• « Cours du soir » de Maeve BINCHY

    Titre : « Cours du soir »
    Auteur : Maeve BINCHY
    Genre : roman
    Éditions : France loisirs
    Année : 1997
    Nombres de pages : 611

    Quatrième de couverture :

    Aidan Dunne, professeur à l'école de Mountainview, à Dublin, est chargé d'organiser des cours du soir réservé aux adultes. Une vraie gageure car, en général, ces cours n'attirent que peu d'élèves, dont l'assiduité s'émousse au fil des mois. Aidan s'attache cependant à sa mission et trouve la perle rare en la personne de Nora O'Donaghue.
    Récemment rentrée de Sicile, où elle a passé près de quinze ans, Nora, engagée comme professeur d'italien, se révèle une pédagogue extraordinaire, qui ne se contente pas d'enseigner la langue. Bientôt baptisée "la Signora," elle fait aimer aux étudiants une autre civilisation, pleine de soleil, de sensualité et de saveurs nouvelles.
    Au point que ses élèves, aux motivations très diverses, ne rateraient un cours pour rien au monde. Et lorsque l'année se termine par un voyage en Italie, c'est l'occasion pour chacun de (re)découvrir un sens à sa vie.

    Mes impressions :

    J'aime beaucoup les histoires de Maeve BINCHY. J'apprécie la façon dont elle raconte leur vie et sa manière de créer des destins. Je suis une fervente amatrice de son style d'écriture qui permet aux lecteurs de se plonger dans l'intimité et le parcours de chacun. Elle y met beaucoup de psychologie, de sentiments et d'humanité.
    Pour y parvenir, l'auteur présente ses personnages un après l'autre dans leur univers, leur vie intime, leur entourage. Elle décrit leur vécu. La plupart croisera la vie de l'autre à un moment donné et j'ai adoré cette technique de mise en relation humaine. Cette interaction ici est essentielle.
    De façon claire et judicieuse, Maeve Binchy prend son temps, ce qui entraîne une certaine langueur dans le récit qui ne m'a pas déplu.

    Aidan est marié à Nell, ils ont deux filles de 19 et 21 ans. Nell travaille dans un restaurant, elle est caissière et Aidan est professeur de latin dans un collège des quartiers sensibles.
    Le couple s'est installé dans une routine confortable mais Aidan ressent cela comme un manque. Nell et Aidan se sont éloignés l'un de l'autre affectivement depuis des années. Il regrette le temps où il y avait plus de communication et de complicité entre eux.
    Brigid leur seconde fille travaille dans une agence de voyage. Grania l'aînée est employé dans une banque. Avec Bill son collègue, ils partagent des confidences. Lui aime Lizzie une jeune fille frivole superficielle et vénale. Quant à Brigid, elle est amoureuse d'une homme beaucoup plus âgé qu'elle, prénommé Tony, un séducteur de jeunes femmes. Tony travaille au Mountainview college, celui même où travaille Aidan. Tous deux convoitent et sont rivaux au poste de principal de collège.
    La banque où travaillent Bill et Grania, propose des postes spécialisés dans différents secteurs mais pour postuler ils doivent faire l'apprentissage d'une langue étrangère, d'où la proposition de Grania, faite à Bill de s'inscrire aux cours du soir d'Italien que son père va faire dispenser au collège.
    Signora a quitté Dublin il y a plus de 20 ans ainsi que toute sa famille pour suivre Mario, un homme qu'elle a profondément aimé en dehors du mariage alors qu'il était promis à une autre. Elle vit une histoire adultère dans une Italie pieuse. Mais à l'âge de 50 ans, à la mort de Mario elle revient à Dublin et doit affronter ses proches qu'ils l'ont reniée.
    Elle s'installe chez des particuliers, elle y louera la chambre de Suzy jeune femme qui a quitté sa famille car elle ne s'entendait pas avec son père. Les Sullivan sont très gentils avec elle alors elle les remercie en leur donnant de son temps pour les études de Jerry le frère de Suzy. Il a des difficultés de comportement mais grâce à Signora, il reprend le goût des études et s'avère être un jeune homme intelligent. Elle s'occupe aussi de la décoration de la maison de façon spontanée.
    Kathy 14 ans élève au collège et sa sœur Fran de 30 ans, sont très liées. Fran soutient Kathy pour qu'elle ait un avenir meilleur qu'elle, qu'elle puisse faire des études. Elle l'aide au quotidien dans ses devoirs.
    Les parents sont « absents » dans son éducation. Ils ne s'investissent pas. Mais Kathy va faire la découverte d'un secret de famille qui va bouleverser sa vie !
    Lou un garçon un peu paumé va faire une mauvaise rencontre au mauvais moment et sera bientôt pris dans une spirale. Il va s'allier à un malfrat de façon insidieuse et s'enferrer dans un engrenage dont il risque de ne pas parvenir à se sortir. Mais il tombe amoureux de Suzy ….
    Connie, est une femme d'âge mûr, richissime. Elle a un père qui jouait le rôle du parfait mari et père dans sa propre famille mais qui n'était pas celui qu'il prétendait être ou qu'il paraissait être. À la mort de ce père qui a gaspillé la totalité des finances de la famille, la mère de Connie souhaite marier sa fille à un homme de leur rang alors que Connie, envisage de faire des études d'avocate... mais la mère aura le dernier mot. Les rêves de Connie s'effondrent. Elle prendra donc des cours de secrétariat et rencontrera Jacko mais elle résiste à ses propres sentiments. Au niveau professionnel elle sera embauchée dans un grand hôtel comme réceptionniste, grâce à sa personnalité, elle excelle à ce poste.
    Elle va rencontrer Harry, qu'elle épouse mais il s'avère indélicat et incompréhensif face aux problèmes intimes de Connie, il va rapidement trouver une maîtresse en la personne de sa secrétaire.
    Connie donnera naissance à 3 enfants malgré l'infidélité de son époux. De l'extérieur ce couple donne d'image d'un couple comblé mais il n'en est rien.
    Et puis il y a Laddy, un jeune homme un peu simple d'esprit qui a perdu ses parents alors qu'il n'avait que huit ans. Il sera élevé par ses sœurs et particulièrement par Rose l'aînée qui a abandonné l'idée de faire des études pour s'occuper de ses 4 frère et sœurs.
    Lorsque ses sœurs se marient, Laddy reste avec Rose à la ferme mais leur vie va être bouleversée et transformée par un premier drame, puis un second. Rose ne sera pas non plus épargnée par la maladie...À sa mort Rose laissera deux enfants et Laddy, seuls. Ce dernier décide après une rencontre fortuite d'un couple d'Italien de s'inscrire au cours du soir d'Aidan afin d'apprendre cette langue et espérer un jour aller retrouver ce couple en Italie.
    Fiona, amie de Grania et de Bridgid quant à elle travaille à la cafétéria d'un grand hôpital, elle est une jeune femme discrète, joyeuse mais elle manque de confiance en elle. Elle rencontre Barry, le fils d'une patiente dont la mère a fait une tentative de suicide. Grâce à Fiona la mère de Barry va reprendre goût à la vie. 

