• Titre : « Une autre idée du bonheur »
    Auteur : Marc LEVY
    Genre : Roman
    Éditions : Pocket
    Année : 2014
    Nombre de pages : 345

    Quatrième de couverture :

    Il y a des rêves et des amours qui ne s'éteignent jamais.

    Philadelphie, printemps 2010 : Agatha s'évade de prison. Elle était pourtant tout près du terme de sa peine. Alors pourquoi ? 
    Dans une station-service proche du campus, elle s'invite à bord de la voiture de Milly. 
    C'est le début d'une cavale de cinq jours à travers l'Amérique avec le FBI à leurs trousses. 
    Une course contre la montre pour découvrir un secret qui va changer leurs vies. 

    Mes impressions :

    Qui est réellement Hannah ? Aujourd’hui elle se fait appeler Agatha et elle prend le risque de s'évader de prison 5 ans avant sa libération alors qu'elle y a déjà passé plus de 20 ans, pour, retrouver une preuve qui l'innocentera ….
    Sur sa route, elle croise Milly jeune femme de 31 ans qu'elle prend en otage. Cette jeune fille d'apparence Rock and Roll est en réalité une femme plutôt calme et qui se sent bien dans sa routine.
    Elle a quitté le nouveau Mexique, pour étudier le droit en Pennsylvanie, c'est une étudiante discrète et travailleuse cependant sa bourse ne sera pas renouvelée alors elle accepte le poste de stagiaire collaboratrice au service juridique de l'établissement.

    Seulement elle va croiser la route d'Agatha qui sait ce qu'elle fait et l'oblige Milly à la conduire dans un Road Movie détonant. Si au début Milly ne sait pas encore à quoi s'attendre, elle va rapidement se rentre compte que cette cavale de plusieurs jours va leur permettre d'apprendre à se connaître et à tisser des liens amicaux à la rencontre du passé d'Agatha et sans doute vers sa vérité.
    Dans un premier temps, Milly ne connait pas le but d'Agatha mais au fil des kilomètres elle va apprendre à cerner ses intentions et comprendre le personnage. Elle la trouve fascinante, avec ce petit quelque chose de particulier, et de mystérieux qui la rend attachante à ses yeux.

    Thomas, un ancien flic aujourd'hui marshall est chargé par le juge Clayton de retrouver Agatha dans les 5 jours avant que son évasion ne soit rendue publique mais qu'adviendra-t-il s'il y parvient ?
    Pourquoi ce juge laisse une chance à Agatha ? Quel est l'enjeu ?
    On saisit à ce moment là que Tom et Agatha ont un passé commun mais lequel ? L'auteur nous le laissera découvrir au fil des pages... le puzzle se met en place peu à peu.

    Joe, est l'employé du café d'en face l'université dans lequel se sert Milly... Tous les deux s'entendent très bien. Elle est passionnée de musique ; lui de mots et de poésie. Une amitié très forte naît entre eux et pourtant c'est avec Franck rencontré sur le campus qu'elle choisira d'aménager.

    Les amis qu'Agatha souhaite revoir sont singuliers, ils ont tous un passé particulier ou rocambolesque. Au fil des kilomètres, elle explique à Milly leur histoire commune.
    Agatha se fera conduire en premier chez Max, aujourd'hui avocat et marié à Helen. Dès les premières secondes de leurs retrouvailles, on ressent une amitié solide entre eux,
    Elles traversent le pays en prenant la route 66.
    Elles font une halte chez Lucy, puis chez Raoul et enfin chez Quint, et à chaque nouvelle étape, Agatha raconte à Milly ce qui les lie, elle raconte leurs vécus ainsi que leurs affinités plus ou moins respectives et partagées.
    Et elle retrouvera la maison de son enfance.... mais n'en disons pas plus....

    Le style est très agréable, limpide, ingénieux pour nous rendre dépendant juste ce qu'il faut à l'histoire.
    Dès les premières pages, j'ai su que ce roman allait me plaire car tout était réuni : suspense, émotion, amour, amitié. Les personnages sont hors du commun et pour certains fort émouvants
    J'ai apprécié la description de la période 67/68 par Agatha qu'elle commente et argumente au plus juste des événements. Elle explique à Milly ce passé d'une génération rebelle, et précise le mouvement révolutionnaire américain de cette période.
    Agatha est une femme sincère, entière et profondément touchante.
    La fin est attendue mais elle est dans une logique qui ne pouvait pas être différente.
    C'est peut-être le seul bémol que je trouve à ce roman dans l'ensemble si dépaysant et si chaleureux.

    Elle et lui
    L'horizon à l'envers
    Et si c'était vrai 
    Le premier jour 
    La première nuit
    Le voleur d'ombres 
    L'étrange voyage de Monsieur Daldry
    Sept jours pour une éternité 1ère partie BD 
    Sept jours pour une éternité 2ème Partie BD 
    Si c'était à refaire 
    Un sentiment plus fort que la peur

     


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  • Titre : « La mer en face »
    Auteur : Vladimir de GMELINE
    Genre : Roman contemporain
    Éditions : du rocher
    Année  : Rentrée septembre 2018
    Nombre de pages : 422

    Résumé de l'éditeur :

    Philippe – scénariste de cinquante ans, dont le couple bat de l'aile – s'apprête à retourner en Allemagne. Adolescent, il a séjourné deux étés chez son oncle, ancien Waffen SS. Ce voyage, maintes fois différé, tient autant du pèlerinage que de l'enquête familiale. Philippe est hanté par la « Shoah par balles », l'extermination des Juifs d'Europe de l'Est. Une image en particulier l'obsède : un groupe de femmes et d'enfants attendant d'être fusillés dans le dos, face à la mer Baltique. Philippe doit-il se confronter aux fautes qu'il n'a pas commises, ou rester prisonnier de ses questionnements ? Des coups de téléphone alarmants l'obligent à interrompre cette quête des origines pour rejoindre son fils Ivan, hockeyeur professionnel au Canada, qui semble en danger. Philippe parviendra-t-il à le protéger et ainsi se libérer des errements familiaux du passé?

    Mes impressions :

    Merci à Laurence Angebault des Éditions du Rocher qui m'a proposé ce livre de la rentrée en service de presse.

