• Si tu existes ailleurs de Thierry COHEN

    Titre : « Si tu existes ailleurs »
    Auteur : Thierry COHEN
    Genre : Roman
    Éditions : J'ai lu
    Année : 2013
    Nombre de pages : 379

    Quatrième de couverture :

    " Tu vas mourir du coeur en même temps que cinq autres personnes. " Telle est l'étrange phrase que prononce un jour Anna, la nièce de 3 ans de Noam Beaumont. Noam, célibataire de 35 ans, torturé par un drame d'enfance, veut comprendre cette prédiction. Il rencontre une psychologue éprise de mysticisme qui lui confie que selon une théorie, " la prophétie des innocents ", l'enfant a peut-être révélé une vérité. Dès lors, une course contre la montre s'ouvre pour Noam ; trouver les cinq autres personnes pour comprendre ce qui les lie dans ce funeste destin. Une aventure qui le conduira là où la vie peut prendre fin... et où l'amour peut renaître.

    Mes impressions :

    1981 : Prologue, un enfant et sa mère vont au parc, la maman est fatiguée et préférerait rentrer mais le petit garçon insiste ; Lui ne veut pas entendre, il la tire par la main, au moment de traverser la route, l'accident a lieu, la mère est fauchée par une voiture.
    L'enfant se retourne et se demande ce qu'il se passe car il n'a pas assisté à la scène, sa mère était derrière lui. Il entend une femme dire «  c'est la faute de l'enfant ».
    Cette phrase restera imprégnée dans l'inconscient de l'enfant.

    1993 : L'enfant prénommé Noam, suit une psychothérapie avec Me Laurens, qui se terminera cette année-là. C'est aussi la fin de l'année scolaire, l'année du BAC et c'est aussi la rencontre avec Julia, son premier amour.

    Son père ne s'occupe plus de lui depuis l'accident, il est malade et est tombé dans l’alcoolisme. Malgré cela l'enfant a fait des études brillantes.

    Julia part à New-York, elle met un terme à leur relation. Lui en souffre mais elle lui demande de ne pas l'attendre et que « la lucidité est une arme contre la souffrance ».

    2011 : « Chaque être est la somme de ses souffrances ».

    À 30 ans passés, l’existence de Noam n'a été qu'attente ; il essaie de faire un cahier de confidences comme lui avait suggéré Me Laurens. Il y note ses impressions, son mal de vivre, son obsession de la mort, la sienne et celle des autres.
    Mais il ne parvient pas vraiment à poser des mots sur ses maux. Il subit sa vie. Il en est spectateur et non l'acteur, par crainte de s'engager par crainte de vivre.
    Elisa sa sœur, est mère célibataire, elle insiste pour qu'il aille voir son père à l'institut où il est placé depuis qu'il perd la mémoire, mais lui refuse ; il s'est senti mal aimé, abandonné, il fait des crises d'angoisse la nuit.
    Samy est son seul collègue de travail le seul confident puisque ces activités se limitent à son travail et à des rencontres d'un soir ; il ne s'investit, ses relations sont toutes futiles.
    Anna, la fille d'Elisa lui prédit un soir un avenir mystérieux, « Tu vas mourir du cœur le même jour que personnes ».

    Nous découvrons au fil des pages, les 5 personnes :

    D'abord, il y a une jeune femme qui l'observe alors qu'il est dans un café avec Samy ; elle sait qu'elle et lui sont liés par la mort mais elle n'ose pas l'aborder, lui dire. Elle se contente de l'observer.
    Puis il y a un homme sans avenir, qui est au courant des douleurs de Noam. Lui se sait condamné et sa sœur est en attente d'une vérité, celle qu'il tait, un secret qu'il a enfoui durant des années. Il est lié à Noam pour cette vérité, lié par le secret de la mort. Il pense que sa vie n'a servi à rien, sa mort pourrait lui être utile à Noam ? À Elisa ?
    Puis il y a une âme enfermée dans un corps, Noam va venir à elle, chercher une réponse aux questions qui le hantent depuis des années et qu'il ne sait formuler. Elle lui indiquera le chemin avec tendresse et compassion.

    Noam retourne voir Me Laurens pour tenter de comprendre. Cette dernière lle l'adresse à une consœur Linette Marucs et celle-ci lui parle de religion, de mysticisme, d'ésotérisme. Il a d'abord du mal à adhérer ; elle lui confie la théorie de la « Prophétie des innocents » selon laquelle toutes les croyances, Dieu ou bien une autre force supérieure, entraient en relation avec certains êtres humains pour révéler un message censé guider leurs vies ; ces prophètes peuvent être des personnes handicapées, dont l'altération des fonctions préservait l'âme et la bouche, des personnes pures, des jeunes enfants, des prédicateurs comme celui que lui et Samy rencontrent dans la rue peu de temps avant son rendez-vous avec Linette, il a senti que ce prédicateur s'adressait à lui alors qu'il s'adressait à tous les badauds.
    Linette lui dit d'aller d'abord en Israël pour commencer à comprendre le sens de sa vie et d'aller vers sa quête de lui- même ; résoudre l'énigme des paroles de Sarah jeune autiste qui va être son guide spirituel en quelque sorte. Sans doute un prophète à tenter de lui parler, de le mettre en garde à travers la sentence mystérieuse de sa nièce. Il part alors en quête de sa vérité. Là-bas l'attend un prophète du nom de Adam Weinstein qui est la première personne qui mourra le même jour que lui...

