personnalité mais elle ne s'y attarde pas.
    À cette époque, les femmes ne se permettent pas de contester les décisions de leur mari, elles doivent les accepter. L'ambition démesurée d'Isaac pourtant va la contrainte à prendre une résolution qui va bouleverser toute sa vie à venir.
    Ce livre est émouvant, poignant, déchirant. Il nous parle d'une femme qui toute sa vie durant va être sous la coupe de son mari mais qui va devoir apprendre à ne plus l'être.
    Je trouve Rachel exemplaire dans le courage face à l'adversité et face aux préjugés de son mari. D'abord ambitieuse, elle finit par douter de son choix passé d'aller vivre dans les Badlands, puis elle s'interroge et se remet en question et quand la vie de ses enfants est menacée alors elle va devoir faire ce qu'elle pense être le mieux pour sa famille, en sachant très bien que sa décision ne plaira pas à son mari.
    Ce roman parle très bien des premiers pionniers de l'Ouest américain dans les années 1917. La plume de l'auteur dépeint une femme extraordinaire, cependant elle ne nous raconte pas la vie des pionniers, les grandes étapes de leurs avancées ni de leurs grandes aventures, mais elle porte un regard sur une femme noire au destin douloureux et difficile qui devait se contenter de voir son mari fier d'elle, au détriment de grands sentiments amoureux.
    Les femmes dans cette société sont perçues comme des pions, alors qu'elles sont des piliers sur lesquels l'entourage prend appui.
    Avec un langage sobre, des pensées subtiles, l'auteure sait faire passer les émotions. Et je trouve ce roman très riche en impressions et sentiments.

    Un film est en tournage actuellement avec comme actrice principale Viola Davis


    6 commentaires
  • Mon amie la douleur

    Titre : « Mon Amie ma douleur »
    Auteur : LANAHME Valérie
    Genre : Roman
    Éditions : Librinova (Ebook)
    Année : 2017
    Nombre de pages : 102

    Résumé :

    Une opération bénigne au bas ventre en 2011 et le château de cartes s'écroule.
    Valérie, chef d’entreprise, est admise en maison de santé en novembre 2015, après 5 ans de souffrance. Avec un ton juste et sincère, elle dresse un portrait sévère du monde des chirurgiens. « Sur une échelle de 1 à 10, à combien situez-vous votre douleur? ». Elle dit 1000, on lui répond « tout est normal ! ». Elle préférerait qu’on lui découvre une maladie rare pour qu’enfin on la prenne au sérieux et que ses douleurs au ventre cessent.
    De rage d’abord, elle se met à écrire. Elle continue ensuite pour sa famille et pour tous les autres, afin de dédramatiser la dépression et le burn out, maladies de notre génération. Par ce livre, elle souhaite aider les proches des malades à les comprendre, à leur montrer qu’il existe des solutions, et que le soleil est seulement caché derrière les nuages.

    Mes impressions :

    Je remercie Mathieu des Éditions Librinova pour l'envoi de ce livre

    Ce livre est un témoignage poignant (et malgré tout écrit avec des notes humoristiques), qui retrace le parcours d'une femme, chef d'entreprise en proie à un burn-out sur fond dépressif.
    Je trouve ce récit très juste dans la façon de présenter ce mal qui peut ronger et écraser le malade jusqu'à l'affaiblir et l'anéantir psychologiquement et physiquement.

    Pour comprendre ce roman et saisir toute sa portée, il faut savoir que Valérie la quarantaine est une chef d'entreprise qui chaque jour se rend compte combien elle est une éternelle insatisfaite dans son travail.
    Elle ne parvient pas à se contenter de ce qu'elle a mais en veut TOUJOURS PLUS, d'ailleurs pour elle cette phrase est un leitmotiv. Cette attitude cache un besoin profond de se sentir vivante.
    Depuis qu'elle s'est lancée dans le métier et qu'elle est devenue chef d'entreprise, son mari et sa fille la soutiennent et lui témoignent énormément d'affection et de compréhension. Dans le milieu familial tout semble aller bien, mis à part peut-être les rapports avec son père et sa sœur. Comme dans toutes les familles parfois, il arrive que la communication ne passe pas bien. Pourtant un jour, après des mois, victime d'une douleur sournoise et intense, tout s'écroule.

