• Titre : « Il est grand temps de rallumer les étoiles »
    Auteure : Virginie GRIMALDI
    Genre : roman
    Éditions : Livre de poche
    Année : 2019
    Nombre de pages : 377

    Quatrième de couverture :

     Anna, trente-sept ans, croule sous le travail et les relances des huissiers. Ses filles, elle ne fait que les croiser au petit déjeuner. Sa vie défile, et elle l'observe depuis la bulle dans laquelle elle s'est enfermée. À dix-sept ans, Chloé a renoncé à ses rêves pour aider sa mère. Elle cherche de l'affection auprès des garçons, mais cela ne dure jamais. Lily, du haut de ses douze ans, n'aime pas trop les gens. Elle préfère son rat, à qui elle a donné le nom de son père, parce qu'il a quitté le navire. Le jour où elle apprend que ses filles vont mal, Anna prend une décision folle : elle les embarque pour un périple en camping-car, direction la Scandinavie. Si on ne peut revenir en arrière, on peut choisir un autre chemin…..

    Mes impressions :

    C’est l’histoire d’une maman de trente-sept ans, qui élève seule ses filles Chloé et Lily respectivement de dix-sept ans et douze ans.
    Son ex-mari Matthias, les a quittées il y a plusieurs années….depuis elle jongle entre un travail difficile et les relances des huissiers.
    Elle se fait licencier injustement et de façon odieuse par le patron du restaurant dans lequel elle travaille depuis quatorze ans. Elle choisit d’utiliser l’argent de la prime de licenciement pour partir quelques semaines en camping-car vers la Scandinavie, afin de prendre le large, respirer et de se rapprocher de ses filles.
    Elles rejoignent un groupe de personnes, blessées dans leur vie, qui voyagent chacune avec leur propre camping-car.
    Julien en est l’instigateur. Lui voyage avec son fils Noé de treize ans. Il y a Greg et Marine, des jeunes mariés originaires de Biarritz, leur chien s’appelle Jean-Léon, ils travaillent dans une maison de retraite, il y a Diego et Edgar, deux octogénaires auvergnats, qui ont perdu leurs femmes à deux semaines d’intervalle, Madeleine et Rosa, puis, nous retrouvons Françoise et François et leurs enfants Louise et Louis, dix-sept ans et et neuf ans, parce qu’ils ont un style de vie luxueux et souhaitent faire découvrir à leurs enfants un autre monde à travers ce road-trip particulier.

    À tour de rôle, les chapitres s’alternent et se composent des écrits de Lily qui raconte son quotidien dans son journal intime surnommé « Marcel » , elle lui parle comme elle le ferait à un ami…. Chloé confie ses impressions sur son blog et les transmet à ses lecteurs et par là même à ceux de ce roman. Et Anna, nous raconte des événements de sa vie, elle donne ses impressions avec émotions. Elle décrit les épreuves qu’elle a traversées.
    Chloé est une enfant hypersensible. Elle se cherche. Parce qu’elle n’a pas confiance en elle, elle tente de trouver réconfort et estime d’elle même auprès des garçons…. Quant à Lily, elle n’aime pas trop la compagnie des gens. Personnellement je la trouve géniale, elle possède une repartie et un humour à vous couper le souffle ! Elle redonne de la couleur et de la positivité à ce roman qui pourrait être triste et nostalgique mais non, elle m’a bien souvent faite sourire, voire rire avec ses répliques et ses jeux de mots naïfs, elles détournent à sa façon de nombreux proverbes, bref que du bonheur !

    Chacune s’exprime avec ses expériences, ses tourments, ses convictions, mais toujours avec naturel et sincérité.
    Ce roman nous interroge sur la parentalité, sur les familles monoparentales, sur les violences conjugales, la maladie mentale, l’adolescence, les relations humaines, la vieillesse, le deuil. Les questions existentielles, même si elles ne sont pas résolues ici nous éclairent. Elles parlent à chacun d’entre nous.
    Dans ce livre, il y a beaucoup de tendresse, d’humour, de combativité, d’amour filial, maternel, paternel, mais aussi de l’amitié, de l’amour…. Ce roman est une bouffée d’oxygène, il peut nous aider à traverser les périodes sombres que nous traversons parce qu’il est un message d’espoir.

    Ce livre est un page-tuner et c’est un VRAI coup de cœur !! il est à la fois émouvant, touchant et vivifiant !!

    Tu comprendras quand tu seras plus grande.
    Le parfum du bonheur est plus fort sous la pluie.

     


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  • Titre : « Le porte-bonheur »
    Auteur : Nicholas SPARKS
    Genre : Roman
    Éditions : Michel LAFON
    Année : 2008
    Nombre de pages : 383

    Quatrième de couverture :

    Quand Logan, soldat en Irak, trouve par terre la photographie d'une femme, son premier réflexe est de la jeter. Il la garde pourtant, poussé par un curieux pressentiment. Dès lors, l'image de cette inconnue l'accompagne partout et étrangement Logan connaît une succession de chances incroyables. Des tables de poker aux champs de bataille, où il survit à un combat alors que ses meilleurs amis périssent, il semble protégé. La photo serait-elle son porte-bonheur ?
    À son retour dans le Colorado, il ne pense plus qu'à cette femme et à son mystère. Persuadé que la retrouver fait partie de son destin, il entreprend un périple à travers le pays. Et si le secret qu'elle détenait pouvait changer sa vie ?

    Mes impressions :

    Logan, arrive à pied dans une petite ville de Caroline du Nord, il vient du Colorado. Il a longtemps et beaucoup marché, des kilomètres et des kilomètres aux côtés de Zeus, son berger allemand fidèle, pour retrouver la femme de la photo. Photo qu’il a trouvé en Irak au cœur d’un conflit….Son ami Victor, le convainc que la femme sur la photo est son porte-bonheur puisqu’il a évité la mort plusieurs fois alors qu’il portait sur lui son portrait…

    Dès les premiers chapitres nous faisons la connaissance de Keith Clayton shérif, adjoint,
    Son père et grand-père sont des hommes qui souhaitent faire respecter les lois, ils n’accepteraient pas que leur fils et petit-fils trahisse les valeurs du pays et de la bienséance.

