• Titre : « Pour toi, Nicolas »
    Auteur : James PATTERSON
    Genre : Roman
    Éditions : l'archipel
    Année : 2004
    Nombre de pages : 260

    Résumé :

    Éditrice, Katie Wilkinson croyait avoir trouvé l'homme idéal en la personne de Matt, dont elle s'apprêtait à publier les poèmes. Mais ce dernier disparaît brusquement, lui laissant pour toute explication un journal intime. Suzanne, une jeune mère, s'y adresse à son enfant, Nicolas. Au fil de sa lecture, Katie découvre que l'homme dont elle est tombée amoureuse n'est autre que le mari de Suzanne, et le père de Nicolas. Matt lui a-t-il menti ? Mène-t-il une double vie ? En partie autobiographique, ce livre mêlant émotion et rebondissements a été inspiré à l'auteur par la disparition de sa femme. Il est dédié à ceux qui ont aimé, tout perdu, et aimé de nouveau.

    Mes impressions :

    James Patterson est plus connu pour ses thrillers assez sanglants, c'est pourquoi j'ai été déroutée de lire sous sa plume une histoire d'amour aussi touchante et émouvante. James Patterson montre là qu'il sait se renouveler et se réinventer.
    À travers le journal de Suzanne, la femme de Matt, Katie va comprendre bien des choses et notamment pourquoi Matt décide de mettre un terme à leur relation amoureuse assez brutalement.
    Ce roman est écrit avec la voix de deux femmes qui ne se connaissaient pas. Suzanne a écrit le journal que lit Katie. Un homme, deux femmes, un enfant, l'équation n'est pas parfaite mais elle est crédible. Deux femmes aiment le même homme d'un amour fort. Ce dernier mène t-il une double vie ?
    Au début l'intérêt réside dans la confusion que peut faire le lecteur : y-a-t-il eu trahison ?
    Et puis, James Patterson nous entraîne dans un roman d'amour d'une rare intensité.
    Cette histoire est très émouvante de part les épreuves que devra traverser le couple aimant. Et puis par la présence de Katie qui semble perdue.
    Le récit de Suzanne nous parle de son histoire d'amour avec Matt et de la maternité avec délicatesse puis de la maladie.
    Le style de James Patterson permet une lecture fluide et envoûtante.
    Il n'y a aucun passage inutile, ni de longueur dans le texte. L'auteur maîtrise parfaitement l'essentiel afin de nous livrer une histoire poignante sans pathos.
    Les fans d'histoires sentimentales sauront apprécier ce roman assez vite lu.
    James Patterson livre avec émotion, et sincérité, l'histoire d'une renaissance, d'un espoir retrouvé après le chagrin et la tristesse de la perte d'un être aimé.

    PATTERSON James, Rendez-vous chez Tiffany
    PATTERSON James, L'amour ne meurt jamais


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  • Titre : «  De rouille et d'os »
    Auteur : Craig DAVIDSON
    Genre : nouvelles
    Éditions : points
    Année : 2012
    Nombre de pages : 317

    Quatrième de couverture :

    Un goût de rouille et d’os, c’est l’amère saveur du sang dans la bouche. Quand Eddie se fracture les os des mains, sa carrière de boxeur semble finie. Hanté par un dramatique accident dont il se sent responsable, il se lance dans les combats clandestins pour racheter sa faute…
    Deux des nouvelles de ce recueil ont été réunies et adaptées au cinéma par Jacques Audiard.

    Mes impressions :

    Ces 8 nouvelles ont toutes un point commun : des personnages malmenés par la vie et des histoires dures, très dures, limites supportables pour certaines.
    Dans ces nouvelles sont décrits des événements, des drames à l'échelle humaine, comme la maladie, les accidents avec graves séquelles, l'alcoolisme. L'auteur nous décrit des émotions comme le désespoir, la vengeance, la pitié, l’écœurement, la compassion, la haine, l'égoïsme.
    Chacune cependant finit avec une petite dose d'espérance. Celle qui nous pousse à avancer, à se relever, à continuer.

    « Le goût de rouille et d'os » nous parle d'Ali. Le narrateur mêle le passé avec le présent, il nous raconte pourquoi et comment de boxeur professionnel, ancien champion est devenu un combattant à mains nues et de combats illégaux. Un drame est à l'origine de ce changement radical de carrière !
    J'ai été bouleversée par cette nouvelle, qui nous raconte l'histoire de cet homme qui a les os broyés de la main mais pas seulement, son âme est également meurtrie.
    Cette nouvelle est émouvante, touchante, profonde. L'écriture est stylée, appuyée, prenante.

    « Un bon tireur », parle d'Eddie ancien joueur de basket. Il a tenté de transmettre le goût de ce sport à son fils dès son plus jeune âge. Eddie, est aujourd'hui seul et alcoolique. Le père mise tous ces espoirs sur son fils mais ce dernier saura-t-il se défaire de l'emprise de son père qui voit en lui le jeune champion qu'il n'a pas eu la chance d'être ?
    La complicité entre père et fils d'antan n'est plus ce qu'elle était.
    Il y a beaucoup de violence, de mots durs, aucun des deux ne trouve sa place à cause de non-dits.

    « Un usage cruel » est une nouvelle racontant la douleur d'un couple stérile.
    Jay publicitaire et Allison infirmière ont tenté en vain de donner la vie. Alors ils vont élever des chiens de combat. Mais la violence de cette nouvelle évoque la douleur des personnages et de celle qu'ils transmettent aux chiens à qui ils enseignent la haine !
    Les descriptions des combats et des conséquences sur la santé des chiens m'ont été insupportables.
    Il est question de brutalité, d'instabilité, de férocité.

    « La fusée » est le nom de la figure que fait Ben, soigneur d'une orque dans un parc aquatique, lors des spectacles, devant la foule. Cet exercice consiste pour Ben à sortir de l'eau à toute vitesse sur le museau de l'animal. Mais un jour c'est l'accident et il se retrouve unijambiste.
    Il rencontre alors sur les conseils d'un psy les membres d'une association qui sont tous handicapés comme lui et c'est l'occasion d'évoquer le juste retour des choses, une rétrospective de notre vie d'avant : l'hypocrisie, la lâcheté, l'égoïsme, la fuite. Le karma : est-ce que je mérite ce qu'il m'arrive ? Une nouvelle culpabilisante mais prenante et qui nous interroge sur nos actes dont nous ne sommes pas toujours très fiers et qui peuvent avoir des conséquences dramatiques.

    Dans « Insomnies » Graham, travaille de nuit comme repreneur de bien. Il est le mari d'une femme atteinte d'une maladie dégénérative la bradykinésie. Entre eux il a toujours été question d'amour alors il tente de faire au mieux pour que sa femme ne manque de rien.
    Un soir il rencontre Jay, auquel il doit reprendre son mobil-home aux traites impayées. Touché par son histoire, il va lui octroyer un délai supplémentaire. La rencontre entre les deux hommes aura sur lui une répercussion inattendue dans sa vie et celle de sa femme.
    Cet homme est sensible au désespoir de Jay et cela va avoir une incidence positive dans sa vie personnelle.

    « Frictions » nous parle de Sam, accro au sexe. Il va donc devenir acteur pornographique afin d'assouvir ses besoins. Et il va rencontrer Béatrice, est-ce que cette rencontre peut changer ses addictions ? Une nouvelle assez glauque.

