• Un nouveau départ

    Titre : « Un nouveau départ »
    Auteur : Dorothy KOOMSON
    Genre : Roman
    Édition : Belfond
    Année : 2008
    Nombre de pages : 432

    Quatrième de couverture :

    Après deux ans passés en Australie, Kendra Tamale rentre à Londres avec une seule idée en tête : repartir de zéro et tourner enfin la page sur son passé douloureux. À la recherche d'un appartement, elle tombe sur l'annonce de Kyle, père séparé de jumeaux de six ans qui loue un studio dans sa maison. Pour Kendra, c'est l'idéal : pas d'attaches, pas de relations de voisinage, elle pourra enfin mener la vie paisible et solitaire dont elle rêve. Mais Summer et Jaxon, les jumeaux, en ont décidé autrement. D'emblée, ils adoptent Kendra qui devient, bien malgré elle, un nouveau membre de la famille. Mais comment trouver sa place entre un père qui n'arrive pas à faire le deuil de son couple, une mère qui a renoncé à s'occuper de ses enfants pour se perdre dans l'alcool, et surtout face à deux bambins en mal d'affection ? Et comment s'improviser mère quand on a soi-même perdu tout espoir et toute confiance ?

    Mes impressions :

    Kendra conseillère en recrutement, récemment de retour d'Australie, a quitté Sydney dans la précipitation. Elle cherchait un endroit pour se cacher et vivre tranquillement... Elle est toujours terrorisée par cet homme qu'elle a rencontré et qui la brutalisait alors qu'elle était étudiante.
    Gabrielle est l'amie de Kendra et aujourd'hui également sa patronne. Alors qu'elle était en Australie, elle lui a proposé un poste dans sa propre agence d'Intérim, ce qui impliquait de revenir à Londres, ce qui arrangeait Kendra.
    Kyle louait un studio à Londres. Lui et Kendra ont échangé plusieurs courriels pour les formalités du contrat de location et l'aménagement.
    Kyle est architecte de profession, séparé depuis peu. Il vit à côté du studio dans une très belle maison, avec ses deux enfants de 6 ans, deux jumeaux prénommés Summer et Jaxon.
    En arrivant dans la famille, Kendra pensait trouver un homme calme et réservé, elle trouve un homme plutôt loquace et deux jumeaux plutôt envahissants, mais cela peut se comprendre : leur mère leur manque, elle les a quittés.
    Kendra est une personne réfléchie, discrète, altruiste, introvertie mais capable de dénoncer une injustice. Elle est aussi assez enjouée, imaginative et sait faire face au désarroi des jumeaux, alors très vite ces derniers s'attachent à elle. Quant à Kyle, il est désemparé et semble perturbé par sa récente séparation et l'éducation de ses enfants. Il n'a pas réussi à se faire à l'idée d'élever ses enfants sans Ashlyn, alors il espère son retour.
    L'auteure nous livre lentement leur histoire à tous, nous la découvrons au fil des pages et c'est ce que j'ai aimé, elle nous dévoile leurs craintes, leurs désirs, leurs joies, leurs peines, leurs douleurs, leur vécu respectif. D'abord, elle parle de leur rencontre à tous les quatre, de leurs moments passés ensemble comme s'ils étaient une famille, puis de la vie de chacun en particulier.
    On devine que Kendra a quitté précipitamment Sydney pour oublier Will. Elle veut oublier cet homme marié qu'elle aime profondément.
    Au fil du récit, le passé de Kendra nous est dévoilé, elle nous raconte son histoire avec Will, sa rencontre et leurs débuts de relation cahoteuse. Mais elle nous livre également des événements douloureux vécus alors qu'elle était encore étudiante.
    D'ailleurs, elle garde un secret bien enfoui que nous allons découvrir entre les lignes de son récit.
    Aujourd'hui Kendra se sent investie d'une mission : protéger Jaxon et Summer, mais aussi de leur père qu'elle croit alcoolique, démissionnaire, vis-à-vis de ses enfants, et dépassé par la séparation depuis qu'elle l'a trouvé ivre mort sur leur canapé.
    Le couple que formaient Ashlyn et Kyle nous est décrit comme instable, mais tous les deux s'aiment d'un amour tendre....La complicité entre Kyle et Kendra est palpable. Rassurante pour l'un comme pour l'autre.

    Ce roman est captivant et nous met face à des problèmes de société, comme le divorce, l'éducation des enfants, les parents célibataires, l'alcoolisme, le viol,
    Il nous parle du ravage de l'alcoolisme, de la violence, des femmes victimes et leurs bourreaux.
    Les tourments des personnages sont bien décrits, les personnages sont crédibles, ils se dévoilent peu à peu ; ils sont toujours partagés entre deux émotions, deux sentiments, ils nous ressemblent. On pourrait facilement s'y identifier.
    Leurs sentiments sont dépeints avec précision et élégance.

    L'écriture est posée, précise, descriptive.
    Le suspense de chacune des histoires perdure jusqu'à la dernière page, l’intérêt de la lecture est attisé par la lenteur des révélations des uns et des autres. Et le dénouement est assez inattendu.
    La façon déstructurée du roman rend l'histoire captivante. Les personnages se dévoilent tour à tour.
    Les thèmes abordés et traités le sont avec délicatesse, malgré leur complexité et leur dureté.
    Les personnages sont dans un même combat, ils doivent accepter une situation douloureuse pour la dépasser après une longue période de déni.
    J'ai apprécié ces êtres touchants et des situations qui rappellent les moments difficiles que vivent de nombreuses personnes dans notre société actuelle.
    Vraiment un bon roman, rempli de sentiments. Cette histoire est émouvante, bouleversante.

    La fille de ma meilleure amie


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  • Jamais deux sans toi

    « Jamais deux sans toi » de Jojo MOYES

    Titre : « Jamais deux sans toi »
    Auteur : Jojo MOYES
    Genre : Roman
    Éditions : Milady
    Année : 2015
    Nombre de pages : 475

    Quatrième de couverture :

    Équation à deux inconnus...

    Jess est à bout : elle se tue à la tâche, son mari a disparu de la circulation, son fils rentre de cours couvert de bleus, et elle n’a pas les moyens de payer à sa fille surdouée l’école prestigieuse qui la promettrait à un brillant avenir. 

    Alors qu’elle ne s’y attendait plus, la chance lui sourit enfin. La chance, ou plutôt le millionnaire dont Jess entretient la résidence. Accusé de délit d’initié, Ed risque la prison, et il craint plus que tout d’accabler son père malade avec cette nouvelle. Soucieux de s’acheter une conduite et d’oublier ses ennuis, il se propose de venir en aide à Jess. S’ensuit alors une folle équipée avec la petite famille et Norman, leur inséparable chien.

    Que va donner l’addition de leurs petits et grands désastres individuels ?

    Une histoire d’amour aussi bouleversante qu’inattendue mettant en scène la rencontre improbable de deux êtres en perdition.

