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    Titre « L’or du bout du monde »
    Auteure : Merice BRIFFA
    Genre : Roman
    Éditions : France Loisirs
    Année : 2011
    Nombre de pages : 524

    Résumé :

    Lorsque Selena arrive en Australie avec son père en 1853, la ruée vers l’or bat son plein sur le vaste continent aux mille promesses.

    Habillée en garçon, l’adolescente manie la poêle d’orpailleur aussi bien que les vieux chercheurs d’or, ce qui ne l’empêche pas, le soir, dans sa tente rudimentaire, de rêver à Will, le jeune immigré venu comme elle de Cornouailles tenter sa chance dans ce nouveau monde. Malheureusement, le cœur du jeune homme bat pour Jenny, une fille de bonne famille qu’il veut épouser. Avec courage, Selena surmonte sa déception et se lie d’amitié avec sa rivale. Mais elle est dotée d’un don de prémonition, et sait que Will lui est promis…

    Grâce à la vivacité des dialogues et à l’évocation très réaliste de la vie quotidienne des champs aurifères, Merice Briffa nous transporte au cœur de l’Australie du XIXe siècle, où l’on afflue du monde entier dans l’espoir de faire fortune.
    Avec cette grande saga romanesque qui met en scène certains personnages de La Terre des promesses, l’auteur s’inscrit dans l’héritage de Colleen McCullough

    Mes impressions :

    Ce roman est la suite de « La terre des promesses » et nous y retrouvons tous les personnages…. d’autres viennent s’y ajouter dans cette saga qui m’a plu !
    Je la trouve intéressante car elle met en avant de nombreux thèmes qui me touchent comme le racisme, la condition des noirs en 1850, mais aussi la famille, l’amitié, le travail et les lois qui régissent une contrée.
    Cette saga se passe en grande majorité en Australie, et même si les problèmes sociaux sont peu exploités, (ils le sont surtout à la fin), cela reste une belle histoire car l’auteure a, à mon humble avis, voulu s’attarder sur les sentiments et les émotions de personnages mais également, sur leurs caractères et personnalités bien diversifiés comprenant leurs côtés sombres et leurs bons côtés. Les personnages sont confrontés à leurs sentiments contradictoires, à des mésaventures et même des drames.
    Elle m’a plu aussi parce que les personnages sont variés. Certes, j’ai eu un peu de mal à m’y retrouver car il faut savoir qu’il y a de nombreux personnages qui sont demi-sœurs et demi-frères, les famille Collins, Roberts , Trevannick , Tremayne sont largement représentées, peut-être trop puisque parfois je m’y perdais !
    Cet opus n’est plus centré sur Meggan mais sur les autres personnages et je les ai trouvés riches, même si de nos jours les caractères des gens sont plus expressifs sur leurs sentiments, ici nous avons de la retenue, des non-dits, des secrets de famille et c’est ce qui fait de cette saga un livre émouvant et prenant.
    Le style est toujours aussi agréable ce qui permet une lecture fluide. La syntaxe est parfaite et les mots choisis, nous plonge dans la réalité des situations.
    Je recommande ces romans aux lecteurs qui aiment suivre la vie de famille dans toute sa complexité !

     


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  • Titre : « Les saveurs de la vie »
    Auteure : Maeve BINCHY
    Genre : roman
    Editions : Pocket
    Année : 2015
    Nombre de pages : 894

    Résumé :

    Depuis leurs études à l'école hôtelière de Dublin, Cathy Scarlet et Tom Feather partagent le même rêve : devenir les meilleurs traiteurs de la ville. Pleins d'enthousiasme et de talent, ils ont trouvé le local et l'emplacement idéaux, mais les deux amis ne sont pas au bout de leur peine. Leur entourage semble s'être ligué pour les détourner de leur entreprise. Ainsi Neil, le mari de Cathy, écologiste engagé, s'est mis en tête d'impliquer sa femme dans ses combats. Quant à Hannah, la mère de Neil, elle n'a toujours pas digéré le mariage de son fils avec la fille de sa femme de ménage. Et Tom n'est pas mieux loti avec ses parents toujours persuadés qu'il va reprendre l'entreprise de maçonnerie familiale...

    Mes impressions :

    J’ai beaucoup aimé ce roman, il est à l’image de tous les romans de Maeva Binchy. Des histoires singulières mais qui nous parlent, car nous pouvons souvent nous identifier à certains des personnages.
    Ici il y a le côté humain, familial, amical et amoureux qui prend tout son sens.
    Les personnages sont riches et vrais, les situations sont nombreuses et souvent délicates. L’auteure nous parle de la vie, des joies, des peines, des difficultés, d’espoir.

    Muttie le père de Cathy est un homme qui joue aux courses, ce qui ne plait pas du tout aux beaux parents de Cathy. Lizzie la mère de Cathy, est une femme de ménage qui a jadis travaillé pour Hannah Mitchell, femme bourgeoise, dont le fils Neil est tombé amoureux de Cathy. Hannah voit cette union d’un très mauvais œil car les deux familles ne partagent pas les mêmes valeurs et leur rang social est différent. Ils viennent d’un monde guindé. Ils sont riches et connus alors que la famille de Cathy appartient à la société moyenne. Jock le mari d’Hannah est moins regardant et ne se soucie pas trop de ce décalage, d’ailleurs dans le roman il est discret et l’auteure y accorde peu de place.

    Cathy est associée à Tom. Après leur formation en école Hôtelière, ils aimeraient ouvrir un restaurant à eux, et finalement ils créeront une entreprise de traiteur. Il y aura d’ailleurs, beaucoup de tension entre les Mitchell et les Scarlet.
    Marcella la petite amie de Tom , travaille dans un institut de beauté, son rêve et de devenir  mannequin et ne pense qu’à sa carrière, malgré leur fort amour respectif, ils vont finir par se détacher…le fossé se creuse entre eux.

