• une chanson pour Ada

    Titre:  « Une chanson pour Ada »
    Auteur : Barbara MUTCH
    Genre : Roman
    Éditions : Presses de la cité
    Année : 2013
    Nombre de pages : 416

    Quatrième de couverture :

    Ada naît dans les années 1930 à Cradock House, demeure de la famille Harrison. Fille illégitime de la domestique noire, elle grandit aux côtés des deux enfants du couple. Elle ne va pas à l'école, mais Cathleen Harrington, la maîtresse de maison, lui apprend à lire. Remarquant son intérêt pour la musique, cette dernière entreprend de lui enseigner le piano, en dépit des réserves de son entourage.
    Ada a beau s'avérer une élève assidue et une pianiste très douée, ses perspectives d'avenir semblent cependant bien limitées dans un pays où la situation entre Blancs et Noirs se durcit de plus en plus. L'année de ses dix-huit ans, alors que la politique de l'apartheid est mise en place sur l'ensemble du territoire, Ada est violée par Mr. Harrington. Enceinte, elle se réfugie chez l'une de ses tantes, dans un township. Son talent pour la musique et l'amitié qu'elle partage avec Mrs Harrington vont se révéler ses meilleurs alliés dans un monde où, mère d'une enfant métisse, elle n'a nulle part sa place.

    Mes impressions :

    Un gros coup de cœur pour moi ! Même si l'originalité du sujet traité (apartheid, racisme) n'en est pas vraiment une.
    Ce qui fait la différence, c'est que lorsque Barbara Mutch raconte cette petite fille devenue femme avec style, ce roman en ressort tellement beau et intense que nous plongeons au cœur de cette histoire sans pouvoir lâcher le livre et connaître le sort et le destin d'Ada.
    C'est, au début, l'histoire d'une amitié indéfectible entre deux femmes que tout sépare dans les années douloureuses et difficiles de l'Apartheid au XX ème en Afrique. Cathleen originaire d'Irlande est mariée à Edward Harrington ; ils ont deux enfants, Rose, au caractère difficile et Phil, plutôt gentil
    Miriam est leur servante noire. Nous sommes en 1930, elle a 18 ans quand elle arrive de Kwazakhele le Township juste à l'extérieur de Pont Elizabeth pour travailler à Cradock house.
    Cradock se situe dans le Karoo, région semi-désertique de l'Afrique du Sud.
    Miriam donne naissance à sa fille Ada, née de père inconnu, ce qui fait toute la différence dans une société où les noirs vont être bannis et rejetés avec plus de force encore parce qu'aux yeux de Dieu et de la loi ils ont pêché. Miriam et Ada vivent dans le Kaia cabane au fond du jardin destinée aux domestiques. Cathleen femme de cœur, généreuse, décide d'instruire la fillette qui n'a pas le droit d'aller à l'école et ouvre sa maison à la maman et à la fille. Mais cette attitude est très mal perçue par la société blanche.
    Cathleen est humaine, gentille, dévouée pour sa servante, comme l'est cette dernière envers ses maîtres.
    L'amitié qui lie Miriam et Cathleen prend force et Ada grandit sous les yeux de sa maîtresse qui voit en elle une élève douée, qui doit savoir lire et écrire malgré sa couleur. Elle lui apprend donc à lire à écrire et voyant qu'elle trouve de l’intérêt à la pratique du piano se met en tête de lui faire découvrir la musique, les notes et les gammes...Contrairement à Rose qui elle sera attirée par Johannesburg ville de tous les possibles.
    La musique bercera toute la vie d'Ada et de sa patronne et viendra à bout de leurs plus gros chagrins, leurs plus grosses peines.
    Cette amitié est quelque peu mal vue par Edward également.... et le reste de la société car les blancs et les noirs ne se mélangent pas.... Il est alors question de racisme, d'apartheid, mais également de soumission d'Ada de part sa condition de bonne et de reconnaissance envers ses maîtres.
    Phil aura le caractère de sa mère, il a des valeurs, il est plutôt près de la nature, il est doux, il a la gentillesse au bord du cœur et il s'attachera à Ada qui retrouve en lui un genre de grand frère, mais bientôt, Phil devra partir à la Guerre. Quand il sera temps de partir, il va laisser un grand trou dans le cœur d'Ada, quand il reviendra meurtri il ne sera plus jamais le même et cela va bouleverser toute la vie de la famille et encore plus celle d'Ada.
    Quelques années plus tard, Ada met au monde une enfant métisse. Mère et fille sont alors rejetées de toute part mais l'amie fidèle Cathleen, ne les abandonnera jamais et restera à leurs côtés malgré tout....

    J'ai aimé les belles descriptions des paysages, de la vie en Afrique, qui donne le goût de visiter ce pays.
    Le récit est ponctué par les notes, les écrits de Cathleen qui raconte son arrivée en Afrique et la vie qui va suivre et même son histoire avec Miriam et Ada, un genre de journal intime où elle y consigne ses émotions.
    J'ai également eu plaisir à lire la relation tendre et dévouée que Phil et Ada partagent. Il lui a appris la vie, le sens de certaines choses qui lui resteront toujours en mémoire. Cette relation est touchante, toute en sensibilité, délicatesse et parfois non dit.

    Ce roman est le destin d'une fillette qui devient une jeune femme sans père mais qui à force de courage, de perspicacité, se bât même sans le savoir pour que l'injustice régresse pour que les noirs soient acceptés, elle fait bouger les choses, les mentalités autour d'elle, son regard est sombre. Des gens qu'elle connaît se détournent d'elle parce qu'elle a mis au monde une enfant métisse. Elle subit alors les rejets, les regards déplacés, malveillants et toutes deux se retrouveront bientôt en danger....
    Ada devra alors retourner là d'où elle vient, elle y apprendra la vie dans un pays pauvre, les règles, avec le souvenir de Phil, et choisit les valeurs qui lui conviennent, celles avec lesquelles elle se sent proche.
    Elle aura des choix à faire et les fera toujours avec discernement aidée par quelques amies, Dina, Lindiwe celles qui ne lui ont pas tourné le dos, comme l'a fait sa tante....
    On retrouve dans ce roman des amitiés, de la loyauté, mais aussi désamour, désaccord, rejet, racisme, l'histoire de l'apartheid, les combats vers et pour la liberté, mais il est également question d'hérédité, de famille; il est une véritable fresque qui raconte une époque difficile.
    Je me suis attachée à Ada, à Cathleen et Phil. Des êtres sincères, remplis d'humanité, d'humilité. La fin est fragile, attristante mais apporte de l'espoir....
    Un gros coup de cœur, superbement écrit, d'où une fluidité de la lecture.
    Une fresque émouvante, prenante, qui nous interroge sur les agissements de nos ancêtres, les lois raciales aberrantes, nos responsabilités, nos valeurs, nos propres choix.
    À lire absolument ! Par ceux qui sont sensibles à cette cause et aux autres.