    Dans ce roman le narrateur a deux préoccupations majeures : son fils en tant que sportif de haut niveau avec les dérives que cela peut entraîner ainsi que le passé de son oncle en tant que nazi.
    Ancien journaliste, aujourd'hui, il se bât pour rétablir quelques vérités sur ses proches, notamment son fils aux prises avec des soucis de moralité et de santé et celui de nombreux Juifs morts par balle.

    Il nous parle de Claire, sa première et aujourd'hui ex-femme, avec laquelle il a eu Yvan 22 ans et Sacha.
    Il les a quittés pour Léa une femme plus jeune. Ensemble ils ont une fille Charlotte.
    Il décrit ses errances, ses doutes, son passé, son présent, avec ses enfants. Ils évoquent ses relations.
    Il est parfois nostalgique du couple qu'il formait avec Claire. Quand il nous livre ses pensées, on ressent comme un abattement. Il choisit des mots percutants.

    Les questions principales soulevées dans ce roman sont les suivantes : comment peut-on tuer des innocents au nom d'un idéal ? Comment peut-on simplement participer et adhérer à ce genre de massacre ?.
    Quels sont les enjeux, les principes, les règles d'un sportif de haut niveau ? Quel est son rôle, son implication ? Sa moralité ?

    Philippe est inquiet pour son fils, il n'a pas le contrôle de la situation vis-à-vis des épreuves que ce dernier traverse. Ce père prend position courageusement quand il décrit les dérives et les conséquences du dopage quand des entraîneurs complices se voilent la face et qui au nom de l'argent et des performances ferment les yeux ou pire contribuent à la dépendance.
    Les compétitions de haut niveau, comportent des risques. Il y a la face cachée des principes et des règles internes sans oublier le côté flou et dissimulé du dopage. Quels sont les enjeux des entraîneurs, comment mesure-t-on l'implication des joueurs, comment évalue-t-on leur santé ?.

    Ce roman montre également toute la complexité d'un passé historique qui nous échappe et que bien souvent nous voulons comprendre. L'auteur évoque aussi la complexité de l'éducation et du rôle des parents, ainsi que la responsabilité de la société.
    Entre le père et le fils il va y avoir de la tension mais la tendresse est là. Toujours. Le père tente de réparer ses erreurs passées et cela tombe bien car il va prendre position malgré le caractère délicat de la situation. Les confidences d'un fils perdu qui au fond de lui-même a besoin de ce père aimant et responsable, vont leur permettre de se retrouver sentimentalement. Philippe va se mettre en danger pour sauver son fils.

    Dans ce roman, le narrateur s'interroge sur l'éducation, la paternité, il nous confie ses préoccupations, celles d'un père séparé de ses enfants qui ont grandi sans lui. Il doit faire face aussi aux reproches de ces derniers sur sa qualité d'éducateur.
    Il décrit parfaitement la culpabilité d'un père qui a quitté femme et enfants pour une femme plus jeune, c'est à dire de l'attrait du jeune et du beau au détriment des liens familiaux vrais et sincères.
    Il s'interroge également sur le côté le plus sombre de l'histoire du nazisme, le rôle des nazis.

    Ce livre est intéressant et relève des problèmes majeurs mais je trouve dommage que l'auteur dans les cinquante dernières pages accélère les événements pour terminer son roman un peu trop précipitamment. J'aurais aimé plus de détails sur l'après.
    Je trouve l'épilogue succinct. J'ai ressenti comme un sentiment d'inachevé, surtout sur les recherches non abouties concernant le passé de l'oncle du narrateur.
    Mais le travail de mémoire est fait, on ne peut pas et on ne doit pas oublier cette période de la guerre pendant laquelle ont eu lieu de nombreuses exécutions. Il est important d'en parler aux enfants qui eux-même en parleront aux leurs. De même en qualité de père le narrateur va avec des actes se rapprocher des siens.
    Au niveau du style les phrases sont courtes. Le récit est composé d'un mélange entre ses souvenirs quand il était marié avec Claire, son passé d'enfant quand il partait pour les vacances en Allemagne chez son oncle nazi et le présent, ce qui se passe aujourd'hui avec son fils....
    J'ai trouvé un peu déstabilisant, la façon dont le narrateur exprime ses pensées dans les dialogues parfois en discours indirect libre

    Ce livre est bien, sans plus.
    Il est par contre très intéressant pour aborder avec nos adolescents les thématiques principales de ce roman.


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  • La rentrée littéraire arrive à grands-pas après un été caniculaire....

    Je vous présente brièvement ce premier roman de la rentrée envoyé par Laurence d'Angebault des éditions du rocher.  Je le chroniquerai personnellement début septembre.
    Dès les premières pages l'ambiance est sérieuse, les sujets graves : le nazisme et le dopage dans le milieu sportif de haut niveau, sur un fond de culpabilité. 

    Vladimir de Gmeline est grand reporter à l'hebdomadaire Marianne. Il a publié deux récits, Les 33 Sakuddeï et Les Mystères de la Sungaï Baï, et un premier roman, en 2016, aux éditions du Rocher, La Concordance des temps. 

    Présentation du roman : Philippe – scénariste de cinquante ans, dont le couple bat de l'aile – s'apprête à retourner en Allemagne. Adolescent, il a séjourné deux étés chez son oncle, ancien Waffen SS. Ce voyage, maintes fois différé, tient autant du pèlerinage que de l'enquête familiale. Philippe est hanté par la «Shoah par balles », l'extermination des Juifs d'Europe de l'Est. Une image en particulier l'obsède : un groupe de femmes et d'enfants attendant d'être fusillés dans le dos, face à la mer Baltique.
    Philippe doit-il se confronter aux fautes qu'il n'a pas commises, ou rester prisonnier de ses questionnements ? Des coups de téléphone alarmants l'obligent à interrompre cette quête des origines pour rejoindre son fils Ivan, hockeyeur professionnel au Canada, qui semble en danger.
    Philippe parviendra-t-il à le protéger et ainsi se libérer des errements familiaux du passé ?

