• Titre : « La terre des promesses »
    Auteur : Marice BRIFFA
    Genre : Roman
    Éditions : France Loisirs
    Année : 2008
    Nombre de pages : 534

    Quatrième de couverture

    Cornouailles, 1844. Lorsqu'elle aperçoit un lièvre blanc, présage d'un drame à venir pour la communauté de mineurs dans laquelle elle grandit, la jeune Meggan ne se doute pas que c'est sa famille qui va être frappée par une tragédie. La douleur après la perte de Caroline, sa soeur aînée, anéantie par un amour impossible, convainc alors la famille de tenter sa chance en Australie, terre des promesses d'un avenir meilleur. Là-bas, la fougueuse Meggan prend sa vie en main: elle trouve du travail de nourrice qui lui permet en outre de réaliser son rêve: chanter. Mais la venue de Connor, dont le regard avait fait battre son coeur sur sa lande natale, et surtout les sombres secrets ressurgis du passé, ébranlent les espoirs de bonheur de Meggan...

    Mes impressions :

    Le roman se déroule en quatre périodes..
    L’action de la première partie, se situe en 1844, en Cornouailles.
    Puis la seconde, à Burra, en Australie-Méridionale en 1846
    La troisième à Adelaïde, pendant les années 1851-1852.
    La quatrième et dernière partie, se situe déroule en 1852, retour à Burra. 

    Nous suivons la famille Collins, plus particulièrement la vie de la cadette, Meggan, âgée de 12 ans.
    Ses frères Will, Hall et Tommy, ainsi que leur père, travaillent durement chaque jour dans une mine. Caroline sa sœur , plus âgée qu’elle doit se marier avec Tom Roberts, alors qu’elle aime Rodney Tremayne, le fils du riche propriétaire des mines, Phillip Tremayne. ….
    Connor Trevannick, le frère de Rodney est le fils adoptif des Tremayne. Il est alors âgé de 19 ans.
    Meggan est destinée à être la dame de compagnie de Jenny, la sœur de Rodney mais un drame viendra ternir et briser la destinée de ces deux familles….alors que dès les premiers regards, une attirance certaine entre Connor et Meggan est indéniable.
    Au fil des pages, nous apprenons qu’un secret de famille touche particulièrement Joanna la mère….
    Les deux familles ainsi se trouvent liées par la vie des uns et des autres et par des secrets longtemps enfouis.
    Pour fuir la réalité, la famille Collins part s’installer à Burra, là, où se trouve une gigantesque exploitation minière.
    Mais tout finit par se savoir et la vie ne sera plus jamais comme avant….
    La vie de chacun et plus particulièrement de Meggan est largement narrée.
    Elle a un rêve, celui de devenir chanteuse. Elle trouve une place comme nourrice auprès de Barney et Sarah les enfants des Heilbuth, riche famille d’agriculteurs. .
    Dans cette famille, Meggan sera appréciée et aimée comme une fille…. En se mariant avec monsieur Westoby ami de la famille, elle pourrait réaliser son rêve.

    La pluralité des thèmes de ce livre me parait essentielle, ils sont variés. L'auteure évoque la luttes des classes, entre les mineurs, les patrons, mais encore la ruée vers l’or qui attire de plus en plus de jeunes gens qui rêvent de faire fortune en se rendant dans le Nord-ouest de Melbourne. Elle relate et parle également du regard que portent les blancs sur la population noire, qu’on nomme alors les Aborigènes et donc du racisme racisme et du mépris que vivent certaines populations.
    L’auteure y raconte aussi la famille, l’amitié, l’amour et des faits de société comme le viol, la perte d’un enfant et le deuil, l’adultère.
    L’auteure sait doser les drames et les tragédies, elles n’emploient pas le ton de la lamentation mais écrit avec justesse les sentiments des personnages et transmet des émotions sincères aux lecteurs de façon prenante et touchante.
    De plus l’auteure nous décrit fort bien les terres d’Angleterre et celles d’Australie. Cela nous permet de voyager au travers des pages de ce roman.

    Ce livre est très bien écrit, avec un certain style qui rend la lecture agréable et prenante.
    Je regrette, cependant que le dénouement soit assez précipité, de même, que quelques évènements opportuns et trop hâtifs mais qui accélèrent la suite des évènements, ce qui enlève du charme et de la complexité au côté dramatique de l’histoire.

    Ce roman est une très belle surprise et j’ai pris énormément de plaisir à le lire et à retrouver les personnages après chaque pause.


    2 commentaires
  • Titre : « Tu seras notre enfant »
    Auteur : Charity NORMAN
    Genre : Roman
    Éditions : France loisirs
    Année : 2011
    Nombre de pages : 480

    Quatrième de couverture :

    "A peine venue au monde, Grace est l'enjeu d'un choix déchirant : qui en aura la garde ? Sa famille biologique ou une famille d'adoption ?

    Grace vient de naître, de père inconnu et d'une mère de seize ans qui la confie à l'adoption avant de disparaître. La petite fille vient tout juste de voir le jour, et elle est déjà orpheline.

    Un couple en mal d'enfant est sur le point d'adopter Grace quand son père biologique se manifeste : il n'a que dix-sept ans, mais il est décidé à se battre pour récupérer sa fille.

    Qui aura la garde de Grace ? Son père, si jeune mais débordant d'amour ? Ou ce couple pour qui cette enfant est déjà tout ? Quel sera l'avenir de Grace ?"

    Mes impressions :

    Cherie, 16 ans met au monde une petite fille qu’elle prénomme Grace Serenity. Elle sait que sa situation de jeune fille ballottée de foyer en foyer et son jeune âge, ne pourront pas lui permettre d’assumer son enfant, alors elle décide de le confier à l’adoption pour qu’il ait le meilleur avenir possible. Juste après l’accouchement un drame survient…..
    Jake 40 ans est originaire de la Nouvelle-Zélande, aujourd’hui il travaille à la City, il est en couple depuis 4 ans avec Anna 35 ans. Cette dernière souhaite avoir un enfant mais Jake ne se sent pas prêt et il n’envisage d’ailleurs pas d’en avoir un de sitôt, sans doute à cause de son enfance et de son père peu aimant et violent, c’est pour cette raison qu’Anna finit par le quitter…
    Lucy, collègue de travail de Jake vit dans une famille, peu conventionnelle. Perry son père est agoraphobe, sa mère est décédée et il s’est remarié avec la nounou de sa fille qui était alors l’époque très jeune. Perry et Déborah on eut un fils ensemble, Matt, qui nous l’apprendrons plus tard est le père de Grace.
    Deborah est souvent absente pour son travail et nous comprenons bien plus tard qu’elle a une double vie.
    Et puis il y a Leila et David, un pasteur et sa femme. Tous les deux en mal d’enfants. Après plusieurs fausses couches, Leila, ne peut se résoudre à l’infertilité qu’elle subit. Le couple se tourne alors vers l’adoption….

    Une fois les présentations faites, l’histoire de ce petit monde peut commencer… une histoire complexe mais riche et intense émotionnellement.

    J’ai mis du temps à saisir quel pourrait être le lien entre tous les protagonistes. L’auteur attend la page 127 pour créer la surprise et nous servir une histoire singulière avec des personnages qui le sont tout autant.

    Dans un premier temps, l’auteure crée le mystère autour de Deborah, elle s’y attarde pour finalement étonner le lecteur dans le fil conducteur et le scénario. Mais également avec Jake, les lecteurs ne saisissent pas tout de suite quel rôle il a dans cet imbroglio.
    Au final, c’est une belle histoire entre deux familles, chacune doit mener son propre combat face à l’adversité. Elles ne se connaissent pas, seulement une épreuve va finalement les rapprocher.
    Ces deux familles, n’avaient rien en commun, vivent dans deux contrées différentes et pourtant elles vont être liées grâce à une petite fille qui elle n’avait rien demandé.