    Clayton Keith est un homme qui représente le mal aussi bien dans le livre que dans le film. Il et méprisant en se croyant tout permis. Il est perçu comme un personnage fort et cruel, sans doute en raison du comportement de ses père et grand-père qui sont des personnes impressionnants, que le pays vénèrent. La mentalité de Keith n’est pas faite d’humilité, je le perçois comme un pervers, mal intentionnée, intéressé, homme à femmes.
    Quant à Logan Thibault, un ex-marine, c’est un homme discret, que sa carrière militaire a rendu quelque peu, froid et réservé, calme, mais il reste un homme dévoué sur lequel on peut compter.
    Zeus quant à lieu est le berger allemand de Logan, un chien fidèle, avec le sens de la bravoure.
    Il reste un personnage de taille dans le récit.
    Beth est une jeune femme et aussi une jeune maman d’un garçon de 10 ans, prénommé Ben. Elle est une institutrice dévouée ! Ben est un enfant assez introverti, qui aime les échecs et le violon, au grand désespoir de Keith son père, alors que ses camarades, préfèrent jouer entre eux et au base-ball….
    Beth est orpheline, mais elle a été élevée par ses grands-parents. Si aujourd’hui son grand-père est mort, elle entretient une belle relation avec Nana sa grand-mère.
    Son frère Drake est mort au combat en Irak. Ce qui l’a profondément marquée. Il hante les souvenirs de Nana et de Beth. Toutes ces épreuves font de Beth une jeune femme courageuse. Petit bémol quand même face à son ex-mari qui l’effraie car elle sait qu’il pourrait facilement se servir de son fils pour la manipuler pour en obtenir la garde si elle n’était pas soumise et obéissante….Dans le film elle a plus d’aplomb que dans le livre, notamment face à son ex-mari que je qualifierai de gougeât !
    Nana, a élevé Drake et Beth, après la mort de leurs parents dans un accident de voiture.
    Récemment elle a été victime d’un accident vasculaire cérébral, ce qui l’a affaiblie, elle a donc encore plus besoin d’aide pour s’occuper du chenil, ainsi que pour son activité de dressage à l’obéissance des pensionnaires canins. Cette activité lui prend beaucoup de temps et d’énergie…. Mais Beth est là, et prend soin d’elle. 

    Quand Logan se présente au chenil pour répondre à la demande d’emploi de Nana, elle l’accepte.

    Le film reflète bien le récit à quelques nuances près et certains événements de taille ont été transformés pour le film. D’autres sont évoqués de façon plus subtile. Le caractère des personnages est sensiblement égal dans le film et dans le livre.

    Le récit est bien construit. Il est écrit à la troisième personne. Chaque chapitre évoque tour à tour les pensées des personnages individuellement. Il donne également une large place aux dialogues. Il amène de l’émotion quand l’auteur décrit des situations. Le récit est touchant mais l’histoire d’amour, n’est pas assez approfondie, à mon goût. Ce roman, devait être un roman d’amour mais j’ai l’impression que le côté romantique et la description des sentiments ont été un peu laissés de côté pour faire une plus grande place à la psychologie des personnages.
    Les thèmes abordés, sont la guerre, la famille, le soutien, le deuil, la maladie, la solidarité.
    Le message que véhicule ce livre est que chacun d’entre nous, doit trouver en lui la force de continuer même si des épreuves de vie le laisse meurtri..
    La vie peut, être belle si nous prenons la peine de faire attention aux autres, tout en écoutant notre cœur. Une seconde chance est alors possible pour chacun d’entre nous.
    Ce roman est un joli roman, avec des personnages attachants, un scénario certes un peu léger mais il reste une lecture agréable.
    Le dénouement, mêle un drame et une fin sans surprise quant à la relation entre Beth et Logan.
    Je recommande ce livre aux lecteurs qui aiment ce genre littéraire.

    La bande annonce ci dessous :

    Autres livre lus de cet auteur :

    Une flamme pour l'amour
    Les rescapés du coeur
    Une bouteille à la mer

     


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  • Titre : « Le secret de Lily Quinn »
    Auteure : Paullina SIMONS
    Genre : Roman
    Editions : France loisirs
    Année : 2006
    Nombre de pages : 693

    Résumé :

    Jeune New-Yorkaise de 24 ans, Lily est une rêveuse qui mène une existence paisible en attendant sa rencontre avec le grand amour. Mais son destin prend un tour imprévu lorsque sa meilleure amie disparaît brusquement et que Spencer, l'inspecteur chargé de l'enquête, surgit dans sa vie. Si les révélations qu'il lui fait mettent à mal tout ce qu'elle croyait savoir de sa famille, sa présence se révélera aussi d'un réconfort inestimable lorsque Lily devra lutter contre le mal terrible qui la ronge...

    Mes impressions :

    Je regrette d’avoir laissé ce livre plusieurs mois dans ma bibliothèque sans le toucher ! En effet, ce roman rempli, avant tout d’humanité est pour moi un coup de cœur !

    Étudiante aux beaux-arts, Lily vit en colocation avec Emmy et Joshua, ce dernier est aussi son petit ami. Un soir, après un break, il lui annonce qu’il la quitte définitivement, il fait donc ses valises et déserte l’appartement… cependant ils resteront en contact. Elle est désespérée puisqu’elle ne sait pas comment elle va gérer le paiement de sa part du montant du loyer…. Elle travaille déjà dans un restaurant ce qui lui permet tout juste de payer ses études et arrondir ses fins de mois.
    Allison Quinn sa mère, est alcoolique, avec Georges, son mari, ils vivent à Hawaii, loin de leurs filles, Anna, et Amanda et de leur fils Andrew, député.
    Allison et son mari, traversent des moments difficiles, elle est dépressive, agressive et Georges, parvient difficilement à gérer le quotidien.
    Dans la première partie, nous faisons connaissance avec des évènements du passé de Lily, sa vie, ses parents, ses sœurs et son frère.
    Lily a une passion la peinture, qu’elle étudie au City College de New-York à Harlem, elle lit beaucoup, elle aime le chocolat….
    Poussée par son frère qui lui demande d’aller voir sa mère qui déprime, elle se rend chez eux à Hawai après un long voyage en avion. Sur place pendant trois semaines, elle essaie en vain de redonner le goût de vivre à sa mère. Elle reçoit, alors, un appel de l’inspecteur Spencer O’Malley, 43 ans, lui annonçant qu’Emmy a disparu. Elle fait le choix de rentrer pour aider l’inspecteur et la police à éclaircir la situation.
    Spencer vit seul dans un petit appartement, non loin du commissariat, il est considéré comme une légende dans son service parce qu’il a résolu plusieurs affaires délicates de disparition. Pourtant il est inquiété par les affaires internes, à propos d’une histoire de meurtre, A t-il un quelconque lien avec le jeune Nathan tué par balles 5 ans auparavant ?
    Au fil de la lecture, nous faisons connaissance à travers l’enquête de Spencer, du passé d’Emmy, de ses convictions et de ses combats politiques ainsi que de ses fréquentations avant qu’elle ne rencontre Lily.
    Dans cette première partie, l’auteure se concentre sur la disparition d’Emmy, sur l’enquête et sur les personnages qui sont tous singuliers avec un passé et un présent assez mystérieux.

    La seconde partie, traite plus longuement et plus spécifiquement de Lily. Elle apprend qu’un mal terrible la ronge et qu’elle devra lutter contre lui les prochains mois…. Dans cette partie, Lily et Spencer se lient d’amitié, s’entraident, et se soutiennent. Nous découvrons qu’il souffre d’alcoolisme mais il lutte pour pouvoir continuer de travailler.
    J’ai beaucoup aimé cette partie, parce que l’auteure s’attarde sur la personnalité et la psychologie et la vie des personnages. Elle est toute en émotions et en sentiments.
    Nous y découvrons un Spencer, tiraillé, perturbé, humain et une Lily naturelle, fort attachante, charismatique, rempli d’humilité, de douceur et de sensibilité. Mais surtout très courageuse.