    Dans ce texte écrit pour raconter son passage à vide, l'auteur nous explique dans un premier temps, sa personnalité, sa façon d'être avant la maladie, surtout dans ses études et son travail. Elle a un besoin viscéral de se sentir vivante et « existée ».
    Elle vient d'une famille recomposée. Quand elle est encore jeune, sa mère souffre de la maladie d’Alzheimer. Sa tante, quand elle devient elle-même mère, se préoccupe plus de son propre enfant
    Plus tard ses amis, sont ceux de son mari et elle s'en contente.
    Elle nous dresse donc un tableau de sa vie, avant la descente aux enfers, puis le point de chute et enfin nous explique la lente reconstruction qu'elle devra faire avec les compromis indispensables qui vont avec.
    Plus jeune, dans sa course à la reconnaissance, elle en oublie le monde qui l'entoure.
    Elle va alors accumuler dans un souci de satisfaction personnelle, sociale et de gain, les heures de travail, de pression, qui vont la conduire dans une situation de souffrance mentale et physique.

    Le rythme de ce récit est celui d'une course effrénée, rapide comme l'est la vie de Valérie d'abord en tant qu'étudiante sérieuse, puis en tant que chef d'entreprise.
    Les phrases sont courtes, ne laissent pas de place à la respiration, Valérie n'a pas le temps de souffler d'ailleurs ! Son ascension professionnelle lui demande beaucoup d'efforts au quotidien et elle en néglige sa fille et ses proches.
    Une opération bénigne va l'amener à s'interroger sur une douleur qui lui vrille le ventre depuis des mois, des années. Le ventre est notre deuxième cerveau paraît-il et Valérie va en faire le triste constat.
    Alors qu'elle a 40 ans, les médecins lui parlent de dépression et de burn-out, elle devra alors faire le choix de l'hospitalisation et d'un traitement chimique doublé d'une psychothérapie.
    Le thème de ce livre me parle, c'est pour cela qu'ayant vécu cela, je trouve que l'auteur emploie des mots justes, au plus près de la réalité des sensations.
    Sa peur de sortir, son exclusion familiale et sociale sont des signaux d'alerte mais au début elle ne va pas en tenir compte et continuera de se donner corps et âme à son travail.
    Pour rendre compte de son activité colossale au quotidien, l'auteur nous décrit la masse de travail accumulé en faisant un récapitulatif de ses grands moments professionnels et de son investissement personnel, ainsi que du stress accumulé. J'ai trouvé ces passages un peu trop longs car tous les chefs d’entreprise ne font pas de burn-out et tous ceux victimes de burn-out ne sont pas chefs d'entreprise.
    J'ai largement préféré les moments où elle décrit son quotidien dans la clinique, les méthodes, les astuces mises en place par l'équipe médicale pour sortir les patients de cette souffrance-là en prenant en compte ce qu'ils sont. (Ateliers chant et conte, médiation théâtrale, méditation, sensibilisation à la pleine conscience, atelier de Qi-Gong)
    Cependant cela n'enlève en rien l'authenticité et la rationalité des passages où elle parle de comment le trop-plein de travail l'a amenée à la tension permanente et à la douleur chronique.

