• Titre : « Fleur de glace »
    Auteur : Kitty SEWELL
    Genre : Roman
    Éditions : France Loisirs
    Année : 2007
    Nombre de pages : 522

    Résumé :

    Le Docteur Dafydd Woodruff mène à Cardiff, Pays de Galles, une existence paisible aux côtés de sa femme. Seul ombre au tableau: le couple ne parvient pas à avoir d'enfants. Lorsqu'il reçoit une lettre en provenance du Grand Nord canadien - ce pays où quinze ans plut tôt il avait trouvé refuge - lui annonçant qu'il est le père de jumeaux, sa vie vole en éclats. Dafydd, qui jure ne pas avoir eu de relation avec la mère des enfants, décide alors, pour sauver son mariage et prouver son innocence, de retourner dans le pays de son passé. Là-bas, l'attendent souvenirs douloureux et sombres secrets. Mais c'est aussi là-bas qu'il ira à la rencontre de la magie et la passion...

    Mes impressions :

    Dafydd Woodruff est un chirurgien anglais, marié à Isabel... femme plutôt autoritaire et obnubilée par son désir d'enfant....
    Dès les premières pages, l'auteur nous fait voyager entre le Pays de Galles et le nord Arctique, précisément Moose Creek en Alaska. Nous faisons des allers-retours entre le passé vieux de 15 ans et le présent. Au fil de la lecture nous comprenons que partir dans le grand nord exercer sa profession, était pour ce chirurgien un moyen d'expier une faute. 

    Même si les raisons qui ont poussé Dafydd à s'exiler pendant quelques mois, nous sont distillées au compte goutte, nous saisissons très vite l'état d'esprit dans lequel est Dafydd.
    Nous sommes en 2006, Dafydd reçoit une lettre bouleversante. Une jeune fille lui écrit en se présentant comme sa fille. Cette révélation va faire voler en éclat sa vie qui va prendre un tournant inattendu.
    Sheila, infirmière en chef à Moose Creek, affirme que Dafydd est le père de ses jumeaux Miranda et Mark, or ce dernier ne se souvient que de son mauvais caractère ; de plus il est sûr de lui, il n'a jamais eu de relations sexuelles avec cette femme... Mensonge, manipulation, machination ou alors est-ce que Dafydd a perdu la mémoire ?
    Pourtant un test ADN confirme qu'il est bien le père... Ahuri, Dafydd va donc partir à Moose Creek pour tenter de comprendre comment cela peut-être possible.

    J'ai apprécié la construction du roman qui nous permet de vivre les événements avec la même amplitude et intensité que les vit Dafydd. Peu à peu, remontent à son esprit des événements passés sombres et bien souvent douloureux.
    Dafydd est entouré par Ian docteur alcoolique et ami de Sheila infirmière en chef, ainsi que par Hogg, chirurgien secrètement amoureux de Sheila... et quelques autres personnages hétéroclites. Certaines personnalités s'accordent, d'autres moins.
    J'ai aimé le détachement de Dafyyd et sa fragilité dans certaines situations par contre j'ai détesté Sheila, femme vénale non intègre et sans valeurs éducatives pour ses enfants.
    Miranda et Mark, ses enfants ont des caractères très divergents. Par leur présence ils apportent une note éducative au roman et une figure paternelle à Dafyyd.
    Je me suis très vite intéressée au sujet et à la thématique de la paternité découverte par hasard, malheureusement, j'ai trouvé que parfois le texte manquait de teneur, d'action. Quelques longueurs m'ont un peu ennuyée mais j'ai pu par la suite prendre plaisir à connaître la suite des aventures de Dafydd et la façon dont il a su faire face à la situation grâce à quelques rebondissements, assez originaux qui ont rendu la seconde partie du roman très appréciable.
    De plus, les descriptions des grandes étendues du grand nord m'ont permis de me dépayser ! Connaître quelques aspects culturels à travers un roman est toujours enrichissant.
    Je me suis très vite attachée à ce médecin en proie à un cas de conscience, et des remords non résolus, qui apprend du jour au lendemain qu'il est père depuis près de 15 ans.
    Dès le début du livre, on sent une atmosphère mystérieuse qui ne nous quitte pas, avec ce médecin qui a du mal à oublier le passé, une erreur médicale sur un enfant....le reste du roman nous révèle parfaitement les sentiments des personnages, qui luttent chacun à leur manière....

    Au final, je conseille ce roman pour une lecture d'été. J'ai passé un bon moment de lecture.

     


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  • Titre : « Empathie, de toi j'avais l'espoir »
    Auteure : Sandrine FEAR
    Genre : roman contemporain
    Éditions : Le lys bleu
    Année : mai 2018
    Nombre de pages : 216


    Quatrième de couverture :

    Liberty était une ville comme les autres avant que n'arrive la famille Empathie. L'étrange Louise fut la première à attirer l'attention avec sa capacité à retranscrire parfaitement les émotions. Mais son frère William et ses parents étaient aussi dotés de dons extraordinaires. Ils portaient bien leur nom en montrant aux habitants comment faire preuve d'empathie en allant les uns vers les autres. Très vite, l'empathie se développa dans cette ville avec de beaux élans de la part d'habitants pleins d’espoir. Nombreux sont ceux qui avaient envie de croire qu'un monde empathique est possible. Pourtant, ils allaient peu à peu se heurter à la réalité. La compassion, l'indifférence et l'égoïsme semblaient empêcher la concrétisation de leur rêve commun.

    Mes impressions :

    Contactée par l'auteure, je n'ai pas hésité une seconde pour accepter sa proposition de lecture.
    Une fois que j'ai pris connaissance du thème, j'étais curieuse de savoir comment cette sociologue allait pouvoir romancer un thème aussi abstrait et surtout comment elle allait aborder le problème de l'individualisme très présent de nos jours puis comment elle allait motiver les lecteurs à modifier leur comportement et à avoir plus d'empathie.
    Je dois reconnaître que ce livre permet une véritable prise de conscience. Il est une référence sur le comportement des humains dans un monde devenu de plus en plus sombre.
    Les personnages de ce livre nous entraînent dans un monde bien contemporain dans lequel l'égoïsme est omniprésent. Mais quelques-uns se démarquent quand même et ils apportent avec eux un peu d'espérance.
    Le Larousse définit l'empathie comme « la faculté de se mettre à la place d'autrui, de percevoir ce qu'il ressent » et pour la psychologie, « elle est fondée sur un accord spontané avec le ressentir de l'autre. Cette participation affective peur donner lieu à une fusion affective. Si elle se double d'un sentiment de réciprocité affective, elle devient sentiment de sympathie »....

    L'auteure ainsi à travers plusieurs chapitres romancés nous décrit des situations connues, vécues par des personnes comme vous et moi. Elle parle des relations humaines et des différents sentiments qui animent les hommes, surtout l'individualisme et l'égocentrisme. Elle étudie le comportement des gens entre eux en précisant à ses lecteurs les significations différentes des émotions comme la sympathie, la compassion.