    Nous faisons la connaissance également du fils ainé de Jock, Kenneth et de Walter neveu de Jock, fils ainé de Kenneth son frère… Ce dernier est une homme opportuniste, intéressé et qui va créer bien des soucis à la famille Scarlet. Ainsi que de Maud et Simon, 9 ans, les enfants de Kenneth et sa femme Kay qui a un souci avec l’alcool et qui de nature dépressive. Les jumeaux vont apporter un peu de vie dans celle de Cathy même si Neil n’est pas très enthousiaste à l’idée de s’occuper d’eux lorsque le juge les confiera à Lizzie et Muttie, le temps que leurs parents retrouvent un équilibre …..
    Ces deux enfants ont une place importante dans le roman et apportent un peu d’innocence.

    Shona Burke est cadre chez Haywards, nous allons au fil des pages, comprendre le lien qu’elle a entre James Burke le comptable qui est à l’origine de la vente des locaux qui vont servir à l’entreprise de Cathy et Tom et qui deviendra par la même occasion leur comptable.

    Les parents de Tom, JT et Maura Feather sont très proches de leurs enfants. JT aurait aimé que leurs fils Tom et Joe prennent le relais de son entreprise de maçonnerie mais ils prendront une autre direction professionnelle.

    Et puis Géraldine la tante de Cathy est une personnage haut en couleur qui est également une femme opportuniste, qui aime l’argent et qui se fait entretenir mais elle m’a émue car derrière son attitude se cachent de profondes blessures émotionnelles et sentimentales.

    Et puis il y en a bien d’autres….Sarah, June, Conrad…..

    Tout ce petit monde se croise et se recroise , et nous construise une belle histoire faite de rencontres, d’espoirs, de déceptions, de séparations, de retrouvailles. Tout ce qui fait la vie et ses saveurs.

    Il y a des personnages secondaires qui ont également leur rôle à jouer dans le déroulement de cette histoire.

    Chaque chapitre raconte un mois de vie de ces personnages sur une année.
    L’auteur ainsi traite de sujets que nous connaissons tous, la routine dans le couple, l’éloignement affectif, la carrière qui est plus importante que le reste, les relations instables, ou plus profondes qui s’étiolent, les relations familiales compliquées, des personnalités qui se jalousent, les non-dits etc etc.

    Ceux qui me connaissent savent que j’apprécie ce genre de bouquins dans lesquels les relations humaines et intrafamiliales ont une place de choix et occupent la majeure partie du livre.

    Tous les livres de Maeve Binchy s’apparentent à celui-ci. Elle y fait régner une ambiance que nous connaisssons tous, qui nous rappelle notre propre vie ; qui y fait écho car nous traversons tous des périodes qui se ressemblent. Des périodes qui ne sont en fait que les aléas de la vie.

    Les lecteurs et lectrices qui apprécient des histoires vraies et authentiques seront sans doute touchés par celle-ci. D’autant plus qu’elle est très bien écrite, l’écriture est fluide, le style est agréable.

    J’ai passé avec ce roman un réel moment de bonheur estival, je le recommande.

    Un livre parfait pour la plage !

     


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    Titre :  « Rémanence »
    Auteur : Nicolas TARDIEU
    Éditions : Librinova
    Genre : Roman
    Année : 2020
    Nombre de pages : 173

    Résumé :

    Suite à des études théâtrales aussi enrichissantes que peu prometteuses, Paul prend la décision de se réorienter en Management. Dans l'attente d'un retour quant à sa candidature et soucieux de s'occuper l'esprit, il s'inscrit en dernière année de Licence de Sociologie dans la première université venue . Cependant, sa rupture avec Morgane (une jeune femme rencontrée quelques jours plus tôt) va plonger Paul dans le plus complet désœuvrement.


    Rémanence est un roman d'apprentissage tout à fait classique. À la différence près qu'il s'agira pour le protagoniste d'apprendre à renoncer. "Renoncer à l'idée même de vivre, et vivre malgré tout."


    Mes impressions :


    Ce roman raconte l’histoire de Paul dans le contexte de sa naissance et jusqu’à son entrée dans la formation de Management qu’il a choisi… mais avant d’y arriver, il devra patienter 9 mois, en attendant il s'inscrit en dernière année de Licence de Sociologie. 
    Paul est donc le protagoniste de ce roman. Il a un frère, une sœur et ses parents divorcent quand il a 18 ans.  Enfants, Timothée et Victoire sont un peu plus intelligents que lui, Paul souffre de dyslexie, et il apprend donc avec plus de difficulté.
    Pendant 5 ans, il se consacre à l’étude du théâtre, il crée même trois pièces théâtrales mais il va finir par abandonner cette activité. Il décide de reprendre ses études et souhaite faire un master en management pour ne pas rester désœuvré, il s’inscrit en sociologie.  Ce roman est le récit de sa réorientation. 

    L’originalité de ce récit est dans la narration. Le lecteur prend la place de Paul. Il est Paul.
    Je n’ai pas aimé ce roman dans lequel il y a trop de descriptions ( surtout quand il fait l’étalage de ses activités intimes en solitaire). La structure de ce roman semble calculée elle ne s’apparente pas à un roman mais plutôt à des faits relatés avec méthode. Construit en quelque sorte comme un cours magistral.
    Je trouve également que l’auteur parle trop de l’intimité de Paul, de ses activités de plaisir en solitaire.

    L’auteur au travers de ces 9 mois de cours de sociologie fait des rencontres, professeurs, amis. De ces rencontres émergent des sujets d'interrogation parfois  très intéressants. Il évoque " le nombre de sexes". Il fait une approche de la réalité sur l’existence du nombre de sexe à la naissance d’un enfant. Il évoque la classification occidentale des gens ….

    Sa professeure construit son cours sur les différents sexes existants, les nuances, les dérives de l'hétérosexualité etc...elle revendique , déconstruit, et considère les hommes et les femmes comme autant de fictions.
    D'autres sujets sont traités pendant les cours, comme la situation et le sort  des migrants. Il parle aussi des attentats, du terrorisme…de l’euthanasie des chiens, de la gestation pour autrui, des erreurs de commances des sites marchands lors d’achat via internet, des addictions comme la drogue, l’alcool, la pornographie, et les suicides dont il se moque presque….On remarque donc des décalages au niveau du sérieux des thèmes abordés. L’auteur traite de différents faits de société, souvent sans rapport les uns des autres.
    Pour étayer ses propos, l'auteur se sert de personnages singuliers avec des personnalités très différentes.
    Il mêle des faits sans grande importance avec des faits plus sérieux.
    Ce qui est intéressant c’est que les thèmes sociologiques abordés sont diversifiés. Il donne des ébauches d’explications au problème exposé, il fait référence à des études, des statistiques.
    Quand il reçoit une réponse positive pour son master, on voit bien que Paul n’a pas beaucoup évolué. D’où le titre  Rémanence, le phénomène persiste même après la disparition de sa cause.