    J’ai adoré cette histoire qui est prenante et émouvante.
    Les personnages sont tous très importants et ils ont chacun une forte personnalité.
    Dans le récit nous percevons bien tous les enjeux mais aussi les émotions, les sentiments, les doutes, les craintes, les espoirs de chacun.
    L’auteur dans son récit prend vraiment en compte le meilleur choix possible pour le bien-être de Grace et ainsi pose les intérêts de l’enfant tout en argumentant les enjeux de ces deux familles respectives.
    Grace a besoin d’amour et de sécurité, qui pourra les lui apporter, sa famille de sang ou bien la famille qui sera choisie pour elle ?
    Tout au long du roman, des interrogations, des doutes persistent sur la capacité de la famille de sang à s’occuper de l’enfant, et puis l’auteure créera la surprise avec un dernier dénouement soudain et inattendu !
    Nous saisonnons combien les liens du sang et les liens du cœur peuvent être étroitement liés quand il s’agit d’adoption.
    L’auteur accorde beaucoup d’importance à l’élaboration de ses personnages, leurs caractères, leurs ambivalences, leurs particularités. Elle les rend vivants en prenant plaisir à s’attarder sur leur environnement : une paroisse dans la campagne anglaise, une double vie dans la savane Au Kenya, des souvenirs de la nouvelle-Zélande, et de nos jours, la vie à Londres.
    Le drame qui se joue ici n’est pas un livre sur les difficultés de l’adoption, même si elles sont évoquées mais bel et bien la vie des personnages autour d’une enfant qui n’a pas vraiment de famille….
    Je me suis attachée à Jake pour lequel nous comprenons ses blessures profondes et qui sera le lien entre tous les personnages, puisqu’il est celui qui va leur permettre de se « rencontrer ». Il est le personnage-clé. Il est très attachant, de même que Matt et Leila.
    Si au début j’ai eu du mal à entrer dans l’histoire, je dois dire que les derniers trois quarts du roman m’ont énormément plu. J’ai été transportée et ébranlée par cette histoire qui nous rappelle combien la vie peut-être fragile et mouvementée. Nous ne naissons pas tous égaux, loin de là….

     

     


    2 commentaires
  • Titre : « Je ne cours plus qu’après mes rêves »
    Auteur : Bruno COMBES
    Genre : Roman
    Éditions : J’ai lu
    Année : 2019
    Nombre de pages : 380

    Quatrième de couverture :

    À dix-huit ans, Louane rêve de prendre le large. Mais lorsqu'elle échoue au bac, ses espoirs s'envolent. Jusqu'au jour où... Laurene, trente-neuf ans, mène une carrière brillante. Elle cherche le bonheur mais prend la fuite dès qu'il approche. Jusqu'au jour où... Louise, à la retraite, se retrouve veuve et seule pour la première fois de sa vie. Elle se dit que l'avenir n'a plus de cadeau à lui faire. Jusqu'au jour où... Trois femmes, trois générations, un point commun : elles ne veulent plus renoncer à leurs rêves. Et l'aventure qu'elles s'apprêtent à partager va les changer à jamais.

    Mes impressions :

    Trois femmes, trois générations, rien ne prédisposait à ce qu’elles se rencontrent et pourtant ….
    Louane 18 ans, Laurene 39 ans et Louise 77 ans, vont se côtoyer pendant quelques mois et chacune apprendra des autres. L’expérience, la sagesse, la fougue de chacune d’entre elles, vont les lier à jamais, et pour toujours… même la mort ne pourra les séparer affectivement.

    Louise commence à ressentir les premiers symptômes de la maladie d’Alzheimer, lorsque André son mari décède, elle est obligée d’en parler à ses enfants Marie et Paul, aux caractères et aux personnalités bien différents. Ils décident de la placer dans un établissement spécialisé, « Les roses pourpres »
    Les parents de Louise étaient des immigrés espagnols, venus en France pour le travail lorsqu’elle n’était encore qu’une enfant…..
    Louane vit encore avec ses parents, et Jules son petit frère de 7 ans…. Elle échoue au baccalauréat….ses parents, surtout son père qui envisageait pour elle des études dans la filière scientifique, est mécontent de ses résultats et de son attitude. Il avait placé de grands espoirs en elle. Quant à sa mère, elle est une femme plutôt effacée qui ne contredit pas les espérances de son mari.
    Pour punir sa fille, il fait jouer ses connaissances et la fait embaucher aux « Roses pourpres » pendant les deux mois d’été.
    Laurene est une femme qui travaille beaucoup. Elle est directrice des ressources humaines dans une entreprise pharmaceutique, elle aime le pouvoir et les avantages qu’il occasionne.
    Elle apprécie aussi les hommes et elle aime les dominer. Elle accumule les rencontres d’un soir, ou d’une semaine….
    Toutes les trois pour des raisons différentes, se retrouvent sur la route pour aller en Espagne…
    Louise, convainc Louane de l’amener dans son pays d’enfance afin d’y retrouver ses racines. Après de longues hésitations, Louane accepte et elles fuguent toutes les deux. En route, elles doivent réserver et louer une voiture, et c’est ainsi qu’elle rencontre Laurene qui après une période sombre et de remise en question professionnelle, a décidé de partir 3 semaines en vacances sous le soleil espagnol….

    C’est ainsi que les « 3 L » vont se découvrir, d’abord sur la longue route jusqu’à l’Espagne puis dans la bâtisse de Louise, qui se compose d’un moulin à huile et d’une maison attenante. Alvaro, ami de la famille, un jeune homme à qui le travail ne fait pas peur, remet en état l’établissement sous la demande de Louise.
    Elles vont apprendre à se connaître, s’apprécier et leur complicité ne tardera pas à les unir fortement et sincèrement.
    J’ai beaucoup aimé ce roman qui est une invitation au voyage mais surtout à celle de croire en nos rêves. 
    Ces trois personnages ont en commun un fort caractère, elles s’affirment dans l’adversité et se complètent.
    Elles sont solidaires, bienveillantes les unes envers les autres. 
    Ce roman nous donne donc l’énergie de croire en ce que nous espérons, il nous montre qu’il n’est jamais trop tard ou même trop tôt pour commencer une vie, celle dont nous rêvons ou encore pour terminer de façon digne celle qui nous a amené à être l’être humain que nous sommes.
    Il nous montre également que nos choix nous appartiennent et que rien ni personne ne doit nous imposer les leurs. Nous sommes des êtres libres. Libres d’aimer, d’être aimés, de donner, de partager, libres de choisir nos passions, nos envies.
    Ce roman parle de courage, d’amitié, d’amour, de dignité.
    Il m’a beaucoup touchée et émue, je suis quand même étonnée et agréablement surprise de voir qu’un homme parvient si bien à se mettre dans la peau de trois femmes pour décrire fort bien leurs troubles, leurs sentiments, leurs attentes, leurs espoirs. 

    J’ai apprécié également le premier paragraphe de chaque chapitre où sont écrites des notions de sagesse, et de philosophie….

    « Lorsque les souvenirs ne frapperont plus à notre porte, que restera t-il de cette vie passée ?
    Lorsque la nuit deviendra notre seule compagne, serons-nous condamnés à l’absence, au vide ?
    Lorsque les visages se feront transparents, garderons-nous une image à chérir ?
    Lorsque notre propre reflet s’estompera, qu’y aura t-il à sauver sinon le néant ? »

    « S’enfuir, larguer les amarres, ne pas se retourner.
    Courir, courir à en perdre haleine, à s’en brûler les poumons.
    Pousser la vie droit devant soi sans se poser de questions, ne rien attendre et n’avoir aucun regret.
    Allumer des feu d’artifice pour que l’espoir renaisse et voir le ciel s’embraser de milliers d’étoiles ».