    Au travers de la famille Empathie, connue et aimée, l'auteur témoigne.
    Louise la fille, perçoit la vraie personnalité de chacun, William le frère devine les émotions des gens simplement en les regardant.
    Richard le père vétérinaire est rempli d’humanité, la mère Cécile est une femme élégante qui incite par sa bonté à faire des gestes spontanés de gentillesse.
    Cette famille possède la particularité de donner de l'empathie, elle entraîne les autres à en faire autant et le monde va mieux. Mais cela ne peut pas durer éternellement surtout quand la famille Empathie disparaît....


    Malgré une écriture un peu puérile, ce roman est plus une étude qu'une véritable fiction.
    Il est composé d'historiettes, de scénettes de la vie quotidienne. Il met en scènes des proches, des voisins, des collègues. Les vies sentimentale, amicale, professionnelle sont étudiées.
    L'auteure nous décrit le monde tel qu'il est et surtout elle donne des solutions pour qu'il devienne meilleur. Malheureusement parfois il arrive que certaines personnes préfèrent s’appesantir sur leur vie et leur confort.
    L'auteure ainsi dénonce une société qui va trop vite et qui ne facilite pas la vie des travailleurs, souvent en proie au burn-out. Les risques d'une société qui en veut toujours plus, toujours mieux sont bien réels.
    Elle évoque un monde où tout va vite ou la solidarité se fait de plus en plus rare.
    Le monde contemporain devient un monde de plus en plus individualiste, insensible.

    Ce livre a l'avantage de faire passer des messages de bonté, d'entraide mais il dénonce aussi les valeurs essentielles qui peu à peu se perdent, et les conséquences sur la vie de chacun ainsi que sur la bonne santé du monde.
    J'ai trouvé que l'auteure espère un monde utopique car idéal mais je suis convaincue qu'elle a raison à savoir que chacun devrait regarder l'autre et l'écouter. Ne pas juger mais l'aider si besoin, alors je suis persuadé que le monde serait meilleur.
    Le pari de Sandrine Fear était risqué mais j'avoue que ce roman est à mettre entre toutes les mains et je pense même que certains passages devraient être lus et étudiés en classe avec des enfants de primaire. Certaines historiettes sont la base du respect, de l'amabilité et de la politesse. Certes le monde devient de plus en plus complexe, avec comme conséquence un risque accru d'exclusion. Sont en cause les difficultés personnelles dues à un monde en crise économique.
    Les personnages qui se croisent dans ce récit nous ressemblent. L'auteure prend des scènes de la vie quotidienne pour argumenter les comportements. Chacun peut s'y retrouver.
    Même si parfois l'écriture est un peu puérile, l'auteure nous donne envie de faire des efforts, ou de continuer à prendre soin de l'autre, à l'écoute, l'entendre.
    Ce roman est une leçon de vie, de partage, de solidarité. Ils nous aident à espérer un monde avec de meilleurs sentiments. Les personnages se croisent, se recroisent et apportent un peu d'humanité mais malheureusement souvent le sentiment d'empathie perd de sa force parce qu'il est absorbé par l'égoïsme. Il suffit alors que quelques personnes y croient encore pour que la machine se réveille et se remette en route. 

    Un livre fort intéressant avec une thématique sociologique et humaine fort intéressante.
    Merci Sandrine ! « Empathie, de toi j'avais l'espoir » de Sandrine FEAR

    Complément : suite à la mise à ligne de la chronique, l'auteure a tenu à faire un correctif et donc je copie/colle ici son point de vue afin que vous puissiez vous rendre compte des intentions de l'auteur sur son propre livre. 

    Je vous remercie pour cette critique très complète. Il y a cependant deux choses qui me dérangent :
    - qualifier l'écriture de puérile : l'écriture de ce roman est volontairement simple et spontanée comme doit l'être l'empathie.- réserver cette lecture aux enfants de primaire. Je pense qu'elle pourrait l'être aussi bien au collège, au lycée mais je vise avant tout les adultes trop convaincus que l'humain est doué d'empathie donc qu'aucun effort est à faire.


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  • Titre : « En attendant la montée des eaux »
    Auteure : Maryse CONDÉ
    Genre : Roman
    Éditions : Pocket
    Année : 2015
    Nombre de pages : 315

    Résumé :

    Par une nuit d’orage, Babakar le médecin se voit appelé au chevet d’une mourante. La femme est haïtienne, réfugiée en Guadeloupe pour donner naissance à sa fille. Une nouveau-née, orpheline et apatride, que Babakar prend aussitôt sous son aile. Lui qui était seul, sauvage et déraciné, vit désormais pour deux. Il décide alors d’un voyage à Haïti à la recherche de la famille de l’enfant et de l’histoire de sa mère. Là-bas, se pressent tous les bannis d’Afrique, les exilés, les sacrifiés du pouvoir…

    Mes impressions :

    Le roman débute en Guadeloupe. Un soir d'orage, Babakar se rend au chevet d'une jeune femme Haïtienne, prénommée Reinette, entrain d'accoucher et laquelle s'est malheureusement éteinte en donnant naissance à une petite fille. Babakar prend en charge le bébé, qu'il décide d'appeler Anaïs. Movar l'ami de Reinette accepte difficilement cette situation.
    Les pages suivantes nous racontent comment il y a quarante ans, le père de Babakar, directeur d'école primaire, accueille Minerve métisse, nouvelle institutrice et belle femme à la couleur de peau noire et aux yeux bleus. Cette anomalie sera considérée par certains comme une marque de sorcellerie et d'autres y verront la main de Dieu. Tous les deux tombent amoureux ; de leur union naîtra un enfant Babakar. Puis Minerve mourra jeune, aujourd'hui elle continue de hanter presque chaque nuit les songes de son fils chéri.
    Aujourd'hui, la petite Anaïs est pour Babakar, une raison d'être en vie. Seulement cet enfant, entraînera de l'ostracisme de la part des locaux. La clientèle de Babakar se fait de plus en plus rare.
    C'est alors que Movar retrouve Babakar afin d'honorer la mémoire de Reinette. Il avait fait une promesse à cette dernière avant qu'elle ne meure ; celle d'amener Anaïs à la rencontre de son pays d'origine. Movar tente alors d'encourager et de motiver Babakar à le faire. Ils prennent la décision alors de faire la route ensemble. Tous les deux rencontreront Fouad.
    Leur premier point commun à tous les trois est qu'ils sont déracinés et donc blessés et humiliés, rejetés par leur communauté d'origine. Le second point commun est que chacun ne parvient pas à faire le deuil de leurs proches disparus.
    Fouad le Palestinien, Movar l'Haïtien, aident Babakar le Guadeloupéen à comprendre ce pays, à supporter son côté sombre.