    Mes impressions :

    J'ai retrouvé le style inimitable et intense de jojo Moyes sous sa superbe plume ; auparavant « Avant toi », fut un coup de cœur et ici encore je dois dire que j'ai été transportée par cette histoire hors du commun, remplie de sensibilité, de douceur, de tendresse et d'imprévu. Alors que la vie peut-être difficile voire cruelle, Jojo Moyes nous montre qu'elle peut être aussi surprenante et imprévisible.
    Ce livre est une ode à la différence, à l'espérance, avec des liens amoureux et amicaux, fraternels, filiaux, et montre bien combien les liens du sang ne sont pas toujours les liens les plus solides.

    L'histoire ne commence pas du tout comme un conte de fée. Ed, Ronan et Sidney sont trois collègues, graphistes. Un groupe d'investisseurs a acheté la moitié des actions de leur société, ils lancent un logiciel SFAX. Ed va être rattrapé par une ancienne amie à lui qui va profiter des informations qu'il lui donne illégalement... Ainsi il va être suspecté de délit d'initié...

    La vie personnelle d'Ed n'est pas un long fleuve tranquille malgré sa richesse. Il a été marié une première fois avec Lara, ils se sont séparés, n'ont pas eu d'enfants mais il a été marqué par cette séparation. Lara l'a manipulée, elle s'est retrouvée fauchée et en a profité pour lui quémander de l'argent mais également le voler sans scrupule....
    Gemma la sœur d'Ed lui annonce que leur père aimerait le voir avant qu'il ne meure. Il est atteint d'un cancer en phase terminale mais Ed est tellement honteux d'être impliquée dans une sombre histoire de délit d'initié qu'il craint de décevoir ses parents. Il ne parvient pas à se résoudre à aller les voir.

    Quant à Jess, elle vit elle aussi une période difficile. Marty son mari est parti pour réfléchir à leur vie de famille, elle se retrouve seule avec le fils de Marty, Nicky, qu'il a eu avec une précédente compagne et leur fille Constanza qui se trouve être une enfant surdouée en mathématiques.
    Nicky vit avec Jess depuis 8 ans et elle l'aime comme son fils. Elle ne fait pas de différence. Lui a du mal à se trouver, il est singulier, se maquille et est l'objet harcèlement de la part de son voisin.
    Nathalie Benson est l'amie de Jess, elles travaillent ensemble, elles sont associées et ont une entreprise de nettoyage. À côté de cela, Jess travaille dans un bar pour pouvoir subvenir aux besoins de la famille.

    La première rencontre entre Ed et Jess se fait sur le lieu de son travail puisqu'elle est sa femme de ménage.
    À ce propos, elle lui fait clairement comprendre que vivre dans le luxe ne lui donne pas tous les droits....Une personne qui n'a pas un haut niveau social doit aussi être respectée.

    Tout ce petit monde va se rencontrer dans des circonstances particulières, un peu inattendues et  ils vont vivre une aventure assez originale. En effet, les professeurs de Constanza voient en elle une petite fille douée qui pourrait entrer dans une école privée (Sainte Anne), où les élites ont leur place mais voilà, cette école est onéreuse alors le directeur propose à Tanzie de passer une olympiade qui a lieu en Écosse. Si elle a de bons résultats, cela permettrait à Jess, de financer l'inscription à Saint Anne....
    Par une coïncidence favorable la petite famille, se retrouvent dans la voiture d'Ed. Il a décidé de les y amener. Ainsi commence leur aventure.
    Nous allons vivre leur périple qui ne durera que quelques jours, mais qui sera mouvementé. Si au début les relations sont difficiles et plutôt houleuses entre Jess et Ed, tous vont se détendre et trouver leur place.

    Dans ce roman, comme dans « Avant toi », c'est le niveau de vie différent des deux personnages qui est mis en avant au début. Il sera le principal sujet de discorde et de mésentente mais la vie parfois, fait bien les choses et amène d'agréables hasards.
    Au début de ce livre, il y a une lenteur qui contrairement à d'autres lecteurs ne m'a pas dérangée, je dirai même au contraire elle m'a permis de me mettre dans l'ambiance de cette histoire qui se déroule toute en pudeur, tendresse et humilité.
    Le style est vraiment agréable. Les phrases sont parfois longues, parfois courtes, les mots sont simples, les émotions passent. Les personnages se partagent les chapitres et se confient tour à tour. Il y a beaucoup de dialogue, d'échanges entre les personnages, mais paradoxalement, il y a des non-dits qui vont faire la différence. Car dans ce livre il ne s'agit pas seulement d'amour mais aussi d’amitié, de lien relationnel, filial, de sang mais pas seulement...
    Les personnages sont entiers, ils ont ce petit quelque chose de spécial qui les rend vivants, intéressants, j'ai aimé les découvrir au fil des pages....Jess et Ed sont l'un pour l'autre une bouffée d'oxygène, une béquille, un équilibre et pourtant un acte désespéré de Jess pourrait faire tout basculer...

    C'est un roman intense, mêlant, amour, famille, amitié, il est une fenêtre sur la vie et le bonheur possible même pour des êtres écorchés par les circonstances et fragilisés par la vie.
    Même si nous imaginons facilement dès le départ quel sera le dénouement nous nous délectons de tourner les pages car le principal est le voyage intérieur que toutes ces personnes nous offrent. Ils se découvrent et apprennent à se connaître, tant personnellement que relationnellement.

    Ce livre décrit des situations banales dans le fond mais Jojo Moyes en fait des histoires insolites dans la forme. qui ont le mérite de nous faire rêver parce qu'elles peuvent être réalistes. L'auteur parvient à nous captiver avec son sens du partage et des sentiments sincères. Les tentatives des uns et des autres à s’entraider, à s'imprégner des autres, nous émeuvent et nous bouleversent, ils sont à l'origine de rebondissements bien sentis.
    La plume de jojo Moyes est sincère, poétique, à la fois libérée et toute en retenue.
    Elle rend les personnages attachants.
    Jess est remarquable en maman combattante et toujours positive malgré les épreuves ; Elle veut transmettre les bonnes valeurs à ses enfants et se donne du mal.
    Ed au début est un peu suffisant mais vivre aux côtés de cette famille pendant quelques jours et partager sa voiture va le rendre plus humble.
    Vous l'aurez compris tous ont des défauts mais c'est ce qui les rend proches de nous.
    Tanzie est une petite fille perturbée et surdouée mais elle s'accroche à ce que lui donne la vie et si elle a des moments de découragement elle peut compter sur Norman son gros chien ! Qui ne la lâchera pas et qui fait partie du voyage.
    Nicky est renfermé et atypique. Mais il va se révéler et se découvrir au contact d'Ed, qui lui donne les moyens d'avancer en utilisant ce que la vie lui offre.

    Comme dans « Avant toi » Jojo Moyes dépeint des personnes de milieux sociaux différents ; chacun ressent la vie et les autres différemment mais ils vont finir par s’adapter et se trouver les uns et les autres, à vivre ensemble et à partager. Ce livre est vraiment une bouffée d'oxygène pour moi également !