    Entrer dans ce roman pour moi s'apparente à réaliser avec Noam, un road-movie, il va de ville en ville à la rencontre de personnages dont Sarah lui a donné les noms ou les adresses, il va vers eux pour tenter de comprendre sa vie et avancer dans son existence, parce qu'il est anesthésié par la peur de l'avenir, celle de sa mort.
    Linette voulait créer un choc émotionnel pour tenter de faire sortir Noam de sa torpeur ; on va comprendre au final l'enjeu et surtout la méthode de Linette et je pense qu'il y aura deux réactions des lecteurs, ceux qui seront déçus et les autres ceux qui apprécieront la tournure de cette quête. Elle s'inscrit finalement dans le réel et c'est ce que j'ai aimé car la vie est aussi ce que nous en faisons. Noam va devoir mettre en pratique son plan de survie pour sortir de sa dépression. Il devra dépasser son traumatisme initial. Alors « mourir  du cœur » prend toute sa signification. Il va faire des rencontres qui vont le transformer, surtout il va renouer avec son passé d'une étrange façon. Mais elle sera de taille et nous fera du bien.
    Il y a de l'imprévu mais il y a aussi des révélations qui donnent le ton à ce roman fait de mysticisme, mais qui finalement nous permet de garder les pieds sur terre, de saisir les opportunités.
    Les conditions de la mort de la mère de Noam nous sont révélées et ce rebondissement est vraiment efficace et me fait dire que ce roman est une réussite. Elle donne à ses lecteurs, des clés pour dépasser leurs angoisses, réaliser leurs envies, et réaliser leurs projets.
    La mort n'est peut-être pas seulement l'absence cruelle de l'être aimé ou de la vie désirée et/ou attendue.

    Ce récit est entrecoupé par les écrits du carnet intime, des confidences de Noam, également mais brièvement par les voix des personnes , et encore par des épisodes du passé.
    Personnellement, je me serai abstenue de rajouter les courts passages où les 5 personnes parlent, mais la fin nous fait comprendre pourquoi finalement elles se sont exprimées et donc ces encarts sont judicieux.

    Dans ce roman fait de spiritualité, l'auteur nous donne les moyens de nous révéler à nous-même mais pas seulement, il émet l'idée que notre force vient d'autres sources. Nous les rencontrons sur notre chemin, l'intuition en fait partie mais également les bonnes rencontres au bon moment ; elles nous guident sur le chemin de la vie. Alors que nous sommes dans nos tourments, on ne voit pas les à-côtés, on se voile la face. Mais la force est en nous, il suffit de la chercher.
    Ce livre est le chemin initiatique de Noam mais il peut être celui de chacun d'entre nous.
    Il reflète la recherche et l'atteinte de la paix intérieure.

    Cette histoire est poignante, quelque part bouleversante par le passé de Noam. Elle est très bien écrite et nous fait voyager vers d'autres cultures et façon de voir la vie. Elle nous parla aussi de la vie de famille également et de la façon de l'appréhender. Le personnage de Noam est très attachant, son chemin initiatique, sa recherche de la paix intérieure est source de bien-être pour tous les lecteurs.

    COHEN Thierry, Longtemps, j'ai rêvé d'elle
    COHEN Thierry, Je le ferai pour toi
    COHEN Thierry, Si un jour la vie t'arrache à moi


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  •  Dans le café de la jeunesse perdue

    Titre : « Dans le café de la jeunesse perdue »
    Auteur : Patrick MODIANO
    Genre : Roman
    Éditions : Gallimard
    Année : 2007
    Nombre de pages : 162

    Quatrième de couverture :

    Encore aujourd'hui, il m'arrive d'entendre, le soir, une voix qui m'appelle par mon prénom, dans la rue. Une voix rauque. Elle traîne un peu sur les syllabes et je la reconnais tout de suite : la voix de Louki. Je me retourne, mais il n'y a personne. Pas seulement le soir, mais au creux de ces après-midi d'été où vous ne savez plus très bien en quelle année vous êtes. Tout va recommencer comme avant. Les mêmes jours, les mêmes nuits, les mêmes lieux, les mêmes rencontres. L’Éternel Retour.

    Mes impressions :

    Lorsque j'étais plus jeune j'ai lu un roman de cet auteur mais je n'ai pas adhéré, aujourd'hui Prix Nobel oblige, j'ai tenté de renouer avec cet auteur, mais je reste mitigée, perplexe. Déjà le style est plutôt vif (phrases courtes) contrastant avec la mélancolie qu'il s'en dégage. On se laisse envahir par des ambiances parfois sombres.
    Je dirais que ce roman est fait de nostalgie, il est empreint de spleen et de tristesse. Les blessures des personnages sont palpables.
    Ici ils se croisent au café Condé, dans la Paris des années 60.
    Ces rencontres entre des intellectuels, des poètes, des bohèmes, des artistes, des plus ou moins étudiants, vont être la clé du récit.
    Elles racontent, Paris et les relations.
    Ce groupe propose à Louki qui avait coutume de rentrer dans le café discrètement par la porte étroite, de se joindre à eux, il l'accueille simplement. Cette jeune femme réservée, semble perturbée, lointaine. Presque chacun des personnages va la décrire avec ses mots, ses perceptions. Elle va toucher les âmes.
    Mais elle n'est pas seule à être mystérieuse : chacun d'entre eux va s'inventer une vie, une identité, un parcours de vie. Mais Louki va les marquer, elle a un passé trouble, un nom inconnu, une enfance, que l'on devine douloureuse, elle tente de fuir un passé qui va finir par la rattraper. Elle est touchante, inaccessible pour le lecteur.

    Dans ce livre il est surtout question de disparition, d'absence, d'enquête sur le personnage de Louki. On devine une jeune femme aux prises avec son enfance, un certain mal-être. Un passé sombre et tourmenté.
    Puis il y aura l'absence, les années qui passent et ces êtres qui se perdent de vue. Resteront alors les souvenirs et les incompréhensions, les zones d'ombre.
    Ce roman est écrit à plusieurs voix dont celle de Louki ; il y aura celle d'un détective privé engagé par le mari de cette dernière suite à sa soudaine disparition.
    Et puis il y a celle de Roland, l'amant de Louki, qui passe du temps avec elle, à la recherche de lieux neutres comme il dit, des lieux à la lisière de tout ; ils errent ici et là et on comprend dans ce roman que l'existence n'est pas qu'une affaire d'éducation mais de rencontres, plus ou moins sincères, intimes, vivantes.
    Des êtres se croisent, partagent des mots, des faits, des événements et la vie se tissent ainsi.

    J'ai aimé moyennement ce roman car il ne se passe pas grand chose et les relations sont vraiment superficiellement décrites, même si on les devine plus ou moins intenses.
    Ce n'est pas mon genre de lecture préféré, car il me faut de l'action en plus de la psychologie des personnages ; il me faut des descriptions, des phrases construites plus amplement. Le style me laisse sur ma faim. Il me manque quelque-chose pour que l'intention de l'auteur m'interpelle et m'embarque plus.
    Ici la fin que l'on devinerait presque, ne m'a pas étonnée....
    Un roman qui se lit simplement et facilement.