    Ce roman aurait pu être intéressant si Paul n’avait pas été aussi inconsistant, désoeuvré. De plus ces nombreuses allusions libidineuses m’ont été insupportables. 

     


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  • Titre : « Juste avant la lumière »
    Auteure : Vanessa GAUVRIT
    Genre : roman spiritualité
    Éditions : Librinova
    Année : 2020
    Nombre de pages : 227

    Résumé :

    La vie de Suzanne a mal commencé : un père violent, une mère partie trop tôt, une famille qui l'abandonne...

    Mauvais karma ou simple malchance ?

    Destinée à une vie triste et sans saveur, elle décide de mener une existence solitaire et morose, qui va pourtant voler en éclats suite à une grande révélation.

    Suzanne réussira-t-elle à transformer ses souvenirs du passé pour devenir une femme comblée et heureuse ?

    Celui qui accepte d'entendre et de voir les événements de sa vie différemment peut découvrir un plus grand bonheur, inattendu et bouleversant.

    On ne peut pas choisir le point de départ mais on peut décider de l'arrivée.

    Mes impressions :

    Voilà avec quelle accroche commence ce roman : « Quand on ne peut revenir en arrière on ne doit se préoccuper que de la meilleure façon d’aller de l’avant » Paulo Coelho.


    Au début du roman, nous découvrons la vie de la jeune Suzanne et de ses frère et sœur Marc et Clémence.
    Leur père est un homme violent qui frappe leur mère Thérèse.
    Toute son enfance, Suzanne souffre de cet état de fait. C’est une enfant rebelle, qui se démarque et qui ne fait jamais rien comme les autres.
    À l’école elle est mise de côté, elle est extravagante, ce que personne ne sait c’est que son attitude fait écho à son quotidien, de ce qui se passe dans sa famille et la violence qui y règne.
    Ainsi elle veut attirer l’attention pour que tout cela s’arrête…
    Thérèse a rencontré son mari dans un bal, jeune et naïve elle s’est bercée des belles paroles de ce dernier et s’est laissé emporter par tout un tas de promesses ; oui mais voilà, elles n’étaient pas sincères. Malgré tout, Thérèse tombe enceinte, et son mari le lui reproche, l’accuse d’avoir fait exprès pour le lier à elle définitivement. Les parents de Thérèse la répudient…. Puis naissent Marc et Clémence.
    Suzanne ne supporte plus la violence de son père et rêve de partir le plus loin possible pour mener une autre vie.
    Un soir de beuverie, un drame survient sous les yeux de Suzanne, avant de s’éteindre sa mère lui révèle alors qu’elle a un don, le même que le sien, celui de savoir communiquer avec les défunts. C’est donc une enfant spéciale qui parle avec les morts. …. Elle décide cependant d’ignorer cette particularité…. les années passent..
    Reniée par ses grands-parents qui la placent, elle parvient tout de même à faire des études de droit pour devenir avocate mais l’argent lui manque alors elle leur mettra un terme et elle deviendra simple assistance d’avocat. C’est une employée modèle, que tout le monde admire.
    Seulement, elle a ce sentiment de vide, se demande chaque jour à quoi sert de vivre ? Quel est le but ?
    Elle reste une jeune femme de 38 ans, austère, secrète et ne parle à personne. Elle a une seule amie, Sophia depuis l’université.
    Cette amie est remarquable, aimante, attentionnée et bienveillante.
    Pour tenter de la faire sortir de son marasme, elle lui offre un chiot Zaga pour son anniversaire. Si au départ, Suzanne n’en veut pas, elle finit par s’y attacher…. Elle l’adopte. Ce chiot va lui apporter beaucoup d’affection.
    Néanmoins elle remarque qu’il a un comportement étrange…. Il fouille dans les affaires de Suzanne et sort des photos de sa mère Thérèse… C’est alors qu’elle s’interroge et se confie à Sophia. Cet alors que sa vie va changer.
    Elle se rapproche de Nicholas un collègue et supérieur du cabinet d’avocats.
    Sophia lui demande d’aller consulter un médium pour comprendre le comportement de zaga….
    S’ensuivent tout un tas d’anecdotes qu’elle ne maîtrise pas forcément….

    Et puis la vie va lui faire un clin d’oeil, sa mère pourtant défunte va reprendre contact avec elle. Simultanément, Sophia va apprendre une terrible nouvelle…
    Les épreuves qui vont suivre vont permettre à Suzanne de sortir de sa torpeur et paradoxalement elle va reprendre contact avec la vie. ….
    Un livre que j’ai très vite lu, tant il m’a émue.
    Je me suis souvent retrouvée dans la description de Suzanne jeune et cela m’a permis de m’identifier…

    Bien sûr le reste n’a aucune similitude avec ma propre vie, néanmoins beaucoup de lecteurs pourront se retrouver et faire leurs, les paroles et autres suggestions que nous livrent les différents personnages ; les vivants comme les défunts.
    Ce roman est un livre positif, qui nous ramène aux priorités, comme les liens familiaux. Il nous encourage à croire en l’avenir, grâce à l’amitié et à l’amour. Bien sûr qu’après une vie difficile, Suzanne, retrouve un peu de bonheur et de bien être. Même si le scénario est lisse, l’auteure a su nous convaincre du bien – fondé de certaines idées de développement personnel, qu’elle glisse au travers des mots des personnages, notamment lorsque Thérèse communique avec Suzanne.
    Ce livre n’est pas un livre qui parle de la vie après la mort non, il parle de passerelle entre le monde des vivants et celui des morts.