    J'ai trouvé que la construction de ce récit au début est un peu confuse mais au fil des pages on comprend le raisonnement de l'auteur, elle maîtrise le côté historique de la vie de Babakar et de sa famille et de celle des personnes qui l'accompagnent durant son périple
    Ce roman m'a permis de me replonger dans l'ambiance d'un pays en guerre que j'ai connu et qui m'a également bouleversée. Il m'a conforté dans l'idée que malgré tout, ce pays a des belles ressources humaines et naturelles comme sa végétation, sa culture, etc. mais que la main des hommes vient tout dénaturer.
    Ils défigurent les paysages, les arbres sont coupés sont brûlés et deviennent des charbons.
    L'ancienne capitale Port au Prince, était un beau quartier avant les guerres civiles. Puis l'essence des hommes prend le dessus avec leur quête continuelle du pouvoir.
    L'auteur nous confronte à un pays dangereux, avec ses rues cabossées, sa population affamée, ses événements historiques parfois dramatiques, et les conséquences qu'ils entraînent dans un pays, non favorisé par son climat tropical humide. Les cyclones et les pluies diluviennes sont monnaie courante.
    Au travers du récit des trois amis d'origines différentes, l'auteure nous parle aussi de l'aberration des guerres civiles, de l'esclavage, du racisme et de la haine.
    Elle nous fait part de la vie du pays et de ses exclus, des gens qui vivent dans la misère, qui sont en proie à la dictature, l'anarchie, la drogue, la corruption pour la quête continuelle du pouvoir.
    Elle évoque les conflits entre musulmans et chrétiens mais également les régimes politiques et les diplomaties occidentales.
    À travers ces personnages, Fouad, Babakar et Movar ces trois amis qui ont connu dans leurs pays respectifs, la guerre, la peur, la misère et l'exil, l'auteure nous confie la souffrance que vivent les personnes déracinées, à la recherche de leur identité.
    J'ai une tendre pensée et de la reconnaissance envers Babakar, qui est un homme finalement chaleureux, qui tente de rendre une vie meilleure à ceux qui subissent la leur. 

    Ce roman est un parcours initiatique à travers Haïti. Trois amis, aux origines diverses se soutiennent et s'entraident. Au fil des pages et de leur parcours, l'amitié naissante, se renforce.
    Ce roman est aussi une belle leçon de vie, de courage et d'amitié.


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  • Titre : « Le sourire des femmes »
    Auteur : Nicolas BARREAU
    Genre : roman contemporain
    Éditions : Le livre de poche
    Année : 2018
    Nombre de pages : 330

    Résumé :

    Le hasard n'existe pas ! Aurélie, jeune propriétaire d'un restaurant parisien, en est convaincue depuis qu'un roman lui a redonné goût à la vie. À sa grande surprise, l'héroïne du livre lui ressemble comme deux gouttes d'eau. Intriguée, elle tente d'entrer en contact avec l'auteur, un énigmatique collectionneur qui vit reclus dans son cottage. Qu'à cela ne tienne, elle est déterminée à faire sa connaissance ! Une comédie romantique avec un soupçon de magie et un zeste d'enchantement.

    Mes impressions :

    L'intrigue se passe à Paris.
    Aurélie est l'heureuse propriétaire d'un restaurant légué par son père avant sa mort.
    Jacquie son ami, en est aussi le chef .
    La mère d'Aurélie quant à elle est décédée lorsque Aurélie était encore jeune.
    Bernadette est la meilleure amie d'Aurélie depuis 8 ans.
    M. Monsignac des Éditions Opale espère qu'André fera le nécessaire pour que l'auteur anglais Robert Miller qui a écrit «  Le sourire des femmes » accepte de venir en France parler de son livre. Ce dernier est bien accepté par le public, son succès est récent.
    André fait partie du comité de lecture et est entouré de Mathilde, Mme Mirabeau, Mme Petit.
    Ils travaillent dans une relative bonne ambiance...

    Après une rupture amoureuse, Aurélie, arpente les rues de la ville pour apaiser sa peine et entre par hasard dans une librairie afin de fuir un policier un peu trop collant. Elle achète un livre au titre surprenant, « Le sourire des femmes ». La passion d'Aurélie est pourtant la cuisine et non la lecture au grand désespoir de son amie Bernadette.

    Le soir dans son lit, elle va en débuter la lecture et au fil des pages, elle s'aperçoit que ce livre a quelque chose d'intéressant et d'apaisant.
    L'auteur parle d'une jeune femme et d'un restaurant. Cette jeune femme ressemble trait pour trait à Aurélie et le restaurant semble être le sien, quelle coïncidence !
    Les mots et les phrases de l'auteur la touchent et lui sont d'un profond réconfort.
    Elle se met alors en tête de retrouver et de rencontrer l'auteur ! Pour cela elle va se rendre directement aux éditions Opales pour demander à André de remettre une lettre qu'elle a écrite et destinée à Henry Miller.
    Et le geste simple de cette jeune femme de 32 ans, déprimée, va changer le cours de la vie des deux personnages....
    L'intrigue prend une tournure inattendue avec l'arrivée d'André, qui a deux rôles... mais chut, je n'en dis pas plus...

    J'ai beaucoup aimé ce roman léger. Il est question de rédemption, de résilience, d'amitié et d'amour.
    Une fois ouvert, j'avais du mal à le quitter et d'ailleurs, il se lit très vite tant le style est épuré, délicat, vif. L'histoire qu'il raconte est attrayante et ne manque pas d'humour.
    Il est agrémenté de réflexions sur l'amour de soi et des autres. Celui que l'on donne et celui qu'on reçoit.
    Il n'y a pas de longueur, pas de superflu, l'auteur va a l'essentiel, il distille au compte-gouttes sa générosité, sa bonne humeur et une grande part d'allégresse.
    À chaque page, ce roman prend des tournures rebondissantes, imprévues, qui laissent le lecteur captivé.
    Chaque page est addictive. Vous l'aurez compris ce livre m'a fait du bien, il est parvenu à me faire sourire et à me faire oublier pour un temps que la vie parfois peut être si compliquée !
    Ce livre m'a été donné gracieusement et il est une excellente découverte ! À décourvir !

     


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  • Titre : « Si on dansait »
    Auteure : Rachel JOYCE
    Genre : Roman contemporain
    Edtions : XO éditions
    Année : 2018
    Nombre de pages : 364

    Résumé :

    À Londres, au bout d’une impasse délabrée, Frank n’est pas un disquaire comme les autres. Chez ce marchand de vinyles, une belle équipe de joyeux marginaux se serre les coudes, tous un peu abîmés par la vie.
    Surtout, Frank a un don. Il lui suffit d’un regard pour savoir quelle musique apaisera les tourments de son client. Quitte à préconiser du Aretha Franklin à un obsessionnel de Chopin…
    C’est ainsi que Frank fait la rencontre de Lisa, une mystérieuse femme au manteau vert. Après s’être évanouie devant sa boutique, elle le supplie de l’aider à comprendre la musique. Lors de leurs rendez-vous, Frank replonge dans sa propre enfance, revoyant sa mère, l’excentrique Peg, lui passer des vinyles sur sa vieille platine.
    Lui qui ne croit plus en l’amour depuis longtemps sent son cœur vibrer à nouveau. Et puis, un jour, Frank découvre le secret de Lisa. Le monde s’écroule, il disparaît.
    C’est sans compter, pourtant, sur l’extraordinaire solidarité qui règne sur Unity Street. Car après le chaos, il n’est jamais trop tard pour faire renaître l’espoir et réapprendre à danser…
    Avec une sensibilité magnifique, Rachel Joyce célèbre le courage de gens ordinaires, la force de l’amour, mais aussi la puissance de la musique qui, parfois, peut sauver des vies.
    Mes impressions :

    Je remercie Mélanie ROUSSET des Éditions XO pour m'avoir fait découvrir ce nouveau roman d'une auteure que j'affectionne et dont j'ai lu précédemment les titres : La lettre qui allait changer le destin d'Harold arriva le mardi et La lettre de Queenie.
    Mes deux loisirs sont la lecture et la musique alors autant dire qu'avec ce roman mes désirs sont comblés.