    « Le hasard n’existe pas.
    Nous somme programmés pour rencontrer des êtres qui nous ressemblent et nous complètent.
    Cela prend parfois toute une vie, mais à force d’espérer, nous finissons toujours par nous donner rendez-vous sur le chemin de la liberté ».

    «  On devrait vider nos coeurs comme on vide une vieille malle .
    Se débarrasser des tristesses qui débordent, des regrets trop poussiéreux qui embrument nos lendemains. On devrait décorer nos coeurs de couleurs vives et chaudes, oublier le gris des années de pluie et accrocher un soleil au-dessus de nos portes.
    Chaque matin, poser notre main sur notre poitrine et sentir notre coeur battre, signe de vie et d’espoir…. »

    « L’existence est une suite d’épreuve. Certaines font avancer, et d’autres nous incitent à abandonner. Alors nous avons tendance à faire comme si…. Elles n’existaient pas.
    C’est une erreur, car nous ne pouvons changer que si nous apprenons de nos erreurs et de nos souffrances. Faire comme si…. Ne fait que retarder l’échéance »…

    Et bien d'autres....


    4 commentaires
  • Titre : « Cupidon a des ailes en carton ».
    Auteur : Raphaëlle GIORDANO
    Genre : Roman
    Éditions : Pocket
    Année : 2019
    Nombre de pages : 445

    Quatrième de couverture :

    Meredith aime Antoine depuis 5 ans. Elle voudrait tant être à la hauteur de leur histoire ! Or, comédienne en devenir, elle se sent comme une esquisse d'elle-même. Et vivre leurs sentiments un ton en dessous lui est insupportable. Germe alors l'idée de s'éloigner pour se trouver elle-même et mieux lui revenir.
    Elle profite de sa tournée avec son amie Rose pour entamer son " Love Tour ", et cheminer sur son amourability : améliorer sa capacité à aimer en transformant son rapport à soi, à l'autre, et au monde. Sur sa route, Meredith croisera de drôles de personnages qui la feront avancer. Ou reculer... Cupidon est facétieux. Mais heureusement, il a plus d'une f lèche dans son carquois !

    Mes impressions :

    Antoine travaille dans une station radio de France, il a réussi et trouvé sa place dans le milieu, il est donc une personne reconnue et passionnée par son travail. Meredith est comédienne depuis quelque temps mais elle n’a pas obtenu le succès escompté. Elle est pour l’heure une comédienne « en repos ».
    Alors qu’ils sont très amoureux, Meredith, lui dit qu’elle veut se séparer pendant 6 mois, le temps de se trouver, afin qu’elle puisse être pleinement et définitivement amoureuse.
    Elle envisage d’explorer ses idées existentielles. Parce qu’elle veut vivre une histoire d’amour authentique, et qui dure avec Antoine, il réalise qu’il est important d’aimer l’autre dans ses différences et pour en être capable, elle doit d’abord faire en sorte de se sentir bien avec elle-même, d’où sa décision de quitter Antoine pour un temps et d’aller vers sa quête du bonheur seule, tester sa capacité d’aimer : « amourability » pour ensuite revenir vers Antoine afin d être heureux à deux.
    Rosa a 35 ans, elle est martiniquaise, c’est la plus grande amie de Meredith. Elle est maman célibataire d’une petite fille de 5 ans, Kesia. Elle est intermittente de spectacle.
    La famille de Meredith est hostile à ses projets d’artiste, pourtant elle a persisté dans cette voie, et avec Rose, elles ont monté un spectacle… elles sont amenées à jouer devant un public, pendant quelques semaines… elles iront donc à Lille, puis à Londres, puis retour à Paris… Son rêve professionnel est d’écrire un one-man show.
    Les mois passent, elle fait plusieurs rencontres qu’ils vont l’amener à devenir qui elle veut, c’est-à -dire une personne sereine, apaisée.
    Quand l’heure du bilan sonne, elle convoque les hommes qu’elle a rencontrés et qui ont eu un rôle dans sa vie sentimentale. Julien, l’amour de ses 20 ans, Cyril dont la jalousie a détruit leur couple, Zach et Nicolas, des jumeaux avec lesquels elle a été très proche.. Plus récemment elle a rencontré Jean-Claude un gardien de parc, qui est aussi un gardien des âmes en détresse. C’est un bienfaiteur de l’humanité, puis elle rencontrera Nick, un ami d’Antoine qui leur fera visiter la ville de Londres, puis Laurent le collectionneur de béguins. Des personnages tous singuliers qui vont lui apprendre à penser l’amour différemment et surtout à construire sa propre idée de l’amour parfait.

    C’est un roman à trois voix, à tour de rôle, Meredith, Antoine et Rose se racontent. Parlent de leur rêve, de leur projet, de ce qu’ils ressentent. Nous livrent leurs sentiments.
    Meredith doit descendre dans la grotte de ses souvenirs dans les souterrains, de son inconscient pour comprendre l’origine de ses peurs, de son peu d’estime d’elle-même, pour cela elle va se concentrer sur ses peurs, ses complexes, ses croyances. Elle fait une déduction psychanalytique, de ses réactions adultes, conséquences des vestiges du passé de son enfance.
    Meredith, avec ses conseils, joue un peu le rôle de coach amoureux avec ses lecteurs, coach de vie, coach en relation sentimentale, développement personnel, technique relationnelle, elle nous enseigne alors qu’avant de pouvoir accorder du temps et de l’écoute à l’autre il est important d’apprendre à s’en accorder à soi-même et s’offrir avant tout, l’attention qu’on mérite.
    Elle va faire un travail sur elle-même , qui consiste à se poser des questions sur la relation amoureuse…., elle s’aperçoit qu’il est donc essentiel dans un premier temps de s’interroger sur soi-même, pour découvrir qui l’on est . Que cherche-t-on ? Car la frontière est mince entre amour vrai et dépendance affective. Tout cela implique de faire un travail qui inclut de s’interroger sur la nature de nos pensées, faire le point sur notre rapport à nous-même, puis sur le rapport à l’autre et enfin sur le rapport au monde.
    Sa quête personnelle du bonheur et de l’amour commence par l’amour de soi.
    Tout au long du roman, il y a des éventements, qui causent des remise en question, des contradictions, des incertitudes mais Meredith avance….
    À la fin du roman, trente pages sont dédiées à la pratique du Love Organizer. L’auteur décrit en la résumant une méthode pour mener à bien et réussir une relation amoureuse. La clé du départ et d’apprendre à se connaître soi-même et à s’aimer.
    Il me semble que cette méthode est assez fastidieuse, mais il est vrai que l’auteur amène de vraies questions sur la recherche de son propre bonheur, sur les relations en général, sur sa capacité à être bien avec soi-même.
    Les conseils sont sages tout en étant pertinents. Ce roman est un vrai livre de développement personnel, je défie les lecteurs de mettre en pratique les conseils donnés…
    Ce roman allie donc plusieurs genres. Il est très bien écrit avec souvent des passages amusants, des réflexions remplies d’humour, des scènes parfois cocasses…. Et puis parfois Meredith n’est pas tendre avec elle-même…. c’est ce qui la rend attachante.
    J’avoue être un peu déçue par ce roman, car l’idée de départ est assez absurde.
    On ne quitte pas une personne pour tester la quantité d’amour qu’on lui accorde et encore moins pour savoir si on est prêt à vivre une relation….
    Personne ne sait combien dure l’amour, tellement de paramètres entrent en jeux !!! et ne dépendent pas exclusivement de nous.
    Pas sûr qu’une fois que Meredith aura fini sa quête, sa relation avec Antoine durera toute leur vie, car dans un couple nous sommes deux et nous ne pouvons pas maîtriser, ni contrôler les sentiments de l’autre.
    Je trouve son attitude un peu égoïste et de plus elle fait souffrir Antoine, qui lui est fortement accroché et amoureux d’elle. Et puis je la trouve un peu prétentieuse en étant quasiment convaincue qu’Antoine l’attendra des années…..
    Je pense que l’amour se vit, ne se calcule pas. Il s’improvise, et rien n’est figé ! Il peut durer, des jours, des mois, des années, comme il peut s’éteindre très rapidement. C’est une « science » qui ne se raisonne pas, ni ne se calcule mais, qui se vit.
    Vous l’aurez compris, je suis mitigée quant à l’idée de départ de ce roman.
    Somme toute, ce roman reste très intéressant notamment pour les conseils qu’ils divulguent et dans la façon qu’a Meredith de penser les relations. 