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  •  Si un jour la vie t'arrache à moi de Thierry Cohen

    Titre : « Si un jour la vie t'arrache à moi »
    Auteur : Thierry COHEN
    Genre : Roman
    Éditions : Flammarion
    Année : 2013
    Nombre de pages : 415

    Quatrième de couverture :

    Il veut vivre pour elle.
    Elle veut mourir pour lui.
    Gabriel est issu d'un milieu aisé, Clara d'une famille modeste. C'est un homme d'affaires brillant, elle est danseuse. Ils n'étaient pas faits pour se rencontrer et pourtant ils tombent fous amoureux. Contre l'avis des parents de Gabriel et celui de certains amis, ils vivent leur histoire comme si le bonheur pouvait durer toujours. Jusqu'au jour où le destin s'en mêle. Jusqu'au jour où Gabriel doit affronter une épreuve terrible, par amour pour Clara.
    Il a huit jours pour sauver la vie de celle qu'il aime.
    Mais comment faire s'il est déjà mort ?

    Mes impressions :

    J'aime énormément les histoires de cet auteur qui en général nous émeut, nous bouleverse en s'appuyant sur la psychologie pour écrire de très beaux romans.
    Pour ce livre-là j'ai trouvé une grande ressemblance de style avec les Musso-Lévy.
    En effet dans cette histoire j'ai retrouvé leur genre qui fait appel au mysticisme, au surnaturel.
    Mais ce n'est pas sans me déplaire parce que la magie opère même si je sais très bien que ce genre d'histoires à consonance « fantastique » n'est pas crédible au quotidien, elles sont là pour donner du rêve et se détendre mais aussi à se poser des questions.
    Ici, sur fond d'histoire d'amour, de conflit culturel, de décalage, les deux personnages nous font voyager aux tréfonds des âmes...

    Clara 18 ans élève pratiquement seule son frère de 5 ans, leur mère dépressive reste prostrée la plupart du temps.
    La passion de Clara c'est la danse, mais elle rêve quand même un jour de trouver le grand amour et fonder une famille. « Elle paraissait ne rien désirer et pourtant tout attendre »
    Lui, Gabriel travaille comme consultant dans une société de conseil en stratégie, il est plutôt coureur, accumule les conquêtes, il est certes habile avec les femmes alors que Clara elle est plutôt réservée.
    Des caractères opposés, des milieux de vie différents, mais ils vont s'aimer … contre l'avis des parents de Gabriel qui souhaitaient pour son fils un mariage en quelque sorte de raison avec une femme de son milieu.
    La douleur de cette situation est palpable par Clara et à un moment donné Gabriel va même douter de sa force de sentiment et de la véracité de leur amour mais au moment où il est sûr de lui un terrible accident survient ; Gabriel et Clara seront touchés physiquement et affectivement. Elle, par désespoir et souffrance ne veut plus vivre sur terre parce que Gabriel subit des complications médicales, il est relié à une machine, les médecins vont le débrancher dans 8 jours, alors il rejoindra le monde des mortels... mais au moment de l'accident son âme va prendre possession du corps du chauffard et il aura 7 jours pour montrer à Clara que la vie est faite d'espoir et qu'elle doit continuer de vivre en souvenir de Gabriel.
    D'autres personnages tout aussi importants compléteront le tableau, un père adultère, sa fille adolescente révoltée, sa femme meurtrie, des parents qui ne vivent que par principe et fausses valeurs, un frère plutôt « perdu »....
    Cette histoire est émouvante même si elle tarde à se mettre en place. La seconde partie nous laisse rêveurs, songeurs ; c'est gentillet mais j'ai adhéré.
    C'est une histoire d'amour mais aussi une histoire de providence.
    Je l'ai beaucoup aimée car elle met en relation plusieurs personnages à leur insu et chacun apporte à l'autre sans le savoir une façon de réfléchir, de s'amender, d'améliorer ses rapports à l'autre.
    Gabriel dans un corps emprunté est touchant et profond quand il dialogue avec la fille de celui qu'il habite ou quand il cherche coûte que coûte à sauver celle qu'il aime.
    Même si ce roman comporte quelques clichés, ajoutés à un côté surnaturel invraisemblable, il est rempli d'espoir et d'humilité.
    Les relations humaines sont ce qui importe le plus pour moi dans ce bas monde et j'ai retrouvé ici la grâce des opportunités et celles des rencontres providentielles et je me suis laissée bercer par ce roman qui m'a énormément émue.
    On y retrouve les thèmes chers à l'auteur comme l'amitié, l'amour, le suspense. Les personnages de ce roman se remettent en question, s'interrogent quand ils se retrouvent dans des situations dramatiques. Les mots choisis nous font vivre de l'intérieur leurs sentiments, leurs émotions, on partage leur douleur, leur espoir.
    Bon oui le style plutôt romantique ne plaira pas à tous ceux qui n'aiment pas les histoires un peu trop sentimentales voire tirées par les cheveux mais ce roman vaut la peine d'être lu pour tout ce qu'il dévoile des rapports humains, mais également pour donner quelques raisons de vivre, chacun peut se retrouver dans les paroles ou vécus de certains personnages.
    Les dernières pages nous offrent de jolis rebondissements et je me suis prise au jeu de l'auteur : espérer en des jours meilleurs même si rien ne pouvait laisser croire à une certaine sérénité.
    L'ultime fin nous émeut encore plus... avec un personnage dévoilé, auquel on ne s'attendait pas du tout.

    À lire pour se souvenir que rien n'est figé dans la vie et que finalement tout à un sens ou donne un sens à l'existence.

    Du même auteur :

    COHEN Thierry, Longtemps, j'ai rêvé d'elle
    COHEN Thierry, Je le ferai pour toi
    COHEN Thierry, Si tu existes ailleurs

     


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  •  Esprit d'Hiver

    Auteur : Laura KASISCHKE
    Genre : Roman
    Éditions : Bourgois
    Année : 2013
    Nombre de pages : 276

    Quatrième de couverture :

    Réveillée tard le matin de Noël, Holly se voit assaillie par un sentiment d'angoisse inexplicable. Rien n est plus comme avant. Le blizzard s est levé, les invités se décommandent pour le déjeuner traditionnel. Holly se retrouve seule avec sa fille Tatiana, habituellement affectueuse, mais dont le comportement se révèle de plus en plus étrange et inquiétant...