    Les rendez-vous avec les psychiatres de la ville et de la clinique vont l'aider à traverser cette période.
    Elle comprend qu'ils ne lui apporteront pas les solutions sur un plateau, ni les réponses à ses nombreuses questions. Elle sait bien que les explications, les solutions qui sont liées aux causes, sont en elle, car elles dépendent du vécu et du caractère. Elle va devoir trouver le moyen qui lui conviendra le mieux. Valérie va passer par une baisse de la quantité de travail, un mi-temps puis un arrêt total. Il y aura aussi l'adoption de Lanah, un chiot qui va l'obliger à prendre soin de quelqu'un d'autre qu'elle-même.
    Ainsi elle va comprendre peu à peu les causes et les raisons de son mal-être et de sa douleur physique.
    Les techniques de thérapie présentées tout au long du livre, donnent des indices sur comment peut-être soigné une dépression et je trouve ce passage-là fort instructif.

    Valérie rétrospectivement s'accorde à dire qu'elle et victime d'un burn-out dans un contexte de dépression. À force de créer des barrières autour d'elle pour se protéger, elle a construit une prison. Elle va devoir apprendre à lâcher prise, reprendre sa vie en main, avec l'aide de ses proches, va devoir ne pas se soucier du regard des autres.
    Pendant plus d'un an elle devra apprendre à réécrire sa vie et elle le fera même sur papier afin d'exorciser ses angoisses et partager son expérience qui sera sans doute fort utile à d'autres.
    Après avoir trouvé l'origine de son mal-être et comment vivre avec ce dernier, elle va tenter de retrouver une certaine liberté.

    Je conçois que ce livre est un formidable exutoire à l'auteur qui lui permet de rebondir. Sa douleur est d'abord son ennemi mais c'est elle, en tant qu'amie qui va lui permettre de tirer sur la sonnette d'alarme.
    Ce livre nous aide à comprendre les victimes de la pression professionnelle.


    4 commentaires
  • Ici et maintenant

    Titre : « Ici et maintenant »
    Auteur : Ann BRASHARES
    Genre : roman jeunesse
    Éditions : Gallimard jeunesse Pole fiction (science-fiction)
    Année : 2015
    Nombre de pages : 288

    Quatrième de couverture :

    Prenna, dix-sept ans, a immigré à New-York avec sa mère. Elle ne vient pas d'un autre pays, mais d'une autre époque. Un futur, ravagé par une pandémie, où la vie est devenue impossible. Désormais, Prenna doit se fondre dans la société en suivant des règles strictes. Mais tout bascule lorsqu'elle tombe amoureuse d'Ethan...

    Mes impressions :

    Le premier chapitre du livre commence alors qu'Ethan pêche seul au bord d'un lac, nous sommes en 2010. Il a 14 ans.
    Tout à coup, il est témoin d'une apparition, une fille étrange sort d'un tourbillon d'eau et de vent.
    Le deuxième chapitre est un courrier à lui tout seul. Prenna s'adresse à un certain Julius, elle lui parle de sa nouvelle vie.
    Fin des deux parenthèses, nous nous retrouvons en 2014, Nous faisons la connaissance d'une étrange communauté. Prenna évoque ses dirigeants dont le Dr Strauss et l'ensemble des douze conseillers.
    Celui de Prenna se nomme Mr Robert.
    Lors d'une célébration, tous les membres de la communauté sont réunis. Certains sont choisis pour énoncer sur une estrade face aux autres, les douze règles que doivent respecter les gens de la communauté. L'une concerne l'interdiction de consulter un médecin hors de la communauté, une autre évoque le secret, et le fait de ne jamais dévoiler aux « natifs » d'où ils viennent.

    J'ai beaucoup aimé le mystère qui entoure cette communauté. L'auteure donne les informations au compte-gouttes. Le suspense est donc bien maîtrisé. On sent une certaine frayeur dans les paroles de Prenna quand elle explique d'où elle vient et les agissements étranges des dirigeants de sa communauté.
    On apprend au fil de la lecture que les personnes de cette communauté viennent d'une autre époque, dans laquelle le virus de la peste décimait la population. Le père de Prenna n'a pas voulu les suivre lors de l'embarcation. Et qu'elle avait deux frères.
    Aujourd’hui cela fait 4 ans que Prenna est dans cette époque et dans ce monde. Elle a du mal à se familiariser avec les technologies, un peu différentes de ce qu'elle a connues.
    Elle n'est pas une fille qui parvient facilement à se soumettre aux règles de la communauté car elle comprend que tout ceci n'est pas très juste, ni sain , ni positif ; de plus à chaque écart, elle reçoit des menaces sous-entendues de son référent. Elle se mêle un peu trop aux personnes de son entourage alors qu'une des règles spécifie bien que les gens de la communauté ne doivent pas entretenir de liens trop étroits avec les « natifs ».

