• Titre : « La fille de Brooklyn »
    Auteur : Guillaume MUSSO
    Éditions : XO éditions
    Genre : Roman

    Année : 2016
    Nombre de pages : 471

    Quatrième de couverture :

    Je me souviens très bien de cet instant. Nous étions face à la mer. 
    L’horizon scintillait. C’est là qu’Anna m’a demandé :

    « Si j’avais commis le pire, 
    m’aimerais-tu malgré tout ? »

    Vous auriez répondu quoi, vous ?
    Anna était la femme de ma vie. Nous devions nous marier dans trois semaines. Bien sûr que je l’aimerais quoi qu’elle ait pu faire.
    Du moins, c’est ce que je croyais, mais elle a fouillé dans son sac d’une main fébrile, et m’a tendu une photo.
    – C’est moi qui ai fait ça.
    Abasourdi, j’ai contemplé son secret et j’ai su que nos vies venaient de basculer pour toujours.
    Sous le choc, je me suis levé et je suis parti sans un mot. Lorsque je suis revenu, il était trop tard : Anna avait disparu.
    Et depuis, je la cherche.

    Mes impressions :

    Je remercie Mélanie Rousset des Éditions XO pour l'envoi de ce livre.

    Le point de départ de l'histoire prend racine dans la sphère intime d'un couple amoureux.
    Une banale dispute conjugale peut-elle changer le cours d'une existence et surtout amener les conjoints à avoir des attitudes impulsives et dévastatrices ?.
    Peut-t-on construire une vie et/ou une relation sincère sur le mensonge, ? Peut-on rester soi-même et faire avec ? Peut-on alors se projeter et projeter nos proches dans un avenir sain ?

    Six mois après leur première rencontre et trois semaines avant leur mariage, Raphaël un écrivain et Anna, médecin pédiatre de vingt-cinq ans, se disputent alors qu'ils se trouvent en vacances dans le Sud de la France....
    Lui, souhaite en savoir plus sur le passé de la femme qu'il aime et qu'il va épouser. Il insiste un peu trop lourdement.
    Anna lui montre alors une photo et lui dit qu'elle est responsable de ce qui apparaît sur cette photo... Sous le choc de ce qu'il y a vu, il perd son sang froid et quitte rapidement et sans un mot la maison ; regrettant sa précipitation, il y revient vingt minutes après mais Anna, a disparu. Elle est partie....Il rentre à Paris et cherche à la contacter mais sans succès.
    Il demande alors à Marc son ami, voisin et ancien flic mis à la retraite forcée, à contre cœur, au passé mystérieux de lui venir en aide pour éclaircir cette histoire.
    Ainsi l'enquête va évoluer entre les réflexions des deux amis, un flic et un romancier, deux façons de la mener et voir les choses. Deux manières d'appréhender l'intrigue, de la penser, et de résoudre les énigmes confuses, qui s'ajoutant les unes aux autres, construisent le puzzle qui se met en place.
    L'enquête que mène Raphaël, sur Anna est organisée, minutieuse, réfléchie, il veut savoir pourquoi elle a une double vie, quel est son passé, pourquoi s'est -elle enfuit après sa révélation. A-t-elle été enlevée ? Anna est-elle victime, ou coupable, quel danger court-elle  ?
    Le passé de la jeune femme, la rattrape alors que depuis dix ans elle tente de passer outre et de l'oublier.
    La motivation des deux amis est différente et elle est à chercher dans leur vie personnelle, elle s'ajoute à l'intrigue et étoffe le roman avec des personnages compliqués, ayant des vies perturbées.
    Les personnages mis en avant, sont Caradec qui est du métier, il offre à Raphaël sa rigueur et ses méthodes, tandis que Raphaël se sert de sa sensibilité et de son métier de romancier pour faire la part belle à la fiction.
    Ces deux hommes enquêtent et sont entourées de femmes déterminées, journalistes, femme politique, mère et sœurs, tantes. La touche féminine est bien présente dans ce roman musclé même si Anna a disparu et donc n'est pas beaucoup présente physiquement dans la plus grande partie du roman. ; on découvre sa vie au travers des témoignages, des enquêtes de police.
    Raphaël et Marc vont mener une enquête surprenante car des événements se contredisent ou se complètent mais jamais avec certitude. Il faudra attendre le dénouement et le rebondissement ultime pour enfin connaître les tenants et les aboutissants de cette histoire, bien ficelée !
    Chacun des personnages, nous livre ses idées et surtout ce qu'il sait d'Anne et alors le lecteur lui même a toutes les cartes en main pour tenter de comprendre la jeune femme.
    Les lecteurs progressent dans une intrigue intelligente, mêlant enlèvement, séquestration, pédophilie, des thèmes actuels et sociétaux. Des faits réels sont relatés ce qui nous plonge dans une certaine crédibilité.

    Le dénouement nous offre un rebondissement inattendu ce qui me permet de penser que la fin est aboutie mais je trouve quand même qu'elle est un peu trop précipitée.
    Les mots faciles offrent un lecture fluide, captivante, rapide. L'aisance du style est un atout pour cet auteur. Cependant, Guillaume Musso à modifié sa façon d'écrire, il laisse tomber les scénarios surnaturels pour se tourner vers des polars et dans ce dernier opus, l'ambiance policière et politique sont largement présentes. Le suspense est présent à chaque page, il y a de la rapidité et du rythme.
    Le côté thriller avec l'enquête policière, la motivation des personnages principaux à obtenir les réponses, sont mis en avant, alors que le romantisme est mis en second plan.
    Les trois personnages principaux ont un passé complexe, et les secondaires également. Ce qui donne un côté psychologique au roman qui n'est pas pour me déplaire.
    Le lecteur retrouve des histoires de personnages bouleversantes. Il y a toujours une part d'intimité, de secrets, de doutes, de peurs, de manipulations. Ses personnages évoluent avec ce qu'ils sont, leur déchirure, leurs difficulté, leur envie, leur désir. Ils sont entiers.

    On note que dans ce roman Guillaume Musso met aussi un peu de lui, de sa paternité en la personne de Théo, le fils de Raphaël. Il en a la garde, depuis que sa précédente compagne ne se sentant pas mère est allée travailler en Californie. Je trouve que cela fait du bien de voir un bon père qui se donne du mal pour élever seul son fils, en France.
    Le rythme stylé du roman ne laisse pas de répit, il se déroule sur trois jours. C'est en fait, une affaire classée à résoudre rapidement pour nos deux amis malgré les barrières politiques et policières.
    Dans chacun des livres de Musso, on évolue à New York, lieu aimé et privilégié de l'auteur.. ici aussi même si tout a commencé dans différents endroits de France.
    Il y a toujours également ces petites maximes de personnages célèbres à chaque début de chapitres, ce qui donne une note philosophique et profonde au roman.

    Encore une belle surprise littéraire de 2016 !

    Central Park
    L'instant présent M
    La fille de papier
    L'appel de l'ange
    Sept ans après
    Demain
    Un appartement à Paris


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  • Titre : « Le nénuphar et l'araignée »
    Auteur : Claire LEGENDRE
    Genre : roman/essai
    Éditions : Les allusifs
    Année : 2015
    Nombre de pages : 100

    Résumé :

    Vous avez peur des araignées, du vide, du regard des autres, de la maladie. Qu’on vous trahisse, qu’on vous abandonne, que les prédictions de la petite gitane se réalisent. Vous arrêtez de fumer, vous fuyez les insectes et les confidences médicales, vous évitez de monter sur scène, de prendre l’avion, de tomber amoureux, de vous pencher au balcon. Vous ne passez pas le permis de conduire et vous commencez à lire les romans par la fin, un peu comme on mettrait une ceinture de chasteté. Vous croyez que vous êtes paré, qu’on ne pourra jamais vous prendre au dépourvu, qu’il ne vous arrivera rien. Et puis on découvre un papillon dans votre poitrine, vous le sentez battre des ailes. Vous ne pourrez pas faire mine de l’ignorer.