    Avant toi
    La liste de Noël


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  • Pourquoi Sarah

    Titre : « Pourquoi Sarah ? »
    Auteur : Florence ABOULKER
    Genre : Roman
    Éditions : France Loisirs
    Année : 1986
    Nombre de pages : 223

    Résumé :

    Sarah, la star, l'objet de luxe, ne trouve que le bonheur qu'avec son double, sa jumelle Julie, journaliste à New-York. la mystérieuse et spectaculaire disparition de Sarah, obligera Julie à rechercher les raisons de cette vie éclatée. Une quette approfondie la conduira au plus surprenant des jardins secrets de sa sœur. Qui est Sarah? La petite fille brisée par ses rêves? La créature adulée par les foules? l'actrice éthylique? L'épouse-vitrine d'un aristocrate bordelais? Julie a t-elle été trahie par ce monstre sacré, ou n'aurait-elle mené cette danse macabre, cette descente aux enfers que pour se délivrer d'une sœur narcissique?...

    Mes impressions :

    Julie et Bob sont journalistes, vivent à New-York, et travaillent dans un hebdomadaire, Julie a 39 ans. Ils sont mariés depuis 13 ans. Julie souffre d'infertilité, elle a une sœur jumelle Sarah, une star de renommée mondiale.
    L'ami imaginaire, la conscience de Julie se matérialise sous la forme d' Arthur, elle se confie, à cet être plein de sagesse sur les relations qu'elle entretient avec sa sœur.

    Julie et Sarah ont eu une enfance difficile, où l'absence prévalait.
    Julie, se sent abandonnée, en attente d'amour, son père Henry était absent souvent car il était officier de marine, leur mère est morte à leur naissance.
    Henry ne pouvant se résoudre à les élever, a confié Sarah a sa propre mère et Julie à la mère de sa femme.
    Elles sont très proches, et pourtant si différentes de caractères. Elles ont une vie à l'opposer.
    Sarah est célèbre, adulée, Julie est plutôt calme, réservée, elle est une femme-enfant soutenue et aimée par son mari attentionné.
    Un jour Julie s'inquiète parce que Sarah ne répond pas au téléphone alors qu'elle est à Deauville pour un film, Julie part alors la retrouver dans son hôtel. Les deux sœurs passent du temps ensemble, partagent des moments de nostalgie ; Julie nous décrit des anecdotes de leur enfance, de leur passé.
    Sarah assume de plus en plus mal le statut de célébrité, elle agit comme une enfant gâtée, capricieuse, pourtant elle a des angoisses, elle a peur, pense même à sa mort, elle fuit.
    Elle se réfugie dans les bras de partenaires, se désintéresse de son mari et de son fils. Julie, ne la comprend pas, et pourtant n'arrive pas à se détacher d'elle, ni de cette relation pourtant toxique.
    Après son escapade à Deauville, Julie rentre, décidée à se défaire émotionnellement de sa sœur. Elle souhaite rependre sa vie en main et s'éloigner de l'emprise psychologique de Sarah....pour ne pas se perdre.
    C'est douloureux pour elle, mais elle sait que c'est une question de survie.
    Elle trouve un carnet de notes, celles de Sarah , elle les lit et découvre la vie de sa sœur, ses pensées intimes. Julie se sent désemparée et sous l'emprise.
    Sarah lutte sans cesse entre la vie et la mort, et Julie choisit la vie et tombe enceinte.

    Ce livre traite de la gémellité, de la vie de star, de l'adultère, de la mort, du fait de se sentir responsable d'une autre personne, jusqu'à se sentir prise au piège.
    Les personnages sont profondément humains et en souffrance. Les deux sœurs sont différentes ; si l'une est plutôt égoïste, l'autre est empreinte de culpabilité et tente d'aider sa sœur à sortir de sa léthargie et de son besoin morbide de côtoyer la mort.
    Entre Sarah et Jean Alexis son mari, la relation est basée en majorité sur le mensonge, la lâcheté, la complaisance, l’intérêt, elle est de nature perverse.

    J'ai trouvé ce roman ennuyeux, mou, assez vide malgré les thèmes variés et la complexité de la psychologie des deux sœurs.
    La relation trouble entre Julie et Sarah est pleine d'élégance mais déplacée. Je trouve que l'auteur est assez rébarbatif et n’apporte rien de nouveau.
    Le style est assez brouillon, les dialogues sont creux, surtout entre Bob et Julie. Tous se parlent en demi-teinte, d'ailleurs les conversations sont plutôt des bribes de phrases sans réelles consistances, des mots lâchés, il faut deviner le fond de leur pensée....
    La seconde partie, est plus intéressante, le style est plus rapide comme le temps qui avance vite, les mois défilent alors leur lot d'angoisses et de pénibilités, on s'ennuie moins.
    J'ai eu du mal à aller au bout mais je me suis motivée par curiosité et effectivement vers la fin, il y a quelques rebondissements, même s'ils ne sont sans surprises. Ce qui a rendu le dénouement plus attrayant.
    Mais je ne garderai pas longtemps en mémoire ce roman.

     


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  • Titre : « Les moustaches de la sagesse : Conte du chat Salomon qui tomba des étoiles »
    Auteur : Sheila JEFFRIES
    Genre : Roman
    Éditions : Pocket
    Année : 2014
    Nombres de pages : 185

    Quatrième de couverture :

    Imaginez qu'un soir d'orage vous trouviez, devant votre porte, une minuscule boule de poils frigorifiée. Imaginez que, malgré les temps difficiles que vous traversez, vous décidiez d'accueillir ce chaton dans votre foyer. Imaginez que Salomon, puisque c'est le nom que vous lui avez donné, ne soit en réalité pas un chat comme les autres... Qui est donc cet animal qui a parcouru un long, un très long chemin, depuis les étoiles, jusque sous un camion, pour venir vous trouvez, vous ? Et si Salomon était un " agent de bonheur ", envoyé sur Terre pour éclairer votre vie ?

    Mes impressions :

    Amoureux et inconditionnels des chats, ce livre est fait pour vous, sinon ne vous y aventurez pas.

    Salomon est un chat guérisseur, dans une vie antérieure (tout le monde sait que les chats ont sept vies), il était le chaton d'Ellen. Elle était alors une petite fille, gentille et réservée.
    Puis l'ange d'Ellen qui n'est autre que sa mère, va demander à Salomon d'aider sa fille car elle est dans une situation familiale et financière, difficiles.
    Alors qu'il est au paradis, l'ange lui donne donc une mission : revenir sur Terre et aider Ellen à aller mieux, à la soutenant et en l'aidant à prendre les bonnes décisions.
    La première étape de sa mission consiste à retrouver Ellen, puis à se faire adopter de la famille pour finalement créer une ambiance d'amour pour tous. Mais la route est semée d’embûches, comme l'est la vie.
    Aujourd'hui Ellen a grandi, elle est mariée et maman, son fils John est un petit garçon calme mais qui souffre des éternelles disputes entre ses parents.
    Salomon le narrateur nous raconte son histoire, il nous fait partager ses péripéties, sa rencontre avec la famille, puis avec la minette Jessica qui est déjà dans la famille.
    Dans ce livre, la vie nous est présentée telle qu'elle est. Avec ses moments de doute, ses difficultés.