    Tout ce petit monde va se retrouver en Italie pour le voyage de fin d'année que Signora et Aidan organisent.... le voyage est un succès et ils se rappelleront toujours de ce merveilleux séjour !
    La diversité des personnages de Maeve Binchy fait le succès de ses romans. Certains ont des secrets plus ou moins bien gardés et tous ont un vécu singulier qui diffère.
    On suit le parcours de chaque personne avant son inscription au cours du soir puis on les suit dans leur motivation ainsi que dans leur quotidien pendant leur apprentissage. Le destin des personnages se croise et des liens se nouent. J'ai beaucoup apprécié l’interaction entre les personnages, c'est ce qui fait la charme de ce roman en plus des thèmes principaux qui sont l'amour, l'amitié, la famille et l'Italie !
    La rencontre inattendue des personnes m'a énormément intéressée. Cela donne une certaine profondeur au roman et offre un réel intérêt de voir comment le destin peut basculer simplement en rencontrant une seule personne.
    Rien n'est définitif, la vie et notre destin se construisent et peut évoluer chaque jour au fil des heures. J'ai apprécié ce côté-là du roman. Le hasard des rencontres qui fait la différence et qui modifie le cours d'une vie.
    Une seule rencontre peut être bénéfique ou malveillante. Je ne retiendrai ici seulement celles qui sont positives pour rester dans l'esprit de la narration et sans doute du but de Maeve Binchy
    La construction du roman est intéressante, chaque chapitre nous présente un élève du cours du soir,
    De fil en aiguilles ils vont tous se rencontrer parce que chacun pour des raisons personnelles va au cours du soir mis en place par Aidan, et dispensés par Signora.
    Ils vont tissés des liens d'amitié grâce à la professeur Signora, excellente pédagogue qui rend les cours vivants et intéressants.
    Les personnages De Maeve Binchy proviennent d'horizons divers et n'étaient pas prédestinés à se rencontrer et pourtant.... L'assortiment d'élèves étonnants et sympathiques est captivant mais je regrette que Signora leur ait donné un prénom à consonance Italienne pour les besoins du cours en plus de leur prénom Irlandais, ce qui demande un gymnastique cérébrale et ne facilite pas la lecture. 

    Ce roman est quand même un coup de cœur pour moi, il représente tout ce que j'aime dans les relations humaines : le don de soi, le respect, la tolérance et le partage dans une ambiance fortuite et improvisée.

     


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  • Titre : « Le seigneur de Charny »
    Auteur : Laurent DECAUX
    Genre : Roman historique
    Éditions : XO éditions
    Année : 2017
    Nombre de pages : 413

    Quatrième de couverture :

    Une formidable aventure de cape et d’épée ! Champagne, 1382. Quand, après six années de croisade, Jacques de Charny regagne enfin ses terres, il découvre, stupéfait, une foule immense massée devant l’église du château. De toute l’Europe, des pèlerins affluent pour prier devant la relique extraordinaire détenue par la famille : le saint suaire, sur lequel apparaît le corps martyrisé du Christ. Pour sauver le domaine de la faillite, Jeanne, la mère de Jacques, a décidé d’exposer publiquement cette relique cachée aux yeux du monde depuis des décennies. Alors qu’il espérait être accueilli à bras ouverts, Jacques se heurte à la défiance et l’hostilité de tous. Sa mère, la première, lui reproche d’avoir ruiné la seigneurie avec ses voyages en Orient. Pierre d’Arcis, l’implacable évêque de Troyes, veut interdire l’exposition du drap sacré. Et même sa promise, la ravissante Hélène, s’est mariée à un barbon... Seuls ses deux amis d’enfance, Miles, le bouillonnant comte de Brienne, et Arnaut, le fougueux chevalier de Jaucourt, semblent se réjouir de son retour. C’est alors qu’un jeune seigneur et sa suite arrivent en Champagne pour admirer la sainte relique. Pour Jacques, cette visite inattendue va s’avérer providentielle… Avec Le Seigneur de Charny, Laurent Decaux nous offre un grand roman d’aventure où la passion, l’audace et l’amitié triomphent de la mort et du déshonneur.

    Je remercie Mélanie ROUSSET des éditions XO  pour m'avoir fait découvrir ce roman en avant-première.

    La quatrième de couverture est bien représentative du contenu du roman. En lisant le livre le lecteur, n'aura donc aucune mauvaise surprise.

    L'auteur dans un avant-propos intelligent et instructif replace le roman dans son contexte historique pour que les lecteurs l'apprécient au mieux.
    Ce roman se situe après la peste noire en 1382 et la famille Charny a vraiment existé.
    Ce roman est écrit dans un moment de l'histoire fragile : il y a eu le schisme, puis la peste, la guerre de 100 ans est toujours en cours, ce qui a entraîné le déclin du prestige de la chevalerie. Le culte des reliques est florissant dans une France de plus en plus superstitieuse.
    C'est à ce moment que Jacques, chevalier solitaire revient chez lui après 6 années de croisades.
    Il retrouve dans un royaume affaiblie sa demi-sœur Marie 15 ans, et Jeanne sa mère, veuve deux fois. Sa mère le rend responsable de la faillite du domaine car elle a dû débourser une somme importante pour combler les frais de voyage de Jacques. Le chevalier itinérant a déséquilibré les finances du foyer.
    Sa mère ostend alors la relique du Christ (drap de lin sur lequel figure le visage du Christ) en sa possession depuis des décennies pour tenter de retrouver un certain équilibre financier. De nombreux pèlerins se déplacent et viennent se prosterner et communier sur les terres des Charny devant cette relique miraculeuse. Jeanne a même décidé de construire une nouvelle église afin d’accueillir les pèlerins moyennant finance.
    L'intrigue nous montre un jeune homme ambitieux, mais qui se sent parfois écrasé par la personnalité et le rang de son père, grand diplomate connu et reconnu, écrivain, et poète qui savait mener le royaume à la perfection.
    Jacques se range du côté des optimistes, il vit sa vie de façon intense, il a foi dans la vie et dans les hommes et dans la politique. Lors des croisades il avait de l'ambition, il se nourrissait d'illusions, aujourd’hui il sait que sa place est dans sa famille, sur ses terres pour la préserver.
    L'exposition publique du saint Suaire, fait des envieux. Les convoitises sont nombreuses et créent un climat de lourde tension et de la violence.
    Dans un contexte religieux et politique mouvementés, Pierre D'Arcis, l'évêque de Troyes, veut faire interdire l'ostentation alors qu'elle est la principale source de revenus de la famille Charny.
    L'auteur part d'une famille qui a existé et l'intrigue fait référence à une réalité : le grand suaire, drap de lin qui aurait recueilli le corps du Christ après la crucifixion.
    L'arrivée du Seigneur Charles qui vient admirer la relique sur les terres des Charny va être un moment de grâce mais pas seulement.
    La personnalité des trois principaux personnages Jacques, Miles et Arnaut, nous rappellent le comportement des jeunes gens d'aujourd'hui : fougueux, cherchant l'aventure, ils sont dans la séduction, soit dans l'amour de la littérature, des arts, et même de la politique.
    Nous sommes à l'époque du Moyen Âge mais les choses ont très peu changé au niveau de l'état d'esprit de la jeunesse. Nous retrouvons la notion de confort matériel, l'amitié, l'amour, l'amusement qui font la mentalité de nos jours mais aussi les trahisons, la jalousie, la mort, la maladie, les superstitions et les humiliations.
    J'ai été étonnée par la jeunesse des personnages dans leur fonction, être roi a tout juste 14 ans, m'a semblé être une exagération et pourtant... l'espérance de vie à cette époque est de 40 ans en moyenne... il semblerait que cela joue sur la maturité de ces jeunes gens qui grandissent plus vite qu'à notre époque...