    Essai autobiographique sur la peur, Le nénuphar et l’araignée explore les symptômes, les sources et la genèse de l’angoisse, de la plus intime à la plus ordinaire. Au fil de courts chapitres qui sont aussi des fragments de vie, Claire Legendre démonte les mécanismes psychologiques, physiques et sociaux associés à ce sentiment. Dans un style alerte, parfois drôle, souvent grave sans jamais être complaisant, le récit dessine un chemin singulier entre la France, le Québec et la République tchèque, portant sur l’existence un regard à la fois défiant et désarmé.

    Mes impressions :

    L'auteur explique en début de livre qu'il est né en 2013 à la demande de Jean Marie Jot qui a invité l'auteur à écrire une collection intitulée « Les peurs ».
    Ce texte devait être court, alors l'auteur a parlé de ses propres peurs, pour les comprendre et surtout voir ce qu'elle pouvait en dire....
    Une voyante lui prédit qu'elle mourrait à 27 ans et toute sa vie cette échéance a été inscrite dans on cerveau et a guidé plus ou moins ses choix.
    L'auteur nous parle de sa crainte que cette prédiction se réalise puis élargie la description de ses peurs et notamment sa crainte d'avoir une tumeur suite à la découverte d'un nodule pulmonaire et une malformation au niveau de son thymus.
    Elle parle aussi de ses proches, de leur maladie, de leur peur. Avec justesse elle décrit les angoisses et la peur de mourir.
    Ses peurs pourraient être les nôtres, elles vont de la plus intime à la plus ordinaire. Nos peurs communes à tous...plus ou moins.
    Elle se raconte à travers ses peurs et ses angoisses et nous nous rendons compte au fil des pages que ces peurs sont aussi souvent les nôtres, elles sont générales : peur de mourir, peur de la maladie, du viol, de l'avion, du vide, des araignées etc....
    J'ai trouvé que ce livre est un peu brouillon car trop stylé, les phrases parfois complexes ne permettent pas d'avoir une lecture fluide. Cependant l'ironie et l'autodérision font du bien. Elle nous amuse.
    Par contre là où j'ai trouvé que l'auteur se défend bien c'est quand elle décrit le mécanisme des phobies, et de la peur qui paralyse. Elle parle notamment de l'anticipation, de la vérification, des superstitions....
    Ce livre est à la fois déroutant, surprenant, intimiste et général. Il est intelligent car il révèle des vérités sur le fonctionnement du cerveau face à nos peurs et les étudie de façon physiologique et psychiatrique.

     


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  • Titre : « Ça m'agace »
    Auteur : Jean Louis FOUNIER
    Genre : Roman/billet d'humeur
    Éditions : Anne Carrière
    Année : 2012
    Nombre de pages : 190

    Résumé :

    Le goût de vivre est une chose fragile. Un rien peut vous le faire passer. Il suffit d’une bestiole d’un centimètre qui doit peser un gramme, un moustique en l’occurrence, pour transformer une nuit en cauchemar. Mais ce n’est pas tout. Il y a le serveur vocal qui fait semblant de ne pas vous comprendre et n’a jamais un mot gentil ; le désespéré qui choisit de se faire déchiqueter par votre TGV et vous fait louper votre entretien d’embauche ; les campagnes de dépistage qui vous rappellent avec délicatesse que vous êtes biodégradable ; les routiers qui essaient de se doubler sur l’autoroute ; le palmarès des hôpitaux qui révèle que l’hôpital où vous allez vous faire opérer de la hanche a obtenu la plus mauvaise note ; les pigeons qui chient partout ; les imprimeurs qui impriment en tout petit ; les exclusions de votre contrat d’assurance ; les mites qui attaquent de préférence l’endroit le plus visible de votre pull en cachemire ; les ouvre-boîtes intégrés qui font gicler sur votre pantalon l’huile de vos sardines, et beaucoup d’autres choses dont l’auteur vous réserve la mauvaise surprise.

    Ça m’agace aurait pu n’être qu’un billet d’humeur. Bien pire, c’est un livre de mauvaise humeur. Parce que, tout ça, Fournier, ça l’agace.

    Mes impressions :

    Un livre qui se veut râleur, rabat-joie ! Mais il fait du bien car je me suis retrouvée dans quelques- unes des pensées de l'auteur qui raconte des anecdotes vécues énervantes !

    Ce petit livre est loin de « Veuf » ou de « Où on va papa », les thèmes sont très différents et je pense que c'est là que nous pouvons mesurer nous lecteurs, les talents d'un écrivain.

    L'auteur parle des tracas et agacements quotidiens qui peuvent nous font sourire et parfois nous révoltent. Il pointe du doigt le dysfonctionnement parfois sociétal, gouvernemental, éducatif etc etc...et même plus légèrement, la météo, la canicule, les pigeons, les mites, les poubelles...
    Il y a des sujets sérieux d'autres moins, mais ils reflètent tous des instants de vie en général.
    Il y a de nos jours des tas de raisons d'être agacé, mais l'auteur soulève aussi ces petites choses qui amènent le bonheur et qui sont trop parfois oubliées. Il se trouve dans les petites choses de la vie, et non dans les millions amassés par exemple dans les jeux télévisés par des spectateurs et candidats divers.
    L'auteur avec des mots choisis porte un regard âpre, cynique et critique mais aussi intelligent sur la société d'aujourd'hui avec son lot de tracas. Il n'est pas méchant mais son humour noir relève bien les tracas au quotidien qui nous polluent l'existence voire nous font devenir fou, et nous renvoient souvent à notre propre incapacité à faire changer les choses.
    L'auteur agrémente ces chapitres par des petits dessins marrants !
    Les chapitres sont bien découpés et chacun se termine par une chute, une morale qui fait du bien.
    Le livre m'a amusée, il est léger et j'ai passé un bon moment.

     


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  • La célibataire

    Titre : « La célibataire »
    Auteur : Carrie ADAMS
    Genre : roman
    Éditions : Calmann Lévy
    Année : 2007
    Nombre de pages : 507

    Quatrième de couverture :

    Le mariage, les enfants ? Non merci !
    À 36 ans, Tessa King a choisi : elle préfère sa vie de célibataire, ses virées shopping et ses aventures d’un soir. Tout le monde l’adore et envie sa liberté, sa joie de vivre et son humour décapant. Égoïste, Tessa ? Pas du tout. Elle est la marraine idéale, toujours présente en cas de coup dur. Confidente de Caspar qui fume des joints en cachette, baby-sitter occasionnelle de la petite Cora ou des jumeaux, elle est maman en pointillés et ça lui suffit. Jusqu’au jour où les parents des jumeaux meurent dans un accident de voiture. Pas le choix, elle doit assumer le rôle de maman à plein-temps et mettre entre parenthèses sa vie de célibataire. Adieu l’insouciance, bonjour les couches-culottes…Pile quand elle était sûre d’avoir enfin rencontré l’homme de sa vie !

    Mes impressions :

    Tessa King trente six ans, avocate revient de cinq semaines passées en Inde. Elle a fait un break pour s'éloigner de ses problèmes qui l'opposaient à son ex-patron. Ce dernier pourtant marié la harcelait, depuis des mois.
    Elle s'est plus ou moins changé les idées mais ses amis lui manquaient. Elle les retrouve avec joie.

    Sa meilleure amie c'est Francesca. Avec Nick son mari, ils ont un fils Caspar de 16 ans, deux filles Katie 8 ans et Poppy la petite dernière. Caspar est à un âge difficile, il est confronté aux problèmes de l'adolescence et à l'alcool, la drogue....
    Cora est une autre filleule, elle a sept ans et c'est la fille de Billy, une amie de jeunesse de Tessa.
    Cora est de santé fragile, son père Christoph les a quittées.
    Billy n'arrive pourtant pas à se défaire complètement de son ex-conjoint qui reste un être négatif.
    Puis il y a Helen. Elles se sont rencontrées au Vietnam, à l'époque où Tessa était au lycée.
    Helen vient d'avoir des jumeaux, ils ont cinq mois. Niel le père est vraiment un homme particulier qui ne prend pas soin de sa famille, il est plutôt dans le business et paillettes avec tout ce que cela implique, drogue, alcool et soirées nocturnes.
    Claudia son amie depuis qu'elle a sept ans, n'a pas encore d'enfant. Depuis plusieurs années avec son mari Al, ils tentent les procréations assistées, mais ils essuient les échecs des FIV, cela les fragilise émotionnellement.
    Al est un homme très proche de sa femme, très maternel, très humain et Tessa l'apprécie beaucoup.
    Ben est le meilleur ami de Tessa, avec lui elle partage de grands moments de complicité, des soirées à délirer, des sorties, des confidences. Il est marié avec Sasha, ils n'ont pas d'enfant.
    Samira quant à elle est une amie depuis peu de temps, elle est riche, célibataire...et profite de la vie.
    Le père de Tessa a un peu plus de 80 ans et sa mère en a 60 ans ; elle souffre de sclérose en plaque et Tessa se fait énormément de soucis pour eux.