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  •  Le passeur du temps de Mitch Albom

    Titre : « Le passeur du temps »
    Auteur : Mitch ALBOM
    Genre : roman
    Éditions : Pocket
    Année : 2014
    Nombre de pages : 283

    Quatrième de couverture :

    Un jour, Dor commença à compter. Les secondes, les minutes, les heures. Il fut le premier à mesurer le temps. Le premier à vouloir l'arrêter aussi...
    Ce crime lui valu d'être exilé dans une caverne, condamné à écouter toute les suppliques de ceux qui vinrent après lui – encore quelques minutes, quelques heures, quelques années....
    Mais aujourd'hui, Dor peut se racheter, en allant à la rencontre d'une jeune femme, prête à mettre fin à ses jours, et d'un riche homme d'affaires malade, désireux, lui, de vivre éternellement.
    Pour les sauver, pour se sauver, Dor va devoir leur apprendre la vraie valeur du temps. 

    Mes impressions :

    Dès les premières lignes j'ai su que ce livre me plairait, déjà parce que j'ai lu plusieurs romans de cet auteur et je reste en général toujours attirée par ceux qui sont philosophiques, psychologiques et qui nous livrent une morale et/ou une leçon de vie.
    Ce conte ici, a une présentation soignée, bien cadrée, ciblée et est tellement bien écrit que nous sommes totalement immergés.
    Le commencement de cette histoire se situe à l'aube de l'histoire humaine ; elle nous raconte le temps et ce qu'il signifie. Comment un homme a commencé à le mesurer puis à le compter.
    Dans le prologue à l'aide de scénettes, l'auteur présente ses personnages, on les retrouve dans leur cadre de vie, leur intimité, et/ou de leur famille. Ils se situent dans plusieurs espaces-temps :
    Il y a Alli la fille et Dor le garçon, ils sont des enfants ; ils deviendront de jeunes adultes et vivent des jours insouciants...ils vivent sans s'occuper de la mesure du temps, sans horloge. Toute une vie sans mesurer le temps, est-ce possible ? Pourtant, seuls les humains se servent de l'espace temps, de repères, alors que même sans ce repère la terre continue de tourner.
    Quand Dor se rend compte que l'on peut compter le temps, il en fait sa passion de chaque jour, il le mesure, l'écrit, le chiffre.
    Nim son ami d'enfance a soif de pouvoir, il va devenir Roi, tout le monde va le craindre et le vénérer (Tour de Babel)
    De nos jours, il y a Sarah Lemon, jeune adolescente, mal dans sa peau, un peu ignorée et moquée et malmenée de tous.
    Et Victor Delamonte, homme riche de plus de 80 ans, qui a une tumeur des reins. Il se sait condamné et proche d'une mort certaine.
    Le père temps terrestre, Dor, a courroucé Dieu, alors il est exilé dans cette caverne, il doit écouter les suppliques du monde, pendant des heures, ou des années, ou pendant très longtemps...le temps de réussir sa mission qui est de faire entendre aux hommes la vraie valeur du temps.
    Au début il y a sans cesse des va-et-vient entre le passé de Dor, Alli et le présent avec Victor et Sarah.
    Dor s'intéresse à la mesure du temps du jour, Victor à l'immortalité et Sarah veut supprimer le temps....mais depuis toujours, la seule chose sur laquelle nous n'avons pas prise est justement ce temps qui passe...
    L'un pourtant voudra l'arrêter pour vivre éternellement et l'autre, le faire avancer plus vite, maîtriser la vieillesse, la maladie, la mort, la vie, le passé , le futur.
    L'un veut trop de temps, l'autre n'en a pas assez.
    Sarah va rencontrer un garçon à qui elle s'attachera vite....mais elle sera vite désillusionnée et en sera profondément affectée en plus d'être victime des dangers d'internet et de la publication sur les réseaux sociaux de mots qui peuvent avoir de lourdes conséquences pour les personnes fragiles psychologiquement. Elle voudra alors mettre fin à ses jours.
    Victor lui, va prendre une décision étrange celle de prolonger sa vie en la suspendant temporairement dans la glace, ceci afin qu'une solution médicale soit trouvée pour lui et qu'il puisse guérir une fois l'avancée de la science confirmée....Il se rattache à l'idée qu'un jour il pourra être ramené à la vie et être soigné.
    Mais qu'en sera-t-il exactement ? Iront-ils au bout de leur choix ?...Dor veille....
    Les Destins de Sarah et Victor sont liés, par le temps comme pour tous sur terre.

    Ce livre fait du bien, il apporte de l'espoir même si j'ai trouvé trop courte la partie qui montre à Sarah que la vie est précieuse, que le temps nous aide parfois et à Victor que malgré tout, il faut laisser œuvrer le temps qui passe même quand nous arrivons au bout du nôtre. J'aurais aimé un approfondissement plus conséquent, pour que la sensibilité et la puissance de ce roman prennent toute leur ampleur, leur force.
    Ce conte résonne en chacun de nous, parce qu'il touche un thème qui est essentiel dans ce monde mais également par les personnages qui sont en souffrance.
    Notez que j'aime aussi beaucoup la couverture.

    Quelques citations :

    « C'est quand nous sommes le plus seul que nous acceptons la solitude d'un autre »
    « Le temps n'a pas de fin, rien n'a d'importance. Sans perte ou sacrifice, nous ne pouvons apprécier ce que nous avons »
    « Il y a une raison pour laquelle Dieu limite nos jours, c'est pour que chacun d'eux soit précieux »

    La dernière leçon
    Les cinq personnes que j'ai rencontrées là haut
    Pour un jour de plus
    Le vieil homme qui m'a appris la vie
    Premier appel du paradis

     


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  •  les vrais bonheurs

    Titre : « Les vrais bonheurs »
    Auteur : Christian SIGNOL

    Genre : Roman
    Éditions : Albin Michel
    Année : 2005
    Nombre de pages : 208

    Quatrième de couverture :

    " J'ai toujours pensé que la beauté du monde était destinée à nous faire oublier la brièveté tragique de nos vies. Peut-être un cadeau de Dieu, sil existe, comme je l'espère. Mais nous n'en sommes pas conscients, hélas ! Non seulement nous infligeons à la terre qui nous porte les pires blessures, mais nous ne savons plus voir à quel point elle est belle. Et pourtant le monde vit. Auprès de nous. Sans nous ou avec nous. Regardez-le ! Ecoutez-le ! Il est source de bonheur, du vrai bonheur, celui qui éblouit et qui rassure, car il vient de la nuit des temps. Il représente notre vérité profonde, notre histoire, notre mémoire... " L'eau, les arbres, la neige, les aubes, les soirs, les saisons... la splendeur du monde est infinie.
    A travers ces pages où se mêlent présent, passé, souvenirs d'enfance, impressions de toujours, Christian Signol nous entraîne dans un voyage où la sensation du bonheur et celle de l'éternité sont intimement liées.