    L'auteur s'est beaucoup documenté pour offrir à ses premiers lecteurs un roman intéressant, puisqu'il utilise les événements de l'époque et nous enrichit de faits historiques J'ai notamment eu la chance ainsi de me remémorer les grands tumultes de cette époque : la guerre avec la couronne d'Angleterre, les épidémies, la position de l’Église, la politique...
    De même les renseignements sur la famille de Charny sont précis, il y a un réel travail d'enquête et de recherches.
    Laurent DECAUX avec une intrigue assez simple, peut-être trop à mon goût, nous livre là un roman dense tout en étant limpide. J'ai personnellement trouvé que le côté historique, la conjoncture de cette période médiévale prévalaient sur l'intrigue, que je trouve un peu trop fade.
    Cependant, je note la qualité du style de l'auteur, fils d'historien connue, qui a su manier la plume de façon à nous plonger en plein cœur du moyen âge de part le vocabulaire de l'époque surtout dans les dialogues et la syntaxe mais aussi avec le côté historique. L'écriture est minutieuse tout en étant fluide. Il y a une juste proportion entre les dialogues et le récit, ce qui rend la lecture agréable. De plus les chapitres sont courts et l'auteur va à l'essentiel. Quelques timides rebondissements viennent compléter le scénario.
    En fin de volume, Laurent Decaux, apporte plusieurs précisions sur les personnages réels et fictifs de son roman, il replace le récit dans son contexte politique, culturel, sociétal, théologique, et évoque les événements sanitaires.
    Je me suis attachée au personnage de Charles, entravé par son rang et son statut de souverain.
    Il y a de l'émotion dans la dernière partie de ce roman, le soutien et l'alliance des quatre jeunes hommes fait foi face à l’adversité et l'amitié qui les lie est fiable.
    Un premier roman prometteur.

     


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  • Titre : « Après-toi »
    Auteur : Jojo MOYES
    Genre : Roman
    Éditions : Milady poche
    Année : 2016
    Nombre de pages : 473

    Quatrième de couverture :

    N’oublie jamais que tu n’as qu’une seule vie… Lou a promis à l’homme qu’elle aime de vivre chaque jour comme si c’était le dernier. Mais elle peine à se remettre de la mort de Will et des violentes critiques dont elle est la cible dans sa ville natale. Sa vie londonienne n’a rien du nouveau départ qu’elle espérait : accoutrée d’un uniforme ridicule, elle travaille dans le bar d’un aéroport, sous les ordres d’un petit tyran. Lors d’une soirée passée à méditer sur le toit de son immeuble, Lou est surprise par l’apparition d’une jeune fille, et tombe… trois étages plus bas. Elle croit avoir touché le fond, mais c’est là que commence sa nouvelle vie : sa rencontre inattendue avec Lily est le meilleur moyen d’honorer sa promesse.

    Mes impressions :

    Quel bonheur de retrouver Lou, l'héroïne du très beau roman « Avant toi » de Jojo MOYES.
    Cette suite est encore et toujours représentative de la sensibilité de l'auteure.

    Lou a beaucoup de mal à faire le deuil de Will, l'homme qu'elle aimait et dont elle était la dame de compagnie. Depuis elle tente de trouver une raison de continuer, elle travaille dans un bar à l'aéroport. Ses parents sont présents et aimants ainsi que sa sœur et c'est sans doute ce qui l'aide le plus.
    Soudainement il arrive Lily dans sa vie. La fille inconnue de Will.....
    Cette jeune fille avec sa jeunesse et son propre mal être va l'aider à dépasser sa propre peine et à réveiller son instinct de vie.
    Et puis il y a Sam, l'ambulancier au grand cœur. Un homme seul et délicat.
    Ces deux-là vont lui donner l'énergie pour se relever, pour voir l'étincelle de vie qui est autour d'elle. Elle va réapprendre l'amour, elle va devoir vaincre sa peur de l'attachement, ignorer sa crainte de perdre à nouveau et celle du sentiment d'abandon. La vie est ce qui se passe aujourd'hui, elle va apprendre à apprivoiser ses troubles et ses inquiétudes pour avancer.

    Lou est un personnage attachant, elle nous ressemble parfois dans sa façon de voir les choses, elle est humaine, remplie de doutes et de peine.
    Elle nous rappelle que vivre sans les autres est difficile voire impossible.
    Lily et Lou sont deux être meurtris. Elles vont devoir faire face, s'entraider et s'épauler, et même apprendre à vivre l'une à côté de l'autre. Leur relation sera échange et partage souvent dans la douleur et le conflit mais toujours vers l'avenir.
    Grâce à Lily, Lou revoit les parents de Will. Cela va la confronter à son triste passé mais ce sera bénéfique puisque leur rencontre va leur permettre de retrouver des liens rompus et Lily va faire connaissance de la famille de Will et à être reconnue en tant que membre de cette dernière à part entière.
    Lou redevient un être vivant, elle retrouve sa capacité à aller de l'avant. Et Lily gagne en maturité.
    Avec acuité, poésie, parfois humour, l'auteur écrit là une très belle suite.
    J'ai aimé le parcours de Lou qui n'est pas toujours d'accord avec son entourage mais qui fait selon ce qu'elle pense être le mieux pour les personnes qu'elle aime. Elle est juste et intègre.
    La vie n'est pas toujours facile mais c'est ce qui fait son charme et les difficultés que l'on rencontre font l'existence.
    Une très belle suite que je recommande.

    La liste de Noël 
    Jamais deux sans toi
    Avant toi

     


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  • Titre : « La tresse »
    Auteur : Laetitia COLOMBANI
    Genre : Roman
    Éditions : Grasset
    Année : 2017
    Nombre de pages : 224

    Quatrième de couverture :

    Merci à Alex pour m'avoir permise de lire ce très joli roman rempli d'humanité vers une fin empreinte de solidarité.

    Trois femmes, trois vies, trois continents. Une même soif de liberté.
    Inde. Smita est une Intouchable. Elle rêve de voir sa fille échapper à sa condition misérable et entrer à l’école.
    Sicile. Giulia travaille dans l’atelier de son père. Lorsqu’il est victime d’un accident, elle découvre que l’entreprise familiale est ruinée.
    Canada. Sarah, avocate réputée, va être promue à la tête de son cabinet quand elle apprend qu’elle est gravement malade.
     Liées sans le savoir par ce qu’elles ont de plus intime et de plus singulier, Smita, Giulia et Sarah refusent le sort qui leur est destiné et décident de se battre. Vibrantes d’humanité, leurs histoires tissent une tresse d’espoir et de solidarité.