    Mes impressions :

    Quel angoissant roman ! sans doute parce que je ne m'attendais pas à une telle histoire. J'ai choisi cette lecture en fonction de la quatrième de couverture qui ne mentionne pas l'un des thèmes traités. J'ai découvert dès les premières pages que dans le fond, il s'agissait d'une histoire d'adoption et dans la forme, de la relation entre la mère et la fille adoptive. Sujet qui me touche particulièrement puisque j'ai une enfant adoptée à l'âge de 6 mois et qui a aujourd'hui bientôt 11 ans.

    Holly se réveille le matin de Noël avec un sentiment étrange et diffus pourtant palpable, « quelque chose les a suivi jusque chez eux depuis la Russie... » ; Éric et Holly ont adopté, 13 ans, plus tôt dans un orphelinat de Sibérie, une petite fille de deux ans, qu'ils ont prénommé Tatiana.
    Le mystère plane sur ce qui s'est passé entre la première rencontre de Tatiana avec ses futurs parents et les 13 ans qui ont suivi, jusqu'à ce matin de Noël...
    Le récit est racontée à partir des sensations de Holly.
    En ce matin de Noël les Clare se réveillent tard après avoir sans doute abusé de boissons alcoolisées. Holly est imprégnée encore de son rêve qui la laisse confuse et déroutée. Il la hante. Elle se souvient d'avoir reçu un message perturbant et une information inquiétante..
    Tattie est prête depuis longtemps, habillée et maquillée, pour le repas de Noël en famille.
    Tandis qu'Éric part pour l'aéroport chercher ses parents, la mère et la fille se retrouvent seules mais la tension monte entre la mère et la fille.
    Ce huis clos renferme un univers oppressant. Le suspense va crescendo avec des appels en numéro masqué sur le mobile d'Holly, des accidents domestiques, des colères entre Holly et sa fille adoptive. Tatiana se conduit étrangement mais n'est-ce-pas le lot de tous les ados ? Holly quant à elle tente de comprendre pourquoi sa fille est perturbée. Le serait-elle à cause de Tommy son petit copain ?.
    Tattie et Holly deviennent agressives l'une envers l'autre et la fragilité psychologique de la mère ainsi que son mal être sont transparents.
    Holly range les soucis hors du commun ou presque dans les tragédies, elle se raconte et raconte des événements, des épisodes pour le moins curieux, et les traduits avec ses propres significations.
    Et puis souvent elle fait référence à son besoin jadis écrire, elle tenait un genre de journal, mais ne le fait plus par manque de temps pourtant elle aurait dû continuer, je pense que ces mots couchés sur papier l'auraient aidée à exulter ses angoisses et ses déprimes.

    Au fur et à mesure que nous avançons dans la lecture, la nervosité, l'hostilité entre Holly et sa fille sont de plus en plus présentes.
    Holly est assaillie par des souvenirs d'enfance, ceux de sa fille, mais également des souvenirs de ses propres parents, et de sa propre enfance ; les descriptions sont détaillées, précises, où veut-elle en venir ?
    Éric et ses parents tardent à rentrer à cause du blizzard, la tempête les en empêche mais surtout sa mère a eu un malaise et se retrouve à l'hôpital. Voilà ce qu'il annonce par téléphone à Holly. Cette dernière est parcourue par le sentiment de culpabilité. Ne devrait-elle pas le rejoindre malgré la tempête ? Éric lui demande à elle de ne pas sortir par sécurité mais alors pourquoi les frères d'Éric eux, y sont allés ?. Ce sentiment va en engendrer d'autres, plus tenus, plus intimes. Notamment le rejet, l'abandon. Le fait de ne pas se sentir à sa place.
    On sent une Holly de plus en plus perturbée. Peu à peu elle décrit ce qui se passe entre elle et sa fille mais le lecteur va être confronté au doute, est-ce qu'elle invente, imagine ? Ou bien ces événements se passent- ils vraiment ?
    Holly et Tattie, finissent par se quereller de plus en plus fort, à crier ; Holly trouve sa fille insolente, orgueilleuse, irrespectueuse, mais c'est une adolescente....elle suppose que le comportement de Tatiana est une arme contre elle...et alors ça dérape de plus en plus....

    Ce roman me laisse bouleversée, la fin est tellement triste, tellement déroutante que j'en ai eu les larmes aux yeux ! Un livre fort et tragique qui m'a beaucoup touchée.
    Ce roman est glacial, mais il nous permet de réfléchir sur les conséquences des non-dits et sur la remémoration parfois des souvenirs enfouis, que l'on a soigneusement occultés pour ne pas souffrir...et pour ne pas s'avouer la réalité parfois trop dure !
    L'esprit de fête de Noël est remplacé par un esprit d'hiver glacial....
    Une histoire qui reste déchirante mais fort bien écrite. L'alternance entre le passé et le présent, les faits et les informations distillés avec parcimonie, entretiennent l'intérêt de la lecture et l’efficacité d'un suspense envoûtant.

     


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  •  Le chemin de Peyrelongue

    Titre : « Le chemin de Peyrelongue »
    Auteur : Gilbert BORDES
    Genre : Roman court en gros caractère
    Éditions : Libra Diffusio
    Année : 2007
    Nombre de pages : 90

    Résumé :

    La Seconde Guerre mondiale est terminée. Pierre Lestange revient au pays, près de Brive, après des années passées en Allemagne comme prisonnier. Paul, son jeune frère, a été fusillé par les Allemands.
    Le retour sur le domaine familial de Peyrelongue n'est pas aussi facile qu'il y paraît. En effet, il a connu, là-bas, une jeune Allemande, Astrid... et monsieur Antoine, son père, qui a toujours tout dirigé, ne peut accepter cela : Jamais une Allemande n'entrera à Peyrelongue, déclare-t-il en détachant bien ses mots. Pierre Lestange réussira-t-il à sauver son amour et à garder le domaine de famille ? C'est un roman profondément humain et généreux que nous livre ici Gilbert Bordes, un roman dans lequel on retrouve cet amour de la terre et de la nature qui sous-tend toute son œuvre.