    À son retour d'Inde, elle ne cherche pas tout de suite un nouveau job ; elle tente d'abord de se reconstruire. Durant cette période d'inactivité et d'oisiveté presque forcée, elle commence par se poser des questions sur ses envies de femme, ses choix de vie.
    Elle se rend compte que de ne pas être mariée, ne pas avoir d'enfant laisse un vide dans sa vie, qu'elle a de plus en plus besoin et envie de combler.

    Ce roman soulève de nombreuses questions; l'importance du choix de la parentalité, le choix de vie de couple, de profession.
    Au début je m'attendais à un roman léger, grâce à la personnalité de Tessa, puis au fur et à mesure de la lecture, les sujets deviennent plus sérieux à cause des événements plus ou moins douloureux qui se déroulent dans cette intrigue. Il y a de l'humour certes mais ils sont liés aux soucis quotidiens. Et puis la dernière partie du livre apporte son lot de douleur intense.
    Les amis de Tessa sont représentatifs des gens que l'on rencontre dans la vie avec des soucis plus ou moins importants. Des problèmes d'éducation, de travail, d'argent, lien du sang ou de cœur, divorce, puberté, adolescence mais perdure cette tendresse, cette amitié qui est forte entre eux tous.
    Ce livre est assez profond, il montre bien les difficultés des couples, des familles, également les difficultés de relations humaines etc....
    Le contenu est comme je le disais, parfois léger mais intense à la fois.
    L'auteur manie la plume pour rendre ses personnages attachants, surtout Tessa, Billy, Claudia.
    Tessa a le courage de se remettre en question, de s'interroger sur sa vie, c'est une amie fidèle qui s'oublie même un peu.
    Et puis il y a les épreuves de la vie. Et je trouve que ce livre est vraiment très bien écrit, il laisse passer les émotions justes, alors que les personnages sont parfois superficiels, dans leur comportement juvénile, tous grandissent en raison des problèmes liés à l'existence.
    Ce roman est riche de personnages aux personnalités et caractères variées.
    Ils racontent ce que l'on a, ce que l'on perd, la vie, et ses drames... mais aussi les priorités que chacun se donnent.
    L'auteur fait exister chacun d'entre eux de façon quasi-entière, chacun a une vie complexe et ils sont tous perturbés psychologiquement. Ceux qui suivent ce blog savent que je suis particulièrement attachée aux histoires dans lesquelles le vécu et la psychologie des personnages sont bien travaillés.
    L'auteur ne ménage pas ses personnages et les nombreux rebondissements envisageables qu'elle imagine nous bluffent et nous gardent en haleine jusqu'au bout. Sans oublier que la romance tient aussi une place importante dans l'intrigue.
    Le style d'écriture est tellement agréable que j'avais du mal à poser le livre pour vaquer à d'autres occupations.
    Vraiment il est très bien écrit, avec une pression psychologique et un rythme constant, jusqu'à la dernière page.
    Pour moi il est un excellent roman comme je les aime.
    De plus, de nombreux rebondissements inattendus dans le fond et dans la forme rendent ce roman riche d'émotion parfois dramatique, il soulève des questions de moralité.
    Un livre au contenu surprenant quand on voit la couverture et qui reste une jolie surprise même si parfois on est triste....
    J'ai beaucoup aimé le personnage de Tessa, elle est profondément humaine, et malgré tout ses vices, elle a des qualités importantes, ce qui me fait dire que tout le monde aimerait avoir une amie comme elle.
    Et puis je crois que ce qui la rend intéressante c'est qu'elle finit par se rendre compte que la vie ne change pas, c'est la façon dont on la regarde qui change.

     


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  • Une vie plus belle

    Titre : « Une vie plus belle »
    Auteur : Diane CHAMBERLAIN
    Genre : roman
    Éditions : Poche Mosaïc
    Année : 2016
    Nombre de pages : 408

    Résumé :

    Une fille de quatre ans. Un père confronté à des choix impossibles… Une belle leçon de courage et d’espoir.

    Quand ils se sont rencontrés, Robin et Travis avaient quinze ans. L’année d’après, ils tombaient amoureux. Pour eux, tout a été trop vite, trop fort : quand Robin est tombée enceinte, leur monde et la vie qu’ils voulaient se construire ont volé en éclats. Une seule chose est restée : Bella, la petite fille adorée que Travis élève seul depuis sa naissance, quatre ans auparavant — depuis que Robin les a abandonnés, tous les deux.
    Mais lorsque leur maison est détruite dans un incendie, et que le spectre de la pauvreté se profile pour lui et Bella, Travis comprend que sa vie est sur le point de basculer de nouveau. Et, cette fois, il doit faire face à un choix impossible : a-t-il le droit de se mettre en danger pour protéger sa fille ?

    Mes impressions :

    Il y a six mois encore, Travis travaillait dans le bâtiment, il vivait avec sa mère et Bella sa fille à Carolina Beach. Un incendie est venu détruire la maison de sa mère où elle a péri en sauvant Bella des flammes.
    Travis aujourd'hui 22 ans, vit donc dans un fourgon avec Bella âgée de 4 ans. Il cherche un emploi afin de pouvoir la nourrir correctement et aménager un appartement convenable.
    Erin sera la baby-sitter occasionnelle, rencontrée dans un snack où tous les matins, le père et la fille vont faire un brin de toilette, manger un muffin....
    Ce que le père et la fille ne savent pas encore c'est qu'Erin a perdu sa petite fille Carolyn il y a quelque temps et elle passe une grande partie de son temps à écrire sur un forum de parents endeuillés, elle doit reprendre son travail de pharmacienne dans quelques jours.
    Au fil des pages, nous apprenons ce qu'a été la vie de Robin la mère biologique de Bella, le décès de sa propre mère, la surprotection de son père, sa maladie congénitale, sa greffe, sa rencontre avec Travis...
    Ils se sont connus très jeunes, ont eu une histoire mais aujourd'hui elle va se marier avec Dale, le futur maire de la ville, le fils de James et Mollie. L'ambition de Dale est de succéder à son père.
    Alisson la sœur de Dale devient mère à dix-sept ans mais cette riche famille montre l'exemple et décide de tromper les apparences aux électeurs.
    Erin, nous décrit son mari Michael, leur fille Carolyn, la distance qui s'est créée entre eux d'eux, lorsque leur fille décède...
    Erin a eu besoin de souffler et a aménagé un petit appartement seule le temps de se reprendre. Elle ne supporte plus de vivre dans leur maison auprès de Michael qui lui, semble t-il a moins de mal à reprendre une vie normale.
    Lorsque qu'après l'incendie Travis aménage un mobil home dans un camping, où il vivra quelque temps avec Bella, il fait la connaissance de Savannah qui loue le mobil home à côté du sien. Elle va lui présenter Roy, un ami à elle, susceptible de lui fournir un travail mais Travis, va tomber dans un piège qui risque de lui faire perdre le cours de sa vie....et le sens des responsabilités.