    Dans un genre d’épilogue, l’auteure récapitule les idées données tout au long du livre. Elle nous donne la marche à suivre pour faire le cahier d’organisation, au travers de sa méthode, elle nous incite à faire des efforts pour être heureux.
    Tout d’abord, il est important chaque jour de trouver trois occasions de vivre des petits bonheurs, en se concentrant sur les sensations de plaisir que cela occasionne.
    Puis apprendre à s’aimer soi-même, en s’arrêtant de se culpabiliser, en se donnant de la douceur, de la bienveillance, de la tendresse. Prendre soin de con corps physique et psychique.
    Puis veiller à ce que nos besoins soient satisfaits, afin d’être dans une énergie positive. Prendre soin de son mental, autant que de son physique. Identifier ce qui nous fait du bien.
    En ce qui concerne la « faim affective ». Découvrir et identifier nos failles et nos dysfonctionnements liés à l’enfance, nous aidera à apprendre à aimer vraiment l’autre, et ne pas être dans la dépendance affective. Et ensuite imaginer des solutions créatives qui pourraient venir apaiser et combler les parties de nous en demande.
    Le but étant de devenir son meilleur allié et faire la paix avec soi-même.
    C’est-à-dire de refaire un tour dans le passé, travailler sur nos blessures, penser à la personne que nous étions, et lui apporter la considération qu’elle mérite, sincère et authentique qu’elle mérite.
    Puis elle nous incite à faire l’inventaire de nos peurs, celles qui nous empêchent d’avancer, puis se libérer de nos croyances, commendes idées reçues, à tordre le cou à nos croyances limitantes, puis se défaire de nos complexes, nos défauts, physiques ou intellectuels.
    Il est important également de se créer un havre de paix, à l’intérieur de nous, que nous aménagerons. Un espace intérieur où nous pourrions nous y réfugier afin de retrouver calme et sérénité si besoin. Imaginer ce lieu enchanteur par la méditation, la respiration.
    Il est gratifiant également de se challenger. De relever de petits défis, notez les succès dans un petit carnet et les relire pour transformer l’image positive que l’on a de soi-même.
    Dans un second temps, se concentrer sur le rapport à l’autre. Dans une relation amoureuse, la clef est de mieux comprendre l’altérité. Chacun a sa propre personnalité et un mode de fonctionnement de perception et de communication qui lui est propre. L’autre a ses besoins spécifiques et il est différent de nous.
    Il est essentiel de faire un travail sur la communication, et surtout de trouver la frontière juste entre « partager », et « contaminer » l’autre avec nos humeurs. Trouver une activité physique, extérieure pour décompresser, est un très bon palliatif !
    De plus l’autre n’est pas là pour combler nos manques, il n’a pas à encaisser notre mauvaise humeur, il n’est pas non plus notre propriété, il ne nous appartient pas.
    Il est important d’aimer à la bonne distance. Et ne pas être dans la posture « attentiste » qui comblerait nos attentes.
    Accorder à l’autre, de l’attention, l’écouter avant de répondre, se mettre en empathie avec ses émotions et ses ressentis. Créer des moments suspendus, que l’on partage avec l’autre, et pendant lesquels nous nous sentons « hors du temps »…
    Dans la relation intime, prendre la voie de l’authenticité, et de la sincérité. Pratiquer la juste mesure entre l’art de donner et de recevoir.
    Pour que la communication soit efficace et apaisée, il est primordial également d’exprimer les petites choses qui nous dérangent au quotidien, en respectant le territoire de chacun, parler sans violence, en respectant le temps de parole de chacun, être dans une écoute empathique, sincère, réceptive, étudier, comprendre les arguments et le point de vue de l’autre.
    Voilà un bref résumé qui pourrait vous donner envie de lire des explications plus claires et plus complètes de la méthode qui est certes une très bonne méthode.

    Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n'en as qu'une. 


    4 commentaires
  • Titre : « Tu comprendras quand tu seras plus grande »
    Auteure : Virginie GRIMALDI
    Genre : Roman
    Éditions : Le livre de poche
    Année : 2016
    Nombre de pages : 477

    Quatrième de couverture :

    Quand Julia débarque comme psychologue à la maison de retraite Les Tamaris, à Biarritz, elle ne croit pas plus au bonheur qu’à la petite souris. Pire, une fois sur place, elle se souvient qu’elle ne déborde pas d’affection pour les personnes âgées. Et dire qu’elle a tout plaqué pour se sauver, dans tous les sens du terme.
    Au fil des jours, Julia découvre que les pensionnaires ont bien des choses à lui apprendre. Difficile pourtant d’imaginer qu’on puisse reprendre goût à la vie entre des papys farceurs, des mamies fantaisistes et des collègues au cœur brisé… Et si elle n’avait pas atterri là par hasard ? Et si l’amour se cachait là où on ne l’attend pas ?
    C’est l’histoire de chemins qui se croisent : les chemins de ceux qui ont une vie à raconter et de ceux qui ont une vie à construire.
    C’est une histoire d’amour(s), une histoire de résilience, une ode au bonheur.
    « Un humour décapant, des personnages attachants et une profonde humanité.
    En le refermant, on n’a qu’une envie : se délecter des petits bonheurs qu’offre la vie. »

    Mes impressions :

    Julia trente-deux ans, a quitté Marc, son petit ami, elle se sentait trop à l’étroit dans cette relation et surtout elle a compris que cet homme n’était pas exactement celui qu’elle attendait. Il est plutôt égoïste et indifférent à la souffrance qu’elle vit depuis la mort de son papa et l’AVC de Maminou, sa grand-mère tant aimée ! Elle quitte donc Paris presque sur un coup de tête et vient s’installer près de Biarritz là où vit sa mère… mais elle taira sa venue à ses proches, le temps de se retrouver et de se reconstruire…. Sa sœur Carole alors ne comprend pas son choix et les raisons de cacher sa présence.
    Elle a accepté de remplacer la psychologue de la Maison de retraite « les Tamaris » pendant la période de son congé maternité. Le temps de son contrat, elle vivra dans un studio attenant à l’établissement.
    Dès le premier jour, elle se demande ce qui l’a motivé à venir se perdre à Biarritz et surtout pour travailler dans une maison de retraite, alors que la vieillesse, l’angoisse un peu.
    Elle rencontre Anne-Marie la directrice, Isabelle la chargée d’accueil, bien sympathique, nature et puis Marine, l’aide-soignante, Jean Paul le médecin coordinateur, Greg l’animateur, Moussa l’infirmier etc. et fait la connaissance des premiers résidents, Lucienne, qui attend son fils sur un banc, Léon le grincheux, accro à son smartphone, Maryline miss mamie 2004, Louise qui souhaite organiser une fête pour les 60 ans de son fils, Gustave, veuf, son fils mort dans un accident de la route et sa fille l’a pratiquement oublié…..et bien d’autres….
    Peu à peu elle va s’attacher à ces pensionnaires qui ne sont pas si grabataires, ni éteints, qu’elle le pensait. Elle passe du temps et s’entretient avec eux, dans le but de savoir s’ils vivent bien leur placement…. Presque tous les pensionnaires l’acceptent avec ferveur, sauf peut-être l’irréductible Léon, homme assez désagréable.
    Au fil des jours, elle va tisser de vrais liens avec eux, et bien souvent elle se rend compte qu’ils l’aident à supporter les blessures de sa propre vie à coups de discours et de pensées philosophiques.
    Julia finira par comprendre que la peur qui lui taraude le ventre, pourra s’estomper en apprenant à faire confiance en la vie et en les autres. 