    Ce n'est pas de la grande littérature mais ce livre a le mérite de faire du bien, d'apaiser.
    Il est sans prétention mais apporte un moment de douceur, quelquefois un moment de naïveté et il est un petit bijou de finesse et de douceur.
    Les personnages sont attachants, il y a leurs voisins de mobil-home où la famille est obligée de vivre suite au chômage de Joe.
    L'auteure en première partie de livre se concentre sur la vie d'Ellen ; elle y raconte le quotidien d'Ellen et de Jo fait de disputes, de cris, d'humiliations, de réconciliations, de promesses non tenues. Une vie bien difficile comme il y en de plus en plus de nos jours. Dans la seconde partie, l'auteure parlera aussi de la vie de Salomon, en tant que père, ami, et compagnon.
    Ce chat est descendu des étoiles pour retrouver son ancienne maîtresse et dont la mission sera de l'aider à supporter les difficultés par sa présence et les signes qu'il lui envoie....
    Salomon grandira, deviendra adulte auprès de Jessica, sa compagne de jeu et de vie...
    Puis le temps passe et lui aussi devra faire face à des difficultés....

    Un livre néanmoins réconfortant et chaleureux, dans un style parfois naïf mais qui est abordable pour le plus jeune public.
    Les personnages Ellen, John, Pam et même Jessica sont attachants...
    Toute sa vie Salomon va être d'une extrême gentillesse et un guide spirituel prévenant.
    L'auteure nous précise à la fin du livre que Salomon a vraiment existé, qu'il était un chat affectueux, quand il sentait les gens malheureux ou malades, ils venaient se coucher près d'eux pour leur apporter chaleur et réconfort....

     


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  • Entre Dieu et moi c'est fini

    Titre : « Entre Dieu et moi c'est fini »
    Auteur :  Katarina MAZETTI
    Genre : Roman
    Éditions : Babel Gaïa Actes Sud
    Année : 2007
    Nombre de pages : 137

    Quatrième de couverture :

    Linnea a quinze ans, plein de complexes et pas mal de questions qui lui trottent dans la tête. La seule qui la comprenait, c’était Pia, sa meilleure amie, son amie pour la vie… enfin, pour cent vingt jours, “sans compter les week-ends”, Linnea a fait le calcul une fois. Depuis que Pia est morte.
    Avec Pia, elle pouvait parler de tout : de l’amour, de la mode, de Markus, le beau gosse dont toutes les filles rêvent, de son père qu’elle voit deux fois par an, de sa mère qui vit avec son nouveau conjoint une relation tumultueuse. Et de Dieu. Qu’est-ce que ça signifie “croire en Dieu” ? Car ce n’est pas exactement la même chose que le père Noël. Une chose est sûre, ce n’est pas la peine de compter sur Dieu pour résoudre les équations du second degré. Seulement voilà, Pia n’est plus là. Alors Linnea se souvient, puisque, comme dit son excentrique grand-mère, “pour pouvoir oublier quelque chose, il faut d’abord bien s’en souvenir”. La verve comique et tendre de Katarina Mazetti est ici au service d’une adolescente bravache, complexée, drôle, curieuse et paumée, qui parle aux murs pour surtout ne se confier à personne. Ce formidable roman sur l’amitié et les tourments adolescents, qui permettra aux jeunes de se sentir moins seuls et aux moins jeunes de comprendre leurs ados préférés, est le premier volume d’une trilogie publiée aux éditions Gaïa, à paraître au fil de l’année 2011 dans la collection Babel.

    Mes impressions :

    Pia et Linnea ont 16 ans, elles sont amies depuis 120 jours, elles se sont rencontrées au lycée. L'une est timide, l'autre semble plus sûre d'elle. Linnea est trop grande et ne séduit pas les garçons par contre Pia les attire.
    Une forte amitié les lie mais Pia « disparaît ». La mort de son amie va traumatiser Linnea. Elle a tellement mal qu'elle se confie et parle parfois au mur.
    Le père de Linnea est parti quand elle avait trois ans, puis sa mère a rencontré Ingo, entre eux, il y a des tensions. Knotte le petit et demi-frère de Linnea vit avec eux.

    Tout au long du livre, Linnea nous parle de son amie, pour ne pas oublier. Elle nous fait le récit au fil des pages de leur étrange et belle relation. Cependant, elle éprouve des difficultés à nous raconter ce qui s'est passé pour Pia. Peu à peu, cela devient plus simple avec le temps et elle va le faire avec douceur, avec pudeur. On devine alors combien et pourquoi elle vit mal la mort de son amie.
    Les deux adolescentes découvraient ensemble le monde des adultes. Linnea nous relate leur amitié, leur vie au lycée, leurs amourettes, leurs discussions philosophiques. Elle nous dévoile l'idée qu'elles se font de la vie, la mort, de Dieu, de la politique etc. Elles se posent des questions, beaucoup, comme tous les adolescents.
    Elles vont partager ensemble des moments tendres, d'autres plus difficiles. Mais leur amitié intense sera d'une relative courte durée.....
    À la mort de Pia, Linnea est bouleversée, en colère, se sent seule et en veut à son amie mais elle comprendra que parfois les choses ne sont pas aussi faciles qu'elles en ont l'air. Tout le long du livre, nous lecteurs nous l'écoutons se souvenir.

    Ce court roman dérange mais aborde des thèmes qui font l'existence. Il est destiné à la fois aux adolescents qui vivent ce moment difficile et aux adultes qui se rappelleront de leur adolescence. Le style est contemporain.
    Le texte original est fort dans la façon qu'à Linnea de se confier. Il est à la fois concis et analysé, il laisse entrevoir une grande force dans la narration et nous plonge dans une histoire touchante, troublante émouvante, vraiment belle.
    J'ai aimé la maturité et la fragilité de ces deux adolescentes.
    Leur philosophie de vie, leur façon de voir certaines choses les placent à un rang plus élevé.
    Parce qu'elles sont intelligentes, elles sont sensibles.
    Un livre riche d'émotions.


    Il est le premier d'une trilogie. Suivra :

    La fin n'est que le début (2011)
    Entre le chaperon rouge et le loup c'est fini (2011)

    Autres livres de Katarina Mazetti lus :

    Le mec de la tombe d'à côté
    Le caveau de famille


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  • Foreveur

    « Foreveur » de Patrice JUIFF

    Titre : « Foreveur »
    Auteur : Patrice JUIFF
    Genre : Roman
    Éditions : éditions du Rocher
    Année : 2016
    Nombre de pages : 236

    Résumé :

    Rémy aime Émilie. Émilie aime Rémy. Un jour, le père de Rémy meurt. Rémy ne veut retourner ni « chez les fous », ni chez sa mère. Il kidnappe alors Émilie et dérobe les cendres de son père pour les emmener en voyage, une petite semaine, au bord de la mer. Jours de bonheur, malgré la crainte d'être reconnus et arrêtés. Rémy se sent petit à petit devenir un homme dans les bras d'Émilie, son devoir de fils accompli… Il est loin d'imaginer que leur aventure ne fait que commencer.