     "Roman captivant sur la transmission et la filiation, La mer en face est un ouvrage sur l'héritage d'une double culpabilité familiale et le rachat de fautes que l'on n'a pas commises afin de trouver un sens aux errements passés. L'ouvrage nous confronte, tout au long de sa lecture, a des sujets forts : le nazisme, l'antisémitisme, les familles recomposées, le poids des secrets…"

    Je vous laisse en compagnie de l'auteur qui parle de son roman :


     


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  • Titre : « Mon midi mon minuit »
    Auteur : Anna MCPARTLIN
    Genre : roman comédie
    Éditions : Pocket
    Année : 2018
    Nombre de pages : 413

    Quatrième de couverture :

    C'était au début du mois de mars, un jour de pluie, mais un jour encore béni, comme beaucoup d'autres avant, dans la vie d'Emma. 
    À 26 ans, la jeune fille amoureuse cohabitait avec le bonheur. Elle formait avec John, son amour d'enfance, un de ces couples unis et heureux, tissant une belle vie remplie de grands projets et de bons amis.
    Jusqu'à ce soir de fête qui fait basculer son existence en un crissement de pneus et ce deuil qui menace de tout engloutir.
    Commence alors pour Emma, aidée de ses amis qui font bloc autour d'elle, un long chemin pour que tout ne s'arrête pas là, pour qu'après la nuit revienne le jour.

    Mes impressions :

    J'ai beaucoup aimé cette fiction empreinte de tristesse, mais aussi de chaleur, de générosité, d'amitié et une pointe d'humour.
    Il y a des drames que l'amitié aide à surmonter et ce roman en est la preuve à chaque page.
    Dans cette série, les personnages sont tous des amis que nous aimerions avoir.
    Il y a Emma, jeune femme de 26 ans qui perd son amoureux et amour d'enfance John après une fête bien arrosée... Après le drame elle continuera d'être entourée par son frère Nigel devenu prêtre,
    par Anne et Richard un couple d'amis qui tente de devenir parents, Clodagh, une amie sincère et toujours présente et puis Sean, le meilleur ami de John qui a un poste d'éditeur dans un magazine pour hommes...
    Chacun va vivre le deuil a sa façon ; il y aura le déni, la colère, la négociation, la dépression, puis l'acceptation mais avant d'en arriver là, il va devoir se passer des jours, des mois, des années.....
    Ce roman est aussi une histoire d'amitié romantique, sur fond de drame et de culpabilité.
    Après le drame, les liens entre les amis se renforcent.
    Dans ce roman il y a les ingrédients de la jeunesse actuelle, les fêtes, l'alcool, et ici une relation ambiguë entre Sean et Emma. Un genre d'attirance amicale, amoureuse.

    Le style de narration est très agréable, on s'imprègne de l'atmosphère tantôt joyeuse, tantôt sombre. J'ai trouvé  la couverture attrayante. 

    Les mois passent et la peine d'Emma va s'apaiser mais toujours le souvenir de John perdurera...
    Et puis l'auteure évoque les joies de la maternité souvent avec humour, les responsabilités qui peu à peu font et rendent la vie de plus en plus intéressante.
    Mais elle n'oublie pas de penser aux couples pour lesquels la maternité n'est pas une évidence.
    Nos amis, prennent de l'âge et de la maturité sans que leur lien ne soit altéré.

    Ce livre est une magnifique ode à la vie, à la reconstruction. 
    Il nous rappelle à chaque page que la vie peut être fragile et parfois douloureuse mais qu'elle vaut la peine d'être vécue.


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  •  

    Titre : « La petite boulangerie du bout du monde »
    Auteur : Jenny COLGAN
    Genre : Roman contemporain
    Éditions : Pocket
    Année : 2015
    Nombre de pages : 494

    Quatrième de couverture :

    Quand son mariage et sa petite entreprise font naufrage, Polly quitte Plymouth et trouve refuge dans un petit port tranquille d'une île des Cornouailles. Quoi de mieux qu’un village de quelques âmes battu par les vents pour réfléchir et repartir à zéro ?Seule dans une boutique laissée à l’abandon, Polly se consacre à son plaisir favori : préparer du pain. Petit à petit, de rencontres farfelues – avec un bébé macareux blessé, un apiculteur dilettante, des marins gourmands – en petits bonheurs partagés, ce qui n’était qu’un break semble annoncer le début d’une nouvelle vie…  

    Mes impressions :

    Il y a 7 ans, Chris et Polly en avaient 25. Ils ont monté leur petite agence de graphisme à Plymouth.
    Les nouvelles technologies numériques qui ont commencé à apparaître en 2008 vont singer le déclin de leur entreprise.
    Les amis, la famille se détournent d'eux alors qu'il se rapprochent de plus en plus de la faillite. Mais Kerensa, l'amie fidèle un peu excentrique de Polly, la soutiendra toujours.
    Aujourd'hui à 32 ans, Polly et Chris sont pratiquement ruinés. Ils réalisent que leur couple ne peut plus durer. Ils se séparent. Afin de prendre du recul, et se refaire une santé, Polly décide de s'installer à Polbearne en Cornouailles, un endroit perdu qui vit au rythme des marées. Elle aménage dans une ancienne boulangerie délabrée, la propriétaire n'est autre que Madame Manse, femme au tempérament fort, propriétaire de la boulangerie actuelle.

    Polly aime les livres. Son père lui a transmis le goût de la littérature avant qu'il ne décède d'un infarctus quand elle avait 20 ans. Cependant, elle aime par-dessus tout le bon pain, son odeur, sa texture, son goût.
    S'installer, dans cette maison en mauvais été au-dessus d'une ancienne boulangerie, va lui demander du courage pour lui donner un petit peu d'âme.
    Un soir, un maraceux vient s'échouer, blessé, dans sa maison, elle va l'adopter et le nomme Neil. Ce sera son premier compagnon.....
    Puis elle fera la connaissance des pêcheurs du coin, Tarnie, Jayden, et Kendall, Archie le. Le vétérinaire Francidélabrée, Huckle l'apprenti apiculteur un peu mystérieux, Muriel l'épicière. Tout ce monde respecte Me Manse Gillian même si son caractère est sévère.

    Dès les premières pages, je savais que ce livre me plairait.
    Il y a de la psychologie relationnelle, les personnages sont bien pensés et sont représentatifs des rencontres que nous pourrions faire nous-même. Leurs interactions reflètent bien le monde tel qu'il est avec émotion. Leurs sentiments ne sont pas anodins.
    Chacun traite avec respect l'autre, le considère et ne le juge pas et c'est ce que j'ai profondément apprécié.