    « De chair et d'os » nous présente Roberto, ancien boxeur qui suite à un combat qui a très mal tourné et aux conséquences dont il n'arrive pas à se défaire, devient coach à Bangkok.
    Son ancien entraîneur lui confie Tony 30 ans, un jeune homme trop sûr de lui, une tête brûlée.
    Il s’entraîne dur et ne pense qu'au combat et à gagner pour se prouver qu'il est vivant ; il rencontre Bua, un jeune boxeur Thaïlandais qui lui n'a pas les mêmes aspirations, il se bât pour survivre.

    « Précis d'initiation à la magie moderne », il s'agit d'un frère et d'une sœur abandonnés par leur père magicien et élevés par leur oncle. Je ne peux pas vous en dire plus car je ne suis pas allée au bout de cette lecture. Je ne suis pas arrivée à me concentrer.

    Ce recueil de nouvelles est très dur, glacial, violent. Toutes ces histoires ont pour thématique et point commun les relations humaines et/ou animales. Elles ont toutes quelque chose de brutal.
    On retrouve quelques personnages d'une histoire à l'autre. Tous sont des écorchés vifs.
    Chacun des personnages va en rencontrer un autre qui va modifier légèrement ou plus profondément, le cours de sa vie, celui de son destin.
    Chacun va alors grandir ou voir la vie différemment. L'espoir peut renaître d'une rencontre anodine et nous fait parfois nous poser les bonnes questions et finit par bousculer nos convictions et nos croyances.
    Le style de l'auteur laisse une grande place à la description des faits et des événements.
    Un livre qui laisse une empreinte délicate et indélébile dans l'esprit du lecteur.

    Bande-annonce du film dont Jacques Audiard a réuni deux de ces nouvelles :
    La fusée et de chair et d'os.


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  • Titre : « Lueur nocturne – Cycle 1 - Bellua »
    Auteur : Elissule
    Genre : Fantasy jeunesse
    Éditions : Edilivre
    Année : 2017
    Nombre de pages : 489

    Quatrième de couverture :

    Une jeune fille se réveille à l'intérieur d'un sépulcre. Que fait-elle là ? Comment et pourquoi est-elle arrivée ici ? L'ignorance lui entaille l'âme et la brise en morceaux. Une amnésie inexplicable perce son crâne. Qui est-elle ? C'est au prix de beaucoup de sang versé et d'une errance dans un monde inconnu qu'elle connaîtra enfin la réponse.

    Mes impressions :

    Contactée par l'auteur de ce roman, j'ai accepté de recevoir et lire son tout premier livre.
    J'ai été enchantée de me plonger dans cette histoire fantastique parce que dès le début, ce récit manifeste une grande imagination doublée de nombreuses recherches dans le domaine fantasmagorique. Il y a un nombre impressionnant d'espèces, d'êtres vivants ou non qui peuplent ce scénario surnaturel.

    L'histoire parle d'une jeune fille de 17 ans qui se réveille dans un lieu inquiétant. Un sépulcre. Elle ne se souvient pas de son nom, ni d'où elle vient, ni qui elle est. Elle n'a aucun souvenir.
    Elle se met en quête de son passé et de ses origines. Avec les créatures qu'elle rencontre au fil de son périple, elle va découvrir le monde qui l'entoure peu à peu. Ceux qui la croisent lui témoignent respect et soumission.
    Elle choisit de s'appeler End après avoir lu cette inscription sur la stèle dans le sépulcre où elle s'est éveillée. Elle rencontre Aaron, un esclave humain donc dépourvu de magie, assez prétentieux et audacieux. Il l'amène dans le village de Salica et lui présente Martial, son grand-père qui s'avère être un sorcier respecté et craint de tous. 
    En compagnie de deux serpents magiques, End va poursuivre son destin et tenter de reconstruire son passé. Ensemble ils fuient le village.
    Elle croise Sylvely, une licorne qui lui confie avoir été son amie après qu'End lui ait sauvé, jadis, la vie. Doit-elle la croire ? Va t-elle lui permettre de recouvrer la mémoire ?
    Toutes deux, vont tenter de répondre aux questions que se pose End à propos de son passé.
    Au cours de leur périple, elles rencontrent un vampire, le compte Lee Valzman et sa sœur Elmyre qui est malade....
    De même elle fait la connaissance plus tard de Julius, un poète à ses heures....et bien d'autres créatures et de monstres légendaires fantastiques tous plus féroces et inquiétants les uns que les autres. Comme par exemple des morts vivants créés par des vampires à partir d'une base humanoïde. 

    Lors d'une lutte acharnée avec des créatures, une marque pousse dans le dos d'End; ce signe distinctif semble être celui du Roi Eden. End est-elle la réincarnation de ce Roi à ce jour décédé ? Est-elle la Bellua ? Ou bien n'est-elle qu'une âme parasite qui s'est emparée du corps de la jeune fille ; s'est-elle faite voler son enveloppe corporelle ?
    Elle apprend alors que Magnalys est le nom du Royaume, Mad en est sa capitale. Il a été jadis divisé en cinq régions puis deux îlots Malroc et Dramîle y furent accolés. 
    Les habitants y vouent le culte de Dieu et de ses quatre prophètes élémentaires (Gaïa, Ignis, Caele et Aqua). Le rôle de ces derniers était de réguler les humeurs de leur maître divin et d'inculquer la sagesse au commun des mortels.
    Mais malheureusement les autorités déclarent une guerre sans merci pour s’enquérir du territoire de Dramîle. Dirigé par le conseil et onze vampires le royaume va perdre sa grandeur et sombrer dans la famine, la maladie, la mort et le déclin. Le Dieu et ses quatre saints ne voulurent pas combattre alors le conseil engendre un cinquième Saint et c'est ainsi que fut créé Eden. Un monstre de puissance qui manipule tous les éléments en plus de l'esprit. Une guerre sanglante éclate.
    Le conseil reprit donc les pleins pouvoirs en créant ce cinquième élément. Eden assembla et unifia une armée. La Bellua fut nommée Roi et régna un siècle durant, afin de réparer le royaume. Puis le monarque fut déchu pour une raison mystérieuse. Certains habitants furent alors persuadés que La Bellua reviendrait un jour se venger d'avoir été évincée.
    Aujourd'hui certains pensent que End est la réincarnation d'Eden.

    À ce jour, la Bellua découvre ses pouvoirs, elle se transforme en véritable vampire assoiffé de sang.
    Sur sa route, elle fait la connaissance d'une sorcière herboriste, de Sophie sa petite fille, une enfant-chat, des créatures diverses et variées et au fur et à mesure des circonstances, elle découvrent la nature de ses dons qui lui seront révélés souvent avec violence et suite à des combats cruels et destructeurs.
    End se découvre de plus en plus de pouvoirs maléfiques pourtant son but est de faire revenir le Roi sur le trône et avec lui l'époque bénie qu'il avait apportée.
    De sympathique End devient antipathique. Les relations entre elle et ses « amis » sont souvent tendues.
    Les protagonistes se heurtent, s'entre-tuent, se confondent tout au long du roman. Il est question de magie, de maléfices et de forces obscures.
    Après de nombreuses luttes sans merci, Le monde est totalement dévasté, il est devenu une terre de désolation. Pourra t-il se relever, se redresser ?. 