    Il nous parle de principes, de comment aborder la vie, de comment faire face aux épreuves de la et puis pourquoi pas à pardonner ? .
    Même si je le trouve un peu simpliste l’histoire d’amour entre Nicholas et Suzanne, elle nous met du baume au cœur et nous donne envie d’y croire.
    Toute personne a droit à une seconde chance. Elle peut trouver l’amitié, l’amour, la rédemption.
    Suzanne est une personne résiliente qui saura retrouver le goût de l’existence.
    Le style de l’auteur est agréable, il y a un équilibre judicieux entre les dialogues et les descriptions.
    L’ensemble donne un roman qui fait chaud au coeur malgré certains passages difficiles.


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    Titre : « Avant de tout oublier »
    Auteur : Lucien RIGOLINI
    Éditions : Librinova
    Genre : Roman
    Année : 2021
    Nombre de pages : 200

    Résumé :

    J'ai quatre-vingts ans. Je suis vieux. Trop vieux. Je suis convaincu que tout le monde aura oublié mon nom et mon prénom quand je serai décédé. Sauf peut-être quelques membres de ma famille. Et encore. Je crois que les morts n'intéressent personne.

    Avant de tout oublier, je pars au volant d'une voiture de location. Vers où ? Vers quoi ? Je le garde pour moi. Pour ne rien négliger, j'ai programmé le trajet sur Waze, et à la moindre occasion je recharge mon smartphone. Il est devenu ma bouée de sauvetage. Une bouée à laquelle je m'agrippe.

    Chaque soir, j'ai ma petite-fille au téléphone. Elle se prénomme Émilie. Elle était inquiète d'avoir trouvé la maison vide après être passée chez moi. Depuis, elle me rappelle tous les jours en fin de journée.

    Durant ce périple qui me conduit Dieu sait où, des épisodes de ma vie défilent comme autant de réminiscences du passé. Submergé sous le flot de mes émotions, aurai-je la force d'aller jusqu'au bout de ma quête ?

    Mes impressions :

    L’homme se présente à ses lecteurs, il est le narrateur. Il a 80 ans, il sait que sa mort est inéluctable. C’est un événement que chaque humain connaîtra tôt ou tard. C’est une certitude.
    À bord de la Mercédès hybride classe A qu’il a louée, il s’autorise un road trip. Son fils lui a pourtant interdit de conduire. Il sait qu’il radote, qu’il oublie certaines choses mais rien de grave selon lui.
    Il a fêté ses 80 ans depuis peu. Était présents, Bastien, son petit-fils de 29 ans, et sa fille Léa.
    Émilie, sa petite-fille de 26 ans, célibataire. Elle est la plus proche de lui.
    Paul, son fils de 53 ans, et sa femme de 52 ans.
    Aujourd’hui il est sous traitement pour Alzheimer, il a quelques pertes de mémoire. De temps en temps il “voit” Laure, son épouse aujourd’hui décédée. Elle lui manque.
    Sans rien dire, il décide donc de partir vers ses souvenirs, de revenir sur les traces de son passé.
    Il se dirige en premier vers Toulouse, ville où il est né.
    Son premier souvenir date de quand il avait 4 ans, il retourne voir la maison de son enfance et donc se remémore ses parents. Enfants d’immigrés Italiens. Il fait allusion aux difficultés que ses parents ont rencontrées pour l’inscrire dans un lycée réputé, à cause de ses origines. Discrimination et sentiment de rejet. C’est alors qu’il réalise combien ses parents ont tout donné pour qu’il réussisse dans la vie. Il évoque alors un professeur de prof de Latin qui lui a donné le goût des études.
    Puis son entrée à la faculté des sciences économiques… et à chaque fois il raconte ses souvenirs, il se rappelle des moments clés de son existence. Il les partage avec Émilie, sa petite fille, la seule qu’il a mise au courant de son périple.  Chaque soir elle l’appelle et il lui raconte les souvenirs que les villes qu’il traverse ( Toulouse, Montpellier, Rome) lui rappellent. Elle lui promet de se taire à la seule condition que chaque soir elle puisse le contacter.
    Chaque jour il nous livre un peu de lui, de sa vie. Il évoque ses 15 ans, quand il était en classe de seconde; quand il choisit de faire des études de sciences économiques, puis son entrée au lycée Ozenne, sa rencontre avec Pierre qui est devenu son meilleur ami. Sa passion pour l’algèbre, la géométrie et le Français.
    Ses premiers émois avec Viviane, ses premières désillusions.
    Sa rencontre avec Michèle dans un train alors qu’il va à Rome, il n’a que 19 ans et se sent invincible.
    Sa rencontre avec Hervé au 15eme régiment d’infanterie Alpine, ses débuts dans l’armée, sa carrière militaire, son expérience de soldat.
    À chaque étape, un souvenir qu’il raconte à sa petite fille. Il est très attaché à son téléphone, il est sa mémoire et surtout l’application Waze le rassure.
    Il ira à Nice. La ville de sa rencontre avec Laure… des tas de souvenirs lui reviennent en mémoire.
    La prochaine étape est celle de l’Italie, là il nous raconte ses grands-parents, son oncle Francesco, la guerre… Il nous fait part de ses convictions politiques. Il fait un retour sur sa famille. Un véritable travail de mémoire. Une façon de s’affranchir du temps qui passe…. et puis il se rend en Suisse dans un but bien précis. 

    J’ai aimé cette histoire, douce et douloureuse à la fois. Cet homme est le reflet de ce que subissent ou subiront bon nombre d’entre nous.
    Dans ce roman, il parle des relations familiales, de la parentalité et plus particulièrement de sa relation avec son fils, de l’amour, de l’amitié.
    Il fait allusion aux rendez-vous manqués de la vie.
    Je le sens fragile, vulnérable mais déterminé et courageux.
    Le roman est bien construit. Un chapitre pour décrire un jour passé. Il alterne et mêle le présent au passé, sans transition. Cela peut être déstabilisant mais cela ne dérange pas plus que cela la lecture.
    L’écriture est sobre, sûre, ferme. Le style est fluide, agréable. Le lecteur comprend tous les enjeux de ce voyage. Mais pourquoi l’a-t-il entrepris ?
    Vous le saurez dans les dernières pages de ce roman émouvant. 