    C’est un livre magique, qui nous donne du pep’s ! Il nous fait voir la vieillesse comme une chance plutôt que comme une triste fatalité inéluctable !
    Ce roman est truffé de bons sentiments mais aussi de très beaux passages qui parlent de la vie, de sa beauté, et des relations inévitables…. Certains extraits sont de véritables leçons de vie.
    Le caractère souvent jovial, enjoué de Julia nous fait chaud au cœur. Bien sûr elle a des moments de blues, de doutes, et de déprime mais ils sont vite oubliés par ses collègues tous très sympathiques et humains !
    Ce livre est quelque part didactique, il nous interpelle, nous fait réfléchir, nous enthousiasme avec quelques belles pensées !
    Quel plaisir et quel bonheur de lire les répliques de Julia, souvent ironiques mais tellement agréables ! Un condensé d’humour qui nous fait voir l’hiver de nos vies comme un beau moment de partage et d’échanges….
    Tous les personnages éclectiques ont leur caractère, leur personnalité, et c’est aussi cela qui j’ai aimé. Ils sont représentatifs d’une génération que beaucoup qualifient d’ennuyeuse mais ce n’est pas le cas ! Chacun à force d’expériences nous donne des leçons de vie, nous enseigne sur ce qu’est le réel courage, la détermination, l’amitié et même l’amour !
    J’ai souvent été prise par l’émotion, je suis passée du rire aux larmes, puis à la compassion.
    De nombreuses situations cocasses, incongrues, inattendues, nous donnent du baume au coeur parce qu’il y a dans ce lieu clos, des pensionnaires fantaisistes qui profitent de ce que la vie leur donne aujourd’hui sans plus penser à demain ! 

    Ce livre est rempli de pensées positives dans le récit même ; des maximes de grands penseurs, viennent également agrémenter le début de chapitres.
    Ce roman est fort touchant, émouvant ! La fin comporte un très bon rebondissement sans précédent !

    Ce livre est un remède à la nostalgie, à la déprime, face souvent à la crainte de la vieillesse et la perte des souvenirs….

    Je vous le conseille vivement si vous voulez retrouver le sourire et pour passer un bel été !

    Il est grand temps de rallumer les étoiles
    Le parfum du bonheur est plus fort sous la pluie.


    4 commentaires
  • Titre : « Cinq jours »
    Auteur : Douglas KENNEDY
    Genre : Roman
    Éditions : Belfond
    Année : 2013
    Nombre de pages : 364

    Quatrième de couverture :

    Laura et Richard
    Deux inconnus à un tournant de leur existence
    Deux êtres, l’un et l’autre enfermé dans son couple
    Un homme, une femme
    Une rencontre, l’espoir qui renaît
    Mais sommes-nous libres de choisir le bonheur ?

    Cinq jours, l’histoire d’une passion.
    Le roman le plus bouleversant de Douglas Kennedy.

    Mes impressions :

    Voici un roman qui m’a énormément touchée, qui m’a même bouleversée.
    Une femme est confrontée à la lâcheté brutale d’un homme alors qu’elle est fragilisée à la fois par un mariage qui s’étiole et d’autre part parce qu’elle prend conscience qu’elle ne n’a jamais aimé son mari passionnément et que depuis des années elle joue un rôle de composition dans sa propre vie.

    Laura 42 ans, est technicienne en imagerie médicale. Elle est une femme appréciée de ses supérieurs, son professionnalisme est remarquable. Souvent elle est confrontée à des diagnostics, sombres et donc à des patients potentiellement gravement malades, porteur d’une nouvelle terrifiante.
    Dan son mari est au chômage depuis 18 mois, ils sont mariés depuis 23 ans, ensemble, ils ont eu deux enfants, Ben aujourd’hui 18 ans dans les arts visuels. C’est un artiste, dépressif qui tente de se remettre d’une rupture amoureuse Sally 17 ans se prépare à entrer à l’université ; elle est spontanée, pleine d’assurance alors que Ben lui est créatif et renfermé. Tous les deux, savent qu’ils peuvent compter sur leur mère, jour et nuit.
    Dan est un homme assez lâche, faible qui boit trop. Il juge sévèrement son fils comme étant « bizarre »
    Richard Copeland la cinquantaine est lui aussi en détresse psychologique et familiale. Sa femme et lui sont de plus en plus distants. Il se considère comme un imposteur dans sa propre vie bridé par un père qui lui a imposé ses choix de vie, d’études et de profession. Il est confronté également à de grandes difficultés , son fils pourtant très intelligent est devenu très instable psychologiquement.
    Laura et Richard se rencontrent alors qu’ils passent un week-end à Boston, loin de leurs domiciles respectifs. Laura pour assister à plusieurs sites de conférences médicales et Richard pour honorer des rendez-vous avec des clients dans le cadre de son métier, agent d’assurance.
    Ils se croisent dans le hall de l’hôtel où ils vont séjourner, ils échangent quelques mots, puis se retrouvent fortuitement le lendemain en fin de journée dans une salle de cinéma. Au fil des heures, et pendant cinq jours, ils vont discuter, se confier, bref se découvrir. Ainsi ils s’aperçoivent qu’ils sont faits l’un pour l’autre…
    Ils sont chacun des deux intéressés par l’intelligence de l’autre, sa capacité à argumenter. Tous les deux sont fascinés par les mots, la sémantique, ils ont les mêmes centres d’intérêt. De leurs conversations, née une complicité passionnée
    Seulement cette histoire va être aussi enflammée qu’éphémère, puisqu’ils sont mariés chacun de leur côté.
    Entre ces deux êtres isolés , naît une passion soudaine, fulgurante, et sans précédent, saura-t-elle les aider à prendre les bonnes décisions pour être plus heureux ? n’est-elle pas trop belle pour être vraie ? Une autre vie serait-elle possible ?

    Est-ce que le bonheur peut faire peur ? Est-ce que la peur du changement, de renouveau peut faire tout basculer ? Prendre des risques peut-être salvateur….ou alors source de culpabilité.
    Cette brève aventure bien que destructrice à court terme va être pour Laura, révélatrice de son quotidien sombre auprès de son mari indifférent. Elle aura des conséquences déterminantes, ce sera le point de départ d’une nouvelle vie….Cinq jours loin des siens vont être décisifs pour Laura et son avenir. Les évènements de ces cinq jours vont être le point de départ d’une tournure décisive pour sa vie future.

    C’est un roman tendre, et douloureux qui nous interroge sur nos choix de vie, sur la solitude que peuvent ressentir des couples pourtant mariés. Il est une réflexion sur l’abnégation et l’amour filial, la mort, le mariage , sur les choix que des hommes et des femmes s’imposent au lieu de faire des choix consentis. 

    C’est une histoire qui met en scène une famille presque normale, voire banale , contemporaine, nous pouvons nous y identifier.

    Je vous laisse découvrir ce magnifique roman, écrit avec justesse, sobriété, délicatesse, humilité et passion. L’écriture l’écriture est sobre, pure, sentimentalement représentative d’un amour presque impossible …. le presque fera toute la différence.