    Dans la troisième partie, cela fait 9 mois qu’Emmy a disparu, que Lily lutte contre le mal qui la ronge et que Spencer est à ses côtés pour la soutenir. Nous découvrons que la famille Quinn est marquée par des événements passés racontés par Claudia. La grand-mère fera des révélations importantes à Lily…..
    Une famille à la fois déchirée et pourtant unie. Cependant, je trouve que Lily fait preuve de beaucoup trop de tolérance vis-à-vis de certains membres de sa famille, que je juge infectes ! 

    Ce roman est vraiment très bien écrit, l’auteur a su mener parfaitement deux histoires en une seule. Les genres sont confondus : histoire d’amour et enquête policière.
    Les personnages ont tous des secrets et chacun se tente de les cacher aux autres.
    Les choses de la vie, de l’existence sont souvent évoquées. De nombreuses questions existentielles viennent agrémenter les situations, au travers surtout des dialogues entre Emmy et Spencer quand ils passent du temps ensemble à regarder des films, à l’affût des phrases, et autres circonstances qui
    les feront s’interroger sur le sens de la vie. Des sujets comme l’alcoolisme, la dépression, la maladie son traités avec justesse.
    Lily Quinn et Spencer sont deux personnages écorchés vifs, malmenés par la vie, mais néanmoins discrets, chaleureux, généreux, terriblement humains ! J’aimais les retrouver chaque jour. Je suis triste de ne plus les côtoyer au quotidien !
    Tous les deux ont un combat personnel à mener et leur lien est beau à voir. D’ailleurs tous les personnages ont des secrets bien gardés, ou moins bien gardés. Chacun devra y faire face à un moment donné ou à une autre.
    C’est un roman captivant, prenant au travers d’un personnage principal combatif. Autour des différents autres personnages, l’auteure sait faire évoluer l’histoire à la perfection.
    Elle sème le doute dans l’esprit des lecteurs , est-ce que Andrew est impliqué dans la disparition d’Emmy ? Est-ce que Spencer a raison d’être inquiété par les affaires internes ?
    Et puis il y a les personnages secondaires, une mère alcoolique, un père passif, un frère qui a réussi sa vie professionnelle et politique, des sœurs, bien loties, une grand-mère attentionnée. Tous, plus ou moins présents et intéressés par le récent gain au loto de Lily. Pourtant Lily est perçue tout au long du roman comme celle qui dérange. Elle n’a pas terminé ces études, elle vit en colocation, s’est séparé de son petit ami, et elle est en relation avec un inspecteur qui soupçonne le frère tant aimé de la famille….. de quoi être critiquée par ses proches, et pourtant Lily semble être la plus équilibrée….
    Ce roman m’a beaucoup apporté. Il est d’une richesse sentimentale qui m’a fait du bien même si certains passages, notamment la maladie et le traitement médical de Lily et le rejet qu’elle semble vivre de la part de ses proches, m’ont bouleversée. Ce livre est une fiction mais il aurait très bien pu être une histoire vraie, tant il est crédible.
    Je le recommande parce qu’il est rempli d’humanité et puis des thèmes principaux comme l’alcoolisme, la maladie, les liens fraternels et familiaux, l’amitié et l’amour y sont forts bien représentés.


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  • Titre : « La femme qui ne vieillissait pas »
    Auteur :   Grégoire DELACOURT
    Genre : Roman
    Éditions : JC Lattès
    Année : 2018
    Nombre de pages : 256

    Quatrième de couverture :

    « À quarante-sept ans, je n'avais toujours aucune ride du lion, du front, aucune patte d'oie ni ride du sillon nasogénien, d'amertume ou du décolleté; aucun cheveu blanc, aucune cerne; j'avais trente ans, désespérément. »

    Il y a celle qui ne vieillira pas, car elle a été emportée trop tôt.

    Celle qui prend de l'âge sans s'en soucier, parce qu'elle a d'autres problèmes.

    Celle qui cherche à paraître plus jeune pour garder son mari, et qui finit par tout perdre.

    Et puis, il y a Betty.

    Mes impressions :

    J’ai mis du temps à entrer dans ce roman, sans doute parce que le thème actuel, m’insupporte en quelque sorte. Il m’est arrivé de croiser des femmes et quelques fois des hommes qui ne veulent pas vieillir et qui ne supportent pas leurs rides ou même qui envisagent ou passent entre les mains d’un chirurgien afin d’effacer les signes du temps, mais pourtant ??? n’est-ce pas là, le signe que nous sommes vivants ? Une personne qui meurt ne vieillira pas… alors j’ai envie de dire qu’apprendre à nous accepter est la meilleure façon de sourire à la vie.
    Je suis de ces personnes qui ne comprennent pas pourquoi la course contre la vieillesse de l’apparence prend autant de place dans nos vies…
    Ne dit-on pas que ce qui compte le plus, c’est l’âme d’une personne, son coeur et son intelligence émotionnelle…. Il va sans dire que lorsque nous vieillissons, nous devenons parfois plus aigri, mais parfois aussi plus sage et pourtant cette sagesse semble ne pas convenir, ni suffire à tous….

    Dans ce roman un peu particulier, j’ai aimé la façon qu’a l’auteur de se mettre à la place d’une femme, dans l’épilogue il rend hommage à sa mère qui lui manque, cette dernière est décédée. Cela lui a permis de faire son deuil, douloureux. La vieillesse est signe que le temps passe et nous devons l’accepter. Cela fait partie de la vie. Le temps qui passe comme l’explique l’auteur dans son épilogue est une victoire sur la vie, elle continue. L’éternelle jeunesse est bien celle du temps qui passe, c’est faire avec lui.

    Mais je vais trop vite, j’aimerais parler un peu de la construction de ce roman et du style.
    J’ai eu du mal aussi à entrer dans ce roman parce qu’il y a des descriptions courtes qui se suivent.
    L’auteur narre la vie de Betty, année après année et persiste à dire que le temps n’a pas de signe sur elle, sur son visage. Elle ne vieillit pas. C’est une succession de brèves descriptions de ce qui se passe dans la vie de Betty. Il cite les grandes lignes , les principaux événements de sa vie, sa scolarité, en primaire, la mort de sa mère, le collège, l’université, le rencontre avec André, celle avec Fabrice et de sa femme Odette., la naissance de son fils….
    Les faits cités sont historiques et chronologiques…. Et puis à mesure que le temps passe, la narration se veut plus profonde et pose les véritables questions. Celles qui vont nous permettre de nous interroger. 

    Fabrice photographie les mêmes femmes, leurs visages, chaque année et chaque portrait dévoile l’évolution du corps, sa transformation… Je trouve ce procédé, cette initiative très belle et puis il se rend compte que Betty ne vieillit pas, elle aura toujours l’apparence de ses 30 ans.
    Son mari ne va pas le supporter, à cause de ce décalage dans l’apparence et quand ils seront assez âgés pour que les gens qu’ils croisent la prennent pour sa fille, il décide de la quitter….Même Sébastien, est mal à l’aise avec cette situation inédite.
    Ce que les femmes espèrent : ne pas voir les signes du temps sur leur visage va finir par avoir une conséquence dramatique sur le couple André-Betty.

    La narration est souvent nostalgique surtout quand Betty rêve d’un amour calme, serein et tranquille….ou quand elle évoque la disparition de sa mère alors qu’elle n’a que 13 ans et les souvenirs qu’elle a d’elle.
    Les chapitres sont courts. Le style est plaisant. 