    Mes impressions :

    Giulia, vingt ans, vit en Italie, elle travaille dans l'atelier de son père. Il s'agit d'un atelier spécialisé dans le traitement des cheveux avant d'être expédiés vers l'Europe. Ces cheveux serviront à faire des postiches ou des perruques.
    L'entreprise a été fondée en 1926 par son arrière-grand-père, Giulia et les employées donnent toutes du cœur à l'ouvrage. Lorsque le père de Giulia a un grave accident, elle découvre que l'entreprise familiale est en faillite. Elle refuse de voir se perdre le bien de plusieurs générations et va se battre pour continuer à le faire prospérer.
    Sarah, est une carriériste de quarante ans, elle vit au Canada, divorcée deux fois, mère de famille de jumeaux qui sont en primaire et une fille au collège. Elle aime son métier, cependant elle culpabilise de ne pas pouvoir s'occuper de ses enfants comme elle le voudrait, et être présente pour eux plus souvent. Elle est secondée par Ron, un assistant maternel dévoué. Sarah est une avocate connue et reconnue par ses pairs. Elle lutte contre les machistes et les hommes ambitieux qui ne considèrent pas les femmes comme leurs égales. Bientôt promue, elle constate que la discrimination professionnelle est bien palpable dans son cabinet.
    Smita, vit en Inde à Baldapur, elle est une Dalit, une impure. Elle est « extracteur » ramasseuse d'excrément des autres à mains nues.
    Elle aimerait donner à Lalita sa fille, un avenir meilleur que le sien. Lalita est une petite fille intelligente alors Smita va économiser pour pouvoir l'envoyer à l'école.
    Trois femmes, trois destins qui malgré la distance kilométrique sont unies émotionnellement par la vie et ses difficultés.
    Ce petit roman est riche. Les thèmes se regroupent et le fil conducteur de ces trois histoires de femmes est une tresse de cheveux.
    Ses trois femmes ont des caractères distincts mais toutes sont de nature combative, déterminée, et elles sont fortes et fragiles à la fois.
    Une est dans le déni de la maladie, l'autre fuit dans le rêve, et l'ambition, l'autre fuit sa condition
    dans la religion et les croyances de son pays jusqu'à ce qu'elles se battent pour une vie meilleure et un idéal.
    Ces trois femmes sont liées par le destin, comme les trois brins d'une tresse de cheveux.
    Ces femmes ont des doubles peines, une est condamnée par la maladie et le monde du travail qui la rejette. L'autre par la mort prochaine presque certaine de son père et la fin de l'atelier de ce dernier et la dernière fuit son pays, sa condition, son sort et les misères des Dalits, (les Intouchables) et risque le tout pour donner un avenir meilleur à sa fille.
    J'ai beaucoup aimé ce roman touchant. Il est émouvant, il nous va droit au cœur parce que nous partageons les vies de ses femmes que tout oppose.
    Pourtant elles ont chacune un combat à mener pour leur idéal de liberté, et ce malgré l'adversité. Je trouve leur détermination symbolique,
    Elles se partagent les chapitres tour à tour. À travers ce récit, l'auteur parle de la place de la femme dans la couple, dans la famille, dans la société, dans le milieu professionnel, mais il évoque également la discrimination, les différences, les cultures et les traditions des pays de l'Inde et de l'Italie. Il est question également de la mort, tout ceci autour des rêves et des espoirs de trois femmes bien différentes.
    Toutes les trois sont ambitieuses et se révoltent pour leur liberté mais leur histoire est loin d'être finie. Elles se battent toutes les trois avec l'énergie du désespoir et avec espérance.
    Laetita Colombani signe là un très beau roman sur le courage, la prise de risque et la volonté au féminin.

     


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  • « la ballade des adieux » de Lori LANSENS

    Titre : « la ballade des adieux »
    Auteur : Lori LANSENS
    Genre : Roman
    Année : 2003
    Éditions : Belfond
    Nombre de pages : 458

    Résumé :

    Lorsque sa voisine, Collette, demande à Addy de s'occuper de sa petite fille de cinq ans, elle ne peut qu'accepter. Mais Collette ne reviendra pas... Addy n'a plus qu'une idée : éduquer, transmettre ses connaissances et surtout trouver un foyer stable à la jeune Sharla afin qu'elle soit à l'abri le jour où elle s'éteindra. Addy lui raconte son enfance tranquille et heureuse dans un village bâti par des esclaves affranchis à la frontière du Canada et des États-Unis, le drame qui la fit chasser de son paradis et fit d'elle une éternelle déracinée. Une vie d'errances, de petits bonheurs fragiles et d'espérance, riche d'enseignements pour Sharla, qui a déjà connu tant de souffrances... Leurs solitudes s'unissent et une
    merveilleuse histoire se noue entre la vieille dame qui a tout perdu et la petite fille qui n'a jamais rien eu.

    Mes impressions :

    Ce livre est encore un coup de cœur pour moi, un page-turner comme je les aime.

    Sharla est âgée de cinq ans lorsque sa mère Colette décide de l'envoyer chez Addy, une vieille dame usée par la vie, qui habite dans le village des caravanes près de Chatham en Ontario, le temps d'un été. Colette et son nouveau copain menaçant et violent, gêne leur projet d'aller vivre aux States tous les deux.
    Au début Addy ne veut pas de cette enfant, grassouillette, pas très jolie, elle pense qu'elle va lui attirer des ennuis et puis elle se sent vieille pour s'occuper d'une petite fille si jeune.
    Pourtant elle va l’accueillir, quand elle comprend que Colette ne reviendra pas comme prévu à la fin de l'été.
    L'arrivée de Sharla va éveiller des souvenirs plus ou moins douloureux chez Addy.
    Le roman se passe en 1980, mais Addy nous raconte amplement sa vie d'avant, ainsi elle nous décrit son parcours.
    Elle nous raconte son arrivée à Rusholme en 1920, une bourgade où vivent des esclaves juifs.
    Il y a alors des fermes hautes et larges, certaines appartiennent à des fermiers blancs mais la plupart à des gens de couleur. Elle a un frère Leam qu'elle aime beaucoup. Tous les deux sont très proches.
    Wallace son père est alors homme à tout faire chez Théodore Bishop puis il démissionnera pour travailler à l'usine.
    À 15 ans, Sharla est attirée par Chester Monk, il travaille pour les gens riches, aux champs avec d'autres noirs.
    Le roman est jalonné par des souvenirs de son adolescence, de sa vie de femme, de mère, ses douleurs, ses joies, les drames et les épreuves de sa vie !
    Et puis il y a la rencontre avec Sharla, petite fille intelligente, délaissée et mal aimée par sa mère.
    Addy va lui apprendre à devenir une femme qui se respecte et lui transmet des valeurs : elle lui apprend les tâches ménagères et quotidiennes : cuisiner, nettoyer, faire le ménage, la couture, mais aussi la politesse, le savoir-vivre. Elle l'éduque comme si c'était sa propre fille et finit par s’attacher à elle et réciproquement.
    Addy évoque ses souvenirs : son enfance dans une communauté d'esclaves affranchis, les travailleurs exploités, elle lui enseigne l'histoire de ses origines, la prohibition, la violence, le racisme.
    Ce qui explique que ce roman aussi est un sur la transmission familiale et culturelle.
    Tout le long de leur vie ensemble, elle a peur pour cette petite fille et son avenir. Alors sachant sa santé fragile et son corps vieillissant, elle va tenter de trouver une famille, un foyer charitable et bienveillant, pour Sharla. La fin est en grande partie inattendue mais elle donne espoir.

    Ce récit, est à la fois, doux et amer, tendre et triste mais il y a toujours de l'espoir et de la combativité. La foi d'Addy en la vie et les êtres humains, rend ce roman intense. Il est un récit sur l'espoir, l'amour, les liens familiaux, les liens du cœur et les rapports intragénérationnels mais il est également un travail de mémoire l'esclavage et sur la condition des noirs.
    Certains personnages sont profondément généreux et indulgents, certains très attachants.
    L'écriture est soignée, stylée. Elle nous décrit la part de misère mais aussi la joie et la richesse du cœur d'Addy, femme courage au destin brisé. Mais femme résiliente. Parfois l'auteur passe rapidement sur certains événements de la vie d'Addy mais elle dit l'essentiel avec justesse. Addy est impartiale. Juste, elle a beaucoup de charme et de délicatesse dans sa façon de voir les choses. Elle possède l'intelligence du cœur.