    Vous l'aurez compris ce roman jeunesse est assez dense.
    L'auteur a su rendre l'ambiance palpable avec des descriptions détaillées mais parfois inutiles.
    La plume est souvent hésitante; j'ai noté quelques fautes d’orthographe et de syntaxe. Le style est parfois trop appuyé en raison d'un trop grand nombre d'hypotyposes dans les descriptions. Le langage familier est souvent utilisé dans les dialogues, ce qui m'a déroutée parce que j'ai trouvé que son emploi n'était pas approprié à ce genre de littérature.
    On sent qu'Elissule a cherché la perfection, qu'elle s'est certainement beaucoup documentée pour écrire un roman accompli, ce qui est, certes une qualité, mais cela est à double tranchant car le roman est condensé et riche d'images mais sa lecture ne s'en trouve pas facilitée.
    Cependant je constate que l'auteure n'est pas sans imagination, je dirai même qu'elle a une grande faculté à créer et donner vie à des personnages irréels.
    Bien souvent l'auteure a agrémenté le texte de notes d'humour et de naïveté dans un contexte qui ne l'était pas et qui allège agréablement le récit ; elle a pu intégrer des métaphores en comparant le royaume de Magnalys avec le monde actuel, ce qui dénote une grande intelligence. 

    Je regrette cependant que cette histoire soit riche de trop de personnages, de monstres considérables qui s'aiment, se jalousent et s'entre-tuent. Même si chacun a sa particularité et son importance, les lecteurs risquent de se lasser et de perdre le fil.
    L'auteur a fait le choix de ne pas structurer son roman avec des chapitres, ce qui ne donne pas de fluidité au texte pourtant requise dans ce genre de roman. 

    Ce premier ouvrage est somme toute prometteur grâce à l'inspiration de l'auteur, à l'originalité de l'histoire, et à une plume timide dans laquelle on sent à la fois une fragilité et une force.
    Les adolescents passionnés de ce genre de littérature, pourront s'immerger sans crainte, dans ce monde surprenant ! 


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  • Titre : «  Une journée particulière »
    Auteur : Anne-dauphine JULLIAND
    Genre : témoignage
    Éditions : J'ai lu
    Année : 2015
    Nombre de pages : 221

    Quatrième de couverture :

    Le 29 février ne revient que tous les quatre ans, il s'agit du jour de la naissance de Thaïs - la petite fille d'Anne-Dauphine Julliand -, atteinte d'une maladie génétique orpheline. Thaïs a vécu trois ans trois quarts : une courte mais belle vie. Lorsque le 29 février réapparaît sur le calendrier, Anne-Dauphine s'offre une parenthèse, sans travail ni obligations, pour vivre pleinement cette journée particulière. Le passé se mêle alors au présent. Chaque geste, chaque parole prend une couleur unique, évoque un souvenir enfoui, suscite le rire ou les larmes. Anne-Dauphine Julliand aime à penser qu'il est possible de gravir des montagnes en talons hauts. Elle a le talent de croquer les émotions de tous les jours. Elle nous raconte sa vie, Loïc, ses fils, Gaspard et Arthur, mais aussi Azylis, son autre princesse, malade, elle aussi. Une leçon de bonheur et une merveilleuse histoire d'amour.

    Mes impressions :

    Ce récit est la suite de « Deux petits pas sur le sable mouillé »
    L'histoire de la famille de Thaïs, petite fille ayant la particularité d'être née un 29 février.
    Cependant, l'auteur reprend en majorité tout le contenu de son premier livre mais de façon moins axée sur Thaïs, elle parle plus généralement de la vie de sa famille, de son quotidien. Ce témoignage est plus général. Il reprend le moment de l'annonce de la maladie à une famille qui sait que plus rien ne sera comme avant, ( le personnel médical n'est parfois pas très délicat), puis la vie d'après.
    Dans ce texte on apprend que la maladie se développe chez Azylis et que la famille devra faire face à la déception du demi-échec de la greffe.
    Et puis la vie doit continuer et avec elle l'arrivée d' une quatrième naissance, celle d'Arthur, petit garçon qui lui sera en parfaite santé.
    Anne-Dauphine a souhaité parler de « la vie d'après » la mort de Thaïs.
    A la lecture de ce roman je me suis posée, à de nombreuses reprises, la question de la responsabilité des parents. Je pense que personne ne peut juger.
    Ce second livre est beaucoup plus philosophique que le premier. On sent qu'Anne-Dauphine a puisé son courage dans leur écriture et qu'elle en a fait des leçons de vie. Elle y évoque plus généralement la relation entre parents et enfants, la filiation, la transmission des valeurs. Ainsi que l'innocence des enfants dans leur façon de vivre les événements. Elle y parle aussi du rôle, des mots, des gestes et des attentions de l'entourage et des personnes que nous sommes amenées à rencontrer dans les épreuves.
    Elle nous décrit aussi la différence qu'elle fait entre les termes espoir et espérance.
    Elle aborde également la vie du couple dont l'enfant est atteint d'une maladie incurable.
    Je pense que ce qui est difficile dans la relation intime entre parents et enfants handicapés est l’impossibilité et l’incapacité de se mettre « à la place de »....On ne peut pas mesurer le tourment et la souffrance que ressent une personne en proie à un handicap. Tout ne se lit pas dans le regard. On ne peut que prétendre, suggérer, voir ce que l'on veut voir.
    Je suis persuadée que l'on ne peut pas juger cette douleur simplement parce que nous ne sommes pas dans son corps, ni dans sa tête, et chacun possède sa sensibilité. Une personne est unique.
    Ce livre est aussi émouvant que le premier, il nous parle d'une famille confrontée à la maladie, au handicap et à la mort, toujours de façons digne et respectueuse.

    Quelques phrases à méditer :

    « Garder la tête froide et le cœur chaud, voilà tout l'enjeu de l'attitude des soignants envers leur patient. La tête froide pour optimiser leurs compétences, le cœur chaud pour garder leur humanité. C'est ce qui permet de toujours voir au centre de la relation, non la maladie mais le malade lui même.

    « L'homme confronté au pire, est capable de révéler ce qu'il y a de meilleur »
    « Vivre est la chose la plus rare. La plupart des gens se contentent d'exister ».
    « la plus grande souffrance est de se sentir seul, sans amour, isolé de tous » Mère Thérésa.
    « Et à la fin, ce ne sont pas les années qui comptent dans notre vie, mais la vie dans vos années » Lincoln Abraham.
    « le sens d'une vie est ce que l'on en fait ».
    « Aujourd'hui, je suis intimement convaincue que nul ne choisit les épreuves de sa vie, mais que nous pouvons choisir la façon ont nous allons les vivre »


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    Titre : « Deux petits pas sur le sable mouillé »
    Auteur : Anne- dauphine JULLIAND
    Genre : Récit / témoignage
    Éditions : J'ai lu
    Année : 2015
    Nombre de pages : 249

    Quatrième de couverture :

    Tout commence sur une plage, quand Anne - Dauphine remarque que sa fille marche d'un pas hésitant. Après une série d'examens, les médecins découvrent que Thaïs est atteinte d'une maladie génétique orpheline. Elle vient de fêter ses deux ans et il ne lui reste que quelques mois à vivre. L'auteur lui fait alors une promesse : " Tu vas avoir une belle vie. Pas une vie comme les autres, mais une vie dont tu pourras être fière. Et où tu ne manqueras jamais d'amour. " Ce livre raconte l'histoire de cette promesse et la beauté de cet amour. Tout ce qu'un couple, une famille, des amis, une nounou sont capables de mobiliser et de donner. Il faut ajouter de la vie aux jours, lorsqu'on ne peut pas ajouter de jours à la vie.

