• « Plus immortelle que moi » de Sophie HENRIONNET

    Titre : « Plus immortelle que moi »
    Auteure : Sophie HENRIONNET
    Éditions : Les éditions du Rocher
    Genre : roman
    Année : 2021
    Nombre de pages : 204

    Résumé :

    Comment Mathilde, la petite quarantaine ordinaire, s'est-elle retrouvée enfermée dans un « institut de repos » ?

    À quel moment la vie de cette pharmacienne mariée et mère d'un adorable adolescent a-t-elle basculé ?

    Sur les conseils de sa psychiatre, Mathilde tient un journal. Peu à peu, la parole se libère. Elle livre ses états d'âme et souvenirs d'enfance la cruauté dont elle a fait preuve à l'encontre de son frère Charly , son quotidien chez les fous avec une infirmière détestable qu'elle a surnommée Moustache, mais aussi sa rencontre marquante avec une certaine Daphné... L'héroïne parviendra-t-elle à rassembler toutes les pièces de ce puzzle, chasser ses démons et affronter la vérité ?

    Un roman mené tambour battant, tel un jeu de dupes addictif, au dénouement inattendu.

    Mes impressions :


    Je remercie infiniment les éditions du Rocher pour l’envoi de ce roman. 

    Mathilde est internée depuis quelques mois dans un établissement spécialisé. Elle s’adresse par écrit à Dorine sa thérapeute.
    Sur les conseils de cette dernière, Mathilde espère « utiliser l’écrit pour ordonner le foutoir insensé qu’est devenue ma vie ». Alors depuis 4 mois Mathilde, s’adresse à Dorine à sa thérapeute. Elle couche sur papier ses difficultés à être au monde.
    Avec ses mots elle fait allusion à ses désillusions, aux relations, à sa famille…. Elle cherche le déclencheur, le domino initiateur de cette cascade vers l’abîme.
    Les chapitres se partagent le récit d’avant son entrée et celui du quotidien à la clinique.
    Elle fait un retour sur son enfance, sur les relations avec ses parents et surtout avec celles de son frère Charly, d’un an son cadet, mais aussi sur sa vie de famille, avec Simon son mari, Ruben son fils de 14 ans plutôt calme, attentionné, de même que sur sa vie professionnelle en tant que pharmacienne.
    Elle parle de Daphné une jeune femme qu’elle a rencontrée avant son hospitalisation dans des circonstances douteuses. Daphné tient une grande place dans le récit.
    Elle évoque ses activités de lecture « publique » au sein de la clinique, de sa voisine de chambre Véronique et d’Armand, jeune homme perturbé.
    Pendant les trois premiers quart du livre le lecteur s’interroge sur l’élément principal qui a amené Mathilde en maison de repos.
    A t-elle été victime d’un burn-out ?. La parfaite pharmacienne, a-t-elle fini par craquer ? Trop de stress, trop d’exigence ? Est-ce que sa rencontre avec un client avec lequel elle a échangé un regard intense est le facteur déclenchant ?
    Le lecteur suppose, imagine, au fur et à mesure que Mathilde nous dévoile sa vie. Avec son mari, ils avait choisi de faire un break, pour cela elle était partie se reposer dans l’appartement de sa tante où elle y rencontre Daphné. Elle se lie d’une amitié avec cette femme un peu spéciale et elles décident même de faire un road-trip histoire de décompresser et de voir du pays.
    Le lecteur cherche des réponses à l’état psychologique de Mathilde à mesure que cette dernière explique et se confie sur son périple avec Daphné, cette jeune femme qui la fascine.
    Au fil des pages elle dresse un tableau des souvenirs marquants de sa vie.

    Dans les dernières pages le récit devient profond. Il distille des informations qui nous font prendre conscience que Mathilde avait toutes les raisons de perdre pied. Nous comprenons alors ce qui la bouleverse tant : deux évènements dramatiques récents successifs qui sont la cause de sa faiblesse psychologique.
    On ne s’attend pas du tout à ses deux rebondissements qui créent l’étonnement, l’inconfort et la peine des lecteurs.
    L’auteure a su ménager le suspense jusqu’au bout ; avant la chute littéraire, vertigineuse, touchante…..

    Je me suis souvent retrouvée dans quelques--uns des sentiments qu’éprouve Mathilde, vis-à -vis de sa propre vie, de ses proches, de ses questions existentielles, de ce qu’elle ressent de sa place dans la vie.
    Le lecteur qui s’intéresse un peu à la psychologie conserve tout au long de sa lecture l’esprit alerte il est à l’affût d’une phrase, d’un mot qui va jouer le rôle de l’évidence.

    Au début du roman on sent de la confusion dans le style ce qui colle parfaitement à l’esprit perturbé de Mathilde, femme émouvante. Elle écrit comme elle vit. Tout va trop vite dans sa vie, dans son esprit. Peu à peu, les pièces du puzzle de sa vie se mettent en place et nous ne pouvons que compatir.
    Malgré la situation elle y met de l’humour, de la dérision, utilisant parfois un humour incisif.
    Pour exprimer ce qu’elle ressent, elle utilise des métaphores pour bien imager ses états d’âmes. Parfois elle écrit dans un langage poétique.
    Un excellent roman qui montre que personne n’est à l’abri de la perte de contrôle, d’un sentiment de vide, face à l’arrivée d’évènements sans précédents qui peuvent faire perdre le sens des réalité.

    Un roman poignant que je recommande et qui nous rend humble.


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  • Commentaires

    1
    Mercredi 21 Avril à 11:16
    Alex-Mot-à-Mots

    Un roman qui a l'air fort sur les difficultés de la vie.

      • Mercredi 21 Avril à 19:10

        Oui Alex, c'est tout à fait cela. 

    2
    Samedi 24 Avril à 21:12

    Je ne connais pas du tout, mais c'est tout à fait mon genre. 

    Je suis sûr que ce livre me plairait. 

    Bon dimanche. 

      • Dimanche 25 Avril à 02:21
        C'est un très beau roman. Triste mais qui rappelle des choses de la vie face auxquelles on ne peut rien faire....Accepter l'inacceptable n'est pas une chose aisée. Il faut apprendre à vivre avec les épreuves de la vie.
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