    Patrice Juiff nous entraîne dans un road movie sentimental, une quête humaine où les cœurs battent souvent la chamade, où l'humour permanent et la fausse naïveté du style sont le prétexte pudique d'une magnifique ode à la vie, loin de la normalité, où la beauté n'est pas toujours là où l'on croit.

    Mes impressions :

    Je remercie chaleureusement Laurence Angebault des Éditions du Rocher (groupe Artège) pour l'envoi de ce roman.
    Cela m'a permis de retrouver la plume d'un comédien et auteur que j'apprécie.

    Je vous avais présenté « La taille d'un ange » un recueil de nouvelles qui m'avait touchée.

    Je vois dans la signification du titre, Foreveur, que je vais vous présenter, un jeu de mots, « forever » traduction anglaise, « pour toujours » et « for rêveur » pour les rêveurs, pour ceux qui ont confiance en l'être humain, en la beauté des relations.
    La quatrième de couverture m'a tout de suite attirée car j'ai bien senti que j'allais être transportée dans un monde différent, fait d'émotions et de sensibilité où l'amour prévaut, une histoire touchante comme je les aime.
    Je n'ai pas été déçue car cette histoire est remplie de personnages hauts en couleur, qui sont à la fois, humains, ils sont meurtris et pourtant si délicats, si attirants.

    Pour ce roman Patrice Juiff, a choisi comme thème, la différence, le handicap, l'amitié, l'amour, un road-movie qui nous entraîne dans la vie de plusieurs personnages secoués par la vie.
    L'histoire se passe de nos jours, Rémy vit avec son père dans un deux pièces lugubre, dans un quartier non moins lugubre. Ses parents se sont séparés lorsque Rémy avait 10 ans, lorsqu'il a eu le « cerveau grillé » comme il dit suite à un virus, aujourd'hui il en a 17.
    Sa mère n'a pas voulu continuer de l'élever, elle s'est mise en ménage avec Frank, que Rémy n'aime pas.
    Il a une relation forte, presque fusionnelle avec son père lequel en a la garde. Cependant ce dernier ne s'est pas remis de la séparation d'avec la mère de Rémy, il est devenu malheureux alors il s'est mis à boire, à se droguer....Il a perdu son travail et son logement.
    Suite à son problème de santé, Rémy a été placé en institution pendant 6 mois, là il a rencontré Émilie, une jeune trisomique dont il est tombé fou amoureux et à qui il a promis de retrouver.
    Ils deviennent les deux meilleurs amis du monde.

    Et puis un matin Rémy s'aperçoit que son père est mort pendant son sommeil....mais il ne veut pas l'abandonner alors il lui fait la promesse de veiller sur lui toujours. Il va alors retrouver sa mamie pour lui dire qu'il est décidé à ne pas retourner en institution et qu'il souhaite retrouver Émilie pour l'amener une semaine à la mer, il la met dans la confidence en espérant qu'elle va l'accompagner...et c'est ce qu'elle fera. Il prendra les dispositions pour enterrer son fils puis ils partiront avant que Rémy, ne retrouve l'institution. Il amène avec lui les cendres de son père qu'il a dérobé, pour les déposer là où il sait que son père reposera en paix.

    Ce roman est constitué de trois parties, la première concerne la mort de son père, puis la décision de partir une semaine avec sa mamie et Émilie, puis dans la seconde, nous vivons avec eux leur semaine époustouflante puis dans la troisième, il faut penser à rentrer ; sur leur route ils croisent Dan et Kathy, qui deviendront des amis,....

    Patrice Juiff, a un style très particulier ; l'écriture est soignée, souvent poétique et humoristique.
    Les descriptions détaillées des pensées intimes de Rémy, nous permettent de vivre au quotidien dans son monde. Il nous raconte sa vie, sa façon de voir les choses, son histoire, sa fuite pendant une semaine au bord de la mer avec sa mamie et Émilie, avant de retourner à l'institution car il sait qu'après avoir enlevé Émilie, il devra y retourner.

    La naïveté et la maturité de Rémy le rendent unique, attachant. Il a cette faculté de voir la beauté en toute chose, en chaque être humain, il s'émerveille de presque tout, ce roman est une ode à la vie, à la différence, au respect.
    Dans ce roman Rémy fait de nombreuses fois référence à Johnny Cash, son père en était fan.
    Et lui est fan des aventures de Tom Sawyer, il ne lâche pas et ne se lasse pas de lire et relire le livre.

    Ce roman peut faire évoluer les mentalités, modifier le regard que l'on porte sur le handicap, la maladie, il embellit les choses douloureuses.
    Ceux qui vivent le handicap ne sont pas forcément les plus malheureux, les plus à plaindre. Il y a de l'humour, des anecdotes sur le caractère d’Émilie, la façon qu'à Rémy de la regarder, de l'aimer.
    La mamie est touchante, complice avec son petit fils, comme ce dernier l'était avec son père.
    Et puis il y a Rémy, le Rémy culpabilisé, celui qui souffre du manque d'amour de sa mère...surtout que cette dernière attend un enfant de Franck....
    Dans ce livre, Patrice Juiff, ne passe pas à côté du mécanisme de l'acceptation, de l'amour, de l'amitié, mais également de la transmission intergénérationnelle des valeurs.
    Patrice Juiff parvient à nous captiver, on a envie de partager les moments de ses personnages hauts en couleur.
    Le roman est positif, il a même des ambitions sociales.
    On entre très facilement dans l'histoire. La fin est prévisible mais elle néanmoins un fort moment d'émotion.

    Un roman a ne surtout pas manquer ! Je vous le recommande, il est un coup de cœur pour moi.

    Extraits :

    « Deux heures plus tard, le soleil a commencé à se suicider en se transformant en pastille à l'orange et se laissant lentement avaler par l'horizon de la colline. Le ciel a changé plusieurs fois de costume, passant du bleu, au rouge, au violet, au noir. Les étoiles se sont allumées une à une, puis centaines par centaines. J'ai attendu encore au moins une heure, puis je me suis secoué les puces et je suis retourné dans la rue où habitait Émilie  »

     « Papa disait que l'amour est une joli pomme, la plus jolie pomme qui puisse se cueillir sur l'arbre de la vie, mais qu'il fallait toujours vérifier qu'aucun vers ne se soit introduit à l'intérieur pour y pourrir le cœur ».


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  • Impardonnables

    Titre : « Impardonnables »
    Auteur : Philippe DJIAN
    Genre : Roman
    Éditions : Gallimard
    Année : 2009
    Nombre de pages : 233

    Résumé :

    «Je pensais pourtant m'être sorti de toutes ces histoires, l'âge venant. Je croyais avoir compris que ces histoires ne valaient plus la peine que l'on se donnait hier encore pour les vivre, je croyais avoir compris que l'on était parvenus à un niveau supérieur, que l'on pouvait ne plus jouer à ces jeux idiots, que l'on pouvait s'en dispenser et j'étais là, frissonnant au crépuscule comme un collégien, totalement désarmé, terrassé.»