    Mes impressions :

    « Ajouter de la vie aux jours lorsqu'on ne peut ajouter de jours à la vie » leitmotiv qui résonne dans la tête d'Anne- dauphine et qui fait écho en nous à la lecture de ce roman. Anne-Dauphine ne pourra alors qu'aider sa fille à passer les jours qu'il lui reste à vivre dans la dignité en essayant de diminuer ses souffrances et en lui apportant l'amour indispensable.

    Lors d'une sortie au bord de mer Anne-Dauphine s'aperçoit que sa fille marche avec un pied rentré en dedans, elle ne s'en inquiète pas plus que cela, mais les semaines passent et après plusieurs examens, le diagnostic tombe, Thaïs est atteinte d'une maladie génétique orpheline, appelée Leucodystrophie métachromatique. Une conjoncture de mauvais gênes entre Loïc le papa et Anne-Dauphine, tous deux porteurs sains de la maladie. Un nom barbare pour une maladie qui va paralyser petit à petit tout le système nerveux en commençant par les fonctions motrices, la parole, la vue, jusqu'à toucher les fonctions vitales de Thaïs. Le décès survient entre 2 et 5 ans suivant le début de l'atteinte.
    On dit que les grandes souffrances sont silencieuses et pourtant Anne-Dauphiné trouvent les mots pour nous expliquer le parcours de Thaïs sa fille de 18 mois, atteinte de la leucodystrophie metachromatique avec pudeur.
    Ce roman est un récit, plus encore, il est un témoignage. Je pense que si l'auteur sait très bien parler de l'histoire de sa famille, c'est avant tout pour véhiculer l'image d'amour qu'il se dégage au sein de ce foyer attachant.
    Je n'ai encore jamais lu, ni rencontré une famille avec des liens aussi forts.
    Anne-Dauphine, s’attelle à trouver dans chaque situation la positivité alors que bien souvent, les nouvelles ne sont pas encourageantes autour de Thaïs. Ce témoignage est sans pathos, il nous livre des messages d'espérance et de courage avec clairvoyance.

    Anne-Dauphine sait que les jours de Thaïs seront comptés et qu'elle ne vivra pas longtemps, et malgré cela, Loïc son mari, le grand frère Garspard alors âgé de 3 ans et leurs familles respectives vont se donner corps et âme pour que cette petite fille ait une vie digne. Malgré la souffrance morale et psychologique, les parents vont devoir trouver les moyens avec toute une équipe médicale, pour atténuer les douleurs physiques de Thaïs et l'accompagner chaque jour du mieux possible.
    Anne-Dauphine est enceinte quand elle apprend la nouvelle de la maladie de Thaïs et elle est consciente que le bébé qu'elle attend risque d'être atteint aussi par la maladie. Et cette petite fille à naître, le sera. Une lutte acharnée va se mettre en place pour ajouter de la vie au jours de ces deux petites filles, puisque personne ne pourra ajouter des jours à leurs vies...
    Azylis va subir une greffe une semaine après sa naissance dans l'espoir qu'elle guérisse ou au pire que la maladie ne progresse pas trop vite.

    Le récit est bien construit, Anne-dauphine nous raconte les épreuves qu'elle vit en toute intimité et toute pudeur. Elle ne le fait pas de façon larmoyante mais avec authenticité.
    Je n'ai pas pu m'empêcher de penser à cette petite fille en proie à certains moments donnés à des douleurs intolérables, cette petite fille qui se sait et se voit différente. Même si les parents ne distinguent pas dans ses yeux la peine et les souffrances parce qu'ils veulent que leur petite fille continue de vivre, Thaïs, doit supporter les douleurs. De plus les soucis de santé, liés au fait de rester coucher comme les problèmes musculaires et les escarres viennent troubler le quotidien de cette enfant.
    La vie de cette famille va être réglée autour des soins journaliers de Thaïs, des visites à l'hôpital et Thérèse femme incroyable proche de la famille va les aider à affronter et gérer ce quotidien.
    Thérèse recommandée par une cousine de Loïc, est entrée dans leur vie comme « garde d'enfants à domicile » elle va être d'une aide précieuse, grâce au soutien et à l'amour qu'elle distille sans retenue. Les enfants vont l'adopter immédiatement.
    Ce livre interroge sur les maladies incurables, la fin de vie, le regard des autres et parfois sur le jugement, et la dignité mais il met également l'accent sur le rôle, la collaboration et la coopération des équipes médicales gérant ce genre de maladie.
    Anne-dauphine parle d'espoir et d'optimisme qui deviennent des besoins vitaux. Alors que souvent les gens parlent avec une voix empruntée, des tons compassés, et les regardent avec une attention condescendante. Elle sait que l'avenir va être difficile et douloureux, que le pire est certain, seulement cette famille veut se focaliser sur la vie même si elle n’occulte rien de ce qui l'attend.
    Gaspard, ce petit garçon courageux va devoir affronter la mort, en premier celle de son hamster et il va dire à sa maman des mots plein de sagesse qui montreront que : « Ce ne sont pas les mots qui blessent mais la façon de les dire »
    Dans ce témoignage nous retrouvons solidarité, compassion, générosité, affection.

    Je trouve qu'Anne-dauphine à chaque page, minimise le côté douloureux de cette épreuve volontairement pour faire passer le message d'espérance.
    Cette famille a de la chance d'être aussi entourée parce que sans tous ses proches à leurs côtés, la vie n'aurait pas été facile à mener.
    Un combat certes mais un combat dans l'amour, le respect et la dignité.
    Ce roman émouvant me laisse bouleversée.


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  • Avant le labyrinthe

    Titre : « Avant le labyrinthe – L'ordre de tuer »
    Auteur : James DASHNER
    Genre : Science-fiction
    Éditions : Pocket jeunesse
    Année : 2015
    Nombre de pages : 349

    Quatrième de couverture :

    Treize ans avant que Thomas entre dans le Labyrinthe, une éruption solaire a frappé la Terre. Mark et Trina ont survécu à la catastrophe. Mais cette terrible épreuve n'est rien comparée à ce qui les attend. Une étrange épidémie se répand aux États-Unis, elle frappe de folie les individus qu'elle atteint. Pire, elle met en danger jusqu'à l'existence de la race humaine !
    Convaincus qu'il existe un moyen de sauver les malades, Mark et Trina sont bien décidés à le trouver... s'ils parviennent à rester en vie. Dans ce monde dévasté, certains préfèrent tuer pour que
    personne ne découvre la vérité.