    Ce roman était le premier de l'auteure, depuis elle a fait du chemin dans le cercle de la littérature.
    Je la retrouverai avec plaisir.

     


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  • « Nous n'avons pas changé » de Lorraine FOUCHET

    Titre : « Nous n'avons pas changé »
    Auteur : Lorraine FOUCHET
    Genre : Roman
    Éditions : Robert Laffont
    Année : 2005
    Nombre de pages : 282

    Résumé :

    En terminale, au lycée, elles étaient quatre inséparables. Vingt ans plus tard, elles se retrouvent. Mais l'une d'elles n'est pas celle qu'elle prétend être... " Les vingt ans du bac ! Dîner de la promotion 1985 de Sainte-Agathe ". Gwénola arrive de l'île de Groix, Axelle du Sud-Ouest, Olivia des Yvelines, Jenny de Rome. Elles s'étaient perdues de vue. Pourtant elles n'ont pas changé et les liens se retissent, forts... Mais ces retrouvailles vont bouleverser leurs vies et les obliger à dévoiler les mensonges et les secrets du passé. Une seule le sait, d'ailleurs elle est venue dans ce but : faire éclater la vérité. Elle a d'étranges absences, d'étranges trous de mémoire. Qui est-elle ?

    Mes impressions :

    Gwénola, Olivia, Axelle et Jenny sont invitées aux « 20 ans du bac » par Isabelle la maîtresse de division de la promo 1985 de Sainte-Agathe.
    Elles vont se réunir le 20 septembre 2005 au sein de l'ancienne école, un institut privé Parisien.
    Les quatre amies ne se sont pas vues depuis 20 ans.
    Après le lycée Gwenola est partie précipitamment vivre chez ses grands-parents, à Groix en Bretagne; aujourd'hui elle est journaliste, correspondante locale au Ouest-France.
    Son fils Loeiz, fait des études de médecine. Tous les deux sont très proches.
    Olivia Ruben vit dans les Yvelines, c'est une écrivaine dont ses romans sont tous portés à l'écran . Son fils Noé de 17 ans va participer à une émission de téléréalité pour les enfants de people. À la clé l'argent nécessaire pour lancer un support de son choix, disque, exposition, peinture, photo publication, livre. Le rêve de Noé est de devenir réalisateur et écrivain.
    Olivia est divorcée de Colin Nathan chirurgien esthétique.
    Axelle de Bergea vient d'une famille châtelaine, c'est une aristocrate. Avec son mari, Charles député-maire ils vivent dans le Sud-Ouest, elle n'a pas d'enfant à cause d'une stérilité. Elle vit très mal cette blessure profonde, ce manque d'enfant.
    Jenny Lincoln, est une Américaine qui vit aujourd'hui à Rome, célibataire. Elle flirte avec de piètres personnalités, tels des barons. Elle entretient une relation clandestine avec un amant, marié et père.

    Toutes les quatre vont à la réunion des anciens élèves à la fois inquiètes et impatientes ; chacune a de lourds secrets à préserver ou à dévoiler.
    Chacune va s'y rendre pour des raisons, différentes : la curiosité, la distraction, le principe, ou encore dans le but de tenir une promesse. Chacune veut savoir ce que les autres amies sont devenues mais l'une d'entre elles, n'est pas celle qu'elle prétend être.
    Aujourd'hui que reste-t-il de leur amitié ? Et de leur rêves de jeunesse ?
    Après la rencontre dans le château, elles continuent leur soirée toutes les quatre et vont boire un verre aux « Trèfles à quatre feuilles » le café qui était le QG de leurs années lycée.
    Elles évoquent le passé, mais chacune aujourd'hui cache un secret qui les lie sans l'avouer aux autres.
    Seule Jenny connaît l'entière vérité. Elle détient la clé, parce qu'elle a fait une promesse il y a quelques années.
    Un personnage secondaire apparaît, il s'agit du frère de Jenny, un drogué, ex-taulard, de 40 ans qui cherche prendre une vengeance sur la vie.
    Les anciennes élèves ont toutes un vécu différent, une vie remplie, riche, intéressante, triste ou gaie ou encore étonnante.

    L’histoire est parfaitement bien menée avec une grande part d'originalité et de rebondissements.
    Dès la page 54, une révélation crée la surprise même si on se doutait qu'un mystère planait mais on ne s'attendait pas à celui-ci.
    Ce qui était établi, ne l'est finalement pas
    Olivia est-elle l'imposteur a t-elle un nègre ? Qui lui écrit ses bouquins ?
    À qui va profiter cette révélation ? Qui va l'utiliser pour sa gouverne ?
    Est-ce la seule révélation ? Une seconde divulgation risque d'éclater et elle composera la seconde intrigue.
    Peu à peu, à partir du dîner de Sainte-Agathe, les masques vont tomber et la vérité éclater. Le secret de l'une d'entre elles va t-il être gardé ou révélé, quelles en seront les conséquences ?
    Leurs vies déjà bouleversées vont continuer à l'être.
    Amitié, amour, secret, trahison, espoir, sont les sentiments qui composent l'intrigue de ce roman.
    Les personnages sont tous très attachants, compliqués, différents, victimes ou responsables, et coupables. Leurs rapports sont complexes et cela crée la fascination du lecteur.
    De nombreux enchevêtrements de faits, inopportuns créent le suspense et m'ont personnellement passionnée.
    Beaucoup de faits s'imbriquent, et font de cette histoire un livre envoûtant. Il y a des malentendus, , des non-dits, des mensonges, des trahisons mais aussi de l'amour, de l'amitié et du respect. Sans compter un scandale politique, une affaire de détournement de fonds publics. L'auteur glisse dans ses romans, de la culture, des arts, des loisirs modernes, et contemporains, ainsi que de la télé-réalité, ce qui est un peu plus étonnant.
    Cet ouvrage contemporain aux sujets actuels et variés nous offre un roman complet et riche.
    Comme dans La mélodie des jours  il y a beaucoup de psychologie dans les personnages de Lorraine Fouchet, elle les travaille à la perfection pour les rendre humains, intéressants, saisissants et parfois inquiétants. Elle habite ses personnages et fait corps avec eux au point que certains d’entre eux nous ressemblent.
    Elle parvient à transcrire pour chacun d'eux leur sentiment et leur émotion, elle réussit parfaitement à décrypter et décrire leurs pensées, leur trouble, leur blessure.
    Ils sont haut en couleur, certains touchants dans leur relation parents/enfants.
    Les personnages sont pris dans la toile de leur vie et sont parfois la cause de leur souffrance personnelle ou encore victimes de dommages collatéraux.
    La syntaxe est élégante, l'écriture est fluide et donc la lecture est un plaisir !
    Lorraine Fouchet sait éveiller l'intérêt des lecteurs.
    Cette histoire, unie et lie le passé au présent.
    Un très bon roman que je vous conseille.