    Mes impressions :

    Christian Signol écrit dès le début : « Je n'ai jamais coupé le lien qui s'est noué dans mon enfance avec le monde naturel ».Il est persuadé que la terre est éternelle....Cette réflexion m'a fait penser à l'actualité du réchauffement climatique et je me dis que les choses ont sans doute changé depuis...
    Dans un langage poétique il nous parle, nous décrit, nous convainc que la terre est belle et que la regarder peut faire des miracles sur notre bien-être.
    Je retiens cette très belle phrase : « Le monde vit, auprès de nous. Sans nous ou avec nous ; Regardez-le. Écoutez-le. Il est source de bonheur, du vrai bonheur, celui qui éblouit et qui rassure, car il provient de la nuit des temps... » Il est important de la redécouvrir.
    Pour cela il va se confier, se livrer, parler de son ressenti.
    Il va décrire l’odeur du foin, des feux dans les cheminées les soirs d'hivers.
    Il nous racontera, l'eau et sa rareté avant qu'elle ne soit courante donc précieuse, les pierres des maisons avec le travail de la pierre d'antan, et il dit « La vie est présente partout, jusque dans les pierres ». Il continue et enrichit son discours avec les arbres, il évoque les chênes, les marronniers, les hêtres, les saules et nous parle d'eux comme s'ils étaient des êtres humains à part entière...
    Puis il nous parle des premiers frimas de l'hiver avec le gel et puis encore la rosée, il nous livre des souvenirs d'enfance, du bien-être comme une libération qu'il ressent au contact de la nature et au contact de tout ce qui la compose.
    Les chapitres sont nominatifs, chacun nous raconte une idée de la nature précise :
    La pluie qui révèle le parfum des fleurs et des feuilles et que même si elle est triste, elle est nécessaire.
    La neige laquelle est un miracle du ciel et des matins de Noël...Il nous raconte, les vents, leurs forces, puis il rajoute les parfums des fleurs, du bois, des fougères, chacun évoque des souvenirs inoubliables, et puis il y a les aubes, celles d'été puis celles d'hivers, remplies de promesses, les prairies avec leur foin coupé ou encore les sons, avec le travail du maréchal-ferrant, ceux du train, de la cantine, de la traite des vaches, des abeilles, le chant des grillons et ceux du clocher de l'église .
    Il nous livre ses impressions sur les saisons, chacune avec ses particularités qui font la vie, puis il parle des chemins de terre, des chemins inconnus, comme ceux qu'emprunte parfois la vie, puis du ciel et de ses différentes couleurs selon les saisons, les heures.
    Et puis il met des couleurs, celles des jardins de fleurs ou les potagers, qui aident à vivre, à s'occuper manuellement. Il continue avec la description des champs de blé avec des réalités difficiles parfois à admettre, comme par exemple le fait qu'ils se perdent pour être remplacés dans un premier temps par l'avoine ; et puis il y a les fleurs, sauvages d'abord, les forêts, les bois, ceux du sud, puis plus vers l'ouest, ceux du Quercy, du Limousin, du Périgord, puis les oiseaux d'ailleurs ici il les décrit tellement bien et précautionneusement que ce passage est une véritable mine d'informations et puis la dure réalité des choses, l'évolution, la disparition de certaines espèces.
    Il cite les animaux sauvages et domestiques et je n'ai pas compris combien lui l'homme attaché à la terre a pu les chasser avant d’abandonner ce loisir barbare.
    Il y aura aussi les fruits, comme les mûres sur le chemin et puis les pêches, les pommiers, les cerises sauvages, les grenades, puis dans un thème plus général il parle des Causses, le larzac, L'Aubrac et nous invite à la découvrir seulement en les décrivant à sa façon en prenant le temps de regarder.
    Sans oublier les mers, Méditerranée, Atlantique, celles qui lui paraissent plus humaines. Il nous fait ensuite une véritable dissertation sur les étoiles, il les décrit, nous donne les moyens de les reconnaître dans l’immensité du ciel..
    Il aborde la montagne, avec ses rocailles, ses neiges éternelles, l'air qu'on y respire, celle du Vercors, du Massif Central, les Alpes, puis dans un registre plus rêveur, il nous narre les îles, celle de Ré, des Baléares, Majorque, tout en ne croyant pas au superflu qui se superpose au nécessaire ; dans une échelle réduite il y a les rivières, celles aimées des écrivains comme Rimbaud, Giono, il finit par s'exprimer sur la vie, sur les instants de grâce : la nature nous offre des moments magiques, des offrandes rares précieuses qui échappent à toutes les vaines richesses du réel.
    Ce livre est un tableau, il peut et a le pouvoir de nous réconcilier avec la nature et nous promet des moments de calme et de sérénité.
    Ce roman est une ode à la vie, saison après saison, éveil après éveil ; seulement nous sommes conscients que ceux qui vivent dans les villes et ne connaissent pas cette ambiance, pourront être réfractaires car pour revenir aux sources et parfois les apprécier, il est nécessaire d'y avoir goûté mais rien ne nous empêche de les découvrir. C'est aussi le but de ce livre. Même si parfois ceux qui ne sont pas très proches de la nature peuvent trouver les passages assez longs et pompeux et rébarbatifs.
    Le style de l'auteur, nous fait voyager au plus profond de nous-mêmes, au cœur de la nature pour nous apprendre à l'apprécier.
    Il se sert de métamorphoses, de citations d'écrivains aussi, pour nous communiquer une image noble et généreuse de ce que la nature nous offre.
    Un livre qui nous aide à nous « poser » et à retrouver confiance au décor, au goût, et aux sons de la nature, de l’authentique.
    Je cite : « N'oubliez pas que cette terre qui vous porte pourrait très bien se passer de vous. Vous n'en êtes que les locataires provisoires. Fragiles et mortels, vous ne serez jamais heureux que du souvenir du bonheur »


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  • Central Park Guillaume Musso

    Titre : « Central Park »
    Auteur : Guillaume MUSSO
    Éditions : XO éditions
    Année : 2014
    Genre : Roman
    Nombre de pages : 390

    Avant toute chose, je remercie les éditions XO qui m'ont fait parvenir spontanément ce roman, le 11eme d'un de mes auteurs préférés. De plus il est dédicacé ! Vraiment un super cadeau que je reçois là:-)

    Résumé :