    Mes impressions :

    Ce texte se lit très vite et j'ai eu du mal à le ranger dans une catégorie, j'ai hésité entre « nouvelle » et « roman ».
    Je regrette qu'il soit si court, mais malgré cela l'auteur fait passer de l'émotion.
    On retrouve les thèmes chers à Gilbert BORDES, son identité : la terre, la période Guerre, l'héritage culturel et financier, la filiation, les secrets, les relations familiales, avec parfois la confrontation et le deuil d'un enfant chéri.
    Le style est toujours aussi agréable, on se plonge dans l'histoire comme dans un canapé et on n'ose pas en sortir. Les personnages sont profonds, ils sont parfois peu démonstratifs mais il faut lire entre les lignes alors on saisit toute leur complexité.
    Bien sûr j'ai aimé cette histoire bien que déjà traitée plus ou moins bien, pour l'époque  : trahison, amour, filiation, famille....

    La détermination d'Antoine le père, et celle de Pierre le fils, malgré son sentiment de trahison, puis le rejet du père et les commérages des gens du village font de ce livre un condensé d'humeur et de profondeur.
    Et je le recommande aux lecteurs qui apprécient cet auteur.

    BORDES Gilbert, Le porteur de destins
    BORDES Gilbert, Le silence de la Mule
    BORDES Gilbert, Le chat derrière la vitre
    BORDES Gilbert, Les Terres brûlantes
    BORDES Gilbert, Juste un coin de ciel bleu
    BORDES Gilbert, Le voleur de bonbons

    BORDES Gilbert, Les vents de la liberté


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  • La vie en mieux

    Titre : « La vie en mieux »
    Auteur : Anna GAVALDA
    Genre : Roman
    Éditions : La dilettante
    Année : 2014
    Nombre de pages : 288

    Résumé :

    Mathilde a 24 ans. Elle a abandonné ses études d'histoire de l'art pour un petit boulot sans intérêt et vit en colocation avec deux sœurs jumelles. Elle dit qu'elle est heureuse, mais est toujours obligée de boire pour s'en souvenir.
    Un jour, elle oublie son sac à main dans un café.  Un homme le lui rend la semaine suivante.
    Plusieurs mois plus tard et à cause de cet homme justement, elle envoie tout balader et décide de changer de vie.

    Yann a 26 ans. Il est aussi diplômé qu'on puisse l'être, mais n'a pas trouvé de travail. En attendant des jours meilleurs, il est vendeur dans un magasin d'électroménager Hi-Tech. Il vit en couple avec Mélanie et ne dit pas qu'il est malheureux, mais souvent, quand il traverse la Seine, il s'imagine qu'il saute et se voit en noyé.
    Un soir, alors qu'il est seul, il rend service à son voisin de palier. Pour le remercier ce dernier l'invite à dîner.
    Le lendemain matin, il envoie tout balader et décide de changer de vie.

    Deux histoires. Deux histoires de jeunes gens de notre temps, repus, mais affamés, polis, mais enragés, qui préfèrent encore prendre le risque de se tromper de vie plutôt que de n'en vivre aucune. » (Anna Gavalda)

    Mes impressions :

    Ce roman a été pour moi assez déroutant, d'abord par le style différent des deux histoires, celle de Mathilde et celle de Yann et puis parce que l'auteur semble-t-il survole les états d'âme de ces deux personnages. Je pense que cela est voulu, sans doute a t-elle voulu retranscrire à leurs images, leurs interrogations, leurs remises en questions existentialistes soudaines suite à la rencontre d'un couple avec enfant pour l'un et l’obsession récurrente pour l'autre de retrouver l'homme assez étrange qui s'est intéressé à elle peu de temps et qui lui a rendu son sac sans l'avoir ouvert (dit-il !) et sans rien avoir subtilisé. Suite à ces rencontres, tous les deux, subitement décideront de changer de vie....
    Mathilde est victime du vide de l'existence, elle a 24 ans, elle écrit de faux commentaires sur le net pour son beau-frère, activité peu reluisante....Elle était alors étudiante en histoire de l'art quand elle choisit d'abandonner.
    Parallèlement, elle cherche, ou plutôt attend l'amour. Son discours est noir, sombre, surtout sur la société mais je note un certain réalisme. Elle donne son point de vue sur la vie, son but de manière générale et en particulier.

    Elle partage 110 m2 avec 2 sœur jumelles, Pauline et Julie.
    On verra au fur et à mesure des pages qu'elle souffre de l'absence de sa mère....mais je n'en dirai pas plus pour ne pas spoiler.
    C'est une jeune femme paumée, désorientée qui va perdre une grosse somme d'argent confiée par les sœurs jumelles, devant servir à l'origine pour des travaux dans le logement qu'elle loue avec ses deux colocataires.
    Mais cet argent n'est qu'un prétexte pour servir l'intrigue, elle va alors faire la connaissance furtive d'un cuisinier ; tous les deux se comprennent même sans se connaître ni se parler vraiment ; puis elle le perdra de vue mais continuera d'espérer le retrouver pour le revoir. Son acharnement durera des jours, des semaines, des mois.
    Mathilde croit que tout les oppose et pourtant....
    Mathilde est une écorchée vive, mal dans sa peau, dépressive, elle attend que la vie passe... Jusqu'à cette rencontre avec ce cuisiner pour le moins étrange...

    L'écriture est stylée, rythmée, hachée, les phrases sont courtes, parfois légères, elles se succèdent parfois en accéléré ; le texte est rempli d'expressions de jeunes, actuelles.
    Malgré cela j'ai l'impression de faire du surplace, pas grand chose ne se passe dans ce récit, si ce n'est la description d'un mal être profond mais somme toute survolé je trouve.

    Yann quant à lui, a une amoureuse mais il s'apercevra en faisant connaissance avec la famille du dessus, un couple mal assorti avec deux fillettes, qu'il passe lui aussi à côté de sa vie, et qu'il ne sait pas encore où l'attend la sienne... À 26 ans, il est paumé également, travaille par nécessité et non pas par plaisir, il est diplômé d'une école de design et il est démonstrateur de petits robots coréens. Il se pose plus de questions existentialistes ; pour le style, les phrases sont plus longues, il est moins dans la tourmente que Mathilde, il est plus dans l'objectivité, plus dans l'instant
    Perturbé au contact d'Isaac son voisin et sa famille, il se rend compte combien il est difficile d'être soi, puis de le rester ...
    Alors, il va prendre des décisions radicales  et tout va changer, on suppose, pour lui et son avenir.