    La mélodie des jours 


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  • Titre : « La vie en sourdine »
    Auteur : David LODGE
    Genre : Roman
    Éditions : Roman rivages
    Année:2008
    Nombre de pages : 416

    Quatrième de couverture :

    Desmond a des problèmes d'ouïe. Et d'ennui. Professeur de linguistique fraîchement retraité, il consacre son ordinaire à la lecture du Guardian, aux activités culturo-mondaines de son épouse, dont la boutique de décoration est devenue la coqueluche de la ville, et à son père de plus en plus isolé là-bas dans son petit pavillon londonien.
    Lors d'un vernissage, alors que Desmond ne comprend pas un traître mot de ce qu'on lui dit et répond au petit bonheur la chance, une étudiante venue d'outre-Atlantique lance sur lui ce qui ressemble très vite à une OPA. Pourquoi Desmond ne l'aiderait-il pas à rédiger sa thèse ? Le professeur hésite. Pendant ce temps son père, martial, continue à vouloir vivre à sa guise et son épouse à programmer d'étonnants loisirs...
    Comique, tragique, merveilleusement autobiographique, le nouveau roman de David Lodge s'inscrit dans le droit fil de Thérapie.

    Mes impressions :

    J'ai choisi ce livre en m'imaginant que son contenu décrirait le portrait d'un monsieur d'un certain âge, qui dresserait son quotidien en proie au handicap de la surdité. Cependant, la surdité n'est pas le seul thème. On découvre de nombreux sujets plus complexes encore. Certes, la notion de surdité est traité avec humour, parfois ironie et agacement. Le lecteur passe un bon moment même s'il sait que pour les personnes malentendantes, rien n'est amusant mais la façon d'amener le sujet ici est très stylée, très cocasse.
    Pour un professeur universitaire de linguistique, il ne fait pas l'impasse sur les choix des mots, ce qui rend la lecture agréable et drôle.
    Donc comme je vous le disais, ce professeur à la retraite, bénéficie encore des avantages d'avoir accès à la bibliothèque de l’université. Il s'y rend régulièrement pour y faire des recherches. Il est passionné par son métier.
    Lors d'une soirée de vernissage, il se fait aborder par une étudiante Alex, mais il ne comprend pas un traite mot de ce qu'elle raconte puisque le brouhaha met à mal son appareil auditif. Pour ne pas paraître grossier il acquiesce à tout ce que lui dit la jeune femme. Il ne comprendra que plus tard quand elle appellera chez lui que son discours faisait référence à ses études et à sa thèse. Elle souhaite que Desmond devienne son directeur de recherche. Son sujet de thèse est une étude stylistique des lettres de suicidés.
    Il hésite beaucoup, puis il pense que l'idée de l'aider dans ses recherches sans être son directeur, puisqu'elle en a déjà un avec lequel les rapports sont difficiles, pourrait le distraire et le sortir un peu de sa routine.
    Il se dit qu'accepter serait un moyen de composer avec cette surdité qui le handicape énormément dans la vie de tous les jours.
    Il est curieux de savoir ce que la jeune étudiante, peut lui offrir en matière de nouveauté et surtout il comprend qu'elle pourra mettre un peu de piment dans sa vie, mais en restant fidèle à ces principes et à sa moralité.
    Seulement Alex est une jeune femme mystérieuse, énigmatique. Elle va s’immiscer de façon sournoise et malveillante dans sa vie, l'appelle chez lui, lui envoie des mails. Il ne parvient pas à trouver le bon moment, pour révéler à Fred de sa relation studieuse avec Alex. De malentendu, en malentendu, il se met en situation délicate. Il conçoit qu'il s'est laissé manipuler par cette étudiante, il se trouve stupide et il sait que sa femme saura le lui rappeler !
    Dans le récit il cite sa famille : sa femme est décédée, il a une fille mariée à Jim et elle attend un bébé, sa nouvelle compagne Fred, plus jeune que lui, qu'il a rencontrée à l'université, (elle était une élève sur le tard) a elle aussi une fille Marcia, deux garçons et un petit fil.
    Il aborde donc le sujet des familles recomposées et des difficultés pour réunir tout le monde au moment des fêtes de fin d'année par exemple. Il aborde les rapports relationnels familiaux qui peuvent être plus ou moins agréables.
    Dans un premier temps, Desmond nous parle bien de la surdité. Elle est même l’introduction à son roman. Il nous explique comment ce handicap est arrivé dans sa vie. Il nous raconte les inconvénients au quotidien et notamment dans la rapport verbal à l'autre qui aboutissent bien souvent à l'isolement. Il nous décrit aussi les technologies embarrassantes et défaillantes (à défaut d'être performantes) mises au point et à la disposition de la personne, moyennant un coût certain pour palier et compenser la perte auditive !
    Il compare les conséquences de la privation de la sensation de l'ouïe et de la vue. Il narre des anecdotes et des faits divers de tous les jours et nous réalisons l'importance d'être bien entendant pour être et se sentir socialement inclus.
    Les personnes qui ne souffrent pas de problème d'audition ne peuvent pas se rendre compte mais le fait est là ! Le monde environnant paraît alors hostile, extérieur à nous. Tout ceci est raconté de façon efficace, avec un scénario intéressant.
    Et puis il évoque brièvement les avantages sociaux d'être à la retraite, puis, plus longuement les désavantages, comme les problèmes de santé allant avec l'âge vieillissant. La vue qui baisse l'arthrose qui apparaît, les problèmes dentaires, la perte de la mémoire et bien d'autres choses.....
    Au travers de la démence débutante de son papa, il étaye ce fait-là. Ce dernier est à un âge difficile où la frustration et l'isolement lui font craindre la perte de ses repères.
    La perte d'autonomie de nos parents, nous amène à la question de responsabilité : les laisser vivre dans leur maison à laquelle ils sont habitués ou bien les faire emménager dans une maison de retraite pour leur sécurité.
    Quelques semaines plus tard, il est convié à donner un cycle de conférences en Pologne là il découvre les atrocités du camps d'Auschwitz. Il est touché et bouleversé.
    L'auteur alors entreprend de parler des camps de la mort, et nous incite à nous interroger sur cette cruauté extrême. Il traite la question de la philosophie de la mort et de la vie qui est en elle-même un arrêt de mort.
    Il nous incite à penser que cette pensée est une pensée perverse et futile et qu'il est plus important de songer la vie et de tenter de l'apprécier en savourant le temps qui passe en le comblant par des activités bienfaisantes et agréables.
    Finalement même si la vie universitaire tient une place très importante dans ce roman (autobiographie), les thèmes et les sujets sont variés et se rapportent pour la plupart à la vieillesse et au changement de rythme lorsque l'on se retrouve à la retraite.

    Ce livre nous interroge. David Lodge écrit là un roman touchant et juste. Il y parle avec nostalgie. Il évoque des souvenirs, parfois avec humour mais toujours avec clairvoyance, acuité et justesse.
    Il évoque les relations amoureuses, filiales, professionnelles, conjugales et s'attarde sur les troubles du troisième âge.
    Le style est engageant parce que le narrateur fait souvent une analyse linguistique intéressante.
    Desmond est dans la vie, il nous ressemble. C'est un personnage attachant, empreint de doutes et d'interrogations. L'auteur a su être drôle avec des sujets tristes et délicats.
    L'auteur passe d'un humour léger, a un humour, incisif grinçant et tourmenté.
    Il sait décrire des anecdotes et un quotidien banals avec une maîtrise parfaite de la dérision, elle est calculée, pesée. Il y ajoute des notes de nostalgie et d'affection et ça marche, le lecteur est captivé.