    Polly va donc faire un break et recommencer une vie dans une ville isolée où le climat est rude mais où les habitants se connaissent tous. Elle va devoir affronter la boulangère Gillian au passé douloureux....
    Elle va s'attacher à ce lieu et à ses habitants et va même vivre des moments intenses.
    Les gens l'apprécient pour son originalité, sa gentillesse, son énergie.
    Polly s'exerce à faire du pain, d'abord pour elle, puis elle le partage avec les pêcheurs et autres. Tous trouvent qu'elle a du talent.
    Malgré la jalousie de Gillian, elle parviendra à lui faire accepter son aide à la boulangerie... Polly se débrouille très bien et tous les habitants sont plus que satisfaits des petits pains variés que proposent Polly. Elle va faire prospérer ce commerce qui était loin d'être florissant.

    Le récit est empreint de douceur, de positivisme, d'humour. L'auteur nous aide à comprendre que la vie doit être prise comme elle vient, toujours du bon côté, et surtout avec légèreté.
    Ce livre m'a plu car chacun des personnages a traversé des épreuves et l'entraide entre eux est primordiale ; j'ai aimé ce côté, soutien et empathie même si parfois les relations ne coulent pas de source.
    Beaucoup de thèmes sont présentés dans ce roman, comme le travail en mer, les pêcheurs, les disparitions de gens aimés, la solitude, la perte de travail, les petits commerces qui ferment peu à peu, les produits locaux, la solidarité.
    Et puis il y a les drames comme celui des hommes qui partent en mer pêcher et qui ne reviennent pas....
    Au fil des mois, tous les personnages évoluent et prennent des décisions qui impactent la vie des autres. Ils sont haut en couleur, chacun a une influence bien définie. Polly va finalement trouver sa place.
    Ce roman est terriblement attachant comme ses personnages. Il amène avec lui la touche produits du terroir avec les petits pains de Polly, le miel d'Huckle, les poissons frais....etc.
    Ce roman est du genre à nous faire du bien, parce qu'il est à la fois émouvant et humain. C'est tout ce que j'affectionne.
    Les personnages sont solidaires, ils se soutiennent, s'entraident dans un monde parfois hostile et surtout quand la vie n'épargne personne.
    C'est aussi un livre sur l'espoir, quand on croit que tout est fini alors le printemps revient et le renouveau avec.
    J'ai adoré la description des paysages et l'atmosphère de cette région, un peu angoissante, inquiétante avec le rythme des marées mais tellement dépaysante et rafraîchissante.
    J'ai vraiment aimé ce roman qui parle à chacun d'entre nous.
    Le style est chaleureux, agréable, simple. Le ton des dialogues est souvent en décalé, humoristique
    De plus il y a une jolie surprise à la fin du livre, quelques recettes qui viennent agrémenter le tout.
    Ce roman est une ode à la vie, à l'espoir, à l'entraide.
    Il se lit vite. Sa lecture est à la fois légère et profonde et vivifiante parce que les personnages et les thèmes présentés ne sont pas superficiels.
    La couverture est quand même bien sympahtique !
    Je recommande ce livre de poche pour les vacances ! Bonne lecture.


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  • Titre : « Fleur de glace »
    Auteur : Kitty SEWELL
    Genre : Roman
    Éditions : France Loisirs
    Année : 2007
    Nombre de pages : 522

    Résumé :

    Le Docteur Dafydd Woodruff mène à Cardiff, Pays de Galles, une existence paisible aux côtés de sa femme. Seul ombre au tableau: le couple ne parvient pas à avoir d'enfants. Lorsqu'il reçoit une lettre en provenance du Grand Nord canadien - ce pays où quinze ans plut tôt il avait trouvé refuge - lui annonçant qu'il est le père de jumeaux, sa vie vole en éclats. Dafydd, qui jure ne pas avoir eu de relation avec la mère des enfants, décide alors, pour sauver son mariage et prouver son innocence, de retourner dans le pays de son passé. Là-bas, l'attendent souvenirs douloureux et sombres secrets. Mais c'est aussi là-bas qu'il ira à la rencontre de la magie et la passion...

    Mes impressions :

    Dafydd Woodruff est un chirurgien anglais, marié à Isabel... femme plutôt autoritaire et obnubilée par son désir d'enfant....
    Dès les premières pages, l'auteur nous fait voyager entre le Pays de Galles et le nord Arctique, précisément Moose Creek en Alaska. Nous faisons des allers-retours entre le passé vieux de 15 ans et le présent. Au fil de la lecture nous comprenons que partir dans le grand nord exercer sa profession, était pour ce chirurgien un moyen d'expier une faute. 

    Même si les raisons qui ont poussé Dafydd à s'exiler pendant quelques mois, nous sont distillées au compte goutte, nous saisissons très vite l'état d'esprit dans lequel est Dafydd.
    Nous sommes en 2006, Dafydd reçoit une lettre bouleversante. Une jeune fille lui écrit en se présentant comme sa fille. Cette révélation va faire voler en éclat sa vie qui va prendre un tournant inattendu.
    Sheila, infirmière en chef à Moose Creek, affirme que Dafydd est le père de ses jumeaux Miranda et Mark, or ce dernier ne se souvient que de son mauvais caractère ; de plus il est sûr de lui, il n'a jamais eu de relations sexuelles avec cette femme... Mensonge, manipulation, machination ou alors est-ce que Dafydd a perdu la mémoire ?
    Pourtant un test ADN confirme qu'il est bien le père... Ahuri, Dafydd va donc partir à Moose Creek pour tenter de comprendre comment cela peut-être possible.