    Le récit commence en 1988. Le CD commence à faire son apparition et détrône peu à peu les disques vinyles mais des inconditionnels comme Franck qui ont eu leur enfance bercés par la musique, et qui en plus ont une maman mélomane, ne peuvent s'y résoudre....

    Unity Street est une rue de Londres, laissée à l'abandon, et désormais convoitée par un promoteur acharné.
    Dans Unity street il ne reste plus que quatre boutiques.
    Maud la tatoueuse excentrique et rebelle en tient une, puis il y a le Père Anthony, ancien prête l'homme de la sagesse et figure paternelle qui vend des objets religieux, puis il y a les jumeaux dont la famille gère les pompes funèbres, et un pub tenu par Pete le barman et puis madame Roussos, vieille dame de quatre-vingts ans qui rend visite régulièrement à Franck accompagnée de son chihuahua.
    Quand a Franck, il est propriétaire de la boutique de Vinyles dans unity Street, il a 40 ans et un don particulier celui d'aider les gens dans leurs épreuves et de leur trouver la musique qui leur fera du bien. Il ne classe pas ses disques par ordre alphabétique mais selon une méthode qui n'appartient qu'a lui et à sa réceptivité.
    Kit son employé est un jeune homme de 18 ans dont la mère est atteinte de démence, son père passe son temps devant la télévision. Franck le prend sous son aile et le fait un peu travailler à la boutique.
    C'est un jeune homme paumé, maladroit mais si attendrissant.

    Franck, Maud, Le père Anthony, Les frères et jumeaux Williams, Madame Roussos s'entraident et surtout forment une communauté, désireuse de ne pas laisser cette rue sombrer et se laisser acheter par un promoteur entêté.
    Cette petite communauté, composée de gens hétéroclites, soudés fait le bonheur des lecteurs.

    Le récit est construit tour à tour par des chapitres qui parlent du présent des personnages en 1988 et par d'autres qui évoquent la jeunesse de Franck auprès de sa mère Peg, peu maternelle mais férue et conteuse de musique qui lui a fait découvrir puis l'a initié à la musique.
    Elle le nourrit de la genèse des grandes œuvres, de la particularité de la vie de certains compositeurs et leurs intentions. Franck a énormément appris et de ce fait a développé une certaine sensibilité.
    Il est un disquaire fervent partisan de toutes les musiques de tous les genres.
    Au-delà de l'écoute de vinyle dans des armoires transformées en cabines d'écoute par Franck , il aide spontanément les gens à surmonter la maladie, la tristesse, la lassitude, la perte d'un emploi, à leur faire retrouver le goût de vivre.... Sa capacité d'écoute, son empathie et sa patience font de lui un être attachant et apprécié de tous.

    Et puis un jour, une femme en manteau vert, nommé Lisa s'évanouit devant la boutique de Franck. Cette femme mystérieuse et énigmatique va l'émouvoir autant que ce qu'elle l'effraie. Entre eux deux, l'attirance est immédiate.
    Un seul regard a suffi pour lier leurs vies respectives.
    Une relation aussi profonde qu'étrange, s'éveille entre eux, ils se retrouvent chaque semaine dans un café « La théière chantante ». À la demande de Lisa, il lui parle de musique, d'émotion, ils partagent... et peu à peu sans se l'avouer tombent amoureux.
    Mais Franck bien qu'il aime les autres a peur de se laisser aimer, sans doute par peur de perdre.

    Le roman est composé de quatre parties, « Face A Janvier 1988 », « face B Février 1988 », « face C printemps 1988 », et « Face D, 2009 » puis « morceau caché ».
    Les dernières parties du roman, nous amènent en 2009, à la chute du CD et le retour discret du vinyle. Franck avait raison de ne pas s'abandonner à l'idée que le vinyle est une façon infaillible de partager de la musique et de la faire exister.
    Puis l'auteure nous fait passer de 1989 à 2009....
    Que sont devenus les personnages d'Unity street ? Que font-ils ? Est-ce que les boutiques ont finalement étaient rachetées ?

    Ce livre est une bouffée d'oxygène, et de tendresse, il est un hommage au vinyle, à la musique, aux relations, à la vie.
    Rachel Joyce écrit avec passion sur la musique, celle qui nous apaise, qui nous fait du bien, qui nous permet de partager. Elle parle alors aussi de la souffrance, des difficultés de la vie, des épreuves mais également de l'amitié avec un grand A, de celle qui dure. De l'amour, timide et puissant à la fois.
    Je crois que Rachel Joyce nous fait prendre conscience que chacun d'entre nous, même s'il est ordinaire peut apporter quelque chose à l'autre. Que notre vie peut changer, prendre une tournure inattendue grâce une rencontre fortuite.
    Seul petit bémol, j'ai trouvé que dans les premières parties du roman il y a quelques longueurs puis lorsqu'on se retrouve en 2009 tout s'accélère, je trouve que ça va bien trop vite alors. Cela me paraît un peu dommage.
    Le dénouement reste très prenant et même si on s'attend à cette finalité, cette dernière est amenée de façon originale et actuelle.
    L'auteur a su faire pousser l’originalité jusqu'à créer une playlist des musiques préférées des personnages et de la partager avec ses lecteurs qui peuvent l'écouter sur Spotify et Deezer, c'est vraiment une très belle surprise, de même que le petit vinyle glissé dans le livre lui-même qui donne une petite touche nostalgique au roman.
    On sent que l'auteure, a fait de nombreuses recherches sur la musique, les œuvres et leurs compositeurs dont elle parle. De plus le travail fourni permet de nous faire rendre compte que la musique peut guérir, apaiser les âmes et que celle-ci est souvent source de bien-être.
    Les messages transmis par ce livre sont ceux de rester soi-même et également que le temps passe mais la vraie amitié, la bienveillance et la solidarité restent. Ce sont des messages d'espoir.
    J'ai aimé ce roman même s'il n'est pas celui que je préfère.
    Il y a toujours dans le style de Rachel Joyce, de la douceur et de la tendresse.
    L'auteure parle de gens ordinaires et les rend extraordinaires.
    Elle sait nous parler d'amour, d'amitié et de respect.Ce roman est à la fois émouvant, prenant, riche en informations musicales. Un bon moment de lecture.