    J'ai eu un peu de mal avec le caractère de Fred, femme active et occupée avec sa boutique de décoration. Son statut dénote avec la simplicité de Desmond. Ce qui crée un décalage, jouissif.
    Il y a aussi beaucoup d'autodérision, il ne se prend pas au sérieux, ce qui est contraire au caractère de Fred, les deux personnages ont donc une personnalité différente mais il y a de la tendresse entre eux. Une certaine retenue aussi, surtout quand il évoque le côté badin de leur relation.
    L'auteur nous rédige des anecdotes sous la forme d'un journal intime. L'originalité tient dans le fait qu'il alterne le « je » et le « il » pour parler de lui, juste par envie et plaisir.
    Loin d'être en partie autobiographique, ce roman, est une œuvre universelle, qui parle à tous car nous serons tous confrontés un jour au l'autre à la solitude, la déchéance du corps et de l'esprit, l’inéluctable vieillesse.
    David Lodge est un homme au talent certain !
    À lire !

    L'homme qui ne voulait plus se lever 


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  • Titre : « l'amour ne meurt jamais »
    Auteur : James PATTERSON
    Genre : Roman
    Éditions : France Loisirs
    Année : 2004
    Nombre de pages : 270

    (relecture)

    Quatrième de couverture  :

    Effondrée depuis la mort tragique de son mari, Jennifer noie son chagrin dans le travail et refuse toute implication sentimentale.
    Mais lorsqu'elle apprend que Samantha, sa grand-mère - et confidente de toujours - est tombée dans le coma, elle se précipite à son chevet.
    Dans la maison de son enfance, Jennifer trouve les lettres que Samantha lui a écrites pour lui dévoiler le secret qu'elle garde depuis si longtemps : sa folle passion pour un autre homme que son mari. À travers ces lettres, Jennifer va comprendre que le véritable amour existe et qu'il peut nous surprendre à tout moment, mais saura-t-elle le reconnaître et l'accepter quand il se présentera à elle ? 

    Mes impressions :

    Je vous ai présenté il y a peu, « Pour toi, Nicolas » .Je continue la découverte de cet auteur dans un registre inhabituel puisqu'il est plus connu pour ses thrillers.

    Jennifer jeune femme vit à Chicago depuis la mort accidentelle de son mari Danny et travaille pour un journal dans lequel elle écrit des chroniques. Sa mère est décédée quand elle avait seulement 12 ans. Elle a été élevée par sa grand-mère qui vit seule dans le Wisconsin au bord du lac Geneva depuis la mort de son époux Charles.
    Entre les deux femmes l'entente est immédiate, un amour inconditionnel les lie.
    De nos jours, Jennifer reçoit un appel téléphonique qui lui apprend que Samantha suite à une chute est dans le coma.
    Jennifer n'hésite pas et se précipite au chevet de sa grand-mère.
    Jennifer s'installe dans sa maison le temps que cette dernière sorte du coma, de l'hôpital et récupère. Elle trouve des lettres qui lui sont adressées et écrites par Samantha. Son but était de laisser un témoignage à titre posthume à sa petite-fille. Elle y raconte des épisodes de sa vie et lève des secrets.
    Jennifer au travers de ces lettres découvre les vrais sentiments de sa grand-mère. Elle y apprend beaucoup de choses, notamment sur comment elle a rencontré Charles et la vie qu'elle a eu à ses côtés.
    Samantha évoque la vie, la philosophie, le temps qui passe, le moment présent, qu'il ne faut pas traverser sans s'y arrêter.
    Elle dit dit justement que « Notre existence se résume au récit qu'on en fait »
    Près de la maison de la grand-mère, habite Shep, le notaire et ami de Samantha. Son neveu Brendan est venu s'y installer pour quelques mois. Brendan est un ancien ami d'enfance de Jennifer, tous les deux se remémorent des souvenirs et une nouvelle amitié ténue née entre eux.
    Chaque jour Jennifer va rendre visite à sa grand-mère, et même si cette dernière ne peut pas l'entendre, elle lui mentionne le contenu des lettres qu'elle lit. Elle lui confie également ce qu'elle vit en ce moment avec Brendan. Leurs bains dans le lac, leurs longues discussions, les moments qu'ils passent ensemble, leur complicité.
    Mais ce bonheur est fragile et nous saurons bientôt pourquoi.

    L'atmosphère de ce roman est tendre, émouvante. Il y a une certaine nostalgie qui ne laisse pas le lecteur indifférent mais les deux histoires d'amour racontées, me semblent un peu trop doucereuses, cependant les épreuves que les personnages devront traverser rendent leur situation amoureuse un peu moins mièvre. Le côté mélo-dramatique ici m'a un peu dérangée.
    Ce roman est cependant un hymne à la vie, à l'amour et à la famille et à la combativité.
    Ce récit est assez court. Le style est un peu emprunté mais il est parfait pour une lecture estivale.
    Les chapitres sont brefs. L'auteur va à l'essentiel, sans trop de fioritures et de descriptions inutiles, ce qui fait que ce roman se lit rapidement.
    J'ai envie de dire que le message de l'histoire est que l'amour peut se rencontrer à n'importe quel âge et que lorsqu'il est sincère il peut faire des miracles surtout dans les épreuves. Il est susceptible d' alléger les souffrances du quotidien.
    Je pense que les fans de ce genre de littérature sentimentale pourront apprécier.
     
    Pour toi Nicolas
    Rendez-vous chez Tiffany


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  • « La fille de ma meilleure amie » de Dorothy KOOMSON

    Titre : « La fille de ma meilleure amie »
    Auteur : Dorothy KOOMSON
    Genre : Roman
    Éditions : France Loisirs
    Année : 2006
    Nombre de pages : 586

    Résumé :

    Kamryn a une belle vie : un poste intéressant, une vie sociale intense. Des enfants ? Pas tout de suite, peut-être même pas du tout, surtout depuis une grande déception amoureuse et la trahison de sa meilleure amie de l'époque, Adèle. Mais le jour de ses 32 ans, Kamryn reçoit une lettre d'Adèle qu'elle ne peut ignorer : Adèle est à l’hôpital, mourante. Pardonner à son amie, la soutenir dans ses derniers instants est une chose. Mais de là à recueillir sa fille de 5 ans, Tegan? Tegan dont l'existence est inextricablement liée à la rupture entre les deux femmes... 

    Mes impressions :

    Dès les premières pages j'ai su que ce roman serait un coup de cœur et je vous le confirme une fois ma lecture terminée.
    Je dois reconnaître que le thème me touche et que l'histoire en elle-même est poignante.
    Il s'agit ici bien plus qu'une comédie romantique et sentimentale.