    J'ai apprécié la construction du roman qui nous permet de vivre les événements avec la même amplitude et intensité que les vit Dafydd. Peu à peu, remontent à son esprit des événements passés sombres et bien souvent douloureux.
    Dafydd est entouré par Ian docteur alcoolique et ami de Sheila infirmière en chef, ainsi que par Hogg, chirurgien secrètement amoureux de Sheila... et quelques autres personnages hétéroclites. Certaines personnalités s'accordent, d'autres moins.
    J'ai aimé le détachement de Dafyyd et sa fragilité dans certaines situations par contre j'ai détesté Sheila, femme vénale non intègre et sans valeurs éducatives pour ses enfants.
    Miranda et Mark, ses enfants ont des caractères très divergents. Par leur présence ils apportent une note éducative au roman et une figure paternelle à Dafyyd.
    Je me suis très vite intéressée au sujet et à la thématique de la paternité découverte par hasard, malheureusement, j'ai trouvé que parfois le texte manquait de teneur, d'action. Quelques longueurs m'ont un peu ennuyée mais j'ai pu par la suite prendre plaisir à connaître la suite des aventures de Dafydd et la façon dont il a su faire face à la situation grâce à quelques rebondissements, assez originaux qui ont rendu la seconde partie du roman très appréciable.
    De plus, les descriptions des grandes étendues du grand nord m'ont permis de me dépayser ! Connaître quelques aspects culturels à travers un roman est toujours enrichissant.
    Je me suis très vite attachée à ce médecin en proie à un cas de conscience, et des remords non résolus, qui apprend du jour au lendemain qu'il est père depuis près de 15 ans.
    Dès le début du livre, on sent une atmosphère mystérieuse qui ne nous quitte pas, avec ce médecin qui a du mal à oublier le passé, une erreur médicale sur un enfant....le reste du roman nous révèle parfaitement les sentiments des personnages, qui luttent chacun à leur manière....

    Au final, je conseille ce roman pour une lecture d'été. J'ai passé un bon moment de lecture.

     


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  • Titre : « Empathie, de toi j'avais l'espoir »
    Auteure : Sandrine FEAR
    Genre : roman contemporain
    Éditions : Le lys bleu
    Année : mai 2018
    Nombre de pages : 216


    Quatrième de couverture :

    Liberty était une ville comme les autres avant que n'arrive la famille Empathie. L'étrange Louise fut la première à attirer l'attention avec sa capacité à retranscrire parfaitement les émotions. Mais son frère William et ses parents étaient aussi dotés de dons extraordinaires. Ils portaient bien leur nom en montrant aux habitants comment faire preuve d'empathie en allant les uns vers les autres. Très vite, l'empathie se développa dans cette ville avec de beaux élans de la part d'habitants pleins d’espoir. Nombreux sont ceux qui avaient envie de croire qu'un monde empathique est possible. Pourtant, ils allaient peu à peu se heurter à la réalité. La compassion, l'indifférence et l'égoïsme semblaient empêcher la concrétisation de leur rêve commun.

    Mes impressions :

    Contactée par l'auteure, je n'ai pas hésité une seconde pour accepter sa proposition de lecture.
    Une fois que j'ai pris connaissance du thème, j'étais curieuse de savoir comment cette sociologue allait pouvoir romancer un thème aussi abstrait et surtout comment elle allait aborder le problème de l'individualisme très présent de nos jours puis comment elle allait motiver les lecteurs à modifier leur comportement et à avoir plus d'empathie.
    Je dois reconnaître que ce livre permet une véritable prise de conscience. Il est une référence sur le comportement des humains dans un monde devenu de plus en plus sombre.
    Les personnages de ce livre nous entraînent dans un monde bien contemporain dans lequel l'égoïsme est omniprésent. Mais quelques-uns se démarquent quand même et ils apportent avec eux un peu d'espérance.
    Le Larousse définit l'empathie comme « la faculté de se mettre à la place d'autrui, de percevoir ce qu'il ressent » et pour la psychologie, « elle est fondée sur un accord spontané avec le ressentir de l'autre. Cette participation affective peur donner lieu à une fusion affective. Si elle se double d'un sentiment de réciprocité affective, elle devient sentiment de sympathie »....

    L'auteure ainsi à travers plusieurs chapitres romancés nous décrit des situations connues, vécues par des personnes comme vous et moi. Elle parle des relations humaines et des différents sentiments qui animent les hommes, surtout l'individualisme et l'égocentrisme. Elle étudie le comportement des gens entre eux en précisant à ses lecteurs les significations différentes des émotions comme la sympathie, la compassion.

    Au travers de la famille Empathie, connue et aimée, l'auteur témoigne.
    Louise la fille, perçoit la vraie personnalité de chacun, William le frère devine les émotions des gens simplement en les regardant.
    Richard le père vétérinaire est rempli d’humanité, la mère Cécile est une femme élégante qui incite par sa bonté à faire des gestes spontanés de gentillesse.
    Cette famille possède la particularité de donner de l'empathie, elle entraîne les autres à en faire autant et le monde va mieux. Mais cela ne peut pas durer éternellement surtout quand la famille Empathie disparaît....


    Malgré une écriture un peu puérile, ce roman est plus une étude qu'une véritable fiction.
    Il est composé d'historiettes, de scénettes de la vie quotidienne. Il met en scènes des proches, des voisins, des collègues. Les vies sentimentale, amicale, professionnelle sont étudiées.
    L'auteure nous décrit le monde tel qu'il est et surtout elle donne des solutions pour qu'il devienne meilleur. Malheureusement parfois il arrive que certaines personnes préfèrent s’appesantir sur leur vie et leur confort.
    L'auteure ainsi dénonce une société qui va trop vite et qui ne facilite pas la vie des travailleurs, souvent en proie au burn-out. Les risques d'une société qui en veut toujours plus, toujours mieux sont bien réels.
    Elle évoque un monde où tout va vite ou la solidarité se fait de plus en plus rare.
    Le monde contemporain devient un monde de plus en plus individualiste, insensible.

    Ce livre a l'avantage de faire passer des messages de bonté, d'entraide mais il dénonce aussi les valeurs essentielles qui peu à peu se perdent, et les conséquences sur la vie de chacun ainsi que sur la bonne santé du monde.
    J'ai trouvé que l'auteure espère un monde utopique car idéal mais je suis convaincue qu'elle a raison à savoir que chacun devrait regarder l'autre et l'écouter. Ne pas juger mais l'aider si besoin, alors je suis persuadé que le monde serait meilleur.
    Le pari de Sandrine Fear était risqué mais j'avoue que ce roman est à mettre entre toutes les mains et je pense même que certains passages devraient être lus et étudiés en classe avec des enfants de primaire. Certaines historiettes sont la base du respect, de l'amabilité et de la politesse. Certes le monde devient de plus en plus complexe, avec comme conséquence un risque accru d'exclusion. Sont en cause les difficultés personnelles dues à un monde en crise économique.
    Les personnages qui se croisent dans ce récit nous ressemblent. L'auteure prend des scènes de la vie quotidienne pour argumenter les comportements. Chacun peut s'y retrouver.
    Même si parfois l'écriture est un peu puérile, l'auteure nous donne envie de faire des efforts, ou de continuer à prendre soin de l'autre, à l'écoute, l'entendre.
    Ce roman est une leçon de vie, de partage, de solidarité. Ils nous aident à espérer un monde avec de meilleurs sentiments. Les personnages se croisent, se recroisent et apportent un peu d'humanité mais malheureusement souvent le sentiment d'empathie perd de sa force parce qu'il est absorbé par l'égoïsme. Il suffit alors que quelques personnes y croient encore pour que la machine se réveille et se remette en route. 