    Les textes pourraient être plus intenses mais je les ai trouvé assez sommaires. Ou alors je n'ai pas compris la subtilité de l'auteure.
    Les deux portraits désignent des personnages en mal de vivre, en attente de quelque chose et se posent des questions quant à la nécessité de leur vie, et de la vie en général.
    Je me suis quand même attachée aux deux parce qu'ils dépeignent des personnalités présentes dans la société d'aujourd'hui....


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  • La dernière fugitive

    Titre : « La dernière fugitive »
    Auteur : Tracy CHEVALIER
    Genre : Roman (historique)
    Éditions : Quoi Voltaire (Ebook)
    Année : 2013
    Nombre de pages : 384

    Quatrième de couverture :

    Quand Honor Bright se décide à franchir l'Atlantique pour accompagner, au cœur de l'Ohio, sa sœur promise à un Anglais fraîchement émigré, elle pense pouvoir recréer auprès d'une nouvelle communauté le calme de son existence de jeune quaker : broderie, prière, silence. Mais l'Amérique de 1850 est aussi périlleuse qu'enchanteresse ; rien dans cette terre ne résonne pour elle d'un écho familier. Sa sœur emportée par la fièvre jaune à peine le pied posé sur le sol américain, Honor se retrouve seule sur les routes accidentées du Nouveau Monde. Très vite, elle fait la connaissance de personnages hauts en couleur. Parmi eux, Donovan, «chasseur d'esclaves», homme brutal et sans scrupules qui, pourtant, ébranle les plus profonds de ses sentiments. Mais Honor se méfie des voies divergentes. En épousant un jeune fermier quaker, elle croit avoir fait un choix raisonnable. Jusqu'au jour où elle découvre l'existence d'un «chemin de fer clandestin», réseau de routes secrètes tracées par les esclaves pour rejoindre les terres libres du Canada. Portrait intime de l'éclosion d'une jeune femme, témoignage précieux sur les habitudes de deux communautés méconnues - les quakers et les esclaves en fuite -, La Dernière Fugitive confirme la maîtrise romanesque de l'auteur du best-seller La Jeune Fille à la perle.

    Mes impressions :

    Tout d'abord je tiens à remercier Laeti qui m'a permise de découvrir ce roman et vous trouverez son avis ICI

    L'auteur dans ce roman nous dresse une trame historique de l'État d'Ohio, en 1850.
    Elle nous dresse aussi le portrait général des « Amis ». Les Quakers comme on les nomme, qui sont les membres de cette société religieuse anglicane.
    La société religieuse des Amis est un mouvement religieux fondé en Angleterre au XVIIe siècle. Elle est une confession du christianisme. Georges Fox en serait le principal fondateur.

    Honor Bright jeune femme choisit de quitter l’Angleterre après une déception amoureuse.
    Elle accompagnera sa sœur Grâce, en Amérique. Elle, va rejoindre son futur mari Adam Cox qui vit avec son frère et sa belle-sœur.
    La traversée durera 1 mois et sera rude, Honor n'a pas le pied marin. Elle sait alors qu'elle ne pourra pas faire le trajet inverse.
    Quelques jours après, tout juste le pied posé en Amérique sa sœur décède de la fièvre jaune. Malgré le chagrin, Honor décide de continuer et de se rendre chez Adam
    Avant d'arriver à destination, sur la route elle croise le chemin de Belle, modiste douée qui va la familiariser à plusieurs techniques, elle va apprendre et devenir une experte en couture.
    Elle fait aussi la connaissance de Donavan, le frère de Belle qui est un jeune homme « coquin » et peu recommandable. Et qui a une particularité professionnelle, celle de chasser les esclaves.
    L'amitié qui lie les deux jeunes femmes va être mise à rude épreuve mais elle sera inébranlable.

    L'histoire ici se déroule sur un peu plus d'un an.
    Honor la petite citadine, bien sage va rencontrer des personnages tous différents les uns et des autres. Elle ne sera pas bien accueillie dans la famille d'Adam, car elle n'était pas attendue.
    Elle rencontrera et épousera très vite un fermier. Elle va devoir s'affirmer devant ses beaux-parents, entre autres. Son caractère va se forger face à ce qu'elle voit notamment à propos de la clandestinité, et va devenir une femme forte avec des croyances qui vont se modifier au fur et à mesure qu'elle prendra connaissance de la cause des esclaves en particulier et celle de son organisation religieuse en général. Elle va donc voir évoluer ses mentalités, ses valeurs et devra faire des choix.
    L'auteur se sert de la métaphore de création des quilts qui est différente entre Angleterre et en Amérique pour servir une histoire de différence de deux pratiques religieuses portant pourtant le même nom mais qui diffère au cœur des pratiques et des principes.
    Les principes sont plus tenus en Angleterre et Honor va devoir s'adapter ou créer son propre style de couture et/ou de vie.
    Elle devra se confronter à d'autres personnes qui ne pensent pas comme elle, et se faire sa propre opinion, notamment sur la ressemblance des hommes, sur la place des gens de couleur au sein de la communauté blanche tout en restant fidèle à ceux de sa propre communauté des Quakers. Mais y parviendra-t-elle ? Ou devra-t-elle renoncer à quelques-unes des valeurs qu'elle défendait auparavant afin d'être conforme aux siennes désormais ?
    Le principal questionnement fait référence à l'esclavage ; Elle va apprendre qu'en Amérique les hommes ne naissent pas tous égaux. Pourtant les Américains prônent la fin de l'esclavage alors qu'en réalité ils l'acceptent, d'ailleurs ils ne viennent pas en aide aux esclaves fugitifs.
    Honor, offre des repas, aux noirs qui passent devant la ferme des Haymaker, elle va contre l'interdiction de ses beaux-parents; son attitude engagée fera l'objet de heurts.
    Honor va devoir décider de ce qu'elle espère, et pour cela elle va souhaiter transformer certaines règles qu'elle juge n'être pas conformes aux règles de sa communauté. Elle va vouloir changer les mœurs et ira jusqu'à se mettra en danger, courageusement pour défendre la valeur de la vie et des hommes et leurs différences. Elle ira au bout de sa logique et de ses nouvelles convictions.
    Les lettres qu'Honor adresse régulièrement à ses parents et à sa meilleure amie restés en Angleterre, nous racontent clairement ses pensées et ses intimes convictions . Elles résument en quelque sorte ce que vit Honor et comment elle le ressent. Elle se livre, écrit ce qu'elle voit, ce qui l'entoure, et dénonce l'esclavage. La petite citadine naïve va devenir une jeune femme plus sûre d'elle, plus radicale et argumentera avec son cœur, son humilité, son humanité et sa logique de cœur. Elle deviendra engagée, motivée.