    Kamryn et Adèle sont devenues amies en première année d'université. Kamryn, une jeune fille mal dans sa peau, trouve en Adèle l'amie parfaite qui sait lui donner confiance en elle. Très vite elles deviennent inséparables.
    On devine à la lecture du début qu'une dispute a brisé leur amitié de jadis. Elles ne se sont plus vues depuis 4 ans et plus parlées depuis 2 ans.
    Quelques pages plus tard, l'auteur nous en explique la raison : un un soir, l'alcool aidant, Adèle a passé la nuit avec Nate, le fiancé de Kamryn.
    Pourtant atteinte de leucémie, c'est à Kamryn aujourd'hui, qu'Adèle fait appel. Elle lui envoie une lettre lui demandant de venir la voir à l'hôpital. Toujours rongée par la rancœur, Kamryn hésite. Mais finalement son cœur lui dictera d'aller rendre visite à sa meilleure amie mourante. Quand elle rentre dans la chambre, Kamryn comprend que son amie est en phase terminale, un terrible sentiment de peine l'envahit. Malgré tout, elle éprouve toujours amertume et déception. Le chemin sera long et douloureux jusqu'au pardon.
    Kamryn tombe des nues quand Adèle lui demande de prendre en charge sa fille Tegan âgée alors de cinq ans, et de l' adopter quand elle mourra.
    Stupéfaite, Kamryn s'apprête à refuser. Mais a-t-elle le choix ? 
    Le passé revient à la mémoire que Kamryn. Adèle fille de riches parents, n'était pas aimée, voire détestée par son père et sa belle-mère. Elle était victime de maltraitance.
    Elle trouve alors affection et considération au sein de la famille Matika. Kamryn et ses proches deviennent une famille de substitution pour Adèle.
    Kamryn rencontrera Nate et tombera amoureuse de lui. Tous les trois deviennent des amis inséparables. C'est alors que la trahison va briser ce parfait équilibre.
    Adèle dit être tombée enceinte après une relation d'un soir, un homme rencontré en vacances et aujourd'hui élève seule Tegan. Kamryn devient la marraine de Tegan, petite fille adorable mais cependant, réservée, réticente à parler de son désarroi. Toutes les trois sont très unies.
    Mais après la révélation de la trahison de jadis, cette belle amitié va voler en éclat.
    Kamryn quitte la ville pour s'éloigner de ses amis. Elle a du mal à affronter sa nouvelle vie, de plus tout ne se passe pas très bien avec Luke son nouveau patron qui est un personnage froid et cynique, et la solitude lui pèse.
    Pourtant la vie doit continuer... et il y a l'appel d'Adèle....
    Les personnages de ce roman ont tous un caractère et une personnalité complexes.
    L'auteur construit une histoire émouvante autour de l'amitié, la maternité, la maternité par procuration, le décès d'un proche, la difficulté à pardonner.
    De nombreux rebondissements éveillent l'intérêt du lecteur.
    Ce roman n'est pas un roman à l'eau de rose, il montre bien que le sentiment n'est pas un long fleuve tranquille. Il y a des moments de doute, de peur, des regrets et des remords mais aussi de beaux moments de sincérité.
    L'auteur traduit très bien certaines difficultés relationnelles qu'elles soient au sein de la famille , ( recomposées), dans le domaine du travail mais aussi dans la procédure de la démarche d'adoption.
    Il y a la présence de beaucoup de thèmes complexes mais qui sont traités avec crédibilité et intensité.
    L'écriture accessible à tous, est fluide, épurée. La plume très agréable est déroutante à la fois comme l'est le scénario, nous plonge au cœur de la vie des personnages et de leurs tourments.
    L'auteur analyse parfaitement les sentiments de ses personnages ainsi que les émotions de chacun d'eux. Tout cela donne de la profondeur au roman. Les incessants allers-retours entre le passé et le présent nous aide à saisir toute l’intensité et la complexité de l’attachement des trois amis.
    Ce texte est tout en sensibilité tendresse et questionnement. Les sentiments sont forts, l'histoire est crédible même au niveau de la procédure d'adoption. J'ai aimé les liens solides qui existent entre les personnages. Les nombreux rebondissements nous montrent combien les sentiments peuvent être délicats et confus, mais rien n'est définitif.

    Un nouveau départ 


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  • Titre : « Une flamme pour l'amour »
    Auteur : Nicholas SPARKS
    Genre : Roman
    Éditions : France Loisirs
    Année : 2003
    Nombre de pages : 339

    Résumé :

    La vie de Miles semble s’être arrêtée depuis la mort de sa femme, tuée par un chauffard dont la police a perdu toutes traces. S’il s’accroche, c’est pour Jonah, son jeune fils, et parce qu’il s’est juré de retrouver le coupable. Meurtrie par son récent divorce, Sarah réapprend doucement à vivre en exerçant son métier d’institutrice. Elle se prend bientôt d’affection pour Jonah et… d’amour pour Miles. Mais un terrible secret menace ce nouveau bonheur. Un secret qui forcera Sarah à faire un choix déchirant.

    Mes impressions :

    Myles et Missy se sont connus alors qu'ils étaient encore au lycée. Myles s'inscrit alors à l'université de Caroline du Nord et Missy le rejoignit après son diplôme. Lui devint Shérif et elle, trouva un emploi de gestionnaire de crédit. Ils se marièrent et filent le parfait amour.
    Missy donne naissance à Jonah en 1981 et en 1986 survient un drame, dans lequel est elle est renversée par un chauffard et trouve la mort. Elle est alors âgée de seulement 29 ans. Miles ne s'en est jamais vraiment remis parce que le coupable n'a jamais été retrouvé. Il pense qu'en mettant un nom sur le responsable la justice pourrait être rendue et il en serait apaisé. C'est pour cela que depuis deux ans, il mène sa propre enquête, il a recueilli les indices, les articles de presse, il a constitué un lourd dossier qu'il consulte régulièrement afin de trouver des éléments qui pourraient l'aider à mettre un visage sur le coupable.
    Deux ans après la mort de Missy, l'idée de renoncer à sa solitude affective, lui effleure l'esprit.
    Sarah est institutrice, elle est mariée à Michael et tous les deux tentent de fonder une famille mais elle apprend lors d'examens qu'elle est stérile.
    Michael son mari n'a pas supporté l'idée qu'ils ne pourraient pas avoir d'enfant alors il a demandé le divorce.
    Sarah en est toujours très affectée. Leur mariage n'aura duré que trois ans.
    Elle retourne sur le lieu de son enfance, dans la même ville que ses parents et que Brian son jeune frère et elle tente de se reconstruire. Dans sa classe Jonah a de grosses difficultés scolaires. Elle convoque Myles, le papa afin de trouver une solution pour aider Jonah....Chacun tombe sous le charme de l'autre.

    Ce roman est riche de sentiment comme l'amour, l'injustice, la vengeance, la trahison, le pardon. Il y a deux intrigues qui permettent aux lecteurs de ne pas s'ennuyer.
    D'une part, il y a une très belle histoire d'amour et d'autre part, une enquête policière.
    Le roman se distingue par la présence de ces deux scénarios. La première partie, raconte la rencontre entre Sarah et Miles et la seconde concerne la réouverture de l'enquête sur la mort de Missy.
    La deuxième moitié du livre m'a beaucoup plus intéressée, il m'a été impossible de stopper ma lecture avant de connaître la fin même si elle est prévisible et que je me suis doutée du dénouement de l'enquête policière. Les circonstances de la mort de Missy sont mises en évidence et les sentiments contradictoires affluent dans l'esprit de Miles et des personnes de son entourage. L'amour sera-t-il le plus fort ?
    Ce livre évoque aussi la paternité et l'éducation d'un enfant dans une famille monoparentale.
    L'écriture et le style de l'auteur nous entraînent dans un suspense parfaitement maîtrisé où les sentiments et la raison ont une place de choix. L'auteur sait évoquer et parler de sentiments avec profondeur et justesse.

    Une bouteille à la mer
    Les rescapés du coeur


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