    Mes impressions :

    Ne vous attendez pas à trouver dans ce prequel les personnages récurrents que vous avez rencontrés dans les trois tomes précédents (ou suivants, c'est comme vous voulez).
    L'histoire ici se déroule 13 ans avant que Thomas n'arrive par un ascenseur au milieu des blocards dans un labyrinthe.
    Les personnages sont donc (presque tous) différents mais tout aussi attachants.
    Ils ont chacun leur caractère, leurs blessures, leur passé et leur façon de voir l'avenir.
    Mark, Alec, Trina et Lana sont les principaux acteurs. Alec est un ancien militaire, un ex-soldat devenu consultant pour le ministère de la défense.
    Lana travaillait avec Alec, elle était infirmière dans l'armée.
    Trina est quant à elle une adolescente, déterminée quand il le faut et touchante.
    Tous ont acquis des réflexes de survie pour déjouer les situations délicates et dangereuses.
    Au travers des flashbacks de Mark et de ses cauchemars, l'auteur explique les éruptions solaires.
    Le virus qui décime les populations, son origine et les intentions du gouvernement arrivent dans un second temps. Je ne désire pas spolier cet opus mais sachez qu'il n'est pas nécessaire de l'avoir lu pour comprendre la trilogie du labyrinthe et vice versa. Il nous confirme ce que nous avions découvert des intentions gouvernementales suite aux éruptions solaires et à l’inoculation du virus qui décime la population ! Cependant je vous déconseille pour les mêmes raisons, de lire ce tome en premier, car il révèle des indices primordiaux sur le comment et le pourquoi de la présence du virus ; les mêmes qui nous sont livrés au compte goutte dans les tomes précédents.
    Les trois autres romans nous ont laissé entrevoir les raisons de ce monde devenu fou et inhumain.
    Ici nous comprenons au fil des pages comment il en est arrivé à ce point de dévastation.
    Les scènes d'action sont omniprésentes. On trouve également des scènes de luttes et de violences, d'horreur. Ajoutées aux rebondissements ces dernières font de ce roman une partie incontournable de la série.
    De nombreuses descriptions nous permettent de vivre au cœur des événements.
    Ce prequel reprend donc les tragédies vécues par les habitants de ce monde.
    Les personnages principaux qui évoluent ici tentent de survivre dans ce monde fait de chaos et d'horreur.
    Cependant, leur humanité ne les laissera pas tomber contrairement à la plupart de ceux atteints par le virus.
    Les chapitres sont courts, tout se passe dans l'urgence ce qui donne un sentiment de course contre la mort à chaque page.
    À la fin de ce livre nous comprenons le lien étroit entre les trois tomes de la série et ce préquel comme par exemple la signification de la « braise » mais j'aurais aimé que l'auteur nous parle de la vie de ceux que l'on appelle les blocards, avant leur entrée dans le labyrinthe.
    Le style de l'auteur ne laisse pas le lecteur désemparé car il est plongé dans la limpidité des événements qui s'entrechoquent de façon claire et presque logique.
    Un ouvrage intéressant pour ne rien manquer de cette série événement !

    Le labyrinthe, Tome 1 - L'épreuve 
    Le Labyrinthe, Tome 2 - La terre brûlée
    Le Labyrinthe, Tome 3 - Le remède mortel


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  • Un appartement à Paris

    Titre : « Un appartement à Paris »
    Auteur : Guillaume MUSSO
    Genre : roman thriller
    Éditions : XO éditions
    Année : mars 2017
    Nombre de pages : 471

    Quatrième de couverture :

    " L'art est un mensonge qui dit la vérité... "

    Paris, un atelier d'artiste caché au fond d'une allée verdoyante.
    Madeline l'a loué pour s'y reposer et s'isoler.
    À la suite d'une méprise, cette jeune flic londonienne y voit débarquer Gaspard, un écrivain misanthrope venu des États-Unis pour écrire dans la solitude. Ces deux écorchés vifs sont contraints de cohabiter quelques jours.
    L'atelier a appartenu au célèbre peintre Sean Lorenz et respire encore sa passion des couleurs et de la lumière. Terrassé par l'assassinat de son petit garçon, Lorenz est mort un an auparavant, laissant derrière lui trois tableaux, aujourd'hui disparus. Fascinés par son génie, intrigués par son destin funeste, Madeline et Gaspard décident d'unir leurs forces afin de retrouver ces toiles réputées extraordinaires.
    Mais, pour percer le véritable secret de Sean Lorenz, ils vont devoir affronter leurs propres démons dans une enquête tragique qui les changera à jamais.

    Mes impressions :

    Une fois de plus, je remercie Mélanie de XO Éditions pour l'envoi de cet ouvrage dédicacé.

    Le roman commence sur une parenthèse reflétant un événement douloureux dans la vie de Madeline.
    Madeline aperçoit par hasard un ex-compagnon en présence de son fils.
    Le narrateur s'adresse à cette femme et j'ai apprécié les touches de complicité et de douceur dans cette digression narrative.
    Il nous raconte l'histoire de cœur, vieille de cinq ans, entre Madeline et un homme marié.
    Toute la douleur ressurgit quand elle croise cet homme avec un petit garçon. Cette vision ravive le passé et les démons ressurgissent. Fin de la parenthèse.
    Nous faisons ensuite la connaissance de Gaspard, un dramaturge isolé, venu sur Paris le temps d'écrire sa pièce de théâtre annuelle, réclamée par son agent qui lui loue une maison pour l'occasion afin qu'il soit au calme. Il déteste Paris.
    Madeline quant à elle arrive de Londres par L’Eurostar mais voilà qu'un fâcheux concours de circonstances les rend colocataires malgré eux de l'atelier du peintre Sean Lorenz, à ce jour décédé. Chacun des deux, insiste pour que l'autre quitte les lieux au plus vite afin de profiter de la beauté de cet espace. Cet appartement dégage un sentiment de plénitude, de beauté, une certaine luminosité accueillante.
    Au fil des pages l'auteur nous en dévoile un peu plus de la vie de Madeline. Ancienne policière, reconvertie en fleuriste puis consultante au sein de la police new-yorkaise dans le service des affaires classées, elle a quitté finalement ce milieu et elle est retournée en Angleterre.
    Gaspard et Madeline sont de caractère diamétralement opposé mais ni l'un ni l'autre ne souhaitent quitter l'appartement pour le laisser à l'autre.
    Gaspard n'est pas un homme moderne, il n'aime pas les nouvelles technologies, il n'a pas de téléphone portable, ni d'ordinateur. Il fuit la foule mais apprécie la nature, vers laquelle il se tourne pour se ressourcer.
    Peu à peu l'un et l'autre chacun de son côté souhaite en savoir plus sur l'atelier de Sean Lorenz : une maison et un atelier à l'image de son propriétaire ! Lumineux et grandiose.
    On va donc apprendre la vie de cet artiste au travers des histoires racontées par Pauline sa voisine du temps où il était vivant et de son galeriste et ami Benedick.
    Le drame de sa vie fut la perte de son enfant, alors que ce dernier n'avait que 3 ans.