    Le narrateur change à chaque chapitre, il est tour à tour Robin, Travis, Erin,
    Dans chacune des trois familles dont sous suivons l'évolution des membres, nous vivons les mensonges, la survie pour certains, la déstabilisation des autres. Le lecteur se sent proche des trois principaux personnages que sont Travis, Erin et Robin. Ils partagent leur doute, leur crainte. Au fil des pages on est ému par le récit de leur vie passée respective, leur caractère, leurs sentiments, leurs façons de voir et de gérer les événements

    Au travers des ressentis de ses personnages, l'auteur décrit tout cela avec compassion, avec des mots simples mais prenants. La lecture s'en trouve facilitée et devient émouvante. Il va à l'essentiel et dit les choses et décrit les sentiments avec simplicité.
    Tous les personnages sont singuliers, meurtris, écorchés, ils ont tous une vie hors du commun. Mais ils sont authentiques. L'auteur excelle dans l'art de faire passer les émotions, d'émouvoir ses lecteurs en nous décrivant ouvertement les sentiments et les émotions de ses personnages.
    Il explore leurs sentiments et nous décrit leur choix de vie avec dignité et parfois amertume.
    Ils sont tous éprouvés par la vie, par les difficultés, et certains sont aussi aveuglés par le pouvoir.
    Dale fait partie de ces bonnes familles, qui font de la politique, obnubilés par le pouvoir, pour l'argent et la reconnaissance alors que d'autres se battent pour vivre simplement.
    Alors que Robin fait partie de la classe moyenne et que son père a toujours tenté de la protéger et ce même de Travis, qu'il ne jugeait pas à la hauteur de sa fille.
    Travis cependant est celui qui, parvient le mieux à repérer le positif dans chaque situation négative, difficile, de chaque galère, chaque difficulté.
    Et chez Erin il y a la douceur, la bienveillance de la mère qui a perdu son enfant.
    Robin est devenu calme, posée, responsable.
    La douceur et la tendresse sont omniprésentes, surtout quand il s'agit de l'attachement de Travis pour sa fille et de celui d'Erin pour cette famille sans point de repère, si ce n'est leur amour intense et profond.
    Les sentiments se font et se défont. Il y a dans ce livre de bien belles leçons de vie.
    L'ensemble est émouvant, bien écrit, cependant il y a peu d'action, pas trop d'effet de surprise au début du roman puis la fin du roman est plus mouvementée.
    On avance dans la lecture et les genres littéraires se mélangent.
    Les choses se corsent, on passe d'une comédie romancée, à une intrigue mêlant suspense et règlement de comptes, en somme on a aussi à faire avec un parfait thriller.
    Bien sûr qu'il y aura un happy-end et c'est plutôt bien senti ! Car ce roman devait bien se terminer. Je ne voyais pas d'autres fins possibles. Je verrai bien ce roman porté à l'écran....


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  • Moi Charlemagne, empereur Chrétien

    Titre : « Moi, Charlemagne, empereur des Chrétiens »
    Auteur : Max GALLO
    Genre : Biographie, histoire
    Éditions : XO éditions
    Année : 2016
    Nombre de pages : 185

    Quatrième de couverture :

    « Dieu a voulu que je sois celui qui décide. J’étais l’empereur, romain et chrétien. »

    Au moment de remettre son âme entre les mains du seigneur, Charlemagne n’éprouve ni peur, ni doute, ni anxiété. Tout au long de ses quarante-six années de règne, le roi des Francs, couronné empereur à Rome le 25 décembre 800, a été le fervent défenseur de la Sainte Église. Il a converti à la foi tous les peuples qu’il a vaincus.

    C’est avec soin qu’il prépare sa comparution devant Dieu, confiant les principaux actes de sa vie à un jeune et talentueux lettré, Éginhard.

    À travers ce dialogue, Max Gallo révèle l’extraordinaire caractère, fait d’autorité et d’intelligence délicate, de celui qui construira à la fois l’Empire chrétien et les fondements de l’Europe. Il dresse le portrait d’un conquérant implacable mais aussi d’un fin réformateur, amoureux des arts, des lettres et des femmes, qui deviendra, pour tous les français, une figure incontournable de leur histoire.

    Un récit saisissant qui plonge aux racines mêmes de la civilisation chrétienne. 

    Mes impressions :

    À la veille de sa mort, plusieurs mois avant que sa santé se dégrade vraiment, Charlemagne ressent le moment de parler de sa vie et de ses motivations. Il sait qu'il va devoir comparaître devant Dieu. Aujourd'hui il a 72 ans et il sent que sa fin est proche, il est fatigué. Avant de rejoindre son créateur, il souhaite raconter son parcours et ses 46 ans de règne, son existence dévouée à l'Église.
    Le roi des Francs et des Lombards, couronné empereur à Rome, se raconte devant Dieu sous la plume d'Éginhard, jeune clerc lettré qui a recueilli ses confessions.

    Charlemagne est né en 742, fils de Bertrade et de pépin le Bref. Son grand-père est Charles Martel, on disait de ce dernier qu'il était le roi des Européens. Charlemagne souhaite faire et continuer l’œuvre de ses ascendants.
    Alors qu'ils sont encore jeunes, son frère Carloman et lui sont différents, il y a des rivalités, ils n'ont pas les mêmes centres d’intérêt, par contre il nous décrit une relation fusionnelle avec sa mère.
    Il nous raconte la mort de son père Pépin III le bref en 768, il a alors 26 ans. Il a eu une enfance heureuse, sa mère l'aimait et son père l'a initié à la chasse dès son plus jeune âge. Il rêve de lui succéder à la tête du grand peuple franc. Il souhaite être le roi des Francs, le libérateur et le défenseur et serviteur de la sainte église romaine.
    Sa vie durant, son but sera de convertir à la foi en Jésus-Christ, les peuples qu'il a vaincus. Il souhaite être le roi d'un seul peuple, uni par les mêmes croyances.
    Plus tard, il appréciera la compagnie des femmes et ne le cache pas. Il impose le choix de ses mariages qu'il fait par amour ou par intérêt. Il aura d'ailleurs plusieurs femmes, de nombreuses concubines et de nombreux enfants...Au moins 10 filles et 10 garçons.

    Le 5 juin 774, il devient roi des Francs et des Lombards.
    Il sait que pour en arriver là, pour rassembler les peuples sous la bannière de la sainte Église, il a dû faire la guerre et tuer, il est conscient de cela mais clame qu'il agit selon la volonté de Dieu, que c'est le grand créateur qui a décidé. D'ailleurs ces paroles reviennent souvent dans son discours de mégalomanie. Il semble à la fois lucide et naïf.
    Les années passent, il va s'interroger sur ses actes de bravoure. Il envisage même que les morts
    prématurées de ses enfants, et sœur sont peut-être un châtiment pour avoir mené toutes ces guerres.

    À la fin de sa vie, il va se repentir à demi, distribuer ses richesses aux plus pauvres, il mourra le 28 janvier 814.
    Avant de mourir, il sait qu'il doit penser à l'avenir, et partagera donc ses États à ses trois fils dans le dessein qu'ils continuent son œuvre.
    Le règne de ses héritiers, leur jalousie vis-à-vis des uns des autres n'apportera que débauches, vices, corruptions, traîtrises, affrontements et guerres. L'empire de Charlemagne est ébranlé.