    Ce roman est écrit avec clarté, sans légèreté mais au contraire avec profondeur et un style limpide malgré l'époque narrée; moi qui n'aime pas les romans historiques je l'ai trouvé intéressant et enrichissant, sans doute parce qu'au-delà des faits et en deçà de ceux-ci on y apprend la vie des quakers en Angleterre, leurs idées, leurs principes, sans lourdeurs, sans longueurs. L'auteur défend une idée sans s'appesantir sur les faits, elle les romance. C'est donc un récit d'apprentissage romancé. Il y est question de moralité, de vie sociale et sentimentale.
    L'amitié entre Belle et Honor est majestueusement décrite, toute en finesse, malgré leurs divergences de points de vue elles vont apprendre à se connaître, à se tolérer.
    Dans ce livre on apprend également beaucoup de choses sur la façon de coudre, sur les quilts, et les méthodes du patchwork qui se pratiquent différemment selon les régions, alors avis aux amatrices.
    Ce roman n'est pas pour moi un coup de cœur mais reste une lecture agréable.


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  •  La vie malgré tout de Sara Macdonald

    « La vie malgré tout » de Sara MACDONALD

     

    Titre : « La vie malgré tout »
    Auteur : Sara MACDONALD
    Genre : roman
    Éditions : Belfond
    Année : 2009
    Nombre de pages : 444

    Quatrième de couverture :

    Comment se remettre de la disparition de ceux que l'on aime ? Une magnifique histoire d'amour et de renaissance, qui nous plonge au cœur des rouages les plus subtils de l'amitié féminine et des liens familiaux.
    À trente ans, rien n'aurait pu préparer Jenny à la tragédie qui allait la frapper. Styliste londonienne reconnue et femme comblée, quand son mari et sa petite fille de deux ans sont tués au cours d'un attentat, c'est tout son univers qui vole en éclats.
    Inconsolable, Jenny se réfugie dans le travail. Lors d'un déplacement professionnel, elle retrouve Ruth, une amie d'enfance perdue de vue depuis que celle-ci a quitté brusquement leur village de Cornouailles, à dix-sept ans à peine...
    Tandis que leur amitié renaît, les secrets du passé affleurent et Jenny fait la connaissance du fils de Ruth, Adam, un adolescent de treize ans, qui lui rappelle étrangement son mari disparu...
    Commence alors pour les deux amies et leurs familles une relation complexe qui va les lier plus profondément qu'elles ne l'auraient imaginé...

    Mes impressions :

    Février 2006, Jenny va mal, cachée des regards des autres, elle épie Adam près de la rivière où il pêche ; puis par désespoir elle tente de se suicider ; la remarquant Adam court chercher du secours auprès de sa mère Ruth...Fin de la parenthèse.
    Puis retour sur les mois qui ont précédé cet épisode...
    Nous découvrons alors peu à peu les protagonistes de ce roman : Jenny, Adam, Ruth, Florence, Danielle, Tom et Rosie....

    Août 2005, Jenny est mariée à Tom lequel travaille pour l'armée, il est militaire, dans le secret défense, Jenny est styliste. Leur petite fille de 16 mois se prénomme Rosie.
    Florence leur amie et Danielle leur associée travaillent avec eux, dans un atelier de couture et de confection.
    Danielle et Jenny créent des modèles de vêtements. Tom, en plus de son métier difficile, les aide dans la gestion de leur entreprise.
    Ils partagent tous la même maison à Londres et sont heureux.
    James et Béa les parents de Jenny vivent en Cornouailles.
    Tous, avaient une vie paisible jusqu'à ce qu'un drame eût lieu : Tom et Rosie, meurent dans des circonstances dramatiques. Leur voiture a été piégée. Suite à cela, la vie de Jenny et de tous ceux qui l'entourent de près comme de loin en sera totalement bouleversée.
    Page après page nous allons comprendre les tenants et les aboutissants de cette histoire douloureuse mais superbement écrite.
    L'histoire tourne autour de Ruth de son fils Adam et de Jenny.
    Elles étaient les deux meilleures amies d'enfance puis se sont perdues de vue lorsque Ruth découvre à 17 ans qu'elle est enceinte, ses parents la répudient et l'envoie chez sa tante Sarah. Jenny ignorait la cause de cet éloignement soudain et inattendu.
    Elles se revoient donc 14 ans après, par hasard, dans un train. Six mois après la mort de Tom.
    Ruth travaille et vit à Birmingham avec Adam et Peter le beau père.
    Elle est acheteuse principale pour la société Fayad, chaîne de boutiques de prêt à porter et elle donne des conférences sur la gestion d'entreprise ; elle est douée pour les relations publiques : démarcher et vendre, voilà ce qu'elle sait faire de mieux.
    Tout irait bien mais pourtant Adam, un adolescent posé, n'apprécie pas son école publique, il s'y sent mal. Il souhaite en changer mais sa mère n'est pas d'accord malgré l'appui de Peter pour son beau-fils.
    En se retrouvant dans ce train, Ruth et Jenny vont comprendre qu'elles sont depuis toujours liées par le destin....
    L'arrivée de Ruth et d'Adam va affecter de façon radicale la vie respective de tous.
    Depuis la découverte de ses origines biologiques, Adam est désorienté. Il est le centre des vies de Ruth et de Jenny. Leur amitié alors sera mise à rude épreuve. Qu'en restera-t-il ?
    Et puis il y a les secrets de l'une et de l'autre, sur leur vécu intime et personnel, qui vont profondément marquer leurs relations. Il y aura de non-dits, de la rivalité passée et présente et beaucoup de souffrance.
    Quelques temps après s'être reposée chez ses parents, Jenny décide de rester quelques mois en Cornouailles, dans une maison qu'elle va louer ; dans le but d'apprivoiser la mort de son mari et de sa fille, et de se reconstruire. Ruth se voit proposer alors par Danielle un emploi dans leur atelier en tant que chargée de clientèle ; elle accepte la proposition espérant commencer une nouvelle vie avec son fils puisque Peter a décidé de la quitter.
    Cependant, le passé va rattraper tous les personnages, et le dernier rebondissement inattendu sur les circonstances de la mort de Tom et de de Rosie permet de terminer cette histoire de façon presque imprévisible et touchante. L'épilogue heureux rend ce roman touchant et émouvant.