    L'auteur exploite le thème des avancées technologiques telles l'informatique et les progrès de la société à venir pour citer les problèmes liés à cette évolution comme par exemple le tout numérique et la suppression du support papier, elle évoque également l'écologie et les comportements irresponsables, les incivilités de certains citoyens, (déchets ménagers trop nombreux, réchauffement climatique etc.) ainsi que les comportements aberrants des dirigeants.
    Prenna donne un aperçu du monde du 21e siècle dans les lettres qu'elle écrit  d'être entrecoupé qu'elle écrit à Julius, elle lui décrit la vision du monde dans lequel elle vit depuis peu, donc celui du lecteur ici et maintenant.
    Avec son ami Ethan et un SDF qui prétend en savoir beaucoup sur la façon dont elle est arrivée et l'époque qu'elle a quittée, elle va tenter de mettre les pièces du puzzle en place.

    Ce livre transmet donc des messages sur le devoir de chacun dans le monde à venir.
    Le style de l'auteur est fluide, il s'adresse à des adolescents et des jeunes adultes et pourtant le langage n'est pas familier. C'est appréciable.
    À mon avis l'auteure a souhaité écrire une histoire d'amour mais surtout faire passer un message et nous mettre en garde sur l'état de la société que nous laissons à nos enfants. Les comportements abusifs et aberrants, que ce soit au niveau de la santé de la planète, des nouvelles technologies ou de la façon de diriger le monde.
    Elle évoque notre époque, le progrès, que beaucoup critiquent ou encensent mais n'est-il pas dangereux d'aller toujours plus loin ?. Chacun doit faire des efforts pour améliorer l'état de la planète écologiquement.
    Elle nous met en garde mais également nous demande de faire des « sacrifices » et dénonce l’intérêt trop souvent financier du gouvernement dans la course au toujours plus.
    L'auteure ne fait pas un plaidoyer non, elle ne juge pas, elle ne parle pas de catastrophes mais évoque la moralité et la mentalité de personnes qui devraient être plus raisonnables et attentifs.
    L'intrigue est assez survolée, l'histoire est simple, les situations et les rebondissements sont assez prévisibles. Mais on tourne avec plaisir les pages de ce livre.
    La romance entre les deux personnages n'est pas vraiment le plus important, le plus démonstratif. L'histoire devient captivante dans la seconde moitié du livre, quand Ethan et Prenna partent à la recherche du futur en se mettant en danger pour sauver des personnes de l'époque de Prenna avant qu'il ne soit trop tard. Ils veulent anticiper et changer le cours des événements. Mais y parviendront-ils ?
    Ce roman sans nul doute sensibilise les adolescents à l'écologie.
    J'ai passé un bon moment de lecture mais il s'adresse à un lectorat plus jeune (13 ou 14 ans) plutôt qu'à celui des jeunes adultes.


    6 commentaires
  • Titre : « Comme un frère »
    Auteur : Françoise JAY
    Genre : Roman jeunesse
    Éditions : Bayard
    Année : 2016
    Nombre de pages : 148

    Quatrième de couverture :

    Lorenzo est apprenti menuisier. Seul garçon au milieu de six soeurs, il se sent responsable de sa famille et s'efforce d'être à la hauteur depuis la mort de son père. Gaspard est étudiant en math spé pour répondre aux exigences de ses parents, alors qu'il rêve de liberté et de théâtre.
    Tous deux font connaissance dans une chambre d'hôpital à un moment difficile de leur vie.
    Au fil des conversations et des confessions partagées, les projets d'avenir ne tardent pas à se dessiner, loin des voies apparemment toutes tracées...
    Et, bientôt, ils sont déjà comme des frères...