    Une fois le livre refermé je m’interroge.
    Charlemagne n'était-il pas un faible obnubilé par l'église, la chrétienté, les guerres, le pouvoir. Par besoin de reconnaissance n'a t-il pas détourné la fonction religieuse ?
    Ce livre est loin de l'image que l'on se fait de Charlemagne. Ses confessions sont essentielles, sans doute pour comprendre l'histoire de notre civilisation. Il n'est pas seulement l'homme à la barbe fleurie et fondateur de l'école. Il est aussi l'homme qui a voulu faire de l'Église sa force et son combat.
    Je reste réservée quant aux intentions véritables de Charlemagne. Je le découvre sous l'apparence d'un être qui voulait surtout asseoir son pouvoir. Souvent il donne une interprétation très personnelle de ses actes et des signes de Dieu. Personnellement je suis mitigée sur l’authenticité et la sincérité des intentions de Charlemagne.
    Beaucoup encense cet homme qui semble être un homme croyant, bon, courageux, un genre de Sauveur mais je ne vois pas du tout cet homme ainsi après avoir lu le livre de Max Gallo pourtant ce dernier dit de lui « En réalité, il faut juger Charlemagne avec mesure. Ne rien dissimuler, ne pas en faire un saint, mais pleinement prendre en compte son apport dans la construction de l’Empire chrétien. Je reste personnellement fasciné par cet homme qui crée de nouvelles façons de considérer les peuples qu’il a sous sa gouverne. Tout cela doit être lu avec la distance que l’écoulement du temps exige… »

    Le texte est à la première personne. L'auteur le dit lui même, « il souhaitait ainsi respecter la vérité historique, ne pas la dissimuler, ne pas la détourner, ne pas l’amplifier, mais considérer que cette vérité historique ne peut être appréhendée comme on appréhende tel ou tel événement d’aujourd’hui. Il est juste, à mon avis, d’utiliser une forme nouvelle pour essayer de comprendre le fonctionnement nouveau d’une société. »

    Je trouve quand même que cet homme est très orgueilleux, prêt à combattre, à faire des guerres de religion pour convertir au Christianisme ceux et celles qu'il combat.
    Il sera adulé, acclamé, sera perçu comme le sauveur des hommes par l'église.
    Il abolit la peine de mort, il crée des écoles, il fait des lois pour que les hauts dignitaires de l’Église soient exemplaires, soient des êtres irréprochables. Mais je me pose quand même beaucoup de questions.
    Le dernier chapitre, décrit Charlemagne vu par Éginhard;  il dit ce qu'il pense de lui, sa crainte au début d'être en face d'un homme respecté et froid, violent guerrier, avant d'apprendre à le connaître et recueillir ses confessions.

    Ce livre est un condensé d'histoire. La vie de Charlemagne est résumée. Je perçois ce livre comme une biographie écrite par Monsieur Max Gallo.
    Il s’agit de la confession d'un homme qui a quand même sacrifié des vies sous couvert de la religion et de la parole de Dieu.
    Mais peut-on tuer au nom de la foi, ou d'un Dieu ?
    Adulé, admiré, vénéré ou critiqué il reste un personnage historique déterminant.


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  • Les nouvelles aventures d'Arsène Lupin, les héritiers

    Titre : «  Les nouvelles aventures d'Arsène lupin, Les héritiers »
    Auteur : Benoît ABTLEY et Pierre DESCHODT
    Éditions : XO éditions
    Genre : roman
    Année : 2016
    Nombre de pages : 350

    Quatrième de couverture :

    Qui est-il ? D'où vient-il ? Nul ne sait. Arsène Lupin est partout mais personne ne connaît son véritable visage. Il est le plus célèbre malfaiteur de son temps, le plus distingué aussi. Seulement, on ne s'en prend pas aux puissants de la terre sans subir leur colère... En 1897, au lendemain de l'incendie du Bazar de la Charité – temple de la bonne société parisienne – Lupin disparaît. On le rend responsable du drame. Athéna, surtout, l'amour de sa vie, meurt dans le brasier. Plus rien, désormais, ne compte à ses yeux. Dix ans plus tard, un scandale éclate et le ressuscite. Lupin, changé en monstre, serait-il passé à l'ennemi ? Un quotidien, Le Patriote, l'accuse d'avoir dérobé des secrets militaires pour les vendre à l'Allemagne ! La guerre est imminente. Lupin va-t-il enfin sortir de son silence ? Une aventure trépidante, des rues sombres de Paris au désert marocain... Le panache et l'élégance d'un héros de légende ! Avec Les Héritiers, Benoît Abtey et Pierre Deschodt remettent magistralement en scène le " gentleman cambrioleur ", personnage fascinant qui a séduit des générations de lecteurs.

    Mes impressions :

    Je remercie encore Mélanie Rousset des Éditions XO pour l'envoi de ce livre

    Le livre commence par une note historique qui décrit le monde comme il est et comme il va à la fin du XIX ème siècle.
    Il y a une concentration des pouvoirs et des profits. Les mouvements anarchiques et terroristes révolutionnaires, nationalistes font les lois, celles du plus fort.
    En 1882 les tensions diplomatiques avec la triple alliance Allemagne Autriche et Hongrie sont importantes.
    On parle de l'affaire Dreyfus qui déchire la France en deux camps, puis la triple entente entre la France, Russie Angleterre. Les pays sont dans la course à l'armement.
    L’Allemagne veut-elle la guerre ?
    En 1897 l'ère moderne commence avec de nombreux progrès sociaux, politiques et économiques en Europe.

    Monsieur Moreau soixante-douze ans est un doux rêveur extérieur aux révolutions du monde, c'est un professeur mystique, tel que le voient ses élèves, il est le fondateur principal de l'art moderne. C'est un grand-prêtre.
    Ariane Mac Aleister est un brillante élève, peintre. Elle se voit conseiller par le baron, mécène et meilleur ami de Moreau , elle le laisse découvrir ses talents de peintre, il est membre de l'académie, c'est un personnage influent, esthète, un généreux donateur. Il n'est autre qu'Arsène Lupin.
    Berenger de la Motte, est un jeune député, il est contre Arsène lupin et ses idées et il est attiré par l'argent et le pouvoir.
    Il y a dix ans, une terrible affaire vient noircir la réputation d'Arsène Lupin. L'affaire fait référence à un chantier naval celui de Julien Martin Laroche qui s’est effondré.
    Il y aura quarante trois ouvriers morts et blessés mettant les familles en grande difficulté.
    Martin Laroche désigne un groupe anarchiste comme le responsable, soit Arsène Lupin, or il s'avère que les ateliers de monsieur Laroche, n'étaient pas aux normes, cela était trop onéreux pour être consolidé avec des travaux. Athéna, la jeune femme dont est amoureux Lupin, périt dans l'incendie....Il n'aura alors plus rien à perdre et pendant dix ans, se tient à l'écart de toute la haute société.

    Cependant, Arsène Lupin se défend d'être le responsable de ce désastre, lui qui a toujours agi pour les plus pauvres et n'a jamais hésité à donner des fonds pour assurer la survie des familles, ou l'éducation des enfants.

    Ce livre nous décrit très bien ce personnage énigmatique. Ceux qui ne le connaissent pas vont très vite comprendre qui il est et quelles sont ses ambitions et sans doute vont l'apprécier.
    Les auteurs de ce roman expliquent sa vie. On apprend que Perceval comte de la marche « père » spirituel d'Arsène Lupin quand il était jeune.
    Arsène Lupin devient LE personnage légendaire Alias le baron de Laperière, qui vient en aide aux enfants de l'orphelinat duquel Perceval l'a retiré et en a fait « son fils ».
    Arsène est aujourd'hui le bienfaiteur de ce lieu, il se ressource auprès des enfants de l'orphelinat, loin des mondanités, et de la corruption du monde
    Il souhaite poursuivre l’œuvre de son maître Perceval, en venant en aide aux orphelins.
    Mais cette tranquillité va être bouleversée. Le journal le patriote dirigé par Berenger de la Motte, donne le nom Martine Levasseur une jeune institutrice directrice d'une école bilingue comme traître, elle aurait livré des documents à l'ennemi, agit-elle sous l'influence d'un homme ? Du genre de Lupin.
    C'est ainsi qu'Arsène lupin devient le principal suspect.

    Avec le soutien d'Archimbald, son ami de toujours. Il va alors tout faire pour prouver son innocence au ministère de L'intérieur alors présidé par Clemenceau. Mais aussi reprendre les choses en mains et poursuivre son œuvre.
    Il est le Robin des bois des temps modernes mais ici il va avoir la lourde mission de démanteler un réseau où de hauts personnages tentent de prendre le pouvoir et l'argent.
    Mensonge, trahison, meurtre, fausses révélations, manipulations de l'opinion publique, il y a fort à faire. Il va démanteler les vrais coupables, les Berenger et autres protagonistes qui n'hésitent pas à renier femme, sœur, ami...
    Ariane la future jeune épouse de Berenger de la Motte, apprend les véritables buts et ambitions, les réelles intentions de son futur époux. Elle va finir par se jouer de lui et de ses faiblesses.
    C'est alors qu'Arsène Lupin lui explique ce qu'il sait.