    Un livre fort intéressant avec une thématique sociologique et humaine fort intéressante.
    Merci Sandrine ! « Empathie, de toi j'avais l'espoir » de Sandrine FEAR

    Complément : suite à la mise à ligne de la chronique, l'auteure a tenu à faire un correctif et donc je copie/colle ici son point de vue afin que vous puissiez vous rendre compte des intentions de l'auteur sur son propre livre. 

    Je vous remercie pour cette critique très complète. Il y a cependant deux choses qui me dérangent :
    - qualifier l'écriture de puérile : l'écriture de ce roman est volontairement simple et spontanée comme doit l'être l'empathie.- réserver cette lecture aux enfants de primaire. Je pense qu'elle pourrait l'être aussi bien au collège, au lycée mais je vise avant tout les adultes trop convaincus que l'humain est doué d'empathie donc qu'aucun effort est à faire.


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  • Titre : « En attendant la montée des eaux »
    Auteure : Maryse CONDÉ
    Genre : Roman
    Éditions : Pocket
    Année : 2015
    Nombre de pages : 315

    Résumé :

    Par une nuit d’orage, Babakar le médecin se voit appelé au chevet d’une mourante. La femme est haïtienne, réfugiée en Guadeloupe pour donner naissance à sa fille. Une nouveau-née, orpheline et apatride, que Babakar prend aussitôt sous son aile. Lui qui était seul, sauvage et déraciné, vit désormais pour deux. Il décide alors d’un voyage à Haïti à la recherche de la famille de l’enfant et de l’histoire de sa mère. Là-bas, se pressent tous les bannis d’Afrique, les exilés, les sacrifiés du pouvoir…

    Mes impressions :

    Le roman débute en Guadeloupe. Un soir d'orage, Babakar se rend au chevet d'une jeune femme Haïtienne, prénommée Reinette, entrain d'accoucher et laquelle s'est malheureusement éteinte en donnant naissance à une petite fille. Babakar prend en charge le bébé, qu'il décide d'appeler Anaïs. Movar l'ami de Reinette accepte difficilement cette situation.
    Les pages suivantes nous racontent comment il y a quarante ans, le père de Babakar, directeur d'école primaire, accueille Minerve métisse, nouvelle institutrice et belle femme à la couleur de peau noire et aux yeux bleus. Cette anomalie sera considérée par certains comme une marque de sorcellerie et d'autres y verront la main de Dieu. Tous les deux tombent amoureux ; de leur union naîtra un enfant Babakar. Puis Minerve mourra jeune, aujourd'hui elle continue de hanter presque chaque nuit les songes de son fils chéri.
    Aujourd'hui, la petite Anaïs est pour Babakar, une raison d'être en vie. Seulement cet enfant, entraînera de l'ostracisme de la part des locaux. La clientèle de Babakar se fait de plus en plus rare.
    C'est alors que Movar retrouve Babakar afin d'honorer la mémoire de Reinette. Il avait fait une promesse à cette dernière avant qu'elle ne meure ; celle d'amener Anaïs à la rencontre de son pays d'origine. Movar tente alors d'encourager et de motiver Babakar à le faire. Ils prennent la décision alors de faire la route ensemble. Tous les deux rencontreront Fouad.
    Leur premier point commun à tous les trois est qu'ils sont déracinés et donc blessés et humiliés, rejetés par leur communauté d'origine. Le second point commun est que chacun ne parvient pas à faire le deuil de leurs proches disparus.
    Fouad le Palestinien, Movar l'Haïtien, aident Babakar le Guadeloupéen à comprendre ce pays, à supporter son côté sombre.

    J'ai trouvé que la construction de ce récit au début est un peu confuse mais au fil des pages on comprend le raisonnement de l'auteur, elle maîtrise le côté historique de la vie de Babakar et de sa famille et de celle des personnes qui l'accompagnent durant son périple
    Ce roman m'a permis de me replonger dans l'ambiance d'un pays en guerre que j'ai connu et qui m'a également bouleversée. Il m'a conforté dans l'idée que malgré tout, ce pays a des belles ressources humaines et naturelles comme sa végétation, sa culture, etc. mais que la main des hommes vient tout dénaturer.
    Ils défigurent les paysages, les arbres sont coupés sont brûlés et deviennent des charbons.
    L'ancienne capitale Port au Prince, était un beau quartier avant les guerres civiles. Puis l'essence des hommes prend le dessus avec leur quête continuelle du pouvoir.
    L'auteur nous confronte à un pays dangereux, avec ses rues cabossées, sa population affamée, ses événements historiques parfois dramatiques, et les conséquences qu'ils entraînent dans un pays, non favorisé par son climat tropical humide. Les cyclones et les pluies diluviennes sont monnaie courante.
    Au travers du récit des trois amis d'origines différentes, l'auteure nous parle aussi de l'aberration des guerres civiles, de l'esclavage, du racisme et de la haine.
    Elle nous fait part de la vie du pays et de ses exclus, des gens qui vivent dans la misère, qui sont en proie à la dictature, l'anarchie, la drogue, la corruption pour la quête continuelle du pouvoir.
    Elle évoque les conflits entre musulmans et chrétiens mais également les régimes politiques et les diplomaties occidentales.
    À travers ces personnages, Fouad, Babakar et Movar ces trois amis qui ont connu dans leurs pays respectifs, la guerre, la peur, la misère et l'exil, l'auteure nous confie la souffrance que vivent les personnes déracinées, à la recherche de leur identité.
    J'ai une tendre pensée et de la reconnaissance envers Babakar, qui est un homme finalement chaleureux, qui tente de rendre une vie meilleure à ceux qui subissent la leur. 