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  • « Là où l'on s'aime, il ne fait jamais nuit » de Séverine de La Croix

    Titre : « Là où l'on s'aime, il ne fait jamais nuit »
    Auteur : Séverine de LA CROIX
    Genre : Roman
    Éditions : Les éditions du Rocher (groupe Élidia)
    Année : 2018
    Nombre de pages : 344

    Résumé :

    Dans la vie de Félicité, tout est allé de travers. Elle rêvait d'amour et de poésie, mais se retrouve seule avec ses deux enfants, Corentin et Manon, nés de pères différents. Mathilde, sa soeur aînée, a de son côté planifié chaque aspect de son existence. Pour être comblée, il ne lui manque qu'un bébé, qui refuse d'arriver. Félicité et Mathilde, que les épreuves ont séparées, vont-elles se rapprocher ? L'anniversaire de Corentin va faire basculer le destin. Félicité avait promis à son fils de lui révéler l'identité de son père le jour de ses dix ans. Mais impossible d'avouer le secret qu'elle garde douloureusement depuis tant d'années. Grâce à la tendresse retrouvée de Mathilde et à un mystérieux charpentier aux chemises de bûcheron, Félicité va-t-elle enfin affronter son passé et s'ouvrir à l'amour ?

    Mes impressions :

    Je remercie infiniment Laurence Angebault des éditions du Rocher  , groupe Elidia pour l'envoi de ce livre qui m'a permis de plonger dans une histoire émouvante, puissante et poignante. C'est une histoire qui parle des femmes, des liens du cœur et ceux du sang.
    je remercie également du fond du coeur l'auteure, Séverine de La Croix pour sa gentillesse, sa générosité et sa spontanéité. 

    "Ce roman est avant tout une histoire de femmes et de résilience : une mère et ses deux filles. Le père, libraire passionné, est décédé mais il a eu le temps de transmettre sa passion des livres à la cadette. Les rapports des deux sœurs sont tendus et la vie ne les épargne pas. L'une a deux jeunes enfants, Corentin et Manon, de deux pères différents. Égarée, elle cumule une situation professionnelle précaire, un célibat non désiré et des problèmes financiers. L'autre a planifié chaque aspect de sa vie avec méthode et rigueur : mariée à Germain, elle tente cependant de tomber enceinte depuis des années".

    Le titre fait référence à un joli proverbe Africain que chacun pourra commenter et argumenter à sa manière... Pour ma part, je dirais que l'amour peut faire des miracles quand il est vrai et sincère. Que l'on reçoive où que l'on donne, c'est une partie de soi que nous partageons. 
    J'aime beaucoup la couverture acidulée et rafraîchissante....

    Mathilde et Germain sont mariés. Mathilde s'impatiente chaque mois de tomber enceinte. Son désir d'enfant est immense et tourne à l'obsession.
    Félicité surnommé Fée, la sœur de Mathilde, a deux enfants, Corentin 10 ans de papa inconnu et Manon 5 ans, fille de Charles....
    Elle travaille comme dame de compagnie, elle est assistante de vie ; mais parce qu'elle est trop proche de ses patients elle sera licenciée. Elle cache un lourd secret concernant le père de Corentin.
    Ce dernier en souffre et souhaite connaître l’identifié de son géniteur. Entourée de l'amour des siens Félicité,  parviendra-t-elle à se libérer du poids qui la ronge depuis tant d'années  ?.
    Éliane leur mère est une maman attentionnée ne souhaitant que le bonheur de ses filles.
    René le mari et père, décédé au moment où l'histoire se déroule était libraire. Passionné. Plus proche de sa fille Félicité qui partageait la même passion littéraire que lui.
    Et puis il y a les hommes de ce roman, Loïc, un ami charpentier et collègue de travail de Germain qui fera la connaissance de Fée. Chacun trouvera en l'autre une immense dose de sérénité et de respect.

    Tour à tour, les personnages nous parlent et nous décrivent leurs émotions, leur façon de voir ce qui se passe dans leur quotidien. Ils nous dévoilent leurs craintes, leurs espoirs, leurs vérités.

    La thématique de ce récit est variée. Ce livre parle de relation, d'amour, de famille recomposée ou non, de fraternité, d'éducation, et même de la mort...tout ce qui fait partie de la vie.
    Y sont présentés et évoqués de façon touchante les problèmes intimes de chaque personnage avec souvent leur crainte de l'abandon, du rejet, leur peur de ne pas être aimés. La peur de l'inconnu est manifeste, criante pour certains d'entre eux.
    S'ajoute la problématique du secret de famille....
    J'ai été touchée par le désarroi de Corentin qui ne sait rien de son père alors pour le rendre tangible, concret,  réel, il s'invente des histoires. On sent que cet enfant est en souffrance et que parler de la réalité et de certain drame pour Fée peut-être très difficile. Comment protéger son enfant tout en étant honnête avec lui ? Trouver les mots et les adapter aux jeunes enfants est délicat, complexe. Ce livre nous parle aussi de psychologie.

    Certains personnages sont empreints de délicatesse, de bienveillance et de bonté, c'est pourquoi ce roman est apaisant et nous émeut par l'authenticité de ceux qui évoluent au fil des pages.

    Pour écrire ce roman l'auteure s'est inspirée de son propre vécu, de personnes de son entourage et même s'il n'est pas autobiographique, Séverine de La Croix laisse une part d'elle-même dans ses écrits, ce qui donne toute la profondeur et la crédibilité à ce roman.
    Les liens du sang ne sont pas forcément ceux qui nous procurent le plus de joie et d'équilibre..
    Au cours de notre vie, nous sommes amenés parfois à rencontrer des gens qui nous aident à nous faire grandir, qui nous élèvent, en nous entourant d'amour. Séverine l'a très bien fait transparaître au travers de ses mots et des situations et je la remercie d'être aussi généreuse.
    Elle parvient parfaitement à transcrire les sentiments, les émotions de façon souvent poétique et étincelante. Elle écrit avec sensibilité et douceur, et à chaque page nous ressentons tout l'optimisme dont elle fait preuve. 

    Je recommande ce roman à ceux et celles qui n'ont pas pu naître dans une famille aimante mais qui par bien de jolis hasards leur a fait croiser des êtres remplis de bonté et de chaleur. Je le recommande également à tous ceux qui apprécient de lire des histoires d'amour, d'amitié, de famille et de résilience, et de se nourrir de celui-ci.
    Il est un coup de cœur pour moi. 

     


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  • a nulle autre pareille

    Titre : « À nulle autre pareille »
    Auteur : Kristin HANNAH
    Genre : Roman
    Éditions : Presses de la cité
    Année : 2010
    Nombre de pages : 420


    Quatrième de couverture :

    Dans le parcours sans faute qu'elle avait imaginé - lycée, université, mariage, maternité -, Angela DeSaria Malone n'avait pas prévu le mauvais tour que lui jouerait le sort à la dernière étape : l'impossibilité d'avoir un enfant. Son couple n'y résiste pas. Le divorce prononcé, Angie retourne dans sa ville natale, sur la côte Ouest, où vit son exubérante et chaleureuse famille italienne. Pour tenter de surmonter son chagrin, elle s'emploie corps et âme à sauver de la faillite le restaurant de sa mère. C'est à cette occasion qu'elle fait la connaissance de Lauren Ribido, une adolescente de dix-sept ans qui va changer sa vie à jamais.