    Ce livre est un pied-de-nez au temps qui passe ; il va peut-être faire changer les mentalités ou montrer à certaines femmes et hommes que l’éternelle jeunesse n’est pas un gage de sérénité, ni de tranquillité.
    L’auteur a su faire de ce sujet, de ce thème un moment de réflexion un moment de lucidité.
    Même si je ne suis pas emballée par cette lecture, je trouve qu’elle est une belle leçon de vie et une bien jolie manière de relativiser sur le temps qui passe.

    «  L’amour est aussi dans l’attente et dans l’espace, dans la patience et l’émerveillement ».

    La liste de mes envies
    L'écrivain de famille


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  • Titre : «La grenouille qui ne savait pas qu’elle était cuite….. et autre leçons de vie »
    Auteur : Olivier CLERC
    Genre : philosophie – développement personnel
    Éditions : Poche Marabout
    Année : 2005
    Nombre de pages : 180

    Quatrième de couverture :

    Sept fables emplies de sagesse et d’optimisme.

    «Imaginons une marmite remplie d’eau froide, dans laquelle nage tranquillement une grenouille.Le feu est allumé sous la marmite, l’eau chauffe doucement. La grenouille trouve cela plutôt agréable et continue de nager. En réalité, elle ne se rend pas compte du danger… et finit par cuire. Jetez la même grenouille dans la marmite d’eau à 50ºC, un réflexe de rejet lui sauvera la vie.

    Cette expérience est riche d’enseignement. Elle nous montre qu’une détérioration suffisamment lente échappe à notre conscience et ne suscite, la plupart du temps, pas de réaction, pas d’opposition, pas de révolte de notre part. N’est-ce pas précisément ce que nous observons aujourd’hui dans de nombreux domaines ?»

    Pour chaque fable, Olivier Clerc nous donne son interprétation et illustre la métaphore avec des exemples de la vie de tous les jours.

    Ce livre nous invite à un voyage en sept étapes, à travers des fables universelles, animalières et végétales, qui nous parlent d’évolution, de conscience et de résilience.

    Mes impressions :

    Ce livre évoque des paraboles, des symboles, des métaphores, des images qui parlent à chacun d’entre nous et qui nous renseignent sur nos agissements : ils sont riches d’enseignements.
    On y apprend que l’étymologie du mot « symbole » nous renvoie à la vie, à la poésie, à l’imaginaire aux liens que nous entretenons avec les autres et avec les choses, bref il nous parle du sens que l’on donne au monde et du monde qui nous entoure et auquel nous appartenons.
    L’auteur va décrire sept allégories, qui réveillent notre conscience, il nous incite au changement, à l’évolution en s’inspirant de phénomènes naturels ou d’expériences physiques.
    Une seule métaphore, va permettre plusieurs interprétations. Le lecteur va alors pouvoir s’en approprier, s’en imprégner. Chacune de ces métaphores fait partie de sa vie, de notre propre imaginaire. Elles vont le nourrir et l’instruire.

    La grenouille qui ne savait pas qu’elle était cuite, indique qu’une lente détérioration échappe à notre conscience et ne suscite pas de réaction la plupart du temps. Il n’y a pas de révolte et pas d’opposition de notre part… l’auteur prend comme exemple le couple, la santé, l’agriculture, etc.…. il y a une corrélation avec ce qui se passe dans notre couple, ou sur un plan social….
    Le progrès nous fait oublier les repères stables. Si nous n’en prenons pas conscience, il ne pourra y avoir aucune évolution possible.
    La mémoire est salvatrice car elle va nous permettre de prendre conscience de certaines aberrations. Nous somme abrutis par un excès de stimulations sensorielles, par des informations inutiles, par le matérialisme, sans effort, nous ne pourrons pas évoluer, notre société ne pourra pas progresser. Nous sommes dans une société qui prône le «tout, tout de suite et si possible gratuitement et sans effort ».

    Le bambou chinois : la préparation dans l’obscurité
    Cette allégorie fait référence à une évolution lente, non perceptible. Ce n’est pas parce que nous ne voyons rien, qu’il ne se passe rien. Rien ne se perd, tout effort, produit tôt ou tard un résultat, même si la plupart du temps, au départ, il n’est pas possible de savoir à l’avance à quel moment.
    Il dénonce ici aussi « le tout, tout de suite » alors que bien souvent une période de maturation est nécessaire à l’évolution et à l’accomplissement.
    Le calme des apparences, permet de discerner l’évolution positive ou négative, quand bien même elle est souterraine et silencieuse.

    La cire et l’eau chaude : la force de la première impression ici, il nous enseigne que la première empreinte (éducative ou autre) laisse des traces et influence les suivantes.
    Pouvons-nous changer ? Modifier cette empreinte ? Cette métaphore nous fait découvrir l’importance du début.
    Démarrer chaque journée par une pensée, ou une activité, positive peut influencer le reste de la journée.
    S’il y a un début, il y aura une fin, les deux sont liées. Une bonne fin prépare un bon début et un bon début favorise un bon parcours et rend plus probable une bonne fin.
    Ayons alors une influence sur les deux instants les plus importants, le début et la fin.

    Le papillon et le cocon : l’aide qui affaiblit et l’épreuve qui renforce
    Certaines épreuves sont indispensables à la croissance, ainsi apporter son aide à quelqu’un dans le besoin peut limiter l’autre dans sa propre découverte, dans son indépendance….et ce dernier peut devenir dépendant.
    Aider, oui, mais intelligemment.

    Le champ magnétique et la limaille : modifier le visible en agissant sur l’invisible. Cette allégorie nous enseigne qu’un évènement parfaitement visible peut obéir à des influences puissantes et incessantes sur notre façon d’être, nos perceptions et également notre manière de penser et d’aimer. Quand nous souhaitons changer, si notre cœur n’est pas touché, si nos émotions ne sont pas prises en compte, si nos blocages ne sont pas levés, si nos peurs subsistent en profondeur, si nos croyances restent inconscientes, notre changement demeurera superficiel et ne durera pas.
    Les croyances ne sont pas de l’ordre de l’intellectuel, elles dépendent bien davantage de l’irrationnel.

    L’oeuf, le pouvoir et l’omelette : de la coquille au squelette.
    Enfant nous avons besoin de limites mais aussi de chaleur pour grandir…. Sans chaleur, le poussin ne naîtra pas et si nous cassons la coquille, le contenant se répandra….
    Cette allégorie fait référence au cycle de la vie, naissance, vieillesse et mort.