    Francis est un écrivain à succès, meurtri par l'existence. Sa femme et l'une de ses deux filles sont mortes devant ses yeux. À soixante ans, il est maintenant installé au Pays basque où il a mis de côté ses derniers remords en se remariant. Mais voilà que sa fille Alice, qu'il chérit plus que tout, disparaît brutalement et brise ce fragile équilibre.
    De la forteresse mentale qu'il se construit pour ne pas s'effondrer, il va découvrir un monde sans pardon possible.

    Mes impressions :

    Francis, la soixantaine vit au pays basque avec sa seconde compagne Judith, agent immobilier. Elle travaille beaucoup, et devient de plus en plus distante ; elle prétexte des ventes pour s'éloigner plusieurs jours d'affilée.

    Un jour le beau-fils de Francis, Roger arrive avec ses deux petites jumelles, et lui annonce qu'Alice la fille de Francis a disparu.
    Roger est inquiet, Francis plonge dans une angoisse profonde, celle de perdre Alice, est-t-elle enlevée, morte, disparue ?
    En 1996, Francis a déjà perdu une de ses filles Olga et sa première femme Johanna dans un terrible accident de la route; il ne s'en remettrait pas s'il venait à perdre aussi Alice, il vit mal le fait de ne pas savoir où elle est.
    Alors il engage Anne-Marguerite, une détective privée qu'il connaît depuis les bancs du lycée pour tenter de retrouver sa fille.
    Francis nous livre alors ses pensées, sur l'absence, la peur, l'inquiétude, la mort, le pardon ; il nous parle de sa vie, de ses relations, de façon anachronique, ce qui est parfois un peu gênant pour la lecture.

    Il se lie à Jérémie, le fils de Anne-Marguerite récemment sorti de prison pour braquage. Ce garçon est solitaire, perturbé, plutôt angoissé, mal dans sa peau. Il lui propose d'ailleurs, moyennant finance de suivre sa femme, persuadé qu'elle le trompe.
    Tous les deux unissent leur solitude, leur douleur, leur mal de vivre et d'être...

    Dans la maison de Francis, les jours passent et la vie continue avec son lot d’activités quotidiennes. De temps en temps Roger leur amène les fillettes pour s'en occuper. Ainsi nous apprenons qu'Alice est une jeune actrice ; une ancienne droguée, qui a vécu des moments douloureux et qui s'est amourachée de Roger, lui même utilisant de nombreux produits illicites mais depuis la naissance des deux jumelles il semble que leur extravagances ont diminué.
    Les sujets de ce livre sont la perte d'être cher, l'éloignement, l'absence, la vie, la mort, la fin des choses et des êtres.
    Un roman aussi sur les relations familiales, amicales, l'adultère, et surtout le pardon.
    Les personnages de Djian ont du mal à cohabiter, ce qui crée des tensions, la communication passe très mal d'ailleurs.
    La fin est extrêmement brutale, inattendue.

    Ce roman n'est pas un thriller, il ne se concentre pas sur la disparition d'Alice mais plutôt sur les tourments de Francis. Nous errons entre son passé et son présent et les pièces du puzzle se mettent en place au fil des pages.
    L'écriture de Djian est incisive, les phrases sont courtes, il n'y a pas de chapitre, il croise ses histoires ; ça peut être gênant, cela n'a pas aidé la fluidité de ma lecture. Mais je crois que cet homme meurtri m'a plus émue qu'il ne m'a agacée...

    Extrait :

    « Le pardon existe-t-il dans ta religion ? Demande t-elle en observant les rideaux de pluie fumante qui dansaient dans le jardin, se disloquaient contre les baies.

    - Ça dépend pour quoi. Vivre ensemble signifie partager certaines valeurs. S'entendre sur les points au-delà desquels on ne peut pas aller. Dans ce cadre, la pardon existe »

     

     


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  • Titre : « La mémoire blessée »
    Auteur : Karen YOUNG
    Genre : roman
    Éditions : Harlequin collection Jade
    Année : 2009
    Nombre de pages : 532

    Quatrième de couverture :

    L'intolérable douleur. L'anéantissement. Le désespoir. Ces sentiments, Erica Stewart les connaît bien depuis que son mari et sa petite fille sont morts, renversés sous ses yeux par un chauffard qui a pris la fuite. Meurtrie dans son âme et dans sa chair - elle-même a été grièvement blessée et a perdu tout souvenir du drame -, elle n'a depuis trouvé de refuge que dans le travail. Jusqu'au jour où elle rencontre Hunter McCabe, et où le fragile équilibre de son existence vole en éclats... Car en même temps que grandit son attirance pour cet homme, des cauchemars commencent à hanter ses nuits. Des cauchemars terrifiants, et de plus en plus précis, qui lui font entrevoir des images de l'accident enfouies jusqu'alors au plus profond d'elle-même. La mémoire d'Erica va-t-elle enfin lui ouvrir ses portes et lui permettre, en mettant un visage sur le coupable, d'envisager de reconstruire sa vie ?

    Mes impressions :

    L'histoire se déroule en partie à Houston.
    Dès les premières pages l'auteure met en place les personnages et nous décrit les familles recomposées.
    Il y a neuf ans, un terrible événement, a séparé Erika de son mari et de son bébé Danielle.
    Un accident de voiture lui a ôté sa famille et l'auteur de ce drame a pris la fuite et n'a jamais été retrouvé. Erica ne parvient pas à surmonter cette épreuve. Elle est amnésique et ne se souvient pas de l'impact.
    Elle est soutenue par Isabel sa mère, remariée, et sa demi-sœur Stéphanie âgée de 12 ans.
    Styliste, Erica tient une boutique ; elle crée des plaids et des vestes qui font sa réputation. Avant le terrible accident qui a coûté la vie à sa famille, elle était un peintre accomplie. Depuis 9 ans, elle vit comme recluse entourée par Jason son associé et ami fidèle.
    Hunter, un architecte, la rencontre alors qu'il va dans sa boutique pour choisir un cadeau destiné à sa mère Lilian.
    Lilian et Morton son beau-père, portent un lourd secret. Lilian a vraisemblablement du mal à vivre avec, alors que Morton est plus serein.
    Lilian a toujours été très proche d'Hank, un ami d'enfance mais à la mort de la femme de ce dernier et à la mort du père de Hunter, elle a préféré se remarier avec Morton. Ensemble ils ont eu une fille Jocelyn.
    Hank est toujours amoureux en secret de Lilian. Kelly la fille d'Hank 33 ans, vétérinaire et Hunter sont en couple mais ce n'est pas une histoire explosive. D'ailleurs Hunter ne se sent pas pleinement amoureux. Il éprouve pour elle plus de l'amitié que de l'amour. Ils ont grandi ensemble et ont la passion des chevaux.
    Hunter passe du temps au ranch de son père. Ce dernier et Hank étaient associés et de droit Hunter est également à part égale, propriétaire du ranch.
    Hank est un homme droit et juste alors que Morton est un homme froid, sans scrupules, arrogant et tyrannique avec sa femme et sa fille Jocelyn. Cette dernière d'ailleurs a une vie plutôt dissolue et ne sait pas trop ce qu'elle veut en faire, elle essuie échec sur échec dans sa vie professionnelle et sentimentale.
    Morton vise le poste d'ambassadeur, et mettra tout en œuvre pour être élu. Pour l'instant il est PDG d'une entreprise.
    Lorsque Hunter et Erica se rencontrent, Hunter éprouve une attirance indéniable, mais Erica refuse de se l'avouer. Malgré tout Hunter insiste et peu à peu ils vont se rapprocher. Elle va se confier à lui... ses nuits sont peuplées de cauchemar relatif à l'accident et ceux-ci s'intensifient surtout depuis la soirée où elle s'est rendue et où elle a rencontré Lilian ; la broche qu'elle portait lui envoie un flash.....
    Lilian est active dans sa ville et fait preuve de charité lors de cérémonies de bienfaisance.
    Hunter sent qu'on lui fait des cachotteries, et que son beau père et sa mère ne sont pas étrangers dans la vie d'Erica comme ils le prétendent.