    Mes impressions :

    Angie et Conlan ont été mariés pendant 14 ans. Ils vivaient à Seattle mais après la perte de leur enfant, leur mariage n'a pas résisté et le divorce a été prononcé. Angie est revenue à West End, auprès de ses sœurs et de sa mère.
    Ses sœurs Livvy et Mira, sont des restauratrices comme l'était leur père aujourd'hui décédé depuis 5 mois. Elles ont repris la suite mais les affaires ne sont pas aux beaux fixes.
    Livvy 39 ans a deux petits garçons. Déçue par sa carrière de mannequin qui n'a pas été des plus réjouissantes, aujourd'hui mariée depuis peu à Salvatore, elle travaille au restaurant familial.
    Quant à Mira 41 ans, mariée à Vince, elle a quatre beaux enfants. Elle s'occupe également de la gestion et de la cuisine du restaurant.

    Et puis Laureen jeune fille de 17 ans, étudiante sérieuse, met tout en œuvre pour réaliser son rêve et rentrer à l'université. Amoureuse de David lui aussi étudiant brillant, ils s'aiment et se comprennent.
    Elle n'a pas une vie facile, sa mère alcoolique, sans emploi, célibataire l'a eu alors qu'elle était très jeune et depuis elles vivent toutes les deux dans un appartement miteux et leur vie est une suite de galères. Sa mère ne montre aucune affection envers sa fille et passe son temps avec des hommes aussi paumés qu'elle.
    Par un concours de circonstances, Lauren va entrer dans la vie d'abord d'Angie puis du reste de la famille.

    Angie revient donc à West end dans son village, avec comme nouveau projet d'aider sa famille, et sauver le restaurant de la faillite. Pour cela elle va devoir convaincre ses sœurs et sa mère de trouver des nouveautés en innovant et revoir les traditions culinaires et commerciales. Ses idées novatrices vont apporter un nouvel équilibre salvateur au restaurant.
    C'est sans compter les relations parfois tendues entre les sœurs aux caractères bien différents.
    Malgré les désaccords familiaux et les rivalités fraternelles, Angie y met beaucoup de cœur et de combativité.

    Lauren va être employée pour un temps au restaurant, cela lui permettra de régler les factures, et le loyer. Elle qui n'a pas de chance va découvrir au sein de la famille De Saria qu'elle peut être acceptée et aimée. Cela va réveiller en elle de nouvelles émotions.
    David et elle sont très proches depuis 4 ans et vivent une belle histoire d'amour cependant un événement imprévu va venir briser leurs rêves et remettre en question l'avenir qu'ils s'étaient tracé.
    Des décisions impossibles vont devoir être prises mais qu'adviendra-t-il des nouveaux liens tissés ? Y résisteront-ils ?
    J'ai beaucoup aimé cette histoire émouvante ou certains personnages lient leur solitude et leur tendresse.
    Angie est un personnage bienveillant et qui malgré les souffrances endurées n'a aucune rancœur envers la vie et les êtres qui n'ont pas été toujours respectueux de ses douleurs.
    Lauren est aussi un personnage important, touchante et pleine de sollicitude et de reconnaissance.
    Ce roman représente vraiment l'univers de la famille et des liens fraternels.
    Un livre à découvrir.

     


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    « À la recherche du bonheur » de Cathy KELLY

    Titre : « À la recherche du bonheur »
    Auteur : Cathy KELLY
    Genre : roman
    Éditions : Pocket
    Année : 2005
    Nombre de pages : 829

    Quatrième de couverture :

    Hannah a choisi l'indépendance : trahie par son mari, elle se consacre désormais à sa carrière. Dévouée à des parents tyranniques, Emma a épousé l'homme de sa vie avec lequel elle souhaite de tout cœur avoir un enfant. Mais celui-ci tarde à venir. Leonie, elle, rêve secrètement au prince charmant.
    Sans cette croisière sur le Nil, rien n'aurait pu réunir ces trois personnalités si différentes. Sur le pont du bateau, loin des préoccupations quotidiennes, la magie opère : au fil de longues soirées animées naît une amitié aussi sincère qu'inattendue...

    Emma, Léonie et Hannah espèrent voir enfin se réaliser leur rêve de bonheur. Emma, jeune mariée, désire de tout coeur avoir un enfant. Léonie, divorcée et mère de trois enfants, cherche le grand amour qu'elle n'a pas connu pendant son mariage. Pour Hannah, seule depuis que l'homme qu'elle aimait, l'a quittée, le bonheur est synonyme de liberté. C'est lors d'une croisière sur le Nil que ces trois âmes en quête d'absolu vont se rencontrer pour ne plus se quitter. 
    Dès leur retour en Irlande, partageant espoirs et chagrins, elles vont apprendre à compter les unes sur les autres et s'entraider face aux difficultés. Elles vont surtout découvrir que, à force de poursuivre des chimères, on peut détruire le bonheur à portée de main...

    Mes impressions :

    L'auteure commence à nous présenter Hannah, c'est une jeune femme de 36 ans, réceptionniste dans un hôtel. Après avoir été quittée par Harry son mari s'ensuit une période difficile. Ses rêves d'antan de gloire et de sérénité évanouis, elle décide de faire un voyage culturel en Égypte pour acquérir un peu d'instruction. Avant de partir, elle s'offre le luxe de coucher avec Jeff, 26 ans, nouveau réceptionniste de la salle de sports dans l'hôtel, pour en finir avec sa dépendance aux hommes et sa déception.

    Et puis il y a Emma, 31 ans, mariée à Peter. Ses parents les ont invités à faire une croisière en Égypte pour leurs 25e anniversaires de mariage.
    D'un naturel despotique et méprisant, James O'brien ne m'inspire que malaise et mal être.
    Alors qu' Anne Marie sa femme, est étouffante, trop parfaite, prévoyante et s'immisce dans la vie et le couple de sa fille de façon envahissante !
    Comment Emma, peut-elle accepter cette situation depuis des années ? !
    Aujourd'hui elle a l'âme plutôt heureuse car elle pense qu'enfin son rêve de devenir maman va devenir réalité.
    Depuis 3 ans avec Peter, ils essaient d'avoir un enfant. Ils donnent l'impression de s'aimer vraiment. Pendant une semaine loin de son mari qui n'a pas voulu subir les remontrances récurrentes des parents d'Emma elle va profiter seule de ses vacances en Égypte en faisant la rencontre d'Hannah et de Léonie.
    Léonie femme légèrement grassouillette de 42 ans est une assistante vétérinaire. Elle a trois enfants (Danny, 19 ans, des jumelles de 14 ans Abby et Mel), actuellement chez leur père aux États-unis. Elle est entouré par Penny, Clover et Herman, respectivement un golden retriever/Labrador, un chat et un hamster. Elle a envisagé et préparé ses vacances dans le but de rompre la monotonie de son existence.
    Ray son ex-mari et elle n'étaient pas faits l'un pour l'autre, néanmoins ils sont restés amis et s'entendent bien. C'est elle qui a décidé de le quitter ; malgré tout, son absence lui pèse car elle se sent très seule.
    Ce roman est le récit de trois femmes différentes aux trois univers disparates et donc trois destins divers. Elles se rencontrent dans la file d'attente de l'embarquement, qui les amène en voyage en Égypte pour une semaine. Ainsi elles vont lier connaissance et apprendre à se connaître pendant une semaine.
    Pendant leur séjour, elles vont se raconter des bribes de leur histoire de vie et lier amitié. Puisque l'entente est bonne, elles décident de ne pas se perdre de vue après le voyage et de continuer à se voir régulièrement à leur retour.
    Ce qui est intéressant dans leur rapport affectif c'est que chacune est différente avec une personnalité bien définie et malgré tout elles s'entendent bien.
    Hannah est plutôt du genre sûr d'elle et ne souhaite plus tomber amoureuse. Seulement embauchée dans une agence de voyage depuis peu, elle rencontre le beau Félix ! Charismatique mais... acteur !
    Emma est heureuse dans son couple mais elle est bouleversée par le fait qu'elle n'arrive pas à tomber enceinte. Et de plus elle est écrasée par des parents trop envahissants et un père autoritaire. Et plus récemment elle découvre que sa mère commence à avoir de graves problèmes de santé.
    Quant à Léonie même si elle est complexée par son physique, elle reste une femme attachante, remplie d'humour qui aimerait rencontrer un homme qui l'aime telle qu'elle est.