    Une relation dangereuse
    Cul-de-sac
    Rien ne va plus
    Quitter le monde
    La femme du Vème
    L'homme qui voulait vivre sa vie

     


    2 commentaires
  • Titre : « L’enfant qui mesurait le monde »
    Auteur : Metin ARDITI
    Genre : Roman
    Éditions : Grasset
    Année : 2016
    Nombre de pages : 293

    Quatrième de couverture :

    À Kalamaki, île grecque dévastée par la crise, trois personnages vivent l'un près de l'autre, chacun perdu au fond de sa solitude.
    Le petit Yannis, muré dans son silence, mesure mille choses, compare les chiffres à ceux de la veille et calcule l'ordre du monde. Maraki, sa mère, se lève aux aurores et gagne sa vie en pêchant à la palangre. Eliot, architecte retraité qui a perdu sa fille, poursuit l'étude qu'elle avait entreprise, parcourt la Grèce à la recherche du Nombre d'Or, raconte à Yannis les grands mythes de l'Antiquité, la vie des dieux, leurs passions et leurs forfaits...
    Un projet d'hôtel va mettre la population en émoi. Ne vaudrait-il pas mieux construire une école, sorte de phalanstère qui réunirait de brillants sujets et les préparerait à diriger le monde ?
    Alors que l'île s'interroge, d'autres rapports se dessinent entre ces trois personnages, grâce à l'amitié bouleversante qui s'installe entre l'enfant autiste et l'homme vieillissant.

    Mes impressions :

    Dès le premier chapitre, nous faisons la connaissance de Yannis, et de sa mère Maraki. Elle lui apprend à nager. Nous sommes sur les îles Grecques, Yannis est autiste, sa mère est remplie d’amour pour lui. Dans le même chapitre, nous rencontrons Éliot, 60 ans, il vivait à New-York. Il y a 12 ans les autorités le contactent pour lui dire que sa fille Evridiki est décédée. Il part l’enterrer en Grèce, là où elle travaillait. Elle était architecte comme son père et s’intéressait à la création d’une école philosophique. Elle envisageait la réalisation d’un amphithéâtre. Une fois en Grèce, il se penche sur le nombre d’or, ce nombre qui est la clé de l’art antique et de sa magie, ce nombre dont se servent les architectes pour construire avec harmonie et sécurité… Éliot,décide de rester en Grèce pour continuer de travailler sur le projet de sa fille qui étudiait les vestiges des théâtres.
    De nos jours, Yannis et sa mère séparée d’Andréas le père de Yannis et maire de la ville, se démène pour que son fils ne manque de rien.
    Le père de Maraki vient de mourir, c’est lui qui prenait soin de Yannis, lorsqu’elle part en mer, pêcher, c’est son métier….
    Kosmas le prêtre de la ville demande à Éliot d’emménager dans la maison d’à côté de celle de Maraki et de s’occuper de Yannis la nuit lorsqu’elle est en mer. Il accepte et fait donc la rencontre avec cette famille peu ordinaire.
    Maraki a des difficultés relationnelles avec son enfant compte tenu de sa maladie. Il refuse les contacts physiques, pique des colères dès que l’angoisse se fait ressentir. Il est autiste mais à force de courage, de volonté, de compréhension et de douceur, Éliot va parvenir lentement à l’apprivoiser.
    Yannis ressent les émotions des autres c’est pourquoi il met en place des rituels qui le rassurent, ils comptent les clients du bar, l’arrivée des bateaux, la pêche du jour en kilos… Éliot lui apprendra à faire des pliages pour tenter de lui faire maîtriser les situations qu’ils ne contrôlent pas…et va même jusqu’à envisager de lui apprendre à lire et écrire.
    Cet enfant est aimé et apprécié des habitants de la ville au point qu’ils vivent à son rythme.
    C’est alors qu’un projet d’implantation d’un grand hôtel luxueux Le Péricles Palace, est envisagé par la Mairie, ce serait l’opportunité pour l’île de faire venir des touristes, et de relancer l’économie vacillante….
    Qu’adviendra-t-il ? Que vont décider ceux qui sont à la tête de la ville ? Faut-il privilégier le rendement en attirant des vacanciers étrangers riches ou bien continuer de protéger et conserver la beauté de cette réserve sauvage, la beauté de cette île, sa culture  ? 

    Ce roman m’a dépaysée, il m’a permis de voyager, de voir une autre culture, et de me faire découvrir quelques affres historiques sur la Grèce. J’ai beaucoup appris sur l’Asie Mineure notamment sur les Grecs d’Istanbul chassés d’Asie Mineure, mais aussi sur la dictature des colonels.
    J’y ai trouvé également de nombreuses références instructives à la mythologie Grecque Antique.
    Pourquoi j’ai aimé cette histoire ? Encore trop souvent de nos jours, il y a de l’incompréhension, et du rejet face aux personnes différentes. Yannis compte pour se rassurer, pour se tenir loin du chaos du monde, il est enfermé dans le sien et pourtant nous allons découvrir que les deux mondes se côtoient étroitement.
    Les personnages sont attachants, Éliot et Maraki sont tout en tendresse et affection pour Yannis.
    Son père Andreas ne vit plus avec eux mais nous sentons qu’il reste présent et à aucun moment l’auteur ne pose un regard péjoratif sur les personnages. Il reste neutre.
    Il y a dans ce roman, une vraie histoire d’affection, d’amitié, d’amour, mais aussi de politique, d’instruction, de culture.
    Il y a sous couvert d’une lutte politique, des enjeux familiaux et des conflits d’intérêts. Cette histoire est un symbole, celui du lien et surtout de la rencontre entre des entités distinctes qui sont opposées et éloignées.
    C’est une histoire, remplie de tendresse, d’humilité, d’humanité, elle est respectueuse des gens et des lieux.
    Yannis est touchant. Malgré sa singularité il est accepté de tous, c’est une belle leçon de courage et de tolérance.
    La complicité qu’il noue avec Éliot est troublante et émouvante, parce que ce dernier, constate que Yannis est doté d’une grande intelligence. Il montre un intérêt certain aux principaux mythes et dieux grecs qu’Éliot lui raconte.
    Des personnages secondaires, sont tous très intéressants comme le prête, Grigoris le cafetier, la journaliste etc.
    Nous sommes confrontés également à la politique. Les comptes falsifiés, les dessous-de-table etc...mais toujours avec un regard juste et clairvoyant.

    L’auteur aborde avec finesse la rencontre de plusieurs êtres en souffrance, les chapitres bien différenciés nous content chacun une histoire.
    L’auteur aborde l’autisme avec délicatesse, avec une belle écriture, fluide et sobre. 


    4 commentaires
  • Titre : « La dernière des Stanfield »
    Auteur : Marc LEVY
    Genre : Roman
    Éditions : Robert Laffont
    Année : 2017
    Nombre de pages : 464

    Quatrième de couverture :

    Ma vie a changé un matin alors que j'ouvrais mon courrier. Une lettre anonyme m'apprenait que ma mère avait commis un crime trente-cinq ans plus tôt. L'auteur de cette lettre me donnait rendez-vous dans un bar de pêcheurs sur le port de Baltimore et m'ordonnait de ne parler de cette histoire à personne. J'avais enterré Maman à Londres au début du printemps ; l'été s'achevait et j'étais encore loin d'avoir fait mon deuil. Qu'auriez-vous fait à ma place ? Probablement la même erreur que moi. Eleanor Rigby est journaliste au magazine National Geographic, elle vit à Londres. Un matin, en rentrant de voyage, elle reçoit une lettre anonyme lui apprenant que sa mère a eu un passé criminel. George Harrison est ébéniste, il vit dans les Cantons-de-l'Est au Québec. Un matin, il reçoit une lettre anonyme accusant sa mère des mêmes faits. Eleanor Rigby et George Harrison ne se connaissent pas. L'auteur des lettres leur donne à chacun rendez-vous dans un bar de pêcheurs sur le port de Baltimore. Quel est le lien qui les unit ? Quel crime leurs mères ont-elles commis ? Qui est le corbeau et quelles sont ses intentions ? Au coeur d'un mystère qui hante trois générations, La Dernière des Stanfield nous entraîne de la France occupée à l'été 44, à Baltimore dans la liberté des années 80, jusqu'à Londres et Montréal de nos jours.