    La vipère de Quinton : milieu extérieur et force intérieure. Cette métaphore m’a permis d’apprendre qui est René Quinton, le père de la thérapie marine, mais aussi de l’aviation. Il a élaboré la théorie sur l’évolution des espèces zoologiques à la surface de la terre.
    Dès la naissance nous baignons dans le milieu humain présentant différentes caractéristiques : les valeurs familiales, religieuses, relationnelles, politiques et culturelles. Celles-ci nous sont fournies en partie par l’éducation et l’enseignement… Mais nous savons aussi que l’homme est capable d’évolution et pour cela il se doit de s’éloigner et de s’affranchir de son environnement et donc de ses schémas éducatifs. Il doit faire alors appel à sa conscience et se remettre en question. Cela permet de faire le tri de tout ce qu’il a absorbé passivement étant enfant afin de garder d’une part ce qui sera désormais consciemment sien et de rejeter ce qu’il ne souhaite pas voir devenir comme tel.
    Ce sont les changements lents et progressifs qui mettent le plus à l’épreuve la solidité et la constance de nos valeurs et de nos croyances.
    Comment conserver les valeurs auxquelles on tient, comment rester conscients, affirmer et conserver ce qui va à l’encontre de nos propres valeurs ?
    Faut-il suivre la tendance générale ou faire des choix personnels ?
    Quand nous sommes dans des ambiances différentes et ou nouvelles, nos comportements se modifient afin de s’adapter à elles.


    Nous avons vu que la grenouille plongée dans de l’eau chaude peut donner un coup de patte salutaire pour en sortir et ne pas cuire…..
    Ce que nous apprenons également au travers de cette allégorie et des suivantes c’est que nous devons communiquer nos découvertes, celles qu’on a en soi afin de les transmettre et ainsi faire évoluer les mentalités et la société…. Ainsi on passe de l’individuel au collectif.
    «Sommes-nous déjà à moitié cuits? Sans doute pas encore, mais le feu est bien allumé sous la casserole. Allons nous finir comme la grenouille ou nous libérer comme le papillon? Mourrons-nous étouffés dans l’œuf ou allons nous briser la coquille, forts de ce que nous aurons conquis intérieurement ? Ferons-nous un saut évolutif ou comme la vipère, resterons-nous des reptiles spirituels ? ».

    Je trouve que l’auteur a une clairvoyance et un discernement irréfutable sur les faits sociétaux. l’ensemble est pertinent !
    Que nous apprend ce livre ? Quelle influence peut-il avoir ? Ce livre nous conseille et nous (réa)apprend à positiver.
    Il est un tuteur qui peut redresser nos pensées erronées, nos mauvaises habitudes conscientes et inconscientes de vie et de comportements souvent illogiques et aberrants.
    La vie est un équilibre entre corps et esprit, entre les choix conscients et les choix inconscients, entre la matière et l’énergie.
    Quels sont nos choix conscients et lesquels sont inconscients? Quels sont ceux qui sont l’héritage du passé ?
    Nous devons apprendre à porter un regard neuf sur ce que nous avons nous les yeux.
    Savoir également se remettre en question et remettre en question nos choix.
    Il dénonce, le piège des habitudes, le pilotage automatique
    Tous les enseignements de ce court livre sont imparables et ludiques.
    Je conseille de le lire parce qu’il nous éclaire sur différentes conduites humaines et nous permet d’en modifier certaines en faisant évoluer notre façon de penser. 


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  • Titre : « La petite ceinture »
    Auteur : Nathalie PIÉGAY
    Genre : Roman
    Éditions : Les éditions du Rocher
    Année : 2020
    Nombre de pages : 240

    Quatrième de couverture :

    Fraîchement divorcée et meurtrie par sa séparation, Adrienne vient de s'installer seule dans une maison près de Fontainebleau. François, violoncelliste, vit au Havre avec ses enfants. Après leur première rencontre au hasard d'une soirée parisienne, ils se reverront. Ils le savent.

    Au fil de rendez-vous amoureux, réglés comme un rituel autour de la Petite Ceinture, ce chemin de fer désaffecté qui fait le tour de Paris, les amants remontent dans le passé de la ville comme dans leur propre mémoire.
    Au terme de ces rencontres où s'invitent des fragments urbains oubliés, Adrienne et François pourront se quitter sans douleur.

    Dans ce roman d'une passion éphémère qui prend les accents d'un duo musical, Nathalie Piégay interroge l'ambivalence du couple, cruel et libérateur.

    Mes impressions :

    Je remercie les éditions du Rocher pour l'envoi de ce roman. 

    Voici pourquoi l’auteur donne le titre à ce roman : « Tout autour de Paris existe une voie ferrée désaffectée, elle borde la capitale de l'intérieur, avant les boulevards des maréchaux. Elle reste souvent visible, pour les passants curieux, entre les branchages ou par les ponts qui l'enjambent. C'est en 1851 que Louis-Napoléon Bonaparte décide de la mise en place d'une ligne ferroviaire de ceinture sur la rive droite de Paris, qui fut construite en quelques années et rapidement complétée d'une ligne sur la rive gauche. »
    François et Adrienne, se retrouvent souvent dans les hôtels qui bordent cette ligne ferroviaire…..
    Elle est pharmacienne dans un laboratoire de recherche appliquée d’une clinique. Elle habite désormais dans une maison à Loing. Ses deux garçons et sa fille viennent la voir une fois par semaine et certains week-ends.
    Lui est violoncelliste et vit avec ses enfants au Havre.

    C’est un roman qui m’a émue, le contenu est paradoxalement profond et superficiel à la fois.Les rapports entre François et Adrienne nous sont contés de façon légère mais on sent bien que pour Adrienne et François, leur relation n’est pas anodine. Ils se cherchent, s’interrogent , s’aiment… ils ont besoin et le désir d’être ensemble, seulement plane la peur de l’engagement…. Est-ce que la profondeur de leur amour leur fera franchir le cap de la reconstruction après leur séparation d’avec leur conjoints respectifs, et envisager une vie deux ?
    Je vous laisse découvrir cela….

    Le style est particulier, les phrases sont courtes, et donnent l’impression que le narrateur est en manque d’oxygène. L’auteure nous transmet les émotions des deux personnages successivement puis elle décrit plus particulièrement celles d’Adrienne, marquée par son divorce.
    Il y a beaucoup d’adjectifs pour décrire l’état d’esprit d’Adrienne relatif à sa séparation d’avec Georges. Ceux-ci décrivent sa peine, sa souffrance morale.
    Quand ils se retrouvent pour un déjeuner et une relation intime dans une chambre provisoire d’un hôtel chaque fois différent, ils se racontent leurs journées passées, ils parlent de leur travail, de leur musique, de leurs lectures, de leurs enfants. François, lui raconte plus facilement et plus souvent de ses histoires de famille, de ses parents, de ses enfants, Adrienne est plus discrète. Se protège-t-elle ? Cependant ils gardent pour eux une part de leur vie.
    Leur relation paraît simple; au fil du temps, Adrienne s’attache et ressent le manque quand François doit s’absenter quelques jours….

    Ce roman au travers de ses pages et de ses personnages, évoque la dépendance affective, la psychologie masculine et féminine. Il nous parle de sentiments, de reconstruction, de peur, de doute, d’interrogations, mais aussi des relations amoureuses et de leur complexité.
    J’ai trouvé ce livre douloureux. Une fois ma lecture finie, je ne suis pas parvenue à me convaincre de la positivité d’une relation amoureuse. Sans doute parce que le fait que tout est éphémère me fait peur. J’ai souffert avec Adrienne et j’ai pu m’identifier à elle quand l’auteur parvient à nous faire ressentir la sensibilité et la fragilité de ce personnage émouvant ainsi que l’ambivalence et l’incertitude des relations amoureuses.