    Mes impressions :

    C'est l'histoire de deux garçons que tout sépare et pourtant il n'y a pas de frontière entre les amitiés humaines.
    Gaspard, pour des raisons étranges et non complètement élucidées, s'est défenestré, il se retrouve meurtri et également muet dans une chambre d'hôpital ; quant à Lorenzo, parce qu'il a tenté de conduire une moto qui n'était pas à lui, a été projeté contre un arbre, résultat, quelques jours de coma et une assignation en justice pour vol. Tous les deux se retrouvent dans la même chambre. Le hasard fait bien les choses parfois. La vie est faite de belle surprise.
    Au fil des jours, un dialogue se crée entre eux d'eux, ils se racontent un peu de leur vie, évoquent leurs blessures psychologiques, se confient, essaient de trouver la force de continuer, de comprendre.
    Lorenzo a 6 sœurs, il est le seul homme de sa famille car son père est mort il y a trois ans dans un accident de travail.
    Il est apprenti menuisier mais il n'aime pas ce métier, il préférerait construire des décors ; être assistant décorateur et faire une formation dans le théâtre.
    Gaspard, lui rêve de devenir comédien, il aime la lecture, mais son père un célèbre avocat, ne jure que par les longues études scientifiques et mathématiques pour tous ses garçons.
    Entre Gaspard et ses trois frères la complicité entre eux est inexistante, et ses parents bourgeois rêvent d'un avenir professionnel irréprochable.
    Les membres de la famille Zaruldi, sont quant à eux très proches les uns des autres.
    Gaspard et Lorenzo étouffent dans leur vie, chacun à sa façon. Alors ils vont devoir affronter le regard des membres de leur famille, apprendre à déployer leurs ailes pour vivre leur vie et non celle que leurs parents attendent d'eux.

    Au fil du temps les confidences s'étoffent et une réelle amitié née entre eux.
    Leurs révélations sont tantôt légères, tantôt graves, chacun aide l'autre à les révéler à son rythme. Sans pression.
    Ils se confient ainsi leur façon personnelle de voir la vie, leur existence et celle de leur nouvel ami.
    Il y a des moments de tendresse, de fraternité, des moments de douceur ou alors parfois des moments de rage et de désespoir mais toujours une certaine délicatesse dans leur amitié naissante.
    Tous deux vont même échafauder un plan, pour monter à Paris afin de trouver leur voie professionnelle.

    Dans ce livre je note plusieurs parties, la première est en huis clos, il s'agit de la rencontre entre Lorenzo et Gaspard à l'hôpital. À leur sortie, ils communiqueront par email et sms et puis Gaspard passera du temps avec la famille de Lorenzo. Il sera très bien accueilli par la mère Alida et les six sœurs de Lorenzo.
    Et puis au dénouement, c'est Clara la petite dernière de la famille qui livre ses pensées intimes dans un cahier intime offert par son père un an avant sa mort.
    Ce roman est un superbe livre d'amitié, de rencontre, de fraternité, d'éducation et d'espérance. Mais il évoque aussi le conflit des générations, de cultures et de milieu. Lorenzo est curieux et bavard alors que Gaspard, est plutôt renfermé, discret, dans une sorte de mutisme, il est introverti. Issus de milieux différents, ils vont se rendre compte qu'ils ne sont finalement pas si différents l'un de l'autre et même qu'ils ont un avenir en commun.
    Ce roman nous parle d'une belle histoire d'amitié, je regrette qu'elle ne soit pas plus aboutie. Elle se termine trop vite mais c'est sans doute le choix de l'auteur qui veut montrer que parfois à un moment dans la vie une rencontre peut tout changer.
    Un roman sur l'amitié, le partage, la volonté de s'affirmer, la volonté de comprendre ses choix....
    Le style permet une lecture fluide.