    New York, huit heures du matin.
    Alice, jeune flic parisienne, et Gabriel, pianiste de jazz américain, se réveillent menottés l’un à l’autre sur un banc de Central Park.
    Ils ne se connaissent pas et n’ont aucun souvenir de leur rencontre. La veille au soir, Alice faisait la fête avec ses copines sur les Champs-Élysées tandis que Gabriel jouait du piano dans un club de Dublin.
    Impossible ? Et pourtant...
    Les questions succèdent à la stupéfaction. Comment se sont-ils retrouvés dans une situation aussi périlleuse ? D’où provient le sang qui tache le chemisier d’Alice ? Pourquoi manque-t-il une balle dans son arme ?
    Pour comprendre ce qui leur arrive et renouer les fils de leurs vies, Alice et Gabriel n’ont pas d’autre choix que de faire équipe. La vérité qu’ils vont découvrir va bouleverser leur existence…

    Teaser

    Guillaume MUSSO sur France Culture

    Mes impressions :

    Alice se réveille un matin sur un banc public, à ses côtés un homme, un inconnu lui-même endormi ; tous les deux sont enchaînés par des menottes ; fait angoissant le chemisier d'Alice est taché de sang... Elle se retrouve dans cette situation après une soirée bien arrosée avec ses copines, sur Paris son lieu de vie. Mais ces derniers souvenirs remontent à quand elle est montée dans sa voiture pour rentrer chez elle....
    Lui Gabriel, pianiste de jazz, habite à Los Angeles, la veille il a joué à Dublin...
    Alice est capitaine de police à la brigade criminelle de Paris.
    Comment se fait-il qu'ils se retrouvent à Central Park ?, comment est-ce possible ?
    Peu à peu ils vont trouver des indices qu'ils vont devoir exploiter pour comprendre : une série de numéros gravés au cutter sur la peau d'Alice et celle écrite dans sa main au stylo ! Et pourquoi une belle manque à son arme de service ?
    Tout au long de la lecture on retrouve les descriptions de la ville chère à l'auteur. On y retrouve les ambiances sonores, les lieux cultes, les lieux historiques, les quartiers connus....ces nombreuses références sur Central Park, Astoria, Manhattan etc mais également films, monuments, souvenirs, nous plongent directement au cœur de l'intrigue.

    Dès le début nous sommes plongés dans un suspense rythmé, soutenu par deux personnages au caractère fort que nous apprendrons à mieux connaître à mesure que nous tournons les pages.
    Alice va mener l'enquête et pour se faire elle devra faire équipe avec Gabriel cet inconnu mais également elle demandera à Seymour son ami et adjoint du groupe d'enquête que dirige Alice, d'enquêter pour elle de Paris.
    Tous les deux devront affronter ensemble les événements pour éclaircir leur situation.
    Derrière l'apparence d'un caractère fort pour Alice se cache une jeune femme meurtrie, avec une fragilité évidente, elle agit avec force et faiblesse, davantage par instinct que par raison...
    Dans ce roman il y a des retours sur le passé respectif des personnages qui nous aident à les connaître et entendre leur motivation présente, leur caractère leur désir, leur choix. Ils sont des personnages haut en couleur.
    Je me suis attachée à Alice, car derrière cette femme flic déterminée, se cache un être meurtri par la vie
    Il y a comme d'habitude dans les romans de Guillaume Musso beaucoup d’imagination dans les secrets de l’enquête mais également des situations périlleuses, des courses-poursuites, des moments de doutes, de désespoir. On retrouve bien sûr, ce mélange des genres, propre à l'auteur, ici un thriller psychologique, un polar, mais aussi un roman avec des sentiments, de l'imprévu et toujours autant d'élégance et de simplicité dans le style épuré.

    Pour ce roman Guillaume Musso a troqué l'histoire d'amour, le surnaturel, contre l'émotion pure, contre une histoire d'individus piégés dans une situation incompréhensible et inextricable, il a oublié la note surnaturelle et pourtant le résultat est toujours aussi probant.
    L'intrique ne dure que quelques heures de 8 heures du matin, jusqu'à minuit, (sans compter les retours en arrières, les flashes back des personnages ). Le pari était risqué ! Cela montre bien la vivacité du scénario. Il y a beaucoup d'action aussi et tout cela tient le lecteur en haleine de la première page jusqu'à la dernière avec un sentiment de satisfaction une fois le livre refermé.
    On se rappellera des personnages et c'est cela aussi qui m'attire car on se sent faire partie de leur équipe, de leur vie, on la partage le temps d'une lecture parce qu'ils sont troublants et tous devront affronter les fantômes du passé.
    La fin est intense, inattendue, magistrale ; le puzzle se met en place avec ingéniosité, perfectionnisme. Les nombreux rebondissements nous transportent dans le vécu douloureux d'une jeune femme bouleversante.
    Le scénario est puissant, organisé et émouvant. Musso tient les ficelles pour nous faire aller là où il veut, au plus profond des émotions et du ressenti de ses personnages.

    Bref, du grand Musso car il arrive toujours à surprendre ses lecteurs !

    La fille de papier
    L'appel de l'ange
    Sept ans après
    Demain
    Central Park
    La fille de Brooklyn
    Un appartement à Paris

     


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  • Au coeur du danger de BJ Daniels

    Titre : « Au cœur du danger »
    Auteur : B.J DANIELS
    Genre : Roman
    Éditions : Black Rose Harlequin
    Année : 2012
    Nombre de pages : 180

    Résumé :

    Qui cherche à lui faire peur ? L'angoissante question ne cesse de hanter Dana depuis qu’elle a reçu des menaces de mort, après la découverte d’ossements sur sa propriété… Des ossements humains, cachés depuis 20 ans au fond d’un puits abandonné. Terrifiée, et persuadée que ses ennemis rôdent et l’observent dans l'ombre, elle se résout à demander l’aide de la police locale. Mais quelle n’est pas sa surprise quand le nouveau shérif arrive chez elle ! Car il n’est autre que Hud Savage, son ex-fiancé. L’homme qu’elle a passionnément aimé cinq ans plus tôt avant qu’il ne la trahisse de la pire des manières. Celui à qui elle s’est juré de ne plus jamais faire confiance.

    Mes impressions :

    Bon je n'avais pas fait attention en téléchargeant ce livre qu'il faisait partie de la collection Harlequin !
    Le prologue est pourtant alléchant et je me dis que cette lecture commence bien. Et je ne regrette pas de l'avoir en mains.
    Notez que c'est un Harlequin mais de la collection Black Rose, roman thriller romance....Donc il n'est pas qu'une histoire d'amour avec tout un tas de clichés et de mièvreries.