    Ce roman dresse le tableau d'un artiste et de sa vie chaotique.
    C'est un roman sur des toiles disparues qui devraient être retrouvées pour sauver l'honneur de Sean, et lui rendre une reconnaissance qu'il mérite. Il avait cessé de peindre après la mort de son petit garçon. Trois mois avant la sienne il s'était remis à fréquenter son atelier. Les trois dernières toiles qu'il y a peintes n'ont jamais été trouvées !
    Ce roman est riche culturellement, on y apprend beaucoup de choses notamment sur les couleurs et les différentes techniques de pigmentations.
    Madeline et Gaspard, sont deux personnages profondément humains, deux écorchés vifs qui essaient de fuir un passé trop lourd. Ils vont devoir faire face à leurs démons, à leurs blessures respectives. Ils devront affronter leurs souvenirs pour croire et espérer en l'avenir.
    Ce livre est également une approche envoûtante du monde mystérieux de l'art et de la peinture. Il y a du suspense dans l'intrigue mais aussi sur les vies singulières de Gaspard et de Madeline.
    L'auteur évoque également l'EMI (expérience de mort imminente).
    Monsieur Musso nous fait un clin d’œil en introduisant un personnage d'un de ses anciens romans.
    L'enquête sur l'existence des tableaux disparus s'intensifie, se densifie et ouvre la brèche sur d'autres énigmes.
    L'auteur surprend tout au long du livre car au moment où le lecteur pense avoir deviné le dénouement, Musso le confronte à un mystère supplémentaire. Il y a plusieurs scénarios possibles, plusieurs enquêtes qui s'imbriquent prodigieusement.
    Au plus on avance dans la lecture, au plus l'obscurité s’épaissit autour de la vie de Sean, de l'enlèvement de son fils et de son assassinat mais le suspense s'enrichit aussi autour de Madeline et de Gaspard, d'un point de vue intime et personnel.
    La particularité narrative se situe dans le changement de personnage. De même quand l'auteur nous dévoile tour à tour les découvertes de Madeline et Gaspard chacun de leur côté ; cela apporte un petit côté singulier appréciable au roman.
    La dernière partie du livre est prenante. Tout s’accélère, les personnages sont poignants, en proie à leurs propres difficultés.
    Gaspard est bouleversant. Je me suis attachée à ce personnage.
    J'aurais aimé pourtant que Madeline s'exprime dans un épilogue comme le fait Gaspard. Ses sentiments personnels et sa vision du futur sur cette histoire de famille me manquent.
    Pour finir, je voudrais rajouter que j'aime beaucoup cette couverture, sobre sophistiquée et délicate à la fois .
    J'aime toujours autant les références littéraires, artistiques ou musicales qu'ajoute Guillaume MUSSO en début de chapitre et dans le contenu de son roman. Certaines nous invitent à méditer.
    Elles éveillent la curiosité des lecteurs et leur donnent envie d'aller chercher sur internet les noms des œuvres citées.
    Le style de Guillaume Musso est toujours aussi limpide et agréable.
    Un très bon roman que je recommande !

    EXTRAIT :
    « Avoir un enfant estompe toue la noirceur que tu as dû endurer auparavant. L'absurdité du monde, sa laideur, la bêtise abyssale d'une bonne moitié de l'humanité et la lâcheté de tous ceux qui chassent en meute. Lorsque tu as un enfant, d'un seul coup, tes étoiles s'alignent dans le ciel. Toutes tes erreurs, toutes tes errances, toutes tes fautes sont rachetées par la simple grâce de la lumière dans un regard ».

    MUSSO Guillaume, Central Park
    MUSSO Guillaume, L'instant présent M
    MUSSO Guillaume, La fille de Brooklyn
    MUSSO Guillaume, La fille de papier
    MUSSO Guillaume, L'appel de l'ange
    MUSSO Guillaume, 7 ans après
    MUSSO Guillaume, Demain


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  • Titre : « Passé imparfait »
    Auteur : Julian FELLOWES
    Genre : Roman
    Éditions : Sonatine
    Année : 2015
    Nombre de pages : 646

    Quatrième de couverture :

    Lorsque commence cette histoire, le narrateur est sans nouvelles de Damien Baxter depuis près de quarante ans. Inséparables durant leurs études à Cambridge, leur indéfectible amitié s’est muée en une haine féroce, suite à de mystérieux événements survenus lors de vacances au Portugal en 1970. Aussi, le jour où notre homme reçoit une invitation de Damien, la surprise est-elle de taille. Après des retrouvailles déconcertantes dans un magnifique manoir de la campagne anglaise où Damien vit seul, entouré de son personnel, ce dernier fait à son invité une révélation inattendue : il est atteint d’une maladie incurable et n’a pas d’héritier à qui léguer son immense fortune. À moins que... Quelques années auparavant, une femme lui a adressé une lettre anonyme dans laquelle elle prétendait qu’il était le père de son enfant. Une femme rencontrée entre 1968 et 1970. Damien propose alors à notre héros de partir à la recherche de ses anciennes conquêtes, cinq jeunes filles de bonne famille que les deux amis ont fréquentées dans le Londres des Swinging Sixties. C’est le début d’un voyage vers un passé plein de fantômes, de secrets et de révélations surprenantes.
    Retraçant l’évolution de la haute société anglaise depuis la fin des années 1960, Julian Fellowes dresse le tableau d’une classe et d’un pays en pleine mutation. Il nous offre surtout un personnage inoubliable qui, au rythme de révélations qui le bouleverseront tout autant que le lecteur, va peu à peu prendre conscience que si les temps ont changé, lui aussi. 

    Mes impressions :

    Le narrateur reçoit une lettre de Damian Baxter, un ancien copain de collège, ils se sont rencontrés en 1968 à Cambridge. Ils ne se sont pas vus depuis 40 ans. Jadis ils ne s'aimaient pas beaucoup. On devine qu'il y a une raison précise qui a abouti à une dispute entre eux à une certaine époque. Et qu'une chose violente a brisé leur relation !
    Dans cette lettre, Damian Baxter demande au narrateur de lui rendre visite, il a quelque chose d'important à lui dire.
    Le narrateur vit dans l'appartement cédé par ses parents à Old Brompton Road.
    Bridget sa compagne, femme d'affaires Irlandaise, est spécialisée dans l'immobilier. Lui est un romancier alors je ne suis pas étonnée de lire comment il décortique sa relation avec Bridget. Il s'exprime avec élégance.
    On discerne une certaine âpreté de la part du narrateur, qui pense être la cause et le responsable de la notoriété de Damian. Mais nous ne savons pas, nous lecteurs, de laquelle il fait allusion, il reste flou et mystérieux.
    Arrivé chez Damian, l'ambiance est digne d'Agatha Christie. La maison est remplie de richesse, il a un chauffeur, des domestiques et tout le protocole qui va avec.
    Damian a créé une société de logiciel informatique et apparemment cela lui a réussi. Il s'est marié mais n'a pas d'enfant.
    Il explique au narrateur qu'il voudrait retrouver son enfant. Il aurait eu cet enfant avec l'une de ses compagnes de l'époque, mais laquelle ? Il a eu cinq petites amies.
    Il veut retrouver cet enfant car il est atteint d'une maladie incurable et souhaite lui léguer sa fortune.
    Au travers de ses réflexions le narrateur nous livre ses convictions en nous dépeignant la société anglaise des années 60. Il pense que cette génération-là, les parents du début des années 60 n'avaient pas la même façon de penser que ceux d'aujourd'hui.
    La différence entre les générations est marquée, l'autorité parentale se traduit différemment.
    Puis le narrateur nous confie ce qu'il pense de sa rencontre avec Damian, quand ils étaient jeunes. Il nous le décrit comme un jeune homme au charisme déroutant.
    En 1960 il était fréquent que des cocktails, des teas party et des soirées soient organisés
    Il nous fait le récit des rencontres qu'ils y faisaient, ils nous parlent notamment de Serena, âgée alors de 20 ans, à la beauté froide. Jeune fille distante mais gracieuse faisant partie d'une caste restreinte. Son père était un comte.
    Georgina Waddilove, vient d'une classe aisée alors sa mère utilise l'argent de son mari pour corriger au travers de sa progéniture les défauts et les déconvenues de sa propre existence.
    Et puis Lucy Dalton jeune fille d'un baronnet, radieuse, jolie et drôle.
    Il y a beaucoup de descriptions dans ce roman. L'auteur se souvient de faits précis et nous les relate.
    Il y a des références historiques sur les coutumes et la société anglaise traditionnelle du XX ème . L'auteur dresse donc un portrait de l'Angleterre aristocratique des années soixante qui n'échappent pas aux traditions des bals de débutantes, et autres coutumes telles que les mariages arrangés, les fortunes, les titres héréditaires. Tour cela parfois avec ironie.
    L'auteur sait capter l'attention des lecteurs avec deux principaux mystères. Que s'est-il passé au Portugal il y a quarante ans, pourquoi les liens de cette bande d'amis se sont rompus ? Qui est la mère de l'enfant caché de Damian ?
    L'auteur est tantôt nostalgique, tantôt mélancolique et plutôt amer quand il nous parle de ses relations avec Damian.
    Il construit son roman pour que les lecteurs dès le début sachent à quoi ils s'attendent.
    Un événement en 1970 a brisé irrémédiablement l'amitié entre Damian et le narrateur mais lequel ? Le second suspense est celui de l'identité de la mère de l'enfant de Damian. Ce dernier a toujours eu des aventures éphémères et a rencontré de nombreuses femmes.
    Le narrateur va donc rencontrer les femmes susceptibles d'être cette mère énigmatique. Il va devoir rencontrer Serena, Candida,Terry, Candida, Joanna, Dagmar.
    L'auteur leur rend visite, une par une et ce sera l'occasion de dresser leurs portraits. Des femmes différentes, chacune avec leur charme et leurs drames personnels comme l’effondrement de leur monde, leur ruine financière et celle de leur famille.
    L'auteur semble accepter le cheminement de cette société, il est objectif quand il parle de ces aristocrates malgré tout sympathique mais hypocrites, suffisants dédaigneux et méprisants.
    L'ambiance de cette époque révolue est bien restituée.
    L'auteur nous embarque pour nous faire découvrir les aberrations, les mutations de cette époque et nous révèle que le temps passe et que nous ne pouvons y échapper !
    Il compose son roman avec des allers-retours entre passé et présent.
    Le suspense reste entier jusqu’au bout !
    Dans sa narration il nous livre ses pensées, ses envies, ses désirs, passés et présents. Il prend des décisions, les commente parfois avec humour. Au travers de ce retour en arrière, ce sont ses propres sentiments qui vont lui être révélés.
    Le style est appréciable puisqu'en concordance directe avec la société anglaise de cette époque.
    Un roman intéressant, instructif et d'un certain côté chaleureux.