    Ici il est question de complexité, de confusion des sentiments, d'ambiguïté des relations.
    L'auteure alterne le passé et le présent. Elle écrit à la troisième personne, mais inclue également la voix de Jenny dans la narration.
    Elle maîtrise bien le récit, elle s'attarde, se concentre sur les sentiments et les répercussions des émotions, et nous les présente parfois de manière torturée. Difficile. Compliquée. Elle ne se concentre pas sur la description des faits. Ce qui pour moi est un avantage qui accroît l’intérêt.
    Sara MacDonald joue avec perfection sur l'ambivalence des sentiments des uns et des autres ; elle sait nous émouvoir, nous interroger, elle nous incite à nous mettre à la place de ses personnages, à souffrir avec eux, à penser, à réfléchir : il y a un mélange d'amour, d'amitié, de haine, sur fond de filiation.
    La psychologie des personnages dans ce roman est réellement prenante, intéressante ; elle tient une place importante et non des moindres.

    Nous sommes parfois confrontés au passé. Avons-nous tous des fantômes dans nos placards ? Choisit-on son destin ? Est-ce que nous nous appliquons à la modifier, ou le subissons-nous ? !
    Personnellement, je pense que rien n'est définitif, ni les événements ni les relations, tout n'est pas écrit, nous pouvons les faire évoluer, les accepter, les refuser, à nous parfois de choisir le cours de notre destin, de le prendre en main et tenter de faire au mieux.
    Ce livre est un coup de cœur !


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  • une chanson pour Ada

    Titre:  « Une chanson pour Ada »
    Auteur : Barbara MUTCH
    Genre : Roman
    Éditions : Presses de la cité
    Année : 2013
    Nombre de pages : 416

    Quatrième de couverture :

    Ada naît dans les années 1930 à Cradock House, demeure de la famille Harrison. Fille illégitime de la domestique noire, elle grandit aux côtés des deux enfants du couple. Elle ne va pas à l'école, mais Cathleen Harrington, la maîtresse de maison, lui apprend à lire. Remarquant son intérêt pour la musique, cette dernière entreprend de lui enseigner le piano, en dépit des réserves de son entourage.
    Ada a beau s'avérer une élève assidue et une pianiste très douée, ses perspectives d'avenir semblent cependant bien limitées dans un pays où la situation entre Blancs et Noirs se durcit de plus en plus. L'année de ses dix-huit ans, alors que la politique de l'apartheid est mise en place sur l'ensemble du territoire, Ada est violée par Mr. Harrington. Enceinte, elle se réfugie chez l'une de ses tantes, dans un township. Son talent pour la musique et l'amitié qu'elle partage avec Mrs Harrington vont se révéler ses meilleurs alliés dans un monde où, mère d'une enfant métisse, elle n'a nulle part sa place.

    Mes impressions :

    Un gros coup de cœur pour moi ! Même si l'originalité du sujet traité (apartheid, racisme) n'en est pas vraiment une.
    Ce qui fait la différence, c'est que lorsque Barbara Mutch raconte cette petite fille devenue femme avec style, ce roman en ressort tellement beau et intense que nous plongeons au cœur de cette histoire sans pouvoir lâcher le livre et connaître le sort et le destin d'Ada.
    C'est, au début, l'histoire d'une amitié indéfectible entre deux femmes que tout sépare dans les années douloureuses et difficiles de l'Apartheid au XX ème en Afrique. Cathleen originaire d'Irlande est mariée à Edward Harrington ; ils ont deux enfants, Rose, au caractère difficile et Phil, plutôt gentil
    Miriam est leur servante noire. Nous sommes en 1930, elle a 18 ans quand elle arrive de Kwazakhele le Township juste à l'extérieur de Pont Elizabeth pour travailler à Cradock house.
    Cradock se situe dans le Karoo, région semi-désertique de l'Afrique du Sud.
    Miriam donne naissance à sa fille Ada, née de père inconnu, ce qui fait toute la différence dans une société où les noirs vont être bannis et rejetés avec plus de force encore parce qu'aux yeux de Dieu et de la loi ils ont pêché. Miriam et Ada vivent dans le Kaia cabane au fond du jardin destinée aux domestiques. Cathleen femme de cœur, généreuse, décide d'instruire la fillette qui n'a pas le droit d'aller à l'école et ouvre sa maison à la maman et à la fille. Mais cette attitude est très mal perçue par la société blanche.
    Cathleen est humaine, gentille, dévouée pour sa servante, comme l'est cette dernière envers ses maîtres.
    L'amitié qui lie Miriam et Cathleen prend force et Ada grandit sous les yeux de sa maîtresse qui voit en elle une élève douée, qui doit savoir lire et écrire malgré sa couleur. Elle lui apprend donc à lire à écrire et voyant qu'elle trouve de l’intérêt à la pratique du piano se met en tête de lui faire découvrir la musique, les notes et les gammes...Contrairement à Rose qui elle sera attirée par Johannesburg ville de tous les possibles.
    La musique bercera toute la vie d'Ada et de sa patronne et viendra à bout de leurs plus gros chagrins, leurs plus grosses peines.
    Cette amitié est quelque peu mal vue par Edward également.... et le reste de la société car les blancs et les noirs ne se mélangent pas.... Il est alors question de racisme, d'apartheid, mais également de soumission d'