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  • Titre : « Le jour où j’ai appris à vivre »
    Auteur : Laurent GOUNELLE
    Genre : Philosophie – Développement personnel
    Éditions : Kero
    Année : 2014
    Nombre de pages : 285

    Quatrième de couverture :

     Et si tout commençait aujourd'hui ?

     Imaginez : vous vous baladez sur les quais de San Francisco un dimanche, quand soudain une bohémienne vous saisit la main pour y lire votre avenir. Amusé, vous vous laissez faire, mais dans l’instant son regard se fige, elle devient livide. Ce qu’elle va finalement vous dire… vous auriez préféré ne pas l’entendre. À partir de là, rien ne sera plus comme avant, et il vous sera impossible de rester sur les rails de la routine habituelle.
    C'est ce qui va arriver à Jonathan dans ce nouveau roman de Laurent Gounelle. À la suite de cette rencontre troublante, il va se retrouver embarqué dans une aventure de découverte de soi ponctuée d’expériences qui vont changer radicalement sa vision de sa vie, de la vie. Ce roman, dont l’intrigue est basée sur des expériences scientifiques réelles, éclaire d’une lumière nouvelle notre existence et nos relations aux autres, et apporte un souffle d’air pur dans notre vie.

    Mes impressions :

    Jonathan 36 ans, vit à San Francisco, il est séparé d’Angela depuis 3 mois. Ils ont une fille Chloé, qu’il voit un week-end sur deux.
    Le couple et Michael sont associés depuis 5 ans d’un cabinet d’assurances. Au fil des pages nous découvrons les véritables intentions de Michael concernant l’avenir du cabinet…. Il n’hésite pas à trahir ses amis. Son manque d’humilité est déconcertant.
    Un jour alors que Jonathan se rend à son travail, une Bohémienne l’accoste dans la rue et lui prédit une mort imminente.
    Cette annonce l’effraie et le mine c’est pourquoi il décide de faire une pause pour réfléchir de ce qu’il veut faire du reste de sa vie. Il rend visite à sa tante Margie qui vit à San Francisco. Il reste quelques jours avec elle. Leurs dialogues, leurs discussions vont permettre aux lecteurs de découvrir une femme pleine de sagesse et de bienveillance.
    Laurent Gounelle ne se contente pas de ce scénario. Dans ce roman il met en scène trois amis et associés avec d’autres personnages venant se greffer à leur histoire.
    Ryan est une homme curieux, voyeur et malveillant qui prend plaisir à surprendre et filmer des personnes dans la rue à leur insu puis de poster ses vidéos sur Instagram. Il aime humilier et se moquer de ceux dont il vole un instant de vie personnelle.
    Gary est un marchand de Muffins. Depuis la mort de son épouse, il a du mal à élever ses enfants. Il est aigri et ne trouve pas dans son quotidien de quoi lui rendre la vie plus supportable.
    Austin est un joueur de tennis classé au niveau national et reconnu mais au caractère assez distant et froid. Les arrière-pensées de son coach ne sont pas des plus honnêtes.
    Ce roman est une mine de discernements et de pensées positives. Sa philosophie nous interroge sur le sens de notre vie et sur le caractère existentiel que nous accordons à nos actes.
    Ce livre a l’avantage de nous interroger sur ce qui est important et ce qui est essentiel.
    Il nous incite à nous remettre en question, car il nous fait comprendre que le changement commence par nous-même.
    Il est rempli de paroles de sagesse notamment au travers des mots et des explications de Margie, la tante de Jonathan. Elle nous indique la recette pour aller mieux, elle nous guide pour être au plus près de nos aspirations, au plus près de ce qui nous caractérise pour être en accord avec nous-même.
    Le changement commence donc par soi-même. Nos petits actes et paroles bienveillants quotidiens peuvent influencer ceux des autres et surtout peuvent leur apporter un peu de joie.
    L’empathie, la gentillesse, nos gestes pour la protection de la nature, nous apportent de la positivité et sont autant d’actes favorables et constructifs pour le monde. Notre manière de regarder et d’appréhender les choses façonne notre regard sur les personnes qui vivent autour de nous.

     Le rythme de ce roman est agréable, il est fluide, les histoires racontées dévoilent des thèmes abordables par tous.
    Sous forme de roman l’auteur nous invite à réfléchir et à prendre conscience de notre responsabilité ici-bas, aussi bien envers nous-mêmes qu’envers ceux qui nous entourent et le monde dans lequel nous vivons.

    La question existentielle de ce roman est notre capacité à maîtriser le cours de notre vie, et apprendre à faire la différence entre le futile et l’essentiel. 

    Un livre que je recommande pour une prise de conscience efficace.
    J’ai relevé quelques pensées qui ont eu une résonance en moi que je vous dévoile ci-dessous.
    Margie explique que l’on fait mauvaise route lorsqu’on recherche les plaisirs à l’extérieur de soi, c’est une course interminable, parce que l’assouvissement des désirs et des besoins est lui-même sans fin.
    Pour être heureux il faut apprendre à se libérer de ses désirs et de ses besoins et apprendre à décoder les messages de son cœur. Il est primordial d’entendre et d’écouter les messages de notre âme, être à l’écoute de notre corps et de notre moi profond.
    De même, il est important de ne plus chercher à l’extérieur des solutions à nos problèmes intérieurs,
    Nous sommes tous reliés les uns aux autres : en faisant du bien aux autres, on s’en fait à soi-même.
    Nous sommes dans le déni de la mort alors que la conscience de la mort est essentielle à la vie.
    Prendre conscience de sa mort est nécessaire pour révéler et réveiller sa créativité.
    Bien vivre c’est se préparer à mourir sans regret.
    Ce livre parle de la responsabilité de chacun de nous dans ses faits et gestes, et la possible résistance de chacun qui entrave le processus.
    Il parle aussi au travers des idées de Margie de la Théorie morphique. Ce concept m’a intéressé j’ai donc fait des recherches à ce sujet. Rupert Sheldrake (né le 28 juin 1942) a développé le concept de «résonance morphique». La résonance morphique est l’idée que des choses identiques influencent en conséquence d’autres choses identiques à travers l’espace et le temps. Tous les systèmes qui s’organisent eux-mêmes possèdent une sorte de mémoire inhérente. Par systèmes auto-organisés, je fais référence aux atomes, aux molécules, aux cristaux, aux cellules, aux tissus, aux organes, aux organismes, aux animaux, aux sociétés, aux écosystèmes. Je n’y englobe pas les machines ni les morceaux de roches, ni les chaises car ce sont des agrégats de matière mais qui ne s’organisent pas eux-mêmes.
    L’idée de base est donc que chaque espèce possède une sorte de mémoire collective donnée par résonance morphique, chaque individu y contribue et est relié à cette même source. Les groupes sociaux possèdent également des champs morphiques – une nuée d’oiseaux ou un banc de poissons ou une colonie de termites sont tous organisés par des champs morphiques.

    Gounelle explique que nous possédons trois cerveaux, l’archaïque qui fait référence à la survie, le limbique qui accueille les émotions et la qualité des relations humaines et le néocortex, qui est le siège du mental et de la créativité. Toutes ces théories sont à méditer…..