    Cathy Kelly est une grande auteure qui sait parfaitement embarquer ses lecteurs dans un univers ancré dans la réalité. Elle y parle de la vie, des relations humaines, de l'amitié, de l'amour, de la joie mais aussi des peines que chacun d'entre nous peut être amené à vivre, de la maladie d'un proche, l'infertilité, le divorce, l'éducation des adolescents certes difficile, les relations parents-enfants à tout âge, elle traite aussi des sujets actuels comme les familles monoparentales ou recomposées ainsi que de la place de la femme dans le milieu professionnel. (parfois un peu singulier comme le métier d'acteur).
    Chacune des trois amies évolue dans un monde professionnel où elles ont leur place, elles sont reconnues Ici les mentalités ont évolué, la femme tient à garder sa place en tant qu'être humain moderne, elles sont exigeantes vis-à-vis d'elles-mêmes.

    Ce qui est beau dans ce roman c'est que la trame de l'amitié entre ces trois femmes relie tous ces sujets de façon crédible et émouvante.
    Malgré les épreuves que chacune traverse, elles s'entraident et se confient ce qui les aide à supporter les difficultés qu'elles rencontrent.
    J'ai eu un réel plaisir à lire ce roman, j'ai été happée par les trois personnages et leur destin.
    L'écriture est belle, pleine d'harmonie.

    À travers l'histoire de ces trois femmes l'auteure, nous parle de la vie de chacun d'entre nous. Les désillusions, les peurs mais également les émois et la joie des relations.
    J'ai aimé leurs caractères opposés, leur façon individuelle de ressentir et d'exprimer les émotions et les sentiments.
    Vraiment un très beau roman qui nous embarque et nous fait découvrir les choses de la vie, quelques-unes d'ailleurs sont assez touchantes.
    Léonie amène sans cesse sa note d'humour avec ses répliques marrantes mais elle reste une femme sensible et attrayante de par son naturel.

    J'ai noté que la seule chose dans ce livre qui m'interpelle est que ces trois femmes à un moment ou à un autre, ne sont pas elles-mêmes, elles essaient de plaire et le regard des autres compte beaucoup. L'auteur veut sans doute nous faire passer le message que beaucoup de femmes sont sensibles aux regards des autres et cela est une conception contemporaine de la société moderne. Certaines se donnent du mal pour plaire et pour être acceptées en tant que femme de valeur et souhaitent avoir une place à part entière dans la société professionnellement ainsi que dans la sphère familiale.
    La vie de ces trois amies évolue à son rythme et j'aime bien quand leurs opinions sont controversées.

    Le dénouement est certes prévisible pour chacune des trois amies, et je dis même aussi tant mieux car ainsi le lecteur n'est pas déçu dans ses attentes. Nous ne voulons que le meilleur pour les trois femmes même si « le parfait » n'est qu'illusion ! D'ailleurs pour en arriver à une certaine sérénité, il a fallu qu'elles traversent des épreuves. Je vous rassure tout n'est pas rose non plus pour les personnes de leur entourage mais ceci reflète bien ce que peut être la vie.
    J'avais beaucoup aimé « Le meilleur de la vie » , ici aussi pour ce qui est « A la recherche du bonheur », ce fut un coup de cœur.
    Je vais donc tenter de lire les autres livres de cette auteure : après une recherche avec mon ami Google, je vais me laisser porter par les autres romans de la même veine.

     


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  • « La librairie de l'île » de Gabrielle ZEVIN

    Titre : « La librairie de l'île »
    Auteur : Gabrielle ZEVIN
    Genre : Roman
    Editions : pocket
    Année : 2015
    Nombre de pages : 283

    Quatrième de couverture :

    A.J. Fikry a l’un des plus beaux métiers du monde : il est libraire sur une petite île du Massachusetts. Mais il traverse une mauvaise passe. Il a perdu sa femme, son commerce enregistre ses pires résultats depuis sa création et il vient de se faire dérober une édition originale et précieuse. A.J. s’isole au milieu des livres jusqu’au soir où il découvre un couffin devant sa librairie. Un bébé que sa mère a abandonné là avec un mot : « Je tiens à ce qu’elle grandisse entourée de livres et de gens pour lesquels la lecture compte. » Réticent au premier abord face à l’ampleur de cette mission, le libraire tombe rapidement sous le charme du nourrisson et entrevoit avec lui la possibilité d’un nouveau bonheur.
    Et si la vie valait bien qu’on lui accorde une seconde chance ?

    Mes impressions :

    Amélia Loman est une représentante pour l'éditeur Knightley Press. Elle est la remplacante de Harvey Rhodes, récemment décédé. Elle se rend sur l'île afin de rencontrer AJ Fickry propriétaire de la librairie de l'île et lui présenter les nouveautés littéraires. Leur première rencontre n'est pas des plus réussie... Faut dire qu'AJ est un peu singulier.
    Il a 39 ans et est veuf depuis 18 mois. Son épouse Nic est décédée dans un accident de voiture. La mort de son épouse l'a profondément bouleversé. Il a beaucoup de mal à s'en remettre.
    Un jour un jeune mère dépose devant sa porte, sa jeune fille de 25 mois afin qu'elle soit élevée au milieu des livres et de ceux qui les apprécient...La petite dans un premier temps devait être placée mais malgré ce que cela implique comme responsabilités, AJ s'attache à l'enfant et décide même de l'adopter. Maya entre dans sa vie comme une bouffée d'oxygène.
    Tous les deux vont s'apprécier humainement et s'aider mutuellement.
    Maya grandit dans une ambiance aimante et chaleureuse...au sein d'une famille mono-parentale.