    L'histoire commence ainsi : nous sommes dans le Montana, après le décès de sa mère Dana a repris le ranch familial.C'est une ancienne ferme à laquelle Dana est attachée.
    Des ossements dans le puits de la propriété sont retrouvés, mais à qui appartiennent-ils ? Il semblerait qu'ils sont là depuis 17 ans ! Hud va être chargé de l'enquête. De fil en aiguilles, l'enquête médico-légale désigne Ginger une jeune femme qui était une courtisane avertie ; elle aguichait les hommes plus âgés, ayant de l'argent et les laisser tomber.
    Elle était serveuse au Roadside Café, brasserie lieu où beaucoup d'hommes allaient après le travail pour se changer les idées, comme les autorités de la ville.
    Le shérif Scrappy Morgan ayant démissionné, c'est Hud qui le remplace, il est l'ancien amant de Dana. Leur histoire s'est mal terminée. Dana a rompu ses fiançailles avec Hud 5 ans auparavant. Petit à petit on va découvrir les raisons de départ précipité de Hud, en laissant une Dana éplorée....
    Dana tente de se reconstruire auprès de Lanny Rankin un avocat mais elle n'est pas amoureuse de lui.
    Hud est le fils de l'ancien shérif Brick, lui et son père n'entretiennent pas de bonnes relations : le fils a souffert d'un père absent et qui ne lui faisait pas confiance, qui ne le jugeait incapable....
    Brick était en fonction au moment du drame 20 ans auparavant au moment du drame.
    La récente découverte macabre amène des interrogations. De plus en plus de mystères planent sur le meurtre, le meurtrier et le mobile. Hud va faire de son mieux pour éclaircir cette affaire, poussé aussi par le désir de protéger Dana qui semble être de plus en plus en danger. Il aimerait comprendre aussi pourquoi Dana souhaite vendre la propriété alors qu'elle y est attachée ! il finira par comprendre que ses frères et sœur veulent leur part du bénéfice de la vente. Alors serait-ce une raison suffisante qui les pousserait à intimider et faire peur à Dana pour qu'elle décide de quitter les lieux elle-même ?.
    La balle trouvée sur Ginger provient du même calibre que celle trouvée sur la victime d'un autre meurtre : Raymond Randolph juge abattu chez lui lors d'un cambriolage.
    Pourtant, 10 ans séparent les deux événements.
    Le juge Randolph et le père de Hud étaient adversaires ! Brick serait-il impliqué dans ce meurtre ?. Cette enquête lui donne bien du fil à retordre ; il devra démêler les zones d'ombres et savoir qui était réellement son père !
    La mère de Dana était aimée de tous, Mary avait toujours aimé le ranch, personne n’avait compris pourquoi elle avait épousé Angus, ce charmeur trop beau pour être honnête.
    Avant de finalement divorcés, ils ont eu quatre enfants Jordan, Clay, Stacy qui est une femme légère qui use de ses charmes pour s'enrichir et passer maître dans l'art du mariage qui rapporte et Dana.
    Les deux sœurs sont différentes, mais on sent un grief tenace et déstabilisant entre elles...on le devine parfois....
    Nous apprenons alors que la cause du divorce est liée à la relation qu'Angus a entretenu avec la victime Ginger.
    Beaucoup avaient finalement des raisons de tuer Ginger, par amour, jalousie, intérêt, combien de pistes vont être recevables ?. Il y a également beaucoup de suspects potentiels quant aux menaces reçues par Dana.
    Tous les personnages sont des personnages torturés, complexes. Bref, il y a beaucoup de suspense concernant l'arme du crime, l’escarpin rouge présent sur le lieu des ossements trouvés, une bague, tous ces indices sont amenés avec parcimonie.
    Les non-dits , les cachotteries, les mystères, trahisons, les machinations, les personnages torturés et tortueux nous tiennent en haleine. Il y a même des identités qui se déclarent au grand jour.
    Et tout ceci est mêlé à une histoire d'amour passée... et présente....

    Il s'agit d'un roman qui se lit facilement, avec une intrigue et une enquête policière intéressantes avec du suspense doublée d'une histoire romanesque qui ne fait pas totalement clichée.
    Personnellement j'ai passé un bon moment de lecture. Cela m'a aidée à me décontracter.

     


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  • Une île de Tracey Garvis GRAVES

    Titre : « Une île»
    Auteur : Tracey GARVIS GRAVES
    Genre : Roman
    Éditions : Milady
    Année : 2013
    Nombre de pages : 300

    Résumé :

    Anna Emerson n'hésite pas un instant lorsque les Callahan lui proposent de se rendre aux Maldives pour donner des cours à leur fils T.J., en rémission d'un cancer. Mais rien ne se passe comme prévu : le jet privé à bord duquel ils ont embarqué se crashe au beau milieu de l'océan Indien. Les voici naufragés sur une île déserte où ils vont devoir apprendre à survivre. Si l'adolescent rechute, rien ne pourra le sauver. Anna se sent malgré tout étrangement attirée par son compagnon d'infortune. Alors que chacun d'eux n'a plus que l'autre pour unique horizon, leur seule chance de s'en sortir est ce lien précieux qui ne cesse de grandir entre eux.

    Mes impressions :

    Nous avons avec l'auteur un point en commun, nous sommes semble-t-il, fan de la série LOST que j'ai découverte dans son intégralité il y a quelques semaines.
    Une île est le premier roman de cet auteur, ce qui laisse une belle promesse. Il est même en cours d'adaptation cinématographique.
    L'histoire débute en 2001. Les parents de TJ ont embauché Anna professeur d’anglais pour donner des cours à TJ , car suite à un cancer il a manqué beaucoup d'heures de cours durant l'année ; ils aimeraient qu'il rattrape son retard. Ils joignent l'utile à l'agréable. Des vacances studieuses aux Maldives.
    TJ a 16 ans et il est en pleine rémission d'un lymphome de Hodgkin, Anna elle a presque 30 ans.
    Pour se rendre aux Maldives ils doivent prendre tous les deux un hydravion, un jet privé qui doit les amener à destination mais Mick le pilote fait un infarctus en plein vol et tous les trois se crashent dans l'océan. Anna et TJ s'en sortent miraculeusement. Ils se retrouvent au milieu de nulle part, seuls au monde.
    Ils mettent en place alors des stratégies de survie, une organisation pour se protéger et se nourrir, apprennent à faire du feu.
    Au bout de 18 jours ils se rendent à l'évidence, les secours ne viendront plus, probablement parce qu'ils les croient morts.
    Le temps passe, les secours n'arrivent toujours pas ; cette épreuve les rapproche, peu à peu Anna et TJ se confient l'un à l'autre, ils parlent de leur vie d'avant le scratch, de leurs parents, amis, famille. Des liens amicaux de plus en plus tendres vont se créer.
    Les semaines, les mois passent, leurs rapports s'intensifient tout en restant chastes, mais TJ a beaucoup de mal à dissimuler ses sentiments. Entre eux d'eux l'attirance est de plus en plus palpable. Anna quand même tente de mettre des barrières eu égard leur 13 ans de différence d'âge.
    Chapitre après chapitre, tous les deux expriment leurs ressentis face à leur présence sur l'île, leur crainte, leur espoir, leur relation.
    Le style est léger, parfois langoureux mais toujours agréable, sans mièvreries. Les descriptions sont peu approfondies, elles restent dans l'essentiel. Les dialogues sont simples mais efficaces car les émotions passent. Il y a du suspense à mesure que nous avançons dans la lecture. Il y a des moments d'incertitudes qui font que les rebondissements sont au rendez-vous.
    Les personnages sont sympathiques, sensibles, humains, les lecteurs restent en attente d'un dénouement intense pour chaque difficulté que rencontre Anna et TJ.
    Certains événements certes sont prévisibles d'autres moins et nous restons dans le doute comme le sont TJ et Anna.
    Trois ans et demi après un événement de taille a lieu : un tsunami ...d'habitude ce genre de catastrophe fait périr de nombreuses personnes, ici elle va les sauver tous les deux … ils finiront par rentrer chez eux mais d'autres soucis les attendront, notamment les retombées médiatiques à,propos de leur relation avec une si grande différence d'âge. Ils vont devoir lutter contre les médisances et faire face aux médias.
    Ce roman est une belle histoire d'amour loin d'être glauque ! Elle est touchante. Sincère.
    L’originalité du scénario reste efficace même s'il y a un côté LOST.
    TJ va grandir, mûrir va devenir un homme qui devra faire face à l'adversité et j'ai aimé cette partie du roman qui met l'un et l'autre face à ses responsabilités.
    La relation que construisent Anna et TJ est belle parce que sincère même si parfois on tombe dans la romance poussée.
    La seconde partie du roman celle qui célèbre leur retour sur la terre ferme va les confronter aux médias et aux qu'en-dira t-on !
    Ce roman est le récit d'une belle aventure, sur fond de survie, qui nous fait voyager.
    L'auteur prend le risque de mettre en place une histoire qui parle de la différence d'âge dans les histoires d'amour. Et j'avoue que le sujet est bien traité.
    On vit à fond cette relation comme le fond les deux protagonistes. On frisonne avec eux, on espère, on se décourage ce qui fait que l'on peut s'identifier et c'est un gage de roman de qualité.
    Je vous le conseille pour vous évader et passer un bon moment.