    Ce roman est un parcours initiatique à travers Haïti. Trois amis, aux origines diverses se soutiennent et s'entraident. Au fil des pages et de leur parcours, l'amitié naissante, se renforce.
    Ce roman est aussi une belle leçon de vie, de courage et d'amitié.


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  • Titre : « Le sourire des femmes »
    Auteur : Nicolas BARREAU
    Genre : roman contemporain
    Éditions : Le livre de poche
    Année : 2018
    Nombre de pages : 330

    Résumé :

    Le hasard n'existe pas ! Aurélie, jeune propriétaire d'un restaurant parisien, en est convaincue depuis qu'un roman lui a redonné goût à la vie. À sa grande surprise, l'héroïne du livre lui ressemble comme deux gouttes d'eau. Intriguée, elle tente d'entrer en contact avec l'auteur, un énigmatique collectionneur qui vit reclus dans son cottage. Qu'à cela ne tienne, elle est déterminée à faire sa connaissance ! Une comédie romantique avec un soupçon de magie et un zeste d'enchantement.

    Mes impressions :

    L'intrigue se passe à Paris.
    Aurélie est l'heureuse propriétaire d'un restaurant légué par son père avant sa mort.
    Jacquie son ami, en est aussi le chef .
    La mère d'Aurélie quant à elle est décédée lorsque Aurélie était encore jeune.
    Bernadette est la meilleure amie d'Aurélie depuis 8 ans.
    M. Monsignac des Éditions Opale espère qu'André fera le nécessaire pour que l'auteur anglais Robert Miller qui a écrit «  Le sourire des femmes » accepte de venir en France parler de son livre. Ce dernier est bien accepté par le public, son succès est récent.
    André fait partie du comité de lecture et est entouré de Mathilde, Mme Mirabeau, Mme Petit.
    Ils travaillent dans une relative bonne ambiance...

    Après une rupture amoureuse, Aurélie, arpente les rues de la ville pour apaiser sa peine et entre par hasard dans une librairie afin de fuir un policier un peu trop collant. Elle achète un livre au titre surprenant, « Le sourire des femmes ». La passion d'Aurélie est pourtant la cuisine et non la lecture au grand désespoir de son amie Bernadette.

    Le soir dans son lit, elle va en débuter la lecture et au fil des pages, elle s'aperçoit que ce livre a quelque chose d'intéressant et d'apaisant.
    L'auteur parle d'une jeune femme et d'un restaurant. Cette jeune femme ressemble trait pour trait à Aurélie et le restaurant semble être le sien, quelle coïncidence !
    Les mots et les phrases de l'auteur la touchent et lui sont d'un profond réconfort.
    Elle se met alors en tête de retrouver et de rencontrer l'auteur ! Pour cela elle va se rendre directement aux éditions Opales pour demander à André de remettre une lettre qu'elle a écrite et destinée à Henry Miller.
    Et le geste simple de cette jeune femme de 32 ans, déprimée, va changer le cours de la vie des deux personnages....
    L'intrigue prend une tournure inattendue avec l'arrivée d'André, qui a deux rôles... mais chut, je n'en dis pas plus...

    J'ai beaucoup aimé ce roman léger. Il est question de rédemption, de résilience, d'amitié et d'amour.
    Une fois ouvert, j'avais du mal à le quitter et d'ailleurs, il se lit très vite tant le style est épuré, délicat, vif. L'histoire qu'il raconte est attrayante et ne manque pas d'humour.
    Il est agrémenté de réflexions sur l'amour de soi et des autres. Celui que l'on donne et celui qu'on reçoit.
    Il n'y a pas de longueur, pas de superflu, l'auteur va a l'essentiel, il distille au compte-gouttes sa générosité, sa bonne humeur et une grande part d'allégresse.
    À chaque page, ce roman prend des tournures rebondissantes, imprévues, qui laissent le lecteur captivé.
    Chaque page est addictive. Vous l'aurez compris ce livre m'a fait du bien, il est parvenu à me faire sourire et à me faire oublier pour un temps que la vie parfois peut être si compliquée !
    Ce livre m'a été donné gracieusement et il est une excellente découverte ! À décourvir !

     


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  • Titre : « Si on dansait »
    Auteure : Rachel JOYCE
    Genre : Roman contemporain
    Edtions : XO éditions
    Année : 2018
    Nombre de pages : 364

    Résumé :

    À Londres, au bout d’une impasse délabrée, Frank n’est pas un disquaire comme les autres. Chez ce marchand de vinyles, une belle équipe de joyeux marginaux se serre les coudes, tous un peu abîmés par la vie.
    Surtout, Frank a un don. Il lui suffit d’un regard pour savoir quelle musique apaisera les tourments de son client. Quitte à préconiser du Aretha Franklin à un obsessionnel de Chopin…
    C’est ainsi que Frank fait la rencontre de Lisa, une mystérieuse femme au manteau vert. Après s’être évanouie devant sa boutique, elle le supplie de l’aider à comprendre la musique. Lors de leurs rendez-vous, Frank replonge dans sa propre enfance, revoyant sa mère, l’excentrique Peg, lui passer des vinyles sur sa vieille platine.
    Lui qui ne croit plus en l’amour depuis longtemps sent son cœur vibrer à nouveau. Et puis, un jour, Frank découvre le secret de Lisa. Le monde s’écroule, il disparaît.
    C’est sans compter, pourtant, sur l’extraordinaire solidarité qui règne sur Unity Street. Car après le chaos, il n’est jamais trop tard pour faire renaître l’espoir et réapprendre à danser…
    Avec une sensibilité magnifique, Rachel Joyce célèbre le courage de gens ordinaires, la force de l’amour, mais aussi la puissance de la musique qui, parfois, peut sauver des vies.
    Mes impressions :

    Je remercie Mélanie ROUSSET des Éditions XO pour m'avoir fait découvrir ce nouveau roman d'une auteure que j'affectionne et dont j'ai lu précédemment les titres : La lettre qui allait changer le destin d'Harold arriva le mardi et La lettre de Queenie.
    Mes deux loisirs sont la lecture et la musique alors autant dire qu'avec ce roman mes désirs sont comblés.