     


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  • Titre : « Plus immortelle que moi »
    Auteure : Sophie HENRIONNET
    Éditions : Les éditions du Rocher
    Genre : roman
    Année : 2021
    Nombre de pages : 204

    Résumé :

    Comment Mathilde, la petite quarantaine ordinaire, s'est-elle retrouvée enfermée dans un « institut de repos » ?

    À quel moment la vie de cette pharmacienne mariée et mère d'un adorable adolescent a-t-elle basculé ?

    Sur les conseils de sa psychiatre, Mathilde tient un journal. Peu à peu, la parole se libère. Elle livre ses états d'âme et souvenirs d'enfance la cruauté dont elle a fait preuve à l'encontre de son frère Charly , son quotidien chez les fous avec une infirmière détestable qu'elle a surnommée Moustache, mais aussi sa rencontre marquante avec une certaine Daphné... L'héroïne parviendra-t-elle à rassembler toutes les pièces de ce puzzle, chasser ses démons et affronter la vérité ?

    Un roman mené tambour battant, tel un jeu de dupes addictif, au dénouement inattendu.

    Mes impressions :


    Je remercie infiniment les éditions du Rocher pour l’envoi de ce roman. 

    Mathilde est internée depuis quelques mois dans un établissement spécialisé. Elle s’adresse par écrit à Dorine sa thérapeute.
    Sur les conseils de cette dernière, Mathilde espère « utiliser l’écrit pour ordonner le foutoir insensé qu’est devenue ma vie ». Alors depuis 4 mois Mathilde, s’adresse à Dorine à sa thérapeute. Elle couche sur papier ses difficultés à être au monde.
    Avec ses mots elle fait allusion à ses désillusions, aux relations, à sa famille…. Elle cherche le déclencheur, le domino initiateur de cette cascade vers l’abîme.
    Les chapitres se partagent le récit d’avant son entrée et celui du quotidien à la clinique.
    Elle fait un retour sur son enfance, sur les relations avec ses parents et surtout avec celles de son frère Charly, d’un an son cadet, mais aussi sur sa vie de famille, avec Simon son mari, Ruben son fils de 14 ans plutôt calme, attentionné, de même que sur sa vie professionnelle en tant que pharmacienne.
    Elle parle de Daphné une jeune femme qu’elle a rencontrée avant son hospitalisation dans des circonstances douteuses. Daphné tient une grande place dans le récit.
    Elle évoque ses activités de lecture « publique » au sein de la clinique, de sa voisine de chambre Véronique et d’Armand, jeune homme perturbé.
    Pendant les trois premiers quart du livre le lecteur s’interroge sur l’élément principal qui a amené Mathilde en maison de repos.
    A t-elle été victime d’un burn-out ?. La parfaite pharmacienne, a-t-elle fini par craquer ? Trop de stress, trop d’exigence ? Est-ce que sa rencontre avec un client avec lequel elle a échangé un regard intense est le facteur déclenchant ?
    Le lecteur suppose, imagine, au fur et à mesure que Mathilde nous dévoile sa vie. Avec son mari, ils avait choisi de faire un break, pour cela elle était partie se reposer dans l’appartement de sa tante où elle y rencontre Daphné. Elle se lie d’une amitié avec cette femme un peu spéciale et elles décident même de faire un road-trip histoire de décompresser et de voir du pays.
    Le lecteur cherche des réponses à l’état psychologique de Mathilde à mesure que cette dernière explique et se confie sur son périple avec Daphné, cette jeune femme qui la fascine.
    Au fil des pages elle dresse un tableau des souvenirs marquants de sa vie.

    Dans les dernières pages le récit devient profond. Il distille des informations qui nous font prendre conscience que Mathilde avait toutes les raisons de perdre pied. Nous comprenons alors ce qui la bouleverse tant : deux évènements dramatiques récents successifs qui sont la cause de sa faiblesse psychologique.
    On ne s’attend pas du tout à ses deux rebondissements qui créent l’étonnement, l’inconfort et la peine des lecteurs.
    L’auteure a su ménager le suspense jusqu’au bout ; avant la chute littéraire, vertigineuse, touchante…..

    Je me suis souvent retrouvée dans quelques--uns des sentiments qu’éprouve Mathilde, vis-à -vis de sa propre vie, de ses proches, de ses questions existentielles, de ce qu’elle ressent de sa place dans la vie.
    Le lecteur qui s’intéresse un peu à la psychologie conserve tout au long de sa lecture l’esprit alerte il est à l’affût d’une phrase, d’un mot qui va jouer le rôle de l’évidence.

    Au début du roman on sent de la confusion dans le style ce qui colle parfaitement à l’esprit perturbé de Mathilde, femme émouvante. Elle écrit comme elle vit. Tout va trop vite dans sa vie, dans son esprit. Peu à peu, les pièces du puzzle de sa vie se mettent en place et nous ne pouvons que compatir.
    Malgré la situation elle y met de l’humour, de la dérision, utilisant parfois un humour incisif.
    Pour exprimer ce qu’elle ressent, elle utilise des métaphores pour bien imager ses états d’âmes. Parfois elle écrit dans un langage poétique.
    Un excellent roman qui montre que personne n’est à l’abri de la perte de contrôle, d’un sentiment de vide, face à l’arrivée d’évènements sans précédents qui peuvent faire perdre le sens des réalité.

    Un roman poignant que je recommande et qui nous rend humble.


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  • Titre : « Les anges imparfaits »
    Auteure : Stéphanie CHAULOT
    Genre : Nouvelles
    Éditions : Librinova
    Année : 2020
    Nombre de pages : 61

    Résumé :

    Toulouse,  février  2019.  Alex  attend  sur  un  banc  face  à  la  Garonne.  L'occasion  pour  elle  de repenser  à  son  parcours,  sa  vie,  ses  rencontres,  ses  amours. L'occasion  de  sourire  et  d'être émue, de réfléchir à ses choix également.  
    Mais au fait, qu'attend-elle ?