    Qui est cet homme ? En 1998 il est dans la légion étrangère, un jour dans une bataille, il perd tous ses frères d'armes, un chef Sultan va l'aider, ce chef-là était brave et intègre. Il avait de beaux projets pour son pays mais ils étaient différents de ceux des maîtres en place. Le prince héritier sera alors emprisonné et il sera remplacé par son frère. Un jour Le roi le vrai s'évade et fit la guerre à son frère.
    Ce roi envoie son jeune fils en France pour le protéger et devenir plus tard le roi, il voulait préserver sa descendance pour que le pays retrouve la paix et soit dirigé comme il le faudrait plus tard.
    Il lui assure une éducation solide. À ce jour, Lupin est revenu en France pour lui, il souhaite passer la main, et espère que le jeune héritier prenne la relève.. Mais où est-il ? Seul Lupin le sait.
    Berenger quant à lui, trafique la vente d'arme avec Emil le père d'Ariane...Ce qui va les discréditer aux yeux de la future épouse et de la fille. Lupin va le faire tomber....
    Je trouve que l'engouement de Lupin pour les révélations faites à cette femme sont dans l'ordre de ses priorités, il n'a jamais sous-estimé ces dernières. Bien au contraire.

    Il fut un illustre cambrioleur, pour donner aux plus pauvres, il sera également le défenseur des femmes et des orphelins, mais aujourd'hui il est l'ennemi public numéro un et on le dit responsable de l'incendie du bazar de la Charité.

    Lupin avance à tâtons, prend l'apparence tout à tour d'un artiste, d'un prêtre, d'un Prince du désert, d'un comte, d'un banquier, il va finir par prouver à Letellier le policier en charge de l'affaire qui il est vraiment et je vous laisse le découvrir à votre tour en lisant ce livre qui raconte des aventures rocambolesques.

    Il est vraiment intéressant de voir comment l'intrigue se noue et de dénoue.
    Lupin est à la fois là où on l'y attend mais également il sait nous surprendre. Nous dérouter. Il est un homme aux multiples visages.

    Les vérités finissent par triompher. Le dénouement révèle les faits de plusieurs histoires, mais aussi les actes et les conséquences politiques.
    Ce roman est un très bon roman d'aventures, de divertissement.
    Le style est issu j'ai envie de dire de la bourgeoisie. Il y a une part d'imaginaire, d'aventure, on s'attache aux personnages, à leur vie.
    Les auteurs ici je pense sont nostalgiques de cette période du XIX ème siècle, on le sent, on le lit, ils mêlent des faits réels, des actions historiques à des faits imaginaires et c'est ce qui est intéressant. La documentation est riche.

    Dans ce livre on apprend beaucoup de la personnalité de Lupin ; il respecte la France, il n'a pas de haine raciale, il souhaite sortir de l'esclavage, de la misère tous ceux qui veulent se rallier à sa cause, il combat aussi l'Angleterre qui tire les ficelles et les profits, derrière la rivalité entre la France et l'Allemagne.
    Il est aussi un solitaire, il touche à tout, aime les livres, il est fidèle au Dieu tout puissant.
    Il a cette singularité de prendre la place des autres en se maquillant, se déguisant, il incarne un caméléon qui œuvre pour la vérité, il veut rétablir les faits justes.
    Mais il a un côté sombre, élégant, aristocrate aussi. Il a un caractère qui nous séduit. À la fois mystérieux et torturé.
    Ici l'intrigue se situe dans les années de la Belle-époque, jusqu'en 1907.
    Il fait preuve de patriotisme et sa perspicacité le rende humain, célèbre et gentleman.
    Il y a de l'action et du mystère, on prend plaisir à lire les manigances et les méthodes de Lupin pour faire briller toute les vérités !

    Un très bon roman.


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  • Reine de Palmyre

    Titre : « Reine de Palmyre »
    Auteur : A-B DANIEL
    Genre : roman
    Éditions : XO éditions
    Année : ré-édition 2016
    Nombre de pages : 747

    Quatrième de couverture :

    La nuit où Zénobie vient au monde, au Ier siècle de notre ère, dans le désert de Syrie, non loin de Palmyre, une boule de feu déchire le ciel pour venir frapper la terre, faisant jaillir l’eau du sable et amenant l’opulence à sa tribu. Au même moment, un jeune officier romain, Aurélien, remporte victoire sur victoire, menaçant l’ascension de la princesse du désert.
    Ainsi naissent les destins croisés de ceux qui, bientôt, se livrent un combat acharné pour le pouvoir suprême. Zénobie, reine de Palmyre, vénérée comme une déesse dans tout l’Orient, et Aurélien, Dux Majorum, qui ambitionne de devenir un grand empereur guerrier.

    L’histoire d’une lutte passionnée et splendide

    Mes impressions :

    Je remercie Mélanie Rousset des Éditions XO pour l'envoi de ce roman réédité, intégrant une préface inédite de Jack Lang

    Ceux qui suivent ce blog savent que je lis que très peu de romans historiques. Par goût.
    Cependant, je dois dire que celui-ci est différent car ce récit est romancé. Zénobie, femme guerrière, forte et fragile à la fois fait partie de ces personnages pour lesquels la genèse reste floue. Mythe ? Réalité ? A-t-elle vraiment existé ou est-elle une légende ? Elle a bien vécu en tant qu'épouse d'Odeinath roi de Palmyre mais quand est-il de la vie et des intentions de cette grande dame controversée ?
    Ce roman nous entraîne dans les coulisses de Rome et de Syrie, dans le désert, au milieu des barbares, en Égypte et nous vivons l'épopée de Zénobie.

    240 après J.-C. l'Empire romain est assailli de toutes parts, le Dieu des premiers chrétiens menace les dieux de Rome.
    Sous une tente nomade, dans le désert proche de Palmyre, une petite fille naît. Sa mère alors âgée à peine de 15 ans meurt en la mettant au monde.
    La particularité de cette naissance est que cette petite fille pousse son premier cri au moment où une boule de feu, une étoile déchire le ciel par sa lumière et sa chaleur et frappe la terre, faisant jaillir l'eau du sable en abondance.
    Son père lui donne le nom de Zénobie, convaincu que cette naissance est la volonté de Baalshamîn, Dieu puissant de la terre.
    Le lendemain un garçon âgé de cinq ans ou six, Schawaad fils d'Isakellaïl et de Duram-Elaï la sauve de la noyade.
    Il est de ceux qui vivent dans la simplicité.

    Au même moment, sur les rives du Danube, un jeune officier romain, Aurélien, combat deux mille Barbares avec ses maigres troupes. Grâce au soutien des dieux de Rome, il vaincra. Au soir de la bataille, il devient le héros mythique qui sauvera l'Empire.
    Aurélien vient de Sirmium, Julia Cordelia sa mère est la grande prêtresse de de Sol-Invictus.
    Sa sœur Clodia est amoureuse de lui et n'a qu'une envie : se marier avec son frère pour gagner en force et en puissance. Elle espère tout comme sa mère qu'Aurélien devienne le grand empereur, le grand César.
    Clodia manigancera pour qu'Ulpia une jeune femme proche de la famille soit la femme d'Aurélien et lui donne un fils pour conforter sa puissance sur Rome mais, Ulpia est stérile.
    Pendant les treize années qui suivirent la naissance de Zénobie, l'eau merveilleuse a fait ruisseler richesse et considération sur le père de Zénobie. Au fil des années la puissance d'Adonaï, sa fortune le désigna comme le chef des Maazins, ces croyants de Baalshamîn qui bâtissaient des temples en briques et en pierre dans Palmyre.
    Schawaad qui fait partie des Elkésaïtes , a un don de guérison et contrairement aux gens du désert les Elkésaïtes n'accordent pas d'importance à ce qui brille fortuitement.
    Adonaï veut marier sa fille à Odeinath grand exarque de Rome, roi de Palmyre et sénateur de Rome, mais Zénobie ne pense qu'à Schawaad. Toute sa vie elle va tenter de le conquérir. Elle refuse de se marier à l'homme qu'a choisi son père et pendant quatre années elle apprend la constance et la patience.
    Elle cherche Schawaad, le retrouve à Doura où il étudie le Christ. Alors que les Perses se battent pour Palmyre et Rome.
    Zénobie se fait violer en allant retrouver Schawaad, ce dernier la sauve des mains de son bourreau, puis ils se séparent car lui souhaite se consacrer à Dieu alors vaincue et triste, Zénobie retourne à Palmyre pour épouser Odeinath. Elle revient et apporte l'étoile qui avait été déposée il y a 17 ans par Baalshamîn dans le ciel du désert à sa naissance, une pierre sacrée : la Koba.
    Elle devient Reine de Palmyre, cependant elle refuse d'être l'épouse soumise, elle se donne le rôle d'être celle qui va élever son époux à une grandeur autrement plus essentielle et universelle que celle de la chair. Parce que les richesses de Palmyre comptent autant que celles de Rome, elle promet à son époux de faire de lui une puissance et lui amener la gloire.