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  • La fille tombée du ciel de Heidi. W . DURROW

    Titre : « La fille tombée du ciel »
    Auteur : Heidi W. DURROW
    Genre : Roman
    Éditions : Pocket
    Année : 2013
    Nombre de pages : 285

    Quatrième de couverture :

    À onze ans, Rachel, fille d'une mère danoise et d'un père G.I. noir américain, voit sa vie basculer un triste jour d'été. Un drame dont elle est la seule survivante lui arrache sa famille. Recueillie par sa grand-mère, une femme aussi aimante qu'intransigeante, Rachel découvre bientôt la difficulté d'être métisse dans une société qui donne trop d'importance à la couleur de peau. Mais la véritable nature de la tragédie qui enlise Rachel lui sera révélée par Brick, un jeune voisin qui a assisté à sa chute et qui se retrouve, bien malgré lui, dépositaire du seul fragment de vérité susceptible de libérer la fillette des ombres de son passé. Ce roman d'apprentissage, moderne et poétique, décrit l'envol d'un personnage inoubliable, un être trop doué et trop démuni à la fois. Ce beau récit d’une résilience fait un sort à tous les déterminismes et prouve qu’on se remet de tout, pourvu qu’il y ait eu, un jour, de l’amour.

    Mes impressions :

    C'est le récit d'une résilience, celle d'une petite fille métisse qui est surtout belle, intelligente, sensible. Elle est la fille d'un GI noir et d'une mère Danoise, Nella. Elle a les yeux bleus de sa mère et son père a semble-t-il fui face aux responsabilités.
    Le roman commence en 1982 à Portland.
    Rachel va vivre chez sa grand-mère paternelle après les décès de sa maman, son frère et sa petite sœur.
    Rachel est donc recueillie dans la maison où vivent, Loretta sa tante et sa grand-mère. Elles ont des caractères bien différents, l'une est droite, autoritaire, alors que Loretta est douce et bienveillante.
    Dès la première page nous sommes face à un d'un demi-mystère...comment sont morts la maman et les enfants ? Que s'est-il réellement passé ?
    Rachel va devoir se réinventer une nouvelle vie dans une nouvelle ville et faire le travail de deuil.
    L'ex jeune voisin de Rachel, Brick va avoir un rôle déterminant. Quand Rachel était à l'hôpital après l'accident, il lui rend visite et il rencontre le père de Rachel alors inconsciente à son chevet, ce dernier lui fait une confidence.... puis les années passent et Brick à la vie mouvementée décide de retrouver Rachel, il en aura la force malgré son jeune âge et ses dépendances car il a un message à lui transmettre. Il va lui tendre la main et va lui donner les clés pour comprendre son passé et va l'aider à se reconstruire.
    C'est donc l'histoire d'une petite fille qui se qualifie comme la petite-fille-toute-neuve-qui repart-de-zéro. Mais c'est une petite fille fragilisée par un lourd passé. Elle va devoir faire face, elle se cherche malgré les non-dits, et la difficile réalité du racisme. Elle ne comprend pas vraiment le monde, elle ressent l'hostilité qui l'entoure et peu à peu elle va apprendre à déchiffrer le code des adultes.
    Au début elle est perdue, elle tâtonne dans sa nouvelle famille puis peu à peu elle va se familiariser avec l'entourage.
    Elle va grandir avec des souvenirs obscurs sur les circonstances de l'accident.
    Ce roman est triste, émouvant, douloureux mais en même temps il donne espoir.
    L'auteur semble-t-il veut faire passer le message que noire, blanche ou métissée, la couleur de la peau n'a que peu d'importance, nous sommes des êtres humains et c'est pour cela qu'au début Rachel ne comprend pas le regard et les réflexions racistes de certaines personnes, de quelques camarades d'école....et d'autres encore plus sournois.
    Ce livre parle de la reconstruction de cette fillette mais également de personnes pour lesquels la vie est très difficile. Certaines se rencontrent, comme Laronne et Nella, Laronne gentille et aimante aidera Nella à sa façon, avec empathie.
    Dans ce texte, il y a également la confrontation au ravage de l’alcool et la difficulté d'être une enfant à la couleur de peau foncée dans l'Amérique des années 80.
    Le thème de ce roman est nuancé : il ne s'agit pas seulement de ségrégation, il y a aussi cette petite fille victime d'un drame familial qu'elle cache au fond d'elle pour ne pas se briser complètement.
    C'est un très beau et touchant roman sur la douleur d'être jugée sur une couleur de peau, d'être rejetée et sur une reconstruction après la perte d'une famille. On n'en ressort pas indemne.
    Le style du récit est dense, il y a des morceaux du journal intime de la mère Nella, qui nous révèlent bien des secrets ; et puis Rachel raconte à sa manière ce qu'elle ressent. Ses impressions sont naïvement émouvantes. Forte et fragile elle est déterminée et courageuse face au présent.
    L'auteur, varie entre le passé et le présent, la chronologie n'est pas respectée et le lecteur découvre progressivement comment le drame a pu avoir lieu.
    La plume de l'auteur est juste, belle, sans être lourde, elle ne nous étouffe pas ; elle nous parle de réalités.
    La fin avec la révélation des causes de l'accident me laisse bouleversée même si je m'y attendais. L'émotion nous submerge aussi parce que le passage met en scène des enfants innocents et qui avaient toute la vie devant eux pour apprendre à faire avec la couleur de leur peau.
    Je finis cette année de lecture avec ce roman superbe....même s'il est dérangeant, douloureux et qu'il me donne envie de hurler à l'injustice et à l'incompréhension.