    Le récit commence en 1988. Le CD commence à faire son apparition et détrône peu à peu les disques vinyles mais des inconditionnels comme Franck qui ont eu leur enfance bercés par la musique, et qui en plus ont une maman mélomane, ne peuvent s'y résoudre....

    Unity Street est une rue de Londres, laissée à l'abandon, et désormais convoitée par un promoteur acharné.
    Dans Unity street il ne reste plus que quatre boutiques.
    Maud la tatoueuse excentrique et rebelle en tient une, puis il y a le Père Anthony, ancien prête l'homme de la sagesse et figure paternelle qui vend des objets religieux, puis il y a les jumeaux dont la famille gère les pompes funèbres, et un pub tenu par Pete le barman et puis madame Roussos, vieille dame de quatre-vingts ans qui rend visite régulièrement à Franck accompagnée de son chihuahua.
    Quand a Franck, il est propriétaire de la boutique de Vinyles dans unity Street, il a 40 ans et un don particulier celui d'aider les gens dans leurs épreuves et de leur trouver la musique qui leur fera du bien. Il ne classe pas ses disques par ordre alphabétique mais selon une méthode qui n'appartient qu'a lui et à sa réceptivité.
    Kit son employé est un jeune homme de 18 ans dont la mère est atteinte de démence, son père passe son temps devant la télévision. Franck le prend sous son aile et le fait un peu travailler à la boutique.
    C'est un jeune homme paumé, maladroit mais si attendrissant.

    Franck, Maud, Le père Anthony, Les frères et jumeaux Williams, Madame Roussos s'entraident et surtout forment une communauté, désireuse de ne pas laisser cette rue sombrer et se laisser acheter par un promoteur entêté.
    Cette petite communauté, composée de gens hétéroclites, soudés fait le bonheur des lecteurs.

    Le récit est construit tour à tour par des chapitres qui parlent du présent des personnages en 1988 et par d'autres qui évoquent la jeunesse de Franck auprès de sa mère Peg, peu maternelle mais férue et conteuse de musique qui lui a fait découvrir puis l'a initié à la musique.
    Elle le nourrit de la genèse des grandes œuvres, de la particularité de la vie de certains compositeurs et leurs intentions. Franck a énormément appris et de ce fait a développé une certaine sensibilité.
    Il est un disquaire fervent partisan de toutes les musiques de tous les genres.
    Au-delà de l'écoute de vinyle dans des armoires transformées en cabines d'écoute par Franck , il aide spontanément les gens à surmonter la maladie, la tristesse, la lassitude, la perte d'un emploi, à leur faire retrouver le goût de vivre.... Sa capacité d'écoute, son empathie et sa patience font de lui un être attachant et apprécié de tous.

    Et puis un jour, une femme en manteau vert, nommé Lisa s'évanouit devant la boutique de Franck. Cette femme mystérieuse et énigmatique va l'émouvoir autant que ce qu'elle l'effraie. Entre eux deux, l'attirance est immédiate.
    Un seul regard a suffi pour lier leurs vies respectives.
    Une relation aussi profonde qu'étrange, s'éveille entre eux, ils se retrouvent chaque semaine dans un café « La théière chantante ». À la demande de Lisa, il lui parle de musique, d'émotion, ils partagent... et peu à peu sans se l'avouer tombent amoureux.
    Mais Franck bien qu'il aime les autres a peur de se laisser aimer, sans doute par peur de perdre.

    Le roman est composé de quatre parties, « Face A Janvier 1988 », « face B Février 1988 », « face C printemps 1988 », et « Face D, 2009 » puis « morceau caché ».
    Les dernières parties du roman, nous amènent en 2009, à la chute du CD et le retour discret du vinyle. Franck avait raison de ne pas s'abandonner à l'idée que le vinyle est une façon infaillible de partager de la musique et de la faire exister.
    Puis l'auteure nous fait passer de 1989 à 2009....
    Que sont devenus les personnages d'Unity street ? Que font-ils ? Est-ce que les boutiques ont finalement étaient rachetées ?

    Ce livre est une bouffée d'oxygène, et de tendresse, il est un hommage au vinyle, à la musique, aux relations, à la vie.
    Rachel Joyce écrit avec passion sur la musique, celle qui nous apaise, qui nous fait du bien, qui nous permet de partager. Elle parle alors aussi de la souffrance, des difficultés de la vie, des épreuves mais également de l'amitié avec un grand A, de celle qui dure. De l'amour, timide et puissant à la fois.
    Je crois que Rachel Joyce nous fait prendre conscience que chacun d'entre nous, même s'il est ordinaire peut apporter quelque chose à l'autre. Que notre vie peut changer, prendre une tournure inattendue grâce une rencontre fortuite.
    Seul petit bémol, j'ai trouvé que dans les premières parties du roman il y a quelques longueurs puis lorsqu'on se retrouve en 2009 tout s'accélère, je trouve que ça va bien trop vite alors. Cela me paraît un peu dommage.
    Le dénouement reste très prenant et même si on s'attend à cette finalité, cette dernière est amenée de façon originale et actuelle.
    L'auteur a su faire pousser l’originalité jusqu'à créer une playlist des musiques préférées des personnages et de la partager avec ses lecteurs qui peuvent l'écouter sur Spotify et Deezer, c'est vraiment une très belle surprise, de même que le petit vinyle glissé dans le livre lui-même qui donne une petite touche nostalgique au roman.
    On sent que l'auteure, a fait de nombreuses recherches sur la musique, les œuvres et leurs compositeurs dont elle parle. De plus le travail fourni permet de nous faire rendre compte que la musique peut guérir, apaiser les âmes et que celle-ci est souvent source de bien-être.
    Les messages transmis par ce livre sont ceux de rester soi-même et également que le temps passe mais la vraie amitié, la bienveillance et la solidarité restent. Ce sont des messages d'espoir.
    J'ai aimé ce roman même s'il n'est pas celui que je préfère.
    Il y a toujours dans le style de Rachel Joyce, de la douceur et de la tendresse.
    L'auteure parle de gens ordinaires et les rend extraordinaires.
    Elle sait nous parler d'amour, d'amitié et de respect.Ce roman est à la fois émouvant, prenant, riche en informations musicales. Un bon moment de lecture.


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