    Alors que les invincibles Perses avancent vers leur territoire, Zénobie refuse la défaite annoncée et, le corps sanglé dans une incroyable cuirasse rouge sang, prend la tête des armées de Palmyre.
    Une guerre sans merci entre Les Perses pendant des mois ont assiégé la ville de Rome.
    Schaawad est promu proche de Dieu grâce à un rite de passage. Il est alors Chrétien et défendra ses idées ouvertement. Il s’appellera désormais Simon comme le fils de Jonas.
    Ophala, sœur de la première femme d'Odeinath veut que le fils de sa sœur morte, Hayran soit le seul héritier. Elle refuse que Zénobie devienne mère. Néanmoins c'est Zénobie qui va parvenir à la faire taire de façon brutale.
    Par ailleurs, c'est Dinah l'amie et servante de Zénobie devenue la concubine d'Odeinath qui enfantera en secret le fils d'Odeinath prénommé Whabalath mais c'est Zénobie qui sera sa mère aux yeux de tous. Elle lui promet de faire de lui un grand roi.
    C'est Nurbel le maître d'armes qui lui a enseigné les gestes du combat et à manier les armes.
    Le temps passe, bataille après bataille, par sa force, son courage et sa foi, sa détermination, Zénobie combat avec énergie et insuffle la force à ses troupes. Elle devient une véritable guerrière, respectée de tous.
    Elle inflige une terrible défaite à Shapûr, le roi des rois, l'empereur de Perse. Mais Rome ne supporte pas la réussite de Zénobie et d'Odeinath. Ce dernier est assassiné. Zénobie ose alors l'impensable : défier Rome et ses légions.
    Quand elle apprend la mort de Schawaad, elle va connaître une période de désarroi, de désespoir et de léthargie immense et les victoires ont un goût de défaite.
    Un personnage important va alors lui donner le courage et la force de se battre à nouveau jusqu'au dénouement tumultueux et douloureux, avec toujours des rivalités et des stratégies de vengeance, mais aussi de la fidélité et de l'amitié.

    Ce roman est vraiment intéressant. Il raconte les destins croisés de Zénobie Reine de Palmyre, vénérée comme la déesse Alath, dans tout l'Orient, femme puis veuve d'Odeinath, et Aurélien, le dernier grand Empereur guerrier. Tous les deux se déchirent pour le pouvoir suprême.
    Ce récit est vivant, au rythme mouvementé, il retrace l'épopée de cette jeune femme guerrière qui vise tout comme Aurélien, jeune tribun, la grandeur de Rome.
    Nous retrouvons donc l'empire Romain, l'ascension et les guerres que se livrent Aurélien et Zénobie pour la gloire.
    Les batailles destinées à maintenir et renforcer les limites des empires sont parfaitement restituées, L'ascension des premiers Chrétiens est très bien exploitée s'accompagnent également souvent d'hypocrisie, de mensonge, de dissimulation.
    J'ai aimé le style de l'écriture qui ne lasse pas les lecteurs, elle est fluide, retrace bien les événements, il y a de nombreuses descriptions et j'ai apprécié que celles qui concernent les batailles soient juste évoquées et non décrites de façon sanglante.
    J'ai beaucoup appris sur les mœurs de l'époque, les coutumes, les rituels, la hiérarchie.
    Le destin croisé des deux principaux personnages est bien mis en valeur , bien représenté. On comprend les enjeux de chacun et pourquoi ils se livrent une lutte passionnée, sans merci.

    J'ai trouvé cette femme-déesse, personnage légendaire et/ou imaginaire  fidèle à ses engagements, jusqu'au bout, elle garde ses promesses. Je la trouve touchante de sincérité et de loyauté quand elle témoigne son amour aussi profond et sincère à Schawaad malgré les événements douloureux tout au long de leur vie respective.
    Elle a protégé les Chrétiens pour rester dévoué à l'amour de sa vie.
    La recherche et le tableau des faits historiques instruisent les lecteurs qui ne sont peut-être pas trop au courant de cette période allant de 240 à 275 ans après J-C. De plus ce qui est très intéressant c'est que chaque chapitre commence avec une carte de l'endroit où se situe l'action.
    Il y a du mouvement, de l'agitation, de la stratégie, de la convoitise, des rivalités, des pièges et donc des rebondissements qui tiennent le lecteur en haleine.
    Cependant il est vrai que les nombreux personnages m'ont un peu freinée dans la fluidité de ma lecture, n'étant que très peu au fait de cette période historique.
    La fin tragique, à double tranchant est réussie et me laisse admirative de cette fresque.


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  • C'est Elle !

    Titre : « C'est Elle ! »
    Auteur : Danny WALLACE
    Genre : Roman
    Éditions : Presses de la cité
    Année : 2012
    Nombre de pages : 492

    Quatrième de couverture :

    Un soir, alors qu'il erre comme une âme en peine dans Charlotte Street, Jason Priestley, trentenaire londonien, a le coup de foudre. C'est elle ! Malheureusement, la jeune femme vient de s'engouffrer dans un taxi. Il est trop tard pour la rattraper... ou peut-être pas : l'inconnue a laissé derrière elle un appareil photo jetable ! Une chance inespérée pour Jason, qui va tout faire pour retrouver celle qui pourrait être la femme de sa vie...

    Mes impressions :

    Contrairement aux avis que j'ai lus sur le net, personnellement j'ai aimé ce roman qui met en avant des valeurs qui me sont chères en parlant d'un trentenaire qui après une rupture amoureuse, voit sa vie changer. Ce qui lui permettra surtout de se poser les bonnes questions.

    L'auteur se sert d'un prétexte original, celui d'un appareil photo jetable perdu par une belle inconnue pour construire son intrigue et donner à tous ses personnages une certaine profondeur.
    Jason Priestley le personnage principal a le même nom que l'acteur de Beverly Hills mais pas le même compte en banque !
    Notre Jason là, va passer par tout un tas d'interrogations, de remise en question pour enfin devenir mature à la suite de sa rupture sentimentale.
    Il était professeur et vivait avec Sarah depuis quatre ans mais il apprend par facebook qu'elle va se fiancer avec Gary. On découvre doucement au fil des pages, peu à peu ce qu'à été sa vie, les épreuves qu'il a traversées et pourquoi il a abandonné son métier d'enseignant, pour faire du journalisme free-lance dans un journal gratuit distribué dans les métros...
    Puis Sarah le quitte et là il s’effondre. Heureusement que son copain de toujours Dev va lui être d'un grand secours, il devient son colocataire et de temps en temps tiendra sa boutique, un magasin de vente de jeux vidéo.
    Tous les deux vont devoir grandir et faire avec les aléas de la vie.
    Jason sera confronté à des problèmes personnels, des problèmes professionnels, mais aussi relationnels.
    Il va alors devoir quitter certains comportements pour avancer dans sa vie.
    Il va être entouré de Dev son meilleur ami, mais aussi de Matt, de Zoé, de Clem....
    Il va reconnaître ses erreurs et faire évoluer ses ambitions.
    Le point de départ de toutes ses révélations existentielles qui s'imposent à lui sont qu'un jour il croise dans une rue de Londres une jeune femme qui monte dans un taxi, ils se bousculent et elle tombe son appareil photo, il a le coup de foudre mais n'a pas le temps de lui rendre le jetable... Il va alors avoir une idée dingue enfin disons que son copain Dev lui suggère de faire développer les photos afin de trouver des indices pour retrouver la belle inconnue....
    Tout au long du livre il va s'acharner à courir après son destin, tantôt motivé, tantôt désespéré...
    Il y a des situations cocasses, des rencontres improbables, sincèrement je me suis amusée en lisant des moments hauts en couleurs comme le sont les personnages tous singuliers.
    Parfois bien sûr on peut se lasser de ce côté farfelu de l'histoire et des personnes mais c'est aussi une comédie alors on se laisse prendre au jeu, à ce côté jouissif et on a envie de croire que tout peut être possible. Jason va-t-il retrouver sa moitié ?
    Ce roman est une comédie britannique qui a du charme, parce qu'elle mêle des sentiments comme l'amitié, la jalousie, la rupture, la réconciliation,