    Extraits : Nella écrit :
    « Jamais je n'avais considéré mes enfants comme noirs. Comment apprendre tout ce qui pourrait les blesser ? Je préférerais m'arracher la langue plutôt que de leur faire de la peine / Mes enfants sont à moitié noirs. Ils sont aussi à moitié à moi. Je veux qu'ils puissent être ce qu'ils veulent. Ils ne sont pas une couleur que les gens regardent. »

     « Elle est noire ; je sais qu'elle n'est pas un mot. Si elle n'est qu'un mot, alors c'est comme si elle ne m'avait pas, moi ».

     Rachel dit : « En classe tout ce qui concerne l'histoire des Noirs est passé en revue en à peine un mois. J'en sais déjà l'essentiel, je l'ai appris dans mon autre école. Le plus important c'est l'esclavage, auquel Lincoln a mis fin, et aussi le fait que les Blancs et les Noirs ne buvaient pas aux mêmes fontaines à eau, et Martin Luther King jr. Il y a aussi des femmes noires qui ont marqué l'histoire – Rosa Parks, Harriet Tubman et Phillis Wheathley. Mais à présent je n’entends pas ces histoires de la même façon.... »


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    Titre : « Les Anges s'en mêlent »
    Auteur : Debbie MACOMBER
    Genre : Roman
    Éditions : Charleston éditions
    Année : 2013
    Nombre de pages : 206

    Quatrième de couverture :

    Lucie Ferrara et Aren Fairchild se rencontrent après s'être rentrés dedans, apparemment par accident (du moins, c'est ce qu'ils croient), à Times Square le soir du réveillon du Nouvel An. Le coup de foudre est immédiat. Mais, aussi vite qu'ils ont été réunis, un autre coup du sort les sépare, laissant Lucie et Aren sans moyen de reprendre contact.
    Un an plus tard, Lucie est le chef d'un nouveau restaurant au succès retentissant et Aren travaille pour un grand quotidien de la ville. Malgré tous les mois qui ont passé, ils n'ont jamais oublié cette belle soirée, et Shirley, Goodness, Mercy et Will, leurs anges gardiens, non plus. Pour aider le jeune couple à se retrouver, ils vont cuisiner un projet fou : mélanger un grand amour, une seconde chance et une bonne pincée d'espièglerie afin de créer un miracle de Noël que vous n'oublierez pas de sitôt.

    Mes impressions :

    Le résumé est à lui seul très explicite, je ne vais pas y revenir. Mais si vous avez envie de lire quelque chose de léger en cette période de fin d'année et de fêtes, je vous le recommande. Même si ce n'est pas de la grande littérature, on se laisse porter par le côté « miracle » de Noël et l'intervention divine de 4 anges qui pourtant avaient très mal commencé leur mission....Si tant est que cette mission leur avait été dictée par Gabriel....Ce dernier ignorait que les 3 anges instructeurs voulaient descendre sur terre afin de montrer à Will l'élève en formation futur émissaire du ciel, de quoi avait l'air les hommes aimés de Dieu, sur terre.
    Leur rôle est avant tout de faire comprendre aux humains combien ils peuvent s'aider eux même avec le soutien de Dieu ; mais ils ne sont pas autorisés à intervenir directement dans leur vie.
    Will, parce qu'il en a envie de faire plaisir va commettre une erreur qui sera lourde de conséquences...mais j'ai noté que la pointe d'humour apportée par les anges est très bien venue et donne une certaine fraîcheur et une légèreté au roman...
    Tout est attendrissant, surtout les personnages avec leur qualité, leur défauts et leurs projets.
    Ce roman est une comédie romantique avec des personnages attachants, j'ai aimé lire l'amour qui unit Lucie et sa mère Wendy. Une complicité filiale qui fait plaisir à voir, ou plutôt à lire.
    Il y a de la tendresse entre elles, de la légèreté avec des anges qui ne sont pas toujours très disciplinés, et de la douceur entre Lucie et Aren.
    La fin en « happy-end » est sans surprise mais j'ai passé un bon moment avec cette lecture facile, bien écrite.
    Malgré les actes manqués, les quiproquos, les doutes, les craintes des deux principaux personnages, ce roman est bienvenu en cette période où le quotidien est parfois très difficile...


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  •  Dewey

    Titre : « Dewey »
    Auteur : Vicki MYRON avec la collaboration de Bret WINTER
    Genre : Roman ; témoignage
    Éditions : Pocket
    Année:2008
    Nombre de pages : 316

    Quatrième de couverture :

    Qui aurait pu croire que ce chaton, trouvé dans une boîte aux lettres, allait devenir la mascotte de la bibliothèque et changer la vie de toute une ville ? Et pourtant, tous les habitants de Spencer, dans l'Iowa, ont été conquis par Dewey, ce chat qui a su les comprendre, les faire sourire, leur apporter un peu de chaleur et de réconfort.
    Pendant dix-neuf ans, Dewey, facétieux et unique, va attendrir tous les cœurs, même les plus durs, au point de devenir une star mondiale. Une histoire vraie, bouleversante, étonnante.

    Mes impressions :

    L'histoire se déroule dans le Nord Ouest de l'Iowa, au centre des États Unis ; là où dominent les plaines et les fermes. Plus particulièrement dans la ville de Spencer, 10000 habitants.
    Vicky Myron vit dans cette ville qu'elle affectionne. Elle est directrice bibliothécaire depuis 1987.
    Un matin de froid glacial de 1988 alors qu'elle ouvre la bibliothèque, elle trouve dans la boite aux lettres de retour de livres, un chaton. Il est dans un état incertain : il a froid, faim, il grelotte. Elle décide de l'adopter et de le laisser vivre à la bibliothèque. Elle va s'occuper de lui avec amour et tendresse et peu à peu à force de soins et d'attention il va retrouver la santé.
    L'arrivée de Dewey va opérer une transformation sur Vicki mais également sur presque tous les habitants de la ville.
    Elle décrit donc l'histoire de ce félin et l'impact qu'aura ce dernier pendant 20 ans au sein de sa vie, dans sa famille, celles des habitants, dans la bibliothèque où il élira domicile et plus généralement dans le monde...
    Pour situer le texte elle retrace les événements historiques de la ville (incendie de 1931, crise agricole etc ) les difficultés que la ville traverse depuis 1893, mais également elle raconte comment le concept de bibliothèque est né, les nombreux bouleversements qu'il y a dans la lecture publique et les répercussions des mises en place de nouvelles technologies comme l'informatique.
    J'ai aimé la narration de l'introduction des techniques modernes, peu à peu les ordinateurs ont remplacé les fiches de rentrée et de sortie des livres....Ceci améliorera grandement la gérance des livres et les fréquentations des bibliothèques.
    La bibliothèque, devient un lieu de vie, de rencontres et de détente désormais plus agréable. Elle évolue avec le temps . Celle où vit Spencer sera rénovée pour offrir aux habitants un meilleur accueil.
    L 'auteure nous fait découvrir en même temps sa vie de maman célibataire, sa maman, sa fille Jodi et les épreuves par lesquelles elle devra passer.