    Je note au-dessous quelques unes des phrases relevées dans ce livre :

    « On peut être sincère et néanmoins se tromper, être dans l’erreur tout en étant sûr de soi ».
    « Nos envies viennent de notre façon de voir les choses ».
    « Les plaisirs se succèdent aux plaisirs mais leur intensité se dégrade progressivement à la quête de nouvelles réjouissances ».
    «On peut devenir esclaves de nos illusions ». 
    « Ne pas chercher à changer les choses que l’on ne peut pas maîtriser »
    « Donnez-moi le courage de changer ce qui peut l’être, d’accepter sereinement les choses que je ne peux changer, et la sagesse de distinguer l’une de l’autre »
    «  en luttant , on renforce souvent ce contre quoi on lutte »
    «  ce que l’on déteste chez les autres est parfois ce que l’on n’accepte pas en soi »
    « Mieux vaut allumer sa petite bougie que maudire les ténèbres »
    «  Tout ce qui nous arrive, en positif comme en négatif, en joies comme en drames, sert secrètement un seul but : éveiller notre conscience, car c’est seulement là que nous devenons pleinement nous-mêmes »
    « Ce sont les relations qui nous font vivre », « les relations sont l’essence de notre vie », nous sommes tous reliés les uns aux autres, chacun de nos actes impacte les autres et l’univers. Le monde est la résultante de nos actes individuels.
    « L’existence est un mouvement perpétuel, tout change à chaque instant, et la résistance à ce changement ne peut mener que du malheur »C’est la confiance en la vie qui permet d’avancer, de rebondir, et finalement d’apprécier ce qui arrive »

    Le philosophe qui n'était pas sage
    L'homme qui voulait être heureux
    Dieu voyage toujours incognito

     


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  • Titre : « Miss Davis. La vie et les combats de Angelina Davis»
    Auteurs : Sibylle TITEUX de la CROIX
    Dessins : Ameziane HAMMOUCHE
    Éditions : Éditions du Rocher
    Genre : Biographie, roman graphique
    Année : Janvier 2020
    Nombre de pages : 188

    Résumé :

    Née en 1944 à Birmingham en Alabama, où sévissent la ségrégation raciale et les attaques du ku klux klan, Angela adhère au Che-Lumumba Club en 1968 puis au Black Panther Party. La chasse aux communistes ainsi que le programme Cointelpro du FBI ne laissent pas de répit aux activistes afro-américains. Tous les groupes d'opposition sont infiltrés et surveillés. En 1970, suite à l'attaque du tribunal du comté de Marin, Angela D'avis deviendra "l'ennemie public numéro 1" et sera emprisonnée pour être condamnée à mort. Le comité national uni pour la libération de Angela Davis est alors créé. Le monde entier connaîtra son histoire et demandera sa libération.

    Mes impressions :

    Je remercie les Éditions du rocher pour l’envoi de cette BD magnifique qui m’a littéralement désarçonnée.

    Elle montre le parcours d’Angela, féministe afro-américaine des années 1960-1970 née en Alabama. Tout au long de sa scolarité c’est une jeune fille brillante, elle se passionne pour la philosophie, la lecture, elle se positionne du côté des organismes de revendications.
    Au travers des mots d’une amie d’enfance, Cynthia Morris Wesley, l’auteure nous raconte son histoire et son parcours hors du commun.
    Nous découvrons qu’Angela a étudié à New-York puis en Europe ce qui lui confère un privilège certain.
    Dès le premier chapitre l’auteure nous plonge dans la violence de la haine raciale et le mal – être des deux communautés, la blanche et la noire. A cette époque la ségrégation existe encore et le Ku Klux Klan sévit toujours.
    Les chapitres suivants nous montrent le combat d’Angela Davis. Elle rejoint le mouvement de libération des Noirs. Elle devient la figure clé du Black Panther Party, elle lutte contre la défense des Soledad Brothers , trois détenus américains, accusés d’avoir assassiné un gardien de prison. 

    Angela se bat pour l’émancipation des noirs, contre la violence faite contre eux, contre les injustices et les différences que fait la société. Cette jeune femme sera entièrement pour les droits des noirs, mais également contre les exclusions et les conditions de détention….
    Dans un premier temps Angela sera en cavale, puis sera emprisonnée pour enfin être libérée en 1972. Ce qui est appréciable c’est que son histoire nous est racontée par une journaliste blanche. June Seymour.

    L’originalité de cette BD tient dans l’utilisation de coupures et autres articles de presse pour dénoncer le récit à caractère politique et social.
    Quelle part de de fiction y-a t-il dans cette BD. Est-elle une biographie entièrement représentative de la vie et des combats d’Angela ?

    J’ai eu un peu de mal à trouver parfois le sens des bulles de la lecture (parfois de droite à gauche, parfois de haut en bas…. Sur deux pages ou une page).
    Cette BD se compose d’un prologue (premier chapitre) puis de trois chapitres et d’une épilogue. puis
    Les traits des dessins sont anguleux, les couleurs sombres nous indiquent bien le contexte du moment et de ses années difficiles.
    L'ambiance des grandes idéologies est bien représentée.
    Cette BD est fort originale. Instructive et intéressante. On y découvre une jeune femme passionnée et passionnante, symbole de la liberté.

    Pour en savoir plus sur le dessinateur Ameziane Hammouche, c'est ICI !


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  • Titre : « Le philosophe qui n’était pas sage »
    Auteur : Laurent GOUNELLE
    Genre : Roman philosophique et développement personnel.
    Éditions : Kero
    Année : 2012
    Nombre de page : 330

     Résumé :

    Deux destins qui s'affrontent, deux conceptions de la vie que tout oppose.

    La forêt tropicale semblait retenir son souffle dans la chaleur moite du crépuscule. Assise devant sa hutte, Elianta tourna les yeux vers Sandro qui s'avançait.
    Pourquoi ce mystérieux étranger, que l'on disait philosophe, s'acharnait-il à détruire secrètement la paix et la sérénité de sa tribu ? Elle ne reconnaissait plus ses proches, ne comprenait plus leurs réactions. Qu'avaient-ils fait pour mériter ça ? D'heure en heure, Elianta sentait monter en elle sa détermination à protéger son peuple. Jamais elle ne laisserait cet homme jouer avec le bonheur des siens.
    Un roman captivant, plein d'humour, de sens et de suspense. Une histoire surprenante qui cache une subtile remise en cause de notre société.

    Mes impressions :

    Sandro vit à Manhattan ; il enseigne la philosophie dans une université. Sa femme journaliste a été tuée alors qu’elle tournait un reportage sur une tribu de la forêt tropicale qui semble avoir trouvé le bonheur auprès de la nature et loin de la société de consommation.
    Un an après le décès de son épouse, il demande au président de l’université un congé sans solde afin de se rendre en Amazonie pour se venger.
    Il se met en tête de couper cette tribu de son bonheur et de rendre malheureux les habitant en détruisant leur équilibre .
    Il part avec des mercenaires. Krakus, le chef de l’expédition va profiter du désir de vengeance de son client pour lui soutirer de l’argent, Marco est le pilote, Alfonso le conducteur de la pirogue et Gody le docteur.
    Arrivés sur les lieux, ils font la connaissance de la tribu et d’Elianta, l’apprentie chamane, déterminée à protéger son peuple et à résister aux idées des visiteurs.
    Elianta se demande alors pourquoi cet étranger souhaite détruire la sérénité de sa tribu ? Pourquoi s’acharne-t-il ? Quelle est sa motivation ?
    D’heure en d’heure, Sandro donne des consignes à Krakus afin de mettre son projet à exécution….