    Ce livre est une belle histoire de fraternité, d'amitié et d'espérance.

    Citation :

    « Pourquoi attacher des ailes à une chenille, mieux vaut attendre qu'elle devienne papillon »


    6 commentaires
  • U4 Stéphane

    Titre : « U4 .Stéphane »
    Auteur : Vincent VILLEMINOT
    Genre : Science Fiction / jeunesse
    Éditions : Syros Nathan
    Année : 2015
    Nombre de pages : 437

    Résumé :

    Je m’appelle Stéphane. Je vis à Lyon. C'est le chaos. Des bandes de jeunes commencent à piller les appartements vides. D'autres investissent les lycées désertés... Moi je préfère attendre mon père, chez nous. Et s'il ne revient pas, j'irai au rendez-vous. J'irai jusqu'à Paris pour le retrouver dans son bunker de l'armée.

    Mes impressions :

    L'histoire vous la connaissez si vous avez lu mes chroniques précédentes U4 .JulesU4. Koridwen et U4 Yannis.

    Le sujet n'a rien d'original et serait même très à la mode en ce moment. La particularité de ces récits vient de sa conception puisqu'il est présenté par quatre auteurs, qui pour une même histoire prennent en charge chacun le point de vue d'un personnage.
    Les personnages s'insèrent dans ce récit, au rythme de leur (mes)aventures et des rebondissements.
    Quatre personnages, deux filles, deux garçons, et quatre écrivains, deux femmes et deux hommes ! Parité parfaite. Les auteures écrivent l'histoire des garçons et les auteurs, celles des filles. Très palpitant.

    L'intrigue est la suivante : un virus mortel a ravagé le monde. Seule une partie des adolescents semblent résister au virus.

    Je poursuis la lecture de cette série avec en dernière position l'histoire de Stéphane.
    Son père n'est pas avec elle lorsque l'épidémie se déclare, elle est seule dans son appartement. Elle se rend au laboratoire où travaille son père pour le retrouver mais le Dr Certaldo ne s'y trouve pas.
    Un adolescent présent sur les lieux, lui apprend que des militaires ont évacué le laboratoire avec des hélicoptères. Si des militaires ont fait cela alors ça veut dire que des adultes ont également survécu ! Mais comment et pourquoi et où sont-ils ?
    Elle se met en tête de retrouver sa mère et Nathan son jeune frère. Ses parents étaient séparés et si Nathan vivait avec sa mère, elle, vivait avec son père, un épidémiologiste reconnu qui voyage beaucoup pour des raisons professionnelles. Sa mère, son petit frère et son beau-père habitent en Bretagne.

    Ce roman retrace donc, le parcours de Stéphane. Sur WOT son avatar est Lady Rottweiller.

    Quand elle s'aperçoit du chaos elle décide d'intégrer un R.point de ralliement des jeunes, organisés et délimités par l'armée selon les quartiers, alors qu'elle préférerait rester attendre son père ; seulement la peur et la solitude sont les plus fortes.
    Dans ce décor de guerre civile elle va aider les blessés au niveau de l'hôpital, mais son caractère franc, révolté, violent et indépendant, ne plaît pas à tous.
    Par ailleurs, elle espère retrouver sa famille à Paris, elle compte sur son père, elle s'imagine et veut croire qu'il est de son côté et qu'il va sauver ses proches.
    Au R.point elle reconnaît des adolescents qui fréquentaient le même lycée qu'elle.
    Julien un élève en médecine, ses amis Ahmed et Émilie, trois étudiants surdoués essaient de comprendre les données du virus. Ils connaissent le Dr Certaldo, un grand médecin et un épidémiologiste renommé.