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  • Titre : « L'histoire très ordinaire de Rachel Dupree »
    Auteur : Ann WEISGARBER
    Genre : Roman
    Éditions : France Loisirs
    Année : 2010
    Nombre de pages : 362

    Quatrième de couverture :

    L'été est caniculaire et la sécheresse fait rage en cette année 1917 dans le Dakota du Sud. Voilà 14 ans que Rachel et Isaac Dupree ont quitté Chicago pour tenter leur chance sur cette terre aride et inhospitalière. Pour Isaac, ancien soldat, le défi est à sa hauteur et il est motivé par sa fierté et son ambition implacables. Il est vrai que les familles noires sont rares dans l'ouest des États-Unis, et les fermiers et propriétaires de ranch de couleur encore plus. Mais la pluie se fait attendre, le bétail est mourant et les provisions s'amenuisent. Enceinte et luttant pour nourrir sa famille, Rachel se sent seule, isolée de bien des manières. Déterminée à donner à ses enfants la vie qu'ils méritent, Rachel devra trouver en elle la force de faire ce qui est juste, et ce en dépit de son mari.

    Mes impressions :

    Ce roman est un coup de cœur.
    Le parcours et l'histoire de cette femme m'ont profondément touchée.
    Rachel est une descendante d'esclaves, une femme, une épouse, une mère exemplaire et courageuse.
    Quand nous faisons sa connaissance, elle est une jeune fille et cuisine depuis huit ans pour Mme Dupree gérante d'une pension pour travailleurs nègres.
    Rachel tombe amoureuse d'Isaac le fils de Mme Dupree. Il est un soldat engagé et travaille dans un hôpital militaire dans l'armée. Alors qu'il est en permission, il explique à sa mère qu'il souhaite devenir propriétaire d'un ranch et éleveur dans le Dakota du Sud. Elle est totalement contre cette idée. Rachel a alors 24 ans et parce qu'elle est profondément amoureuse de lui elle va passer un marché, celui d'obtenir de lui une promesse de mariage contre la terre qu'il pourra réserver en son nom. Le mariage a lieu, les années passent, ils s'occupent du ranch et Rachel met au monde six enfants.
    Seulement, 14 ans après le constat est amer.
    Après la fierté d'être les premiers fermiers noirs des Badlands, à la tête d'un domaine et d'un cheptel et donc faire égal avec les pionniers blancs, leurs enfants souffrent de malnutrition et de déshydratation, la sécheresse fait des ravages, les bêtes meurent, les vivres s'épuisent.
    Mais par orgueil et obstination Isaac continue d'acheter des terres aux Indiens qu'ils méprisent, veut poursuivre son rêve alors que Rachel, elle, n'aspire qu'à rentrer chez elle à Chicago afin de préserver leurs enfants.
    Elle ne supporte plus l'isolement, les hivers rigoureux, la sécheresse qui se fait de plus en plus rude l'été. Dans la solitude et le remords, elle sait qu'elle devra prendre une décision, celle qui s'impose à elle en tant que maman.
    Ce roman est à lui tout seul, une belle leçon de vie et de courage.
    Cette femme va devoir faire preuve de sagesse pour préserver la santé et l'avenir de ses enfants.
    C'est un roman, très bien écrit, on ressent toutes les émotions de cette femme qui nous raconte sa vie, ses instants de bonheur, d'amour à travers des souvenirs. Elle nous livre également les moments douloureux, ses découvertes parfois décevantes du passé de son mari ainsi que de son caractère et personnalité mais elle ne s'y attarde pas.
    À cette époque, les femmes ne se permettent pas de contester les décisions de leur mari, elles doivent les accepter. L'ambition démesurée d'Isaac pourtant va la contrainte à prendre une résolution qui va bouleverser toute sa vie à venir.
    Ce livre est émouvant, poignant, déchirant. Il nous parle d'une femme qui toute sa vie durant va être sous la coupe de son mari mais qui va devoir apprendre à ne plus l'être.
    Je trouve Rachel exemplaire dans le courage face à l'adversité et face aux préjugés de son mari. D'abord ambitieuse, elle finit par douter de son choix passé d'aller vivre dans les Badlands, puis elle s'interroge et se remet en question et quand la vie de ses enfants est menacée alors elle va devoir faire ce qu'elle pense être le mieux pour sa famille, en sachant très bien que sa décision ne plaira pas à son mari.
    Ce roman parle très bien des premiers pionniers de l'Ouest américain dans les années 1917. La plume de l'auteur dépeint une femme extraordinaire, cependant elle ne nous raconte pas la vie des pionniers, les grandes étapes de leurs avancées ni de leurs grandes aventures, mais elle porte un regard sur une femme noire au destin douloureux et difficile qui devait se contenter de voir son mari fier d'elle, au détriment de grands sentiments amoureux.
    Les femmes dans cette société sont perçues comme des pions, alors qu'elles sont des piliers sur lesquels l'entourage prend appui.
    Avec un langage sobre, des pensées subtiles, l'auteure sait faire passer les émotions. Et je trouve ce roman très riche en impressions et sentiments.