    Dès le début, ce qui m'a intéressée ce sont les personnages bien travaillés, ils ont un parcours individuel atypique.Je trouve Hunter très suffisant et parfois agaçant... Erika quant à elle ne sait pas vraiment ce qu'elle souhaite quant à sa relation avec Hunter, je t'aime je te fuis, ou suis-moi que je t’attrape ! Ces deux-là m'ont un peu ennuyée par contre le fond de l'intrigue m'a bien intéressée. Il y a un peu de suspense en ce qui concerne les relations et la façon de traiter les informations.
    Les relations sont de plus en plus compliquées entre tous.
    Lilian doit faire face à un mari plus intéressé qu'amoureux. Jocelyn se bat contre ses démons. Hank est l'homme le plus sain et toujours disponible. Jason quant à lui est un ami fidèle sur qui Erica peut compter.
    Il n'y a pas vraiment de suspense sur l'accident car dès le départ on devine le secret de la famille de Hunter. Toute l’intrigue sera dans la recherche de la vérité pour Erica.
    Chaque jour, davantage l'inconscient d'Erica lui fait des révélations. Ses peintures vont l'amener à découvrir des choses enfouies dans sa mémoire.
    Ses rêves vont l'amener sur un terrain dangereux. Le dénouement final nous amènera quand même une surprise sur les personnes impliquées.
    Le mystère s’éclaircit très vite car le lecteur ne nous cache pas vraiment, quel a été le rôle de la famille de Hunter dans l'accident de Danielle et David. Seulement on avance petit à petit dans l'intrigue. J'ai noté quelques longueurs et parfois ça traîne.
    J'ai apprécié la description des paysages, ils sont surprenants, naturels, on se les imagine facilement.
    Le style de la narration est vraiment agréable, facile à lire, il y a beaucoup de dialogues, cependant bien dosés, comme le sont les descriptions.
    L'histoire n'est pas vraiment à rebondissements mais la fin laisse un sentiment de satisfaction et de sérénité.
    Il y a du romantisme, des éléments d'enquête policière, des relations humaines et familiales et l'ensemble m'a fait du bien et m'a reposée malgré un départ perturbant et triste.

     


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  • Titre : « La fille de Brooklyn »
    Auteur : Guillaume MUSSO
    Éditions : XO éditions
    Genre : Roman

    Année : 2016
    Nombre de pages : 471

    Quatrième de couverture :

    Je me souviens très bien de cet instant. Nous étions face à la mer. 
    L’horizon scintillait. C’est là qu’Anna m’a demandé :

    « Si j’avais commis le pire, 
    m’aimerais-tu malgré tout ? »

    Vous auriez répondu quoi, vous ?
    Anna était la femme de ma vie. Nous devions nous marier dans trois semaines. Bien sûr que je l’aimerais quoi qu’elle ait pu faire.
    Du moins, c’est ce que je croyais, mais elle a fouillé dans son sac d’une main fébrile, et m’a tendu une photo.
    – C’est moi qui ai fait ça.
    Abasourdi, j’ai contemplé son secret et j’ai su que nos vies venaient de basculer pour toujours.
    Sous le choc, je me suis levé et je suis parti sans un mot. Lorsque je suis revenu, il était trop tard : Anna avait disparu.
    Et depuis, je la cherche.

    Mes impressions :

    Je remercie Mélanie Rousset des Éditions XO pour l'envoi de ce livre.

    Le point de départ de l'histoire prend racine dans la sphère intime d'un couple amoureux.
    Une banale dispute conjugale peut-elle changer le cours d'une existence et surtout amener les conjoints à avoir des attitudes impulsives et dévastatrices ?.
    Peut-t-on construire une vie et/ou une relation sincère sur le mensonge, ? Peut-on rester soi-même et faire avec ? Peut-on alors se projeter et projeter nos proches dans un avenir sain ?

    Six mois après leur première rencontre et trois semaines avant leur mariage, Raphaël un écrivain et Anna, médecin pédiatre de vingt-cinq ans, se disputent alors qu'ils se trouvent en vacances dans le Sud de la France....
    Lui, souhaite en savoir plus sur le passé de la femme qu'il aime et qu'il va épouser. Il insiste un peu trop lourdement.
    Anna lui montre alors une photo et lui dit qu'elle est responsable de ce qui apparaît sur cette photo... Sous le choc de ce qu'il y a vu, il perd son sang froid et quitte rapidement et sans un mot la maison ; regrettant sa précipitation, il y revient vingt minutes après mais Anna, a disparu. Elle est partie....Il rentre à Paris et cherche à la contacter mais sans succès.
    Il demande alors à Marc son ami, voisin et ancien flic mis à la retraite forcée, à contre cœur, au passé mystérieux de lui venir en aide pour éclaircir cette histoire.
    Ainsi l'enquête va évoluer entre les réflexions des deux amis, un flic et un romancier, deux façons de la mener et voir les choses. Deux manières d'appréhender l'intrigue, de la penser, et de résoudre les énigmes confuses, qui s'ajoutant les unes aux autres, construisent le puzzle qui se met en place.
    L'enquête que mène Raphaël, sur Anna est organisée, minutieuse, réfléchie, il veut savoir pourquoi elle a une double vie, quel est son passé, pourquoi s'est -elle enfuit après sa révélation. A-t-elle été enlevée ? Anna est-elle victime, ou coupable, quel danger court-elle  ?
    Le passé de la jeune femme, la rattrape alors que depuis dix ans elle tente de passer outre et de l'oublier.
    La motivation des deux amis est différente et elle est à chercher dans leur vie personnelle, elle s'ajoute à l'intrigue et étoffe le roman avec des personnages compliqués, ayant des vies perturbées.
    Les personnages mis en avant, sont Caradec qui est du métier, il offre à Raphaël sa rigueur et ses méthodes, tandis que Raphaël se sert de sa sensibilité et de son métier de romancier pour faire la part belle à la fiction.
    Ces deux hommes enquêtent et sont entourées de femmes déterminées, journalistes, femme politique, mère et sœurs, tantes. La touche féminine est bien présente dans ce roman musclé même si Anna a disparu et donc n'est pas beaucoup présente physiquement dans la plus grande partie du roman. ; on découvre sa vie au travers des témoignages, des enquêtes de police.
    Raphaël et Marc vont mener une enquête surprenante car des événements se contredisent ou se complètent mais jamais avec certitude. Il faudra attendre le dénouement et le rebondissement ultime pour enfin connaître les tenants et les aboutissants de cette histoire, bien ficelée !
    Chacun des personnages, nous livre ses idées et surtout ce qu'il sait d'Anne et alors le lecteur lui même a toutes les cartes en main pour tenter de comprendre la jeune femme.
    Les lecteurs progressent dans une intrigue intelligente, mêlant enlèvement, séquestration, pédophilie, des thèmes actuels et sociétaux. Des faits réels sont relatés ce qui nous plonge dans une certaine crédibilité.