    Dans cet opus, le fonctionnement du R.point de Lyon est très bien expliqué, c'est une ville dans une ville, les adolescents tentent de survivre en soignant les malades, en se partageant les corvées et l'organisation des ravitaillements etc.
    Stéphane passe du temps avec Marco (John Silver sur WOT), un élève de sa classe S, et entretient de bonnes relations avec Philomène qui est responsable de l'infirmerie
    Elle fait la connaissance d' Alex. Il s'occupe du zoo en tentant de maintenir en vie les animaux en leur octroyant des soins.
    Julien lui apprend que son père est en lien avec l'armée, il est responsable de l'autorité de Paris.
    Certains adolescents, pensent que l'intervention de l'armée n'est pas bien justifiée, elle emploie violence et autre moyen de faire taire les jeunes récalcitrants, chacun pour soi, coûte que coûte.
    Marco est contre l'autorité, il perçoit le côté illégitime de son agissement. Il est d'ailleurs contre le système de traçage organisé par l'armée sous forme de puce.
    Lui et certains réfugiés commencent à se poser des questions ; Stéphane défend son père car elle ne peut envisager de le savoir malfaisant.
    Elle tente de se persuader et s'efforce de croire que son père prend à distance les mesures nécessaires à l'établissement de la sécurité et au contrôle de la pandémie.
    Une enquête épidémiologique confirme que les ados ayant reçu un vaccin contre la méningite sont immunisé contre ce nouveau virus U4.
    Elle va rencontrer Yannis à cause d'un dommage collatéral.
    Marco a tué un militaire pour le défendre, lui est un autre réfugié, François. Considérés alors comme des terroristes Stéphane et ses trois compagnons, font l'objet d'une mission officielle du gouvernement.
    Tous les quatre seront rapidement recherchés par les militaires.
    Yannis ne se laisse pas intimider et avec son chien Happy décide de se rendre quand même au RDV de Khronos le 24 décembre sous une horloge parisienne qui propose de remonter le temps et sauver le monde.
    Les quatre amis vont traverser le pays pour se rendre à Paris, ils vont vivre des épreuves et devront faire preuve de prudence tout au long de leur périple.

    J'ai l'impression que ce dernier opus fait le lien avec les trois autres. Il approfondit la situation, du côté de l'armée, des R.point du virus et des personnages.
    Je suis contente de le lire en dernière position car il regroupe l'ensemble des ingrédients des trois autres, c'est le plus complet, le plus précis. Rien n'est laissé au hasard, il y a du suspense, de l'action de la tension, de l'amitié, de l'amour de la psychologie.
    Les personnages sont variés, profonds.
    Stéphane souffre de ne pas savoir qui est réellement son père, de ne pas saisir ce qu'il fait avec l'armée, et quels sont ses projets, d'ailleurs le 24 au soir, elle sait que le RDV de Khronos est un piège...alors elle ne veut pas y aller et insiste auprès de Yannis,
    Ce dernier roman retrace les principaux événements, et résume bien l'intrigue et les éléments de la thématique que nous retrouvons dans les autres romans, : le virus, les R.points, Khronos, l'armée, le nouveau monde, les relations amicales que nouent les personnages principaux et surtout il laisse le mystère des tenants et des aboutissants de la thématique ainsi que du rôle de l'armée dans ce chaos.
    Une synthèse complète bien construite.
    J'aime beaucoup le style de Villeminot, ainsi que celui des trois autres auteurs.
    Il est représentatif de la jeunesse, il révèle bien les soucis et angoisses de ces ados en perdition et livrés à eux-mêmes.
    On a un aperçu précis du genre de virus que subit le monde, ses conséquences sur la vie des survivants qui sont essentiellement des ados âgés de 15 à 18 ans.
    Vraiment un très bon moment de lecture même si on côtoie la mort, la désolation car l'amitié et l'espoir y sont également présents. Le roman est abouti et j'espère une suite égale en émotion et actions...

    U4.Jules
    U4.Koridwen
    U4.Yannis.


    2 commentaires



    Suivre le flux RSS des articles
    Suivre le flux RSS des commentaires