    Mes impressions :

    Alex est une jeune femme, aujourd’hui trentenaire.
    Cette courte nouvelle nous résume donc son enfance, celle d’une enfant, à la naissance trouble, devenue une jeune femme qui se cherche et tente de savoir d’où elle vient, pour aller à la rencontre d’elle-même.

    Au début du livre, elle est assise sur un banc elle attend…. Pendant ce temps, des souvenirs affluent à sa mémoire.
    Elle se rappelle ses 8 ans. Suite à des violences conjugales, elle se retrouve dans un foyer….
    Alex se réfugie dans les livres, ce sont ces sauveurs. Elle commence par le « Petit prince ». Un classique qui ne la quittera jamais. Sa particularité : elle collectionne les citations, elle note celles qui lui parlent. La lecture sera une thérapie, puis ce sera l’écriture qui lui permettra de poser des mots sur ses maux.
    Elle se souvient de ses 15 ans et de sa rencontre avec Solal. Un garçon peu recommandable, de Léna, puis d’une femme de loi et enfin de Noam.
    Elle ne se sent pas fière de certains de ses choix, de ses actes, de la tournure que prend sa vie.
    Les fondations mal construites, donne une vie de misère et de souffrance et pourtant durant toute sa jeunesse, elle n’a pas baissé les bras.
    Elle continue de rêver sa vie et parce qu’elle fait de belles rencontres, le cours de celle-ci va changer. Ces mêmes rencontres vont l’aider à espérer, à envisager une autre vie et à se construire. Elle passera par plusieurs étapes, plusieurs (faux) départs pour finalement suivre ses intuitions. En cherchant d’où elle vient, elle va finir par se trouver.

    L’art de la nouvelle est un art difficile, en quelques pages, une histoire est racontée, une ambiance est décrite pour faire passer un message. Malgré un texte réduit, ce dernier est fort.
    L’auteure a su captiver mon attention et susciter des émotions.
    La fin de cette nouvelle, nous parle d’espérance, de nouvelles perspectives.
    Le personnage principal en ressort transformé, plein de sagesse et d’espoir. Alex du début ne sera pas l’Alex de la fin, elle a grandi, mûri. Elle a traversé bien des épreuves tout en restant humble.
    La construction de cette nouvelle est dramatique mais l’auteure ne tombe pas dans le pathos, bien au contraire. C’est un livre au dénouement positif.
    Ici il est question d’épreuves, de résilience, de sororité et d’espérance.
    La chute n’est pas brutale mais elle nous amène à nous questionner.

    La couverture est sobre, en noir et blanc, elle résume la vie de cette jeune femme qui regarde vers l’avenir….Le passé est derrière elle.

    Dans ce livre nous trouvons quelques références littéraires, musicales et cinématographiques.

    Je retiendrai celle-ci : « l’art de vivre consiste en un subtil mélange entre lâcher – prise et tenir debout » Henri Lewis

     


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  • Titre : « Une vie à t’attendre »
    Auteur : Julien AIME
    Genre : Roman
    Éditions : Librinova
    Année : 2020
    Nombre de pages : 233

    Résumé :

    Ils ont aimé, ils aiment encore… Retrouveront-ils le chemin du bonheur ? 

    La résidence des Acacias est dans tous ses états : Antoine, l’aide-soignant romantique, est inconsolable depuis qu’Aurélie l’a quitté. Georges, le professeur farfelu, a un coup de foudre à quatre-vingt-onze ans. Et Éléonore, la mystérieuse comédienne, est sur le point de révéler un secret qui bouleversera leur existence. 

    De Paris à Montréal, via le festival de Cannes, « Ma vie à t’attendre » vous emportera dans un tourbillon d’émotions, des années 60 à nos jours. Êtes-vous prêts pour le voyage ?.

    Mes impressions :

    Éléonore 88 ans, une ancienne comédienne élégante, est une femme seule sans famille, elle intègre la résidence des Acacias pour personnes âgées. Elle y arrive avec comme seul bagage, une petite valise à laquelle elle semble beaucoup tenir.
    Nous comprenons plus tard que dans cette valise se cachent des lettres d’amour.
    Sa meilleure amie et sa sœur sont à ce jour décédées ; se retrouvant isolée, elle préfère regagner une maison de retraite, c’est comme cela qu’elle va emménager aux Acacias.
    Elle va y rencontrer Antoine 31 ans, l’aide-soignant bienveillant, qui est d’une grande gentillesse. Il y a huit mois, Aurélie l’a quitté pour un autre. Il en souffre encore beaucoup et espère secrètement son retour. Il a beaucoup de mal à tourner la page. « Son absence est une présence, une plaie béante qui hurle de douleur ».
    Leila, une collègue d’Antoine est également une aide-soignante. Cette jeune femme charmante est secrètement amoureuse d’Antoine. Ce dernier est d’ailleurs le seul à ne pas s’en apercevoir.
    Sam est un des plus anciens aides-soignants, il fume et boit beaucoup trop.
    Franck est urgentiste et c’est le meilleur ami d’Antoine.
    La directrice Catherine est une femme sèche et autoritaire mais il s’avère que derrière sa carapace se cache une femme au grand cœur.
    Les résidents ont tous des caractères variés et une histoire personnelle bien différente et parfois douloureuse. Georges, un ancien professeur de Mathématiques est passionné de voyages et d’Asie.
    Maria auparavant coiffeuse, aujourd’hui elle aide Jennifer, la coiffeuse attitrée à s’occuper des résidents.
    Roland un ancien boulanger , est très assidu au cours de théâtre que donnera plus tard Éléonore.
    André n’a ni visite, ni famille, dans le passé il était ouvrier chez Renault.
    Éléonore n’a jamais été mariée et n’a pas d’enfants mais son regard indique qu’elle porte en elle une blessure, jamais cicatrisée.
    Elle a côtoyé de par sa carrière de comédienne des grands acteurs comme Jean-Claude Brialy, Paul Newman, François Truffaut, Jeanne Moreau. …..
    Dès son arrivée, elle trouve que les activités de cette maison de retraite ne sont pas assez variées alors elle réalise avec l’accord de la direction, un atelier théâtre pour les résidents. Tous les mercredis avec l’ancienne comédienne, ils lisent, et jouent des grands textes français mais comme la maladie d’Alzheimer est souvent présente chez les pensionnaires, Éléonore adapte les textes. Son objectif est de créer une petite pièce de théâtre sur la base du volontariat. Beaucoup d’entre eux jouent le jeu et s’y investissent car il apprécient ces moments d’échanges et de partage.