    Mes impressions :

    La quatrième de couverture, annonce remarquablement quel va être la teneur et le rythme de ce roman. C’est pour cette raison que je n’en dirais pas davantage sur l’histoire puisque le résumé est assez dense.
    Eleanor est issue d’une famille dysfonctionnelle, son frère jumeau Michel après des années d’études en physique chimie, travaille désormais dans une bibliothèque. Il est considéré comme spécial ou asperger. Leur sœur Maggie, est une jeune femme au caractère bien trempé, leur mère est décédée il y a un an. Quant à leur père Ray, il connaît la personnalité de ses enfants. Ce qu’il a vécu avec sa femme tient encore une grande place dans sa vie, elle lui manque.
    Eleanor, reçoit un courrier, lui spécifiant qu’elle est à la tête d’une fortune considérable.

    De son côté George Harrison un ébéniste installé au Québec reçoit sensiblement la même lettre...
    Nous naviguons tout au long des pages entre trois époques, la période d’occupation de la Seconde Guerre mondiale, dans les années 40, dans laquelle nous apprenons le passé d’Hanna la mère de Sally- Anne, puis, le début des années 1980 où nous voyons évoluer Sally – Anne et May, deux amies qui ont pour but de se battre pour des causes nobles comme l’injustice. Pour se faire entendre elles envisagent de créer un journal d’investigation qui ne connaîtrait aucune censure, dans lequel toutes les vérités seraient dites sans a priori, sans prise de position, de couleur de peau, de religion, dans un souci d’égalité et la troisième époque est celle des années 2000, celle où Eleanor et George Harrison partent à la recherche de leurs passés respectifs.
    Hanna Stanfield travaillait dans une banque…. Alors sa fille lui demande de lui octroyer un prêt pour la création de ce journal, cependant Hanna, a des griefs contre Sally-Anne, enfant rebelle qui dénote au sein d’une famille posée et bien rangée.
    Au fil des pages, les personnages sont confrontés à des non-dits, des secrets de famille et nous les découvrons peu à peu au travers du périple qu’entreprennent Eleanor et George Harrison.
    Lui décide de partir à la recherche de ce père qu’il ne connaît pas….elle, souhaite en connaître davantage sur sa mère.
    Dans ce roman il y a donc un fil conducteur, une même histoire pour trois époques différentes, trois générations.
    Nous passons régulièrement des années 40, pendant l’occupation, aux années 80, celles de la liberté , en passant par Londres jusqu’à Montréal.
    J’ai trouvé que le nombre de personnages bien que nécessaires à l’histoire est assez dense.
    Nous les découvrons issue d’une même famille et des mêmes amis.
    Certains ont une passion pour l’art et la peinture. 

    Á Baltimore, Eleanor et George Harisson découvrent dans un bar une photo de leurs mères côte à côte, Sally-Anne et May.
    Quel est le lien qui les unit, quel crime ont-elles commis et pourquoi ? Qui est l’auteur des lettres qu’ils ont reçues ?
    J’ai trouvé que le début est assez lent, j’ai eu du mal à entrer dans le récit mais une fois que j’ai compris que ce roman serait un puzzle a assemblé, j’ai pris plaisir à découvrir les tenants et les aboutissants et les enjeux de cette famille.
    Comme toujours le style de Marc Lévy nous entraîne dans une histoire captivante, avec de nombreux détours, des situations riches de sens.
    Eleanor et George Harrison retrouveront-ils le fil du passé ?
    Que va leur apporter ce voyage vers leur origine ?
    Nous nous attachons à eux, pour des raisons évidentes d’humanité et d’humilité vis-à-vis de leur famille mais également parce que leurs sentiments vis à vis de leurs père et mère restent émouvants.
    Le dénouement peu crédible me parait assez étonnant. 

    Le mélange des genres est une réussite : c’est à la fois une saga familiale où des artistes peintres prennent place, mais aussi, un récit historique romancé et une enquête policière qui nous transporte entre Londres, Montréal….pour le plaisir des plus grands amateurs de Levy !

    Je vous laisse découvrir ce roman assez haletant, où les sentiments et les actions se complètement à merveille.

    Et si c'était vrai
    Le premier jour
    La première nuit
    Le voleur d'ombres
    L'étrange voyage de Monsieur Daldry
    Sept jours pour une éternité 1ère partie BD
    Sept jours pour une éternité 2ème Partie BD
    Si c'était à refaire 
    Un sentiment plus fort que la peur
    L'horizon à l'envers
    Une autre idée du bonheur
    La dernière des Stanfield
    C'est arrivé la nuit
    Ghost in love

     


    2 commentaires
  • Titre : « L’héritage du sang »
    Auteure : Kitty SEWELL
    Genre : Roman
    Éditions : France Loisirs
    Année : 2009
    Nombre de pages : 604

    Résumé :

    Pour survivre à la mort tragique de son mari, Madeleine, a fui le cadre idyllique de la Floride et s'est installée comme psychothérapeute dans la grise Angleterre. Alors qu'elle commence à reprendre sa vie en main, l'arrivée d'une nouvelle patiente, Rachel, fait voler en éclats son fragile équilibre. Car Rachel, qui cherche désespérément à rompre avec un compagnon violent qui menace la vie de son enfant, fait résonner dans le cœur de Madeleine, son plus noir secret. Entre familiarité et hostilité, la relation de plus en plus complexe qui se noue entre les deux femmes va déboucher sur une succession d’événements terrifiants qu'aucune d'elles n'aurait pu prévoir ni ne peut contrôler. Et au cœur de cette tourmente, se trouve le destin d'un petit garçon …

    Mes impressions :

    L’histoire commence sur un bateau au Sud des États-Unis à Houseboat how, Forrest et Madeleine filent le parfait amour, mais une violente tempête vient briser ce bonheur. Madeleine se sent responsable.
    Aujourd’hui âgée de 43 ans, huit ans après la mort de son mari, elle est psychothérapeute, artiste peintre et visiteuse de prisons.
    Elle rend visite régulièrement à Edmund, un tueur en série, dans un quartier isolé, cet homme fait froid dans le dos mais Madeleine arrive à gérer la mentalité de cet homme psychologiquement perturbé.
    Depuis un an qu’elle converse avec lui, il est devenu un « ami ». Cet homme, tout de même, l’intrigue comme s’il arrivait à lire en elle.
    Il se confie à Madeleine et lui parle de la cruauté que sa mère lui a faite subir alors qu’il était enfant.
    Madeleine entretient une relation avec Gordon, un homme de 36 ans il est plus jeune qu’elle. Quand elle découvre qu’il est un homme volage et quelque peu infidèle, elle décide de le quitter.
    Le meilleur ami et confident de Madeleine se nomme Johnny, c’est un thérapeute et il est également son associé, ils partagent leur cabinet.
    La mère de Madeleine Rosario, est une femme malade psychologiquement, elle est internée.
    Le père Neuville est un artiste, père et fille partagent la même passion pour les fourmis et se plaisent à les peindre. Après avoir quitté Rosario Neuville s’est mis en couple avec Élisabeth, une femme que Madeleine apprécie.