    Ce roman nous parle de la nature verdoyante et de la nature humaine. Sur fond de développement personnel, il nous explique les relations ainsi que les principales valeurs éducatives et culturelles.
    La première leçon de vie que nous apprend ce roman est celle de profiter du moment présent et de ce que la nature nous offre chaque jour, en la regardant puis à s’y confondre.
    Ce livre est aussi un rappel de notre façon d’être face à la vie : rien ne sert de dramatiser lorsque nous semblons manquer de quelque chose. Il est alors judicieux de s’arrêter et de se concentrer, voire se contenter de ce que nous possédons et ne pas convoiter ce que nous n’avons pas. Il est important de ne pas gaspiller de l’énergie à courir après le superflu.
    Il fait appel également à notre bons sens, celui du non-jugement ; accepter ce qui ne peut pas être changé, et ce qui ne dépend pas de nous et donc ne pas se poser trop de questions
    C’est alors comprendre que l’essentiel réside dans vivre l’instant présent dans la simplicité, sans rien attendre et trouver la plénitude dans des relations saines, en apprenant à ne pas juger, tout en étant sincère et libre.
    Les mauvaises nouvelles, les dangers accaparent notre attention car ils stimulent notre instinct de survie. La plénitude réside dans l’intelligence de ne pas se laisser influencer par les stimuli extérieurs.
    Il faut apprendre à ne pas vivre dans l’illusion mais vivre dans la vérité de l’instant.
    Ce roman philosophique et psychologique relève l’importance des relations humaines, de la communication verbale et non verbale et il démontre l’importance de se tenir loin de la malveillance. Il rapporte les méfaits de l’individualisme ainsi que de la société d’abondance. Il évoque également les conséquences et les dangers de la possession matérielle, qui amène de la compétition, de la jalousie.
    Il évoque aussi la notion de la peur, du manque, du rejet, de la peur de n’être pas aimé, la peur des autres.
    Tout cela dans un langage précis, clair et clairvoyant. Ce roman est une amorce pour développer notre pleine conscience des choses de la vie.
    Il nous aide à comprendre qu’à être trop dans nos pensées, nous sommes comme dans un film et donc nous ne sommes pas dans la vraie vie.
    L’auteur utilise un style singulier qui mêle humour et philosophie.
    Le scénario n’est pas très recherché et me semble assez simple mais ça fonctionne, même si les idées qu’il véhicule ne sont qu’une première amorce pour développer sa propre conscience des choses de la vie.
    Ce livre pose aussi la question du pardon ainsi que celle de la renaissance après un drame personnel.
    J’ai apprécié également certains dialogues entre Sandro et Krakus qui s’affrontent, ainsi que les explications de Sandro sur la théorie de Darwin à propos des possessions matérielles et encore la différence de ressentis qu'il y a entre jouer seul d'un instrument ou dans un groupe. Dans le second cas, la musique est alors magnifiée et sublimée.

    Une phrase que je retiendrai et qui me caractérise : « Je préfère être aimée pour qui je suis plutôt que reconnue pour ce que je fais ».

    L'homme qui voulait être heureux
    Dieu voyage toujours incognito

     

     


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  • Titre : « Tu me manques »
    Auteur : Harlan COBEN
    Genre : policier, thriller
    Éditions : Pocket
    Année : 2016
    Nombre de pages : 370

    Résumé :

     Kat Donovan est flic à New York. Comme son père, comme son grand-père avant elle, presque comme une malédiction familiale.

    Kat est jeune, plutôt mignonne, mais célibataire. Alors, quand la renversante Stacy, sa meilleure amie, l'inscrit sur un site de rencontres, Kat cède, se connecte, surfe... et tombe soudain sur Jeff, son premier amour. Celui qui l'a quittée sans un mot juste après le meurtre de son père, il y a dix-huit ans. Après un premier contact froid, étrange, le doute s'installe. Qui est-il vraiment ?
    Au même moment, un adolescent vient lui faire des révélations troublantes. Des révélations qui télescopent les apparences, ébranlent les certitudes et font ressurgir un effroyable passé...

    Mes impressions :

     Voilà un livre que j’ai beaucoup aimé et qui m’a permis de retrouver cet auteur que j’affectionnais dans le passé.
    Kat et sa coéquipière Stacey du NYPD, sont aussi des amies. Le père de Kat était policier, il a été assassiné il y a 18 ans. À ce moment là, Kat était en couple avec Jeff et avait beaucoup de mal à supporter la mort de son père. Jeff l’a quittée et depuis elle traîne une certaine douleur.
    Stacey pour lui permettre de se changer les idées, décide de l’inscrire sur un site de rencontres. Si au départ Kat est réfractaire, elle finit par consulter les profils et tombe sur celui de Jeff…. Désormais papa et veuf….
    Au fil de la lecture nous rencontrons Gérard et Vanessa un couple dont l’homme souhaite demander la femme en mariage, mais nous comprenons au fil de la lecture qu’ils sont séquestrés par des hommes qui convoitent leurs comptes en banque.
    Et puis il y a Brandon, un adolescent qui contacte Kat pour lui demander de l’aide. Il est convaincu que sa mère Dana a été kidnappée…. Pourquoi contacte-t-il spécialement Kate ? Sa mère était sur le site de rencontres et elle a échangé avec Jeff…..
    Nous revenons alors vers Kat, son père a été assassiné par un tueur à gages. Sur son lit de mort ce dernier fait des révélations et Kat commence à douter de l’identité de l’assassin de son père….Est-il bien celui qui fut arrêté il y a 18 ans ? Plane alors le mystère sur la mort de son père. Elle se met en tête de résoudre cette énigme, pour pouvoir trouver la paix. Stagger son supérieur alors jadis coéquipier de son père, l’en dissuade. Pourquoi ? Kat commence tout de même à fouiller dans le passé, elle va se heurter à une certaine omerta….

    Dans ce roman, il y a des ex qui réapparaissent, des zones d’ombre sur les événements passés puis des personnages torturés qui sont la cible de tueurs chevronnés, des méchants vraiment sans cœur … Mais quels liens ont-ils ?
    J’ai adoré l’intrigue et le scénarios. Un scénario rythmé pour plusieurs intrigues et enquêtes ! Un régal, on ne s’ennuie pas une seule seconde parce qu’il y a des rebondissements et des pièges qui se referment sur les personnages principaux.
    Dans ce roman, l’auteur évoque et se sert des pièges des nouvelles technologies pour nous servir un récit royalement ficelé !
    Coben ici a une écriture subtile incluant des pièces de puzzle qui se mettent en place au fur et à mesure et qui nous laissent sans répit !
    Du bon Coben !

    Ne le dis à personne

     


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