    Dans ce roman sensible et émouvant nous comprenons que pour les personnes au crépuscule de leur vie, l’amour est le plus important.
    Entre Antoine et Éléonore se noue une amitié réelle, vraie et sincère. Chacun des deux est touché par l’histoire et le vécu de l’autre.
    Antoine va même tenter de trouver des réponses aux questions que se pose Éléonore sur un ancien amoureux. Un amoureux à qui elle a donné sa vie…. Mais qui était vraiment cet homme ? A-t-il été sincère avec elle ? D’où venait-il ? Lui a-t-il toujours dit toute la vérité sur ses agissements ?
    Elle l’a pourtant attendu pendant plus de 50 ans. Au fil du temps qui passe et des découvertes, elle s’aperçoit presque amèrement qu’elle est passé à côté de sa vie. Elle a fondé cette dernière sur un doute, un espoir, une attente vaine.
    Ce roman est un coup de cœur car il met en scène des personnages attachants, authentiques, entiers. C’est un roman qui procure des émotions intenses. Les thématiques sont variées : l’amour, la maladie, la vieillesse, la fin de vie, la famille, le cinéma et, plus surprenant l’histoire du Québec et du mouvement pour la libération de cette province. Tous ces sujets rendent le roman prenant. Sans compter qu’Antoine et Éléonore sont émouvants ; leur rapprochement, leur empathie, leur sincérité et leur sensibilité sont la clé de ce roman.
    Éléonore en arrivant dans cette maison de retraite y apporte de la couleur et de l’oxygène.
    Ce livre nous donne de bien belles leçons de vie. Il nous apprend à différencier l’essentiel de l’indispensable et de ne pas les confondre. Il nous aident à identifier l’importance et les enjeux des mots et des actes dans les relations.

    L’ écriture est poétique. La plume sensible et chaleureuse nous embarque et nous fait évoluer dans cette aventure que nous n’avons pas envie de lâcher jusqu’à la dernière page.
    Nous vivons pendant quelque temps auprès de ces personnes âgées qui savent qu’ils sont là en attendant de finir leur vie. Ce qui peut être difficile d’admettre. Mais la présence de certains de ces personnages fait la différence entre un séjour triste et lugubre d’avec un séjour enrichissant et inspirant et pose un regard plus positif sur ce genre d’établissements.
    Le petit plus de ce roman sont les références littéraires qui apparaissent régulièrement : les extraits de pièces de théâtre classique, de poèmes ainsi que des lettres écrites par Éléonore à cette personne qui a occupé une grande place dans son cœur. Cela donne une certaine teneur livresque et romanesque au roman.
    De plus, je trouve que la simplicité et la sobriété de la couverture la rendent très belle.

    Quelques phrases issues de ce roman :

    « Lire c’est rêver les yeux ouverts »
    (La lecture) « Elle fait appel à ce que vous êtes vraiment, à l’intérieur, dans votre cœur. À ce que vous pensez, à vos souvenirs, à votre vision de la vie »
    «  La lecture est un échange entre vous et les mots ».
    «  Une phrase peut résonner en vous de mille façons différentes, selon qui vous êtes, selon le moment où vous la recevez »


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    Titre : « Illuminée par la nuit »

    Auteur : Dimitri DEMONT
    Genre : Développement personnel
    Éditions : Librinova
    Année : 2021
    Nombre de pages : 184

    Résumé :

    Jordan est graphiste, elle a 25 ans et vit à Paris. À la suite d’une soirée arrosée un peu plus fâcheuse que les autres, le cercle vicieux s’enclenche. Des pans entiers de sa vie tombent les uns après les autres. Malheureusement, la grande ville dans laquelle elle dérive ne tolère ni les écarts, ni les faiblesses. Alors, elle louvoie, contourne, se débat. Elle est amenée à faire des choses qu’elle croyait impensables. Mais en découvrant ce qu’il reste de sa vie, après s’être déshabillée de tout, ne va-t-elle pas finir par se retrouver face à elle-même ?

    Mes impressions :

    Le livre commence par une soirée arrosée. Jordan fête avec son amie, Rihem, l’embauche de cette dernière chez Blake Blackwood, une célèbre banque. Elle y retrouve une amie Éléonore et se fait draguer par le barman…. Mais la soirée se finit mal puisqu’elle se réveille le lendemain à l’hôpital…
    Ses souvenirs lui reviennent peu à peu, on lui a volé sa carte bleue, par un homme avec une crête sur la tête, plus tard en rentrant chez elle, elle retrouve son petit ami Aymeric, puis en se rendant à son travail, elle apprend qu’elle est licenciée…..
    En une seule journée, elle se fait donc voler sa carte bleue, rompt avec son petit ami et perd son emploi….et tout s’enchaîne…...C’est un peu la descente aux enfers. …. entourée par quelques amis, et ses parents, elle devra réfléchir à ses actes et retrouver le contrôle de ses agissements.
    Ce roman est rangé dans le genre de « développement personnel » et pourtant je ne trouve pas qu’il soit assez étayé pour cette catégorie.
    Je vois plutôt ce roman comme un roman inspirant comme l’est son héroïne. Ses erreurs lui apprennent qui elle est vraiment et surtout ce qu’elle doit changer pour espérer améliorer son existence.
    Jordan est une jeune femme un peu loufoque, elle a eu une jeunesse un peu perturbée, à ce jour elle boit trop d’alcool, et perd son calme dans des situations qu’elle ne contrôle pas.
    Elle se révèle être une jeune femme antisystème, une jeune femme parfois rebelle pour combattre l’injustice. Elle est impulsive, prête à en découdre au moindre souci.
    Elle évoque des souvenirs d’enfance, mais aussi des souvenirs moins lointains, et certains évènements qui nous amènent à comprendre un peu de ses réactions.
    À ce jour, au travers d’épreuves, elle devra apprendre à faire preuve de circonspection.