    Un jour, une certaine Rachel Lockeart, vient voir Madeleine en consultation, cette jeune femme la déstabilise, elle lui explique son histoire. Elle est en couple avec un proxénète Russe-Ukrainien et elle a un enfant de 7 ans, Sasha, elle est à la fois attirée et rebutée par cet homme violent ; elle souhaite s’en défaire puisqu’elle sent que cette relation nuit à l’équilibre de son fils.
    C’est un homme brutal, toxique, sans scrupule.

    Rachel et Madeleine se rapprochent… Madeleine a des soupçons sur la vraie identité de Rachel, les événements du passé resurgissent et mettent Madeleine dans une totale confusion.
    Les deux femmes finissent par se soutenir, par envisager une situation complexe et risquée pour se sauver respectivement, mutuellement et pour sauver Sasha. 

    Dans ce roman, la psychologie des personnages est assez dense. Nous naviguons au sein de personnalités complexes. J’ai eu parfois du mal à lire certaines scènes dégradantes faites de violences mais je dois avouer que l’auteure sait tenir en haleine ses lecteurs. Ses mots sont percutants, les situations qu’elle décrit son quand même assez tortueuses.
    Ce qui m’a déstabilisé est le changement régulier de période, de personnages et d’histoire tout au long du roman dans un même chapitre.
    Son récit est donc un mélange de passé et de présent, qui est quand même déroutant et n’aide pas forcément à la fluidité de la lecture.
    La vie et des personnages principaux et secondaires s’entremêlent, des liens se créent dans le présent sous l’effet du passé… chacun subit les aléas de la vie des uns et des autres.
    Dans les 100 dernières pages du roman, tout s’accélère. Le passé resurgit de façon brutale.
    La violence qui s’invite dans ce roman, d’une histoire familiale hors du commun, m’a bien souvent perturbée.
    C’est une histoire qui parle de liens du sang, d’histoire de famille et d’amour maternel.
    Il est aussi question d’amitié et de relations humaines. Les émotions de Madeleine et des personnages sont particulièrement présentes tout au long du roman et le rendent émouvant par certains aspects.
    Un roman assez difficile pour moi à la lecture, mais qui reste toutefois un bon thriller.

    Fleur de glace

     


    2 commentaires
  • Titre : « Le bonheur n’a pas de rides »
    Auteure : Anne-Gaëlle HUON
    Genre : roman
    Éditions : Le livre de poche
    Année : 2018
    Nombre de pages : 369

    Quatrième de couverture :

    Le plan de Paulette, quatre-vingt-cinq ans, semblait parfait : jouer à la vieille bique qui perd la tête et se faire payer par son fils la maison de retraite de ses rêves dans le sud de la France. Manque de chance, elle échoue dans une auberge de campagne, au milieu de nulle part.

    La nouvelle pensionnaire n’a qu’une idée en tête : quitter ce trou, le plus vite possible ! Mais c’est compter sans sa nature curieuse et la fascination que les autres résidents, et surtout leurs secrets, ne tardent pas à exercer sur elle. Que contiennent en effet les mystérieuses lettres trouvées dans la chambre de monsieur Georges ? Et qui est l'auteur de l’étrange carnet trouvé dans la bibliothèque ?
    Une chose est certaine : Paulette est loin d’imaginer que ces rencontres vont changer sa vie et peut-être, enfin, lui donner un sens.

    Mes impressions :

    Au départ, Paulette apparaît comme une personne froide, un brin manipulatrice, limite acariâtre qui n’apprécie pas sa belle-fille et pourtant au fil des pages, elle s’adoucit. Nous apprenons à percer ses motivations et à la connaître. Finalement nous nous surprenons à la trouver intéressante et s’avère n’être pas si désagréable que ça. Elle a du cœur mais elle le cache, sans doute en raison d’un passé trouble ou de relations qui l’ont rendue amère. Elle a un fils Philippe, 50 ans, avocat dans un cabinet d’affaires, sa belle-fille Corinne n’est pas une très attentionnée envers elle. Ils ont deux fils, Théo et Alexis. Deux adolescents que Paulette jugent inintéressants et idiots.
    Paulette rêve d’aller dans une maison de retraite haut-de-gamme alors pour arriver à ses fins elle tente de manipuler son fils mais les choses ne tournent pas exactement comme elle le souhaite…. Avant de partir en vacances, le couple et leurs enfants, conduisent Paulette dans une auberge retirée du Sud de la France….
    Elle va y rencontrer des personnages simples, authentiques, avec parfois un passé douloureux. Yvon semble avoir des soucis et ennuyé par un maître chanteur.
    Monsieur Yvon, l'aubergiste veille comme il peut sur son personnel et ses pensionnaires, il est le chef d'orchestre de cette petite troupe, qu’il tente comme il peut de soutenir avec compassion ou fermeté. Il semble néanmoins avoir des soucis, puisqu’il est ennuyé par un maître-chanteur 

    Nour, la cuisinière tait un vécu que nous devinons compliqué. Il y a aussi Monsieur Georges, un vieil homme un peu trop passionné par les courses de chevaux. Quant à Marceline, malgré son âge avancé, attend encore de rencontrer l’amour.
    Juliette jeune femme de 25 ans s’occupe du service, c’est une femme assez solitaire, effacée, voire secrète, elle s’oublie souvent pour prendre soin des autres. Hippolyte est un jeune homme, un peu simplet. Monsieur Yvon lui donne des petits travaux à faire comme la plonge, et rend des menus services dans l’auberge.
    Et puis il y a Léon le chat….
    La plupart de ce petit monde aime jouer au Cluedo le soir autour de la table…..

    Anne-Gaëlle Huon, sait parler d’eux avec tendresse et sensibilité. D’ailleurs c’est ce qu’ils inspirent aux lecteurs. Elle raconte leur vie, parfois avec poésie et affection. On sent qu’elle aime les personnages qu’elle a créés.
    Des événements mystérieux comme des vols de tarte en pleine nuit et bien d’autres viennent agrémenter le récit.
    Nour est soucieuse, Yvon menacé, Georges est assez mystérieux, Juliette rencontre des difficultés personnelles, nous apprenons à connaître les particularités individuelles de tout ce petit monde. Tous nous interrogent souvent sur la simplicité de l’existence, la relation aux autres…..
    D’ailleurs ce qui m’a plu ce sont les pensionnaires de cette auberge qui ont tous une vie singulière.
    Chacun d’entre eux amène une intrigue. Ils font l’objet de petits secrets, de drames, d’un vécu émouvant ou douloureux.
    Les personnages sont tous attachants, ils nous dévoilent leur caractère, leur personnalité, au fur et à mesure que nous découvrons des anecdotes de leur vie et Paulette, même si elle semble plutôt déconvenue et froide, va finir par s’intéresser à eux.
    Ce roman est agréable à lire en raison d’un style soigné et des personnages éclectiques, les générations se mêlent, même si pour la plupart ils ont atteint un âge certain.
    L’écriture est légère, fluide, la syntaxe parfaite, il y a de l’humour, de la tendresse, de l’affection, mais aussi de l’agacement lorsque Paulette fait preuve d’intolérance et de mauvais caractère.
    Dans ce roman, l’amour, l’amitié, et la simplicité sont légion.
    Les confidences des uns et des autres, nous font découvrir des personnages intéressants, entiers, attachés les uns aux autres tout en restant discrets et respectueux de la vie d’autrui…..
    Qui a dit que la vieillesse rimait avec tristesse et détresse ??????!! avec sagesse sûrement !
    Il est aussi question de solidarité, d’entraide, de respect et de discrétion quand il en faut.
    Un livre qui parle à chacun d’entre nous.

     


    6 commentaires