    J'ai trouvé un peu long les passages dans lesquels elle nous fait partager les événements importants au sein de sa ville depuis un siècle ; ses difficultés politiques économiques et sociales ; Je pense qu'elle a voulu appuyer sur le fait que Dewey est arrivé à un moment où la ville était en grande difficulté et que la douce présence de ce chat de bibliothèque a aidé les habitants a passé cette crise et celles qui suivront.
    Elle justifie alors les belles conséquences de la présence de Dewey à Spencer.
    Elle alterne les moments où elle parle de son intimité, de sa vie, de sa famille, avec ceux de la vie au quotidien à la bibliothèque. Les transitions sont réussies grâce à une écriture simple et fluide.
    La présence de Dewey lui permettra personnellement de supporter la maladie de sa mère, les morts prématurés de ses frères, et ses difficultés de maman célibataire.
    Par contre j'ai trouvé que parfois l'auteure exagère les bienfaits de la présence de Dewey ou du moins se persuade qu'il a un effet bénéfique sur les représentants de la ville, les familles...
    Je veux dire par là que j'ai eu l'impression qu'elle veut établir de façon trop poussée que la personnalité de Dewey et sa présence, influencerait et serait l'élément principal du bien être de la ville. Bien sûr je ne critique pas le fait qu'un animal apporte petite joie, bien être, douceur et chaleur à son propriétaire, mais ici l'histoire de la présence de Dewey semble être essentielle et sera publiée dans plusieurs villes; les journaux relateront la vie de ce chaton au niveau régional et jusqu'au niveau national. Des familles se déplacent parfois de très loin pour rencontrer ce chaton particulier, pourtant parfois peu démonstratif.
    Cette histoire d'un félin extraordinaire, espiègle est aussi une histoire d'amitié, d'amour, de courage, de relations humaines qui même si elle s'achève avec la mort du petit protégé, elle restera en mémoire de ce qui l'auront croisé. Quelques photos agrémentent ce roman.
    Mais je n'en dis pas plus, je vous laisse découvrir ce roman qui je pense ne laissera pas indifférents les amoureux des chats. Ils apprécieront cette lecture originale et mélancolique.


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  • Titre « En attendant que les beaux jours reviennent »
    Auteur : Cécile HAREL
    Genre : Roman
    Éditions : Pocket
    Année : 2013
    Nombre de pages : 251

    Quatrième de couverture :

    Sur la tombe de sa mère, elle a planté trois petits cyprès.
    Noël approche et Marie compte bien y retourner. Là-bas. Près d'elle. Seule, s'il le faut. Car la mort de sa mère est une plaie encore vive : la femme de sa vie lui a été arrachée bien trop tôt.
    Les hommes, c'est autre chose : un père infidèle, insaisissable, trois frères que la folie guette, un mari artiste aimant...
    Être fille, femme, mère, sœur : tout se conjugue dans le désordre et l'attente des beaux jours.

    Mes impressions :

    Marie la narratrice parlent de ses parents et des relations pénibles qu'elle entretient avec ses 3 frères :
    Virgil l'aîné, André le cadet et Ferdinand le benjamin.
    Elle raconte des souvenirs de famille, d'enfance aussi. Ils sont loin d'être tous joyeux. Mais elle fait face.
    Du haut de son enfance et de son jeune âge, elle pose un regard indigné, négatif sur sa famille et sur les adultes mais peu à peu elle fera avec dans le but de témoigner de son amour pour les siens et surtout envers sa mère qui lui donne la force et le courage de continuer. Elle va passer par des phases de détresse qui vont se caractériser par de la boulimie, de l'anorexie et un mal-être généralisé. Mais elle n'est pas la seule car ses trois frères sont aussi touchés par la mélancolie avec des conséquences difficiles, comme , des dépendances, l’alcoolisme, la maladie mentale, l'irresponsabilité.
    Elle raconte sa façon de voir le monde des adultes qui l'entourent ; mari casanier, à la différence d'elle qui souhaite découvrir le monde, des nouvelles têtes, et l'amour intense envers sa mère même quand cette dernière meurt.
    Elle alterne des souvenirs de sa vie passée familiale avant sa rencontre avec son mari puis elle revient au présent avec lui sous forme de dialogue.
    Plus jeune elle veut devenir vétérinaire puis faire du théâtre du cinéma, elle saute de projet en projet, elle se cherche mais ne va jamais au bout de ses idées, elle a peur d'être aimée peur de vivre comme ses frères mais eux le manifesteront avec la dépendance à l'alcool ou la maladie mentale et des bouffées délirantes.
    Les anecdotes passées et présentes forment une histoire de famille difficile ; elle l'agrémente avec de l'ironie parfois, de l'humour mais toujours avec tendresse et pudeur.
    Je me suis attachée à Marie.
    Lorsqu'elle raconte ses relations je me retrouve un peu en elle. J'ai noté quelques points communs que ce soit au niveau familial ou relationnel,Elle parle de ses soucis, son mal-être, son mal de vivre, sa vie d'adolescente. On peut dire que sa famille est pathologique. Cependant elle tente de (re)connaître les siens et l'amour qui les lie.
    Elle veut sauver son frère de la folie mais également sauver la relation d'avec son père trop souvent absent et sa mère de son cancer. Mais elle doit accepter ce qui ne peut pas être changé.
    Marie raconte la relation à sa mère ; le lien qui les unissait. Elle parle de sa place dans la famille entre un père coureur, des frères bouleversés et bouleversants, souvent égoïstes et ingrats envers leurs parents.
    Une grande partie du livre parle de la maladie de sa mère et des derniers instants de sa vie.
    Marie raconte la douleur qu'elle ressent à la mort de celle qui lui a donné la vie, le manque et la peur....
    Ce roman est le portrait d'une femme qui se cherche, qui hésite, doute, mais qui espère.
    Parfois le style est décousu et parfois mélancolique mais on s'y retrouve facilement car l'histoire est simple.
    Les phrases sont courtes mais pertinentes.
    J'ai comparé son style avec celui de Barbara Constantine.
    Un roman pudique, bouleversant, émouvant.


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