    Je me suis beaucoup attachée à AJ et à Maya, ils lient leur solitude. Puis quand Amélia peu à peu entre dans leur vie respective ils forment une belle famille atypique.
    J'ai vraiment apprécié la délicatesse qu'utilise l'auteur pour nous amener à reconsidérer un des rôles de la littérature ainsi que de l'utilité des livres....
    Les personnages sont excentriques, avenants, parfois drôles et même en décalé et j'aime beaucoup la diversité de leur personnalité. Nous y sommes confrontés également, un peu comme dans la vraie vie. On peut rencontrer des gens très différents les uns des autres; les plus proches nous enrichiront humainement et sentimentalement.
    Ce livre est un bijou autant par le contenu que par les messages qu'il transmet. Il est à mettre entre les mains de tous les amoureux des livres mais pas seulement car il peut aussi faire aimer la littérature à ceux et celles qui réfutent à lire.
    Il y a de nombreuses références littéraires, des auteurs et des titres cités, ainsi que des notes écrites par Amélia et AJ en début de chapitres, destinées et adressées à Maya pour lui parler des livres intéressants qui ont une place dans la vie d'une personne. Je qualifie ce livre de rare et enrichissant.
    Le style du récit est fort agréable et l'histoire dès le début très touchante, l'ensemble donne aux lecteurs envie de continuer à lire. Le récit est parfaitement mené, construit, il délivre des leçons de vie et des messages qui peuvent nous lecteurs nous faire avancer dans notre propre existence.
    L'auteur appréhende aussi le rôle des livres dans une vie, la rencontre particulière avec l'un d'eux qui peut changer notre vie ou modifier le cours de notre existence, nous faire réfléchir. Ces livres croisent nos vies sans préavis.
    L'auteure évoque alors la richesse des écrits, la communion avec les mots, la transmission des messages. On a vraiment envie de lire les livres cités en référence, d'ailleurs je me suis fait une liste à lire !
    AJ est une homme avec une personnalité émouvante.
    Ce livre m'a donné beaucoup d'émotions simplement en lisant la vie de ses protagonistes. 

    La couverture attirante, colorée et ses dessins enfantins sont un appel ! 


    Extrait : « La peur sourde de ne pas être aimable au sens propre, nous isole, mais c'est l'isolement qui nous porte à croire qu'on ne peut pas être aimé. Un jour, Dieu, seul sait quand vous roulerez sur une route. Et un jour Dieu seul si quand, il ou elle se trouvera sur cette même route. Vous serez aimé et, pour la première fois de votre vie, vous ne serez plus seul. Vous aurez décidé de renconcer à la solitude ».

     


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  • Titre : « La dernière promesse »
    Auteur : Ellen SUSSMAN
    Genre : roman
    Editions : Michel LAFON
    Année :2004
    Nombre de pages :325

    Résumé :

    Être mère célibataire n'a jamais effrayé Blair. Elle et sa fille Amanda contre le reste du monde a toujours été sa devise ! Mais aujourd'hui, pour la première fois de sa vie, Blair va avoir besoin d'aide. Enfermant dans son cœur un lourd secret, son plus grand souci est de savoir qu'Amanda ne se retrouvera pas toute seule, si jamais...Il y a bien le séduisant Luke qui a surgi dans sa vie au moment où elle s'y attendait le moins. Mais Blair peut-elle vraiment lui faire confiance ?

    Mes impressions :

    Blair est une femme d'une quarantaine d'année à qui son médecin apprend qu'elle est atteinte d'un cancer en phase terminale. Elle vit à Haight avec sa fille Amanda âgée de 16 ans, dans un cottage (qu'elle loue à Casey le propriétaire).
    Blair est chef dans un restaurant, tenu par Daniel, un ami sincère de longue date.
    Dans le premier chapitre, on découvre le personnage de Blair, de son enfance à son adolescence mais nous est révélé également, le drame dont elle a été victime avant d'être maman. Ce premier chapitre particulièrement bien écrit est essentiel et nous donne envie de poursuivre notre lecture.
    Luke ,un scénariste trompé, par sa femme de 10 ans sa cadette est déçu par la vie. Il ne supporte pas le départ brutal de sa compagne. Il va panser ses plaies dans un chalet dans les montagnes de Santa Cruz afin de redonner un sens à sa vie mais surtout d'oublier la trahison de sa femme.
    Lors d'une réunion d'anciens élèves du lycée, il est chargé de retrouver les « absents ». C'est alors qu'il repère sur la liste de noms celui de Blair, une fille qui dans son sonvenir semblait à part ; ,renfermée et plutôt solitaire. Il a d'ailleurs utilisé un drame de son histoire personnelle pour écrire un scénario et en faire un film ce qui a déplu à l'intéressée.
    Quand ils se retrouvent tous les deux, les premiers contacts ne sont pas du tout idylliques. Cependant, ils se revoient plusieurs fois et finissent par tomber sous le charme l'un de l'autre. Au début Blair voit d'un mauvais œil le retour de cet ancien « camarade » de lycée qui ne s'est jamais intéressé à elle. Et puis Blair s'est forgé une carapace afin de ne pas subir la violence de ce qui pourrait l'affaiblir émotionnellement.
    Pourtant une liaison, s'établit entre eux. Malgré le cancer qui la ronge, les sentiments se renforcent peu à peu en même temps que l'inquiétude de Blair concernant sa mort prochaine et le fait qu'elle va laisser Amanda seule....

    J'ai aimé la force de caractère de Blair, sa capacité à accepter plus ou moins la situation sans jamais se plaindre. J'ai apprécié la relation qu'elle a avec sa fille, cette complicité, cet amour sans failles même s'il y a quelques tensions liées à l'âge difficile d'Amanda.
    Je suis admirative du courage de Luke et de sa ténacité face à l'adversité, je suis agréablement suprise pas son empathie eu égard Blair. Il sait du reste apprivoiser Amanda, sans la brusquer.
    Je sais bien que ce roman est une fiction mais elle m'a confortée dans l'idée que si certaines personnes étaient aussi sincères et honnêtes entre elles, la vie d'autres personnes s'en trouveraient améliorée.
    L'auteur est parvenue à me faire rêver, malgré le théme et le sujet difficiles de ce roman.
    Blair, Amanda et Luke sont tous les trois des personnages psychologiquement intéressants, l'auteur réussit fort bien à les rendre vivants, humains. J'aime les histoires qui permettent de pouvoir nous identifier aux personnages. Ils sont parfaitement crédibles en proie à des sentiments divers, des réactions humaines souvent contradictoires mais toujours mus par une sincérité indéniable.
    Les personnages qui entourent Blair sont sympathiques, aidants, et particlièrement à l'écoute d'elle. Cette femme est aimée et cela va l'aider à surmonter son cancer qui évolue très vite.
    Les personnages de second plan sont parfois cruels, lâches, malhonnêtes et là je fais référence à la femme de Luke.
    Le style est particulièrement agréable, simple, fluide ce qui nous permet de nous plonger pleinement dans l'histoire.
    La fin bien sûr est prévisible mais elle m'a émue. Je me suis mise à la place de cette femme encore jeune qui doit ,par la force des choses, quitter ce monde alors que la vie enfin s'ouvrait à elle et aurait pu être prometteuse.
    J'ai été terriblement touchée. Il me faudra du temps pour oublier cette histoire …. si jamais je l'oublie.


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