    Un film est en tournage actuellement avec comme actrice principale Viola Davis


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  • Mon amie la douleur

    Titre : « Mon Amie ma douleur »
    Auteur : LANAHME Valérie
    Genre : Roman
    Éditions : Librinova (Ebook)
    Année : 2017
    Nombre de pages : 102

    Résumé :

    Une opération bénigne au bas ventre en 2011 et le château de cartes s'écroule.
    Valérie, chef d’entreprise, est admise en maison de santé en novembre 2015, après 5 ans de souffrance. Avec un ton juste et sincère, elle dresse un portrait sévère du monde des chirurgiens. « Sur une échelle de 1 à 10, à combien situez-vous votre douleur? ». Elle dit 1000, on lui répond « tout est normal ! ». Elle préférerait qu’on lui découvre une maladie rare pour qu’enfin on la prenne au sérieux et que ses douleurs au ventre cessent.
    De rage d’abord, elle se met à écrire. Elle continue ensuite pour sa famille et pour tous les autres, afin de dédramatiser la dépression et le burn out, maladies de notre génération. Par ce livre, elle souhaite aider les proches des malades à les comprendre, à leur montrer qu’il existe des solutions, et que le soleil est seulement caché derrière les nuages.

    Mes impressions :

    Je remercie Mathieu des Éditions Librinova pour l'envoi de ce livre

    Ce livre est un témoignage poignant (et malgré tout écrit avec des notes humoristiques), qui retrace le parcours d'une femme, chef d'entreprise en proie à un burn-out sur fond dépressif.
    Je trouve ce récit très juste dans la façon de présenter ce mal qui peut ronger et écraser le malade jusqu'à l'affaiblir et l'anéantir psychologiquement et physiquement.

    Pour comprendre ce roman et saisir toute sa portée, il faut savoir que Valérie la quarantaine est une chef d'entreprise qui chaque jour se rend compte combien elle est une éternelle insatisfaite dans son travail.
    Elle ne parvient pas à se contenter de ce qu'elle a mais en veut TOUJOURS PLUS, d'ailleurs pour elle cette phrase est un leitmotiv. Cette attitude cache un besoin profond de se sentir vivante.
    Depuis qu'elle s'est lancée dans le métier et qu'elle est devenue chef d'entreprise, son mari et sa fille la soutiennent et lui témoignent énormément d'affection et de compréhension. Dans le milieu familial tout semble aller bien, mis à part peut-être les rapports avec son père et sa sœur. Comme dans toutes les familles parfois, il arrive que la communication ne passe pas bien. Pourtant un jour, après des mois, victime d'une douleur sournoise et intense, tout s'écroule.

    Dans ce texte écrit pour raconter son passage à vide, l'auteur nous explique dans un premier temps, sa personnalité, sa façon d'être avant la maladie, surtout dans ses études et son travail. Elle a un besoin viscéral de se sentir vivante et « existée ».
    Elle vient d'une famille recomposée. Quand elle est encore jeune, sa mère souffre de la maladie d’Alzheimer. Sa tante, quand elle devient elle-même mère, se préoccupe plus de son propre enfant
    Plus tard ses amis, sont ceux de son mari et elle s'en contente.
    Elle nous dresse donc un tableau de sa vie, avant la descente aux enfers, puis le point de chute et enfin nous explique la lente reconstruction qu'elle devra faire avec les compromis indispensables qui vont avec.
    Plus jeune, dans sa course à la reconnaissance, elle en oublie le monde qui l'entoure.
    Elle va alors accumuler dans un souci de satisfaction personnelle, sociale et de gain, les heures de travail, de pression, qui vont la conduire dans une situation de souffrance mentale et physique.

    Le rythme de ce récit est celui d'une course effrénée, rapide comme l'est la vie de Valérie d'abord en tant qu'étudiante sérieuse, puis en tant que chef d'entreprise.
    Les phrases sont courtes, ne laissent pas de place à la respiration, Valérie n'a pas le temps de souffler d'ailleurs ! Son ascension professionnelle lui demande beaucoup d'efforts au quotidien et elle en néglige sa fille et ses proches.
    Une opération bénigne va l'amener à s'interroger sur une douleur qui lui vrille le ventre depuis des mois, des années. Le ventre est notre deuxième cerveau paraît-il et Valérie va en faire le triste constat.
    Alors qu'elle a 40 ans, les médecins lui parlent de dépression et de burn-out, elle devra alors faire le choix de l'hospitalisation et d'un traitement chimique doublé d'une psychothérapie.
    Le thème de ce livre me parle, c'est pour cela qu'ayant vécu cela, je trouve que l'auteur emploie des mots justes, au plus près de la réalité des sensations.
    Sa peur de sortir, son exclusion familiale et sociale sont des signaux d'alerte mais au début elle ne va pas en tenir compte et continuera de se donner corps et âme à son travail.
    Pour rendre compte de son activité colossale au quotidien, l'auteur nous décrit la masse de travail accumulé en faisant un récapitulatif de ses grands moments professionnels et de son investissement personnel, ainsi que du stress accumulé. J'ai trouvé ces passages un peu trop longs car tous les chefs d’entreprise ne font pas de burn-out et tous ceux victimes de burn-out ne sont pas chefs d'entreprise.
    J'ai largement préféré les moments où elle décrit son quotidien dans la clinique, les méthodes, les astuces mises en place par l'équipe médicale pour sortir les patients de cette souffrance-là en prenant en compte ce qu'ils sont. (Ateliers chant et conte, médiation théâtrale, méditation, sensibilisation à la pleine conscience, atelier de Qi-Gong)
    Cependant cela n'enlève en rien l'authenticité et la rationalité des passages où elle parle de comment le trop-plein de travail l'a amenée à la tension permanente et à la douleur chronique.

    Les rendez-vous avec les psychiatres de la ville et de la clinique vont l'aider à traverser cette période.
    Elle comprend qu'ils ne lui apporteront pas les solutions sur un plateau, ni les réponses à ses nombreuses questions. Elle sait bien que les explications, les solutions qui sont liées aux causes, sont en elle, car elles dépendent du vécu et du caractère. Elle va devoir trouver le moyen qui lui conviendra le mieux. Valérie va passer par une baisse de la quantité de travail, un mi-temps puis un arrêt total. Il y aura aussi l'adoption de Lanah, un chiot qui va l'obliger à prendre soin de quelqu'un d'autre qu'elle-même.
    Ainsi elle va comprendre peu à peu les causes et les raisons de son mal-être et de sa douleur physique.
    Les techniques de thérapie présentées tout au long du livre, donnent des indices sur comment peut-être soigné une dépression et je trouve ce passage-là fort instructif.

    Valérie rétrospectivement s'accorde à dire qu'elle et victime d'un burn-out dans un contexte de dépression. À force de créer des barrières autour d'elle pour se protéger, elle a construit une prison. Elle va devoir apprendre à lâcher prise, reprendre sa vie en main, avec l'aide de ses proches, va devoir ne pas se soucier du regard des autres.
    Pendant plus d'un an elle devra apprendre à réécrire sa vie et elle le fera même sur papier afin d'exorciser ses angoisses et partager son expérience qui sera sans doute fort utile à d'autres.
    Après avoir trouvé l'origine de son mal-être et comment vivre avec ce dernier, elle va tenter de retrouver une certaine liberté.

    Je conçois que ce livre est un formidable exutoire à l'auteur qui lui permet de rebondir. Sa douleur est d'abord son ennemi mais c'est elle, en tant qu'amie qui va lui permettre de tirer sur la sonnette d'alarme.
    Ce livre nous aide à comprendre les victimes de la pression professionnelle.


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