    Ce roman est un genre de road-movie qui entraîne Jason sur les traces de son passé, de son présent et de son avenir.
    Le narrateur, Jason s'adresse aux lecteurs, amicalement et c'est en partie ce qui le rend sympathique. Il les met dans la confidence et ça crée un genre de lien entre les lecteurs et l'auteur. J'apprécie tout particulièrement ce procédé.
    Jason me semble une personne tendre et douce, malgré ses blessures. Un peu décalé. Un peu déphasé. Mais il reste agréable.

    Je recommande cette lecture qui met du baume au cœur.


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  • Auprès de moi toujours

    Titre : « Auprès de moi toujours »
    Auteur : Kazuo ISHIGURO
    Genre : Roman
    Éditions : Les deux terres
    Année : 2006
    Nombre de pages : 444

    Quatrième de couverture 

    Jadis, Kath, Ruth et Tommy ont été élèves à Hailsham : une école idyllique, nichée dans la campagne anglaise, où les enfants étaient protégés du monde extérieur et élevés dans l'idée qu'ils étaient des êtres à part, que leur bien-être personnel était essentiel, non seulement pour eux-mêmes, mais pour la société dans laquelle ils entreraient un jour. Mais pour quelle raison les avait-on réunis là ? Bien des années plus tard, Kath s'autorise enfin à céder aux appels de la mémoire et tente de trouver un sens à leur passé commun. Une histoire d'une extraordinaire puissance, au fil de laquelle Kath, Ruth et Tommy prennent peu à peu conscience que leur enfance apparemment heureuse n'a cessé de les hanter, au point de frelater leurs vies d'adultes.

    Mes impressions :

    Je vais avoir du mal pour vous donner mes impressions sur cet étrange livre. Il s'agit d'une histoire hors du commun qui malgré quelques longueurs m'a envoûtée. Parfois je trouvais que l'intrigue n'allait pas assez vite et pourtant je n'ai sauté aucune page et j'avais envie de connaître la fin de l'histoire parce que le style de l'auteur est à part.
    Kathy trente ans aujourd'hui raconte son histoire, à elle, Tommy et Ruth, des élèves pas comme les autres, qui au début des années soixante-dix intègrent une école, celle de Hailsham que l'on devine particulière.
    Elle est, disons, cachée, comme le sont tous les élèves à qui des professeurs singuliers enseignent l'art, la littérature, l'histoire, la géographie. Leur monde est clos, ils ne connaissent pas la vie en dehors des murs de Hailsham, cependant ils sentent qu'ils sont des êtres exceptionnels. Ils ne peuvent pas avoir d'enfants, ils sont tous plus au moins intelligents.
    Ils sont entourés de gardiens, mais aussi de Miss Géraldine, de Miss Émilie, la gardienne en chef, et Miss Lucy...et bien d'autres comme celle que l'on appelle «Madame », cette personne qui semble être la directrice et qui pour des raisons inconnues des élèves, vient tous les trois ou quatre mois, voire six mois au centre pour récupérer des dessins, des œuvres faites par les élèves pour qu'elles soient exposées dans une « galerie ».
    Ici tous les élèves, supposent des choses sans vraiment connaître le fond de la vérité, de leur réalité.
    Qui sont-ils vraiment ? Quel est leur rôle ? Pourquoi les cachent-on ?
    Leurs professeurs leur promettent un avenir intellectuel, différent, prometteur. Ils grandissent confinés, mais ne semblent pas malheureux.
    Ils partagent leurs temps comme des jeunes gens d'aujourd'hui d'ailleurs, ils parlent jeux, sexes et relation amicales.
    Leur éducation se fait en trois étapes. Pour la bande composée de Kath, Ruth, Tommy, la première partie de leur éducation s'achèvent, ils sont dispersés alors à l'âge de seize ans, dans d'autres établissements par petits groupes où ils vont parfaire leur formation.
    Ils sentent qu'on leur cache des choses, mais ils ne cherchent pas vraiment à savoir lesquelles malgré les incohérences, et les paroles troublantes de certains de leurs éducateurs.
    Aujourd'hui Kathy la narratrice a trente ans, nous sommes dans les années quatre-vingt-dix et elle raconte donc ce passé. Aujourd'hui Tommy et Ruth ne sont plus auprès d'elle.
    Elle dit qu'elle est accompagnante depuis plus de onze ans, c'est ainsi que commence le roman.
    Il faudra lire de nombreuses pages pour comprendre ce qu'il en est exactement de son activité et ce qu'elle représente véritablement.
    Mais pour comprendre, Kathy explique tout au long du livre ce qu'a été leur vie exceptionnelle.
    On leur enseigne des matières comme l'art, la littérature, les professeurs sont à la fois proches et éloignés des élèves. Ces derniers perçoivent dans leur comportement une certaine retenue, un certain mystère.
    Dès le début on sent une atmosphère inquiétante, Kath parle d'accompagnant, de donneur et jamais n'est mentionné leur parents. Ils semblent être orphelins.
    Et puis une fois arrivés à l'âge de jeune adulte, il y a l'horreur qui les attend mais de leur point de vue, ils ne se rendent pas compte des conséquences de leur éducation. Ils ne s'imaginent pas vraiment la teneur du pourquoi ils ont été éduqués et préservés de cette façon. Ils s'en accommodent car ils n'ont connu que cette vie-là.

    Le style de l'auteur est intéressant dans le sens qu'il livre au compte goutte les informations et amène les pièces du puzzle tellement lentement que le lecteur ne peut pas s'arrêter de lire malgré les quelques longueurs, car ces dernières créent le suspense, l'interrogation et laissent présager une certaine horreur. L'auteur, sait manier sa plume pour nous plonger dans une histoire à la limite de l'étrangeté d'un monde parallèle.
    Il y a une certaine langueur dans le style, l'auteur se promène sur le fil du surnaturel.
    Il reste de plus sur le fil du rasoir, ne révèle pas tout, tout de suite, et le lecteur plane dans un sentiment de frustration et de doute. Il y a un malaise indéniable.
    L'auteur raconte sans pathos, mais avec froideur. Néanmoins certains des souvenirs de Kathy sont révélés avec douceur.
    Ce qui est important aussi c'est de dire que ce roman ne pose pas de question d'ordre d'éthique, qui sont les personnes, qui décident pour ces élèves ? Les raisons de leur lutte seront seulement évoquées vers la fin. Nous ne connaissons pas tous les tenants et les aboutissants. Mais ce mystère crée l’imagination des lecteurs. Les trois principaux personnages acceptent leur sort avec naïveté, sans représailles, sans jamais remettre en question le sort qui semble être le leur.
    Ce livre dérange, inquiète car il pose la question de l'avenir des humains, des procédés médicaux, des traitements, de banques d'organes et de clonage.
    Le sort qu'on réserve à ces élèves particuliers est une fin programmée et fait partie de l’innommable, l'auteur flirte avec l'épouvante.

    Personnellement ce roman me semble réaliste malgré le fil de l'histoire...
    Ce roman a été adapté à l'écran, voici la bande annonce


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