    Le dénouement nous offre un rebondissement inattendu ce qui me permet de penser que la fin est aboutie mais je trouve quand même qu'elle est un peu trop précipitée.
    Les mots faciles offrent un lecture fluide, captivante, rapide. L'aisance du style est un atout pour cet auteur. Cependant, Guillaume Musso à modifié sa façon d'écrire, il laisse tomber les scénarios surnaturels pour se tourner vers des polars et dans ce dernier opus, l'ambiance policière et politique sont largement présentes. Le suspense est présent à chaque page, il y a de la rapidité et du rythme.
    Le côté thriller avec l'enquête policière, la motivation des personnages principaux à obtenir les réponses, sont mis en avant, alors que le romantisme est mis en second plan.
    Les trois personnages principaux ont un passé complexe, et les secondaires également. Ce qui donne un côté psychologique au roman qui n'est pas pour me déplaire.
    Le lecteur retrouve des histoires de personnages bouleversantes. Il y a toujours une part d'intimité, de secrets, de doutes, de peurs, de manipulations. Ses personnages évoluent avec ce qu'ils sont, leur déchirure, leurs difficulté, leur envie, leur désir. Ils sont entiers.

    On note que dans ce roman Guillaume Musso met aussi un peu de lui, de sa paternité en la personne de Théo, le fils de Raphaël. Il en a la garde, depuis que sa précédente compagne ne se sentant pas mère est allée travailler en Californie. Je trouve que cela fait du bien de voir un bon père qui se donne du mal pour élever seul son fils, en France.
    Le rythme stylé du roman ne laisse pas de répit, il se déroule sur trois jours. C'est en fait, une affaire classée à résoudre rapidement pour nos deux amis malgré les barrières politiques et policières.
    Dans chacun des livres de Musso, on évolue à New York, lieu aimé et privilégié de l'auteur.. ici aussi même si tout a commencé dans différents endroits de France.
    Il y a toujours également ces petites maximes de personnages célèbres à chaque début de chapitres, ce qui donne une note philosophique et profonde au roman.

    Encore une belle surprise littéraire de 2016 !

    Central Park
    L'instant présent M
    La fille de papier
    L'appel de l'ange
    Sept ans après
    Demain
    Un appartement à Paris


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  • Titre : « Le nénuphar et l'araignée »
    Auteur : Claire LEGENDRE
    Genre : roman/essai
    Éditions : Les allusifs
    Année : 2015
    Nombre de pages : 100

    Résumé :

    Vous avez peur des araignées, du vide, du regard des autres, de la maladie. Qu’on vous trahisse, qu’on vous abandonne, que les prédictions de la petite gitane se réalisent. Vous arrêtez de fumer, vous fuyez les insectes et les confidences médicales, vous évitez de monter sur scène, de prendre l’avion, de tomber amoureux, de vous pencher au balcon. Vous ne passez pas le permis de conduire et vous commencez à lire les romans par la fin, un peu comme on mettrait une ceinture de chasteté. Vous croyez que vous êtes paré, qu’on ne pourra jamais vous prendre au dépourvu, qu’il ne vous arrivera rien. Et puis on découvre un papillon dans votre poitrine, vous le sentez battre des ailes. Vous ne pourrez pas faire mine de l’ignorer.

    Essai autobiographique sur la peur, Le nénuphar et l’araignée explore les symptômes, les sources et la genèse de l’angoisse, de la plus intime à la plus ordinaire. Au fil de courts chapitres qui sont aussi des fragments de vie, Claire Legendre démonte les mécanismes psychologiques, physiques et sociaux associés à ce sentiment. Dans un style alerte, parfois drôle, souvent grave sans jamais être complaisant, le récit dessine un chemin singulier entre la France, le Québec et la République tchèque, portant sur l’existence un regard à la fois défiant et désarmé.

    Mes impressions :

    L'auteur explique en début de livre qu'il est né en 2013 à la demande de Jean Marie Jot qui a invité l'auteur à écrire une collection intitulée « Les peurs ».
    Ce texte devait être court, alors l'auteur a parlé de ses propres peurs, pour les comprendre et surtout voir ce qu'elle pouvait en dire....
    Une voyante lui prédit qu'elle mourrait à 27 ans et toute sa vie cette échéance a été inscrite dans on cerveau et a guidé plus ou moins ses choix.
    L'auteur nous parle de sa crainte que cette prédiction se réalise puis élargie la description de ses peurs et notamment sa crainte d'avoir une tumeur suite à la découverte d'un nodule pulmonaire et une malformation au niveau de son thymus.
    Elle parle aussi de ses proches, de leur maladie, de leur peur. Avec justesse elle décrit les angoisses et la peur de mourir.
    Ses peurs pourraient être les nôtres, elles vont de la plus intime à la plus ordinaire. Nos peurs communes à tous...plus ou moins.
    Elle se raconte à travers ses peurs et ses angoisses et nous nous rendons compte au fil des pages que ces peurs sont aussi souvent les nôtres, elles sont générales : peur de mourir, peur de la maladie, du viol, de l'avion, du vide, des araignées etc....
    J'ai trouvé que ce livre est un peu brouillon car trop stylé, les phrases parfois complexes ne permettent pas d'avoir une lecture fluide. Cependant l'ironie et l'autodérision font du bien. Elle nous amuse.
    Par contre là où j'ai trouvé que l'auteur se défend bien c'est quand elle décrit le mécanisme des phobies, et de la peur qui paralyse. Elle parle notamment de l'anticipation, de la vérification, des superstitions....
    Ce livre est à la fois déroutant, surprenant, intimiste et général. Il est intelligent car il révèle des vérités sur le fonctionnement du cerveau face à nos peurs et les étudie de façon physiologique et psychiatrique.

     


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