    Ce roman est intéressant parce qu’il évoque des thèmes qui prêtent à réfléchir, comme les discriminations raciales, professionnelles, les faits de société, la précarisation mais également il démontre l’importance d’avoir nos proches à nos côtés.

    Ce roman est un discours sur le passage à l’âge adulte, les difficultés d’être, de se sentir quelqu’un, d’évoluer dans un milieu souvent hostile.
    L’auteur parle des difficultés des temps modernes, de la la réalité qui dépasse la fiction.
    Ce livre, montre que la vie peut basculer du jour au lendemain. Une situation stable peut rapidement devenir une situation incontrôlable.
    Même si Jordan est un personnage de fiction, elle pourrait être bien réelle.
    Elle s’interroge avec philosophie, sur sa propre condition, sur ses choix, sa vie.
    Elle comprend alors qu’il est essentiel de ne pas s’oublier, de penser à soi et de ne pas s’éloigner de ses valeurs.
    Elle finit par concevoir que les relations professionnelles, amicales et parentales et l’éducation peuvent être une source d’inspiration et la guider vers son chemin personnel.
    Jordan va ainsi se construire en réfléchissant sur ce qu’elle veut vraiment faire de sa vie.
    Elle va devoir apprendre à calmer la rage qu’elle a en elle, à lâcher prise, et accepter ce qu’elle ne peut pas changer.
    Elle va aussi modifier sa perception de la richesse : l’argent est secondaire, ce qui est primordial reste la chaleur humaine.
    Ce roman est générateur d’idées philosophiques, humaines et éducatives.

    Avec un style agréable l'auteur nous embarque facilement dans la vie de Jordan.
    La couverture dessinée est très belle, et colorée, c’est une des raisons qui m’ont donné envie de lire ce livre.


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  • Titre : « Une belle année»
    Auteure : Stéphanie G.
    Genre : Roman
    Éditions : Librinova
    Année : 2021
    Nombre de pages : 178

    Résumé :

    Claude est un époux aimant et un père attentionné. Mais il est arraché à la vie par un chauffard. Commence alors pour sa veuve Chloé, et leurs jumeaux, Basile et Théo, le long processus du deuil. Et pour elle, cela passe d’abord par parler à son défunt mari, tous les jours. Lui raconter chaque étape de leur nouvelle existence sans lui. Jusqu’à ce que la révélation d’un lourd secret vienne, à nouveau, tout faire basculer.

    Mes impressions :

    Basile et Théo sont les fils jumeaux de Claude et Chloé. Un couple qui s’adore. Ils ont une vie bien organisée depuis 15 ans.
    Puis c’est le drame, Claude meurt, dans un accident de la route.
    L’auteure décrit fort bien ses émotions face au deuil, à la perte, au vide laissé par l‘absence de l’être aimé. Elle décrit son monde désormais à jamais dévasté. Et pourtant elle doit continuer d’exister pour ses enfants. La vie devra être alors réorganisée, repensée, réajustée et pour cela Chloé sera entourée par sa belle-famille d’adoption ainsi que de Maxence sa belle-sœur, et Sara, sa meilleure amie et voisine.
    Elle ne pourra pas compter sur sa mère décédée ni sur son père qui l’a abandonnée dans une pension.
    Chaque jour, Chloé raconte à Claude son quotidien, ses enfants, leur force de caractère, leur peine.
    Mais comment accepter la mort d’un homme que l’on a tant aimé et auquel on n’avait rien à reprocher ?
    Quelques semaines après l’accident, on lui fait une proposition d’emploi. Elle œuvrait en tant que chef, et tournait des vidéos sur Youtube. Une chaîne télévisuelle lui propose alors de créer sa propre émission, et d’écrire des livres de ses recettes…. Elle envisage alors d’accepter mais elle ne se sent pas encore assez solide pour cela. Le notaire de son mari, lui remet une lettre écrite par le défunt quelques mois avant le tragique accident.
    Le contenu de ce courrier, est un choc pour Chloé. L’incompréhension totale. Trahie, voire humiliée, la colère l’emporte, celle d’une femme trompée et déçue. Elle se retrouve seule face à la tourmente. Elle se pose alors des tas de questions qui resteront sans réponse puisque seul Claude a les réponses. « Son » Claude qui pot-mortem, lui impose des personnes dans sa vie.
    Les chapitres sont partagés par des narrateurs différents. D’autres personnages entrent dans l’histoire et se confient, comme dans un journal intime. Contre toute attente, la famille va devoir s’agrandir. Chloé va devoir accepter cette nouvelle situation mais se sent elle assez forte ? Le veut-elle vraiment ? Est-elle prête ?
    Tout au long du roman, j’ai senti une femme déchirée, une femme qui pourtant est pleine de ressources. Ses enfants seront et resteront sa priorité.
    Ce roman parle d’amour mais aussi de famille, de liens familiaux, et surtout de résilience.
    En la personne de Mireille, la mamie qui vit dans l’appartement d’à côté, elle trouvera une alliée certaine au même titre que Maxence et Sara dont la présence est primordiale.
    Malgré tout, une question se pose : comment survivre après un tel drame, comment se reconstruire, comment de nouveau y croire ?
    Le temps est notre allié, mais la douleur, la tristesse doivent s’exprimer, pour qu’une nouvelle vie puisse commencer.
    L’auteure dans une belle écriture, parle à notre âme, notre conscience, elle emploie des mots justes, qui résonnent en chacun d’entre nous. Sincèrement, cette histoire même si elle est triste est pleine de rebondissement ; cela ne l’empêche pas d’être positive et j’ai accroché dès les premières lignes.
    Je salue cette mère courage, ces mères courages qui se relèvent pour affronter l’intolérable, et l’inacceptable.
    Basile et Théo sont également deux êtres qui nous émeuvent.
    Nous comprenons alors toute l’importance d’être entourés, l’importance de la famille.
    L’auteure a une plume agréable, efficace. Ce roman est un coup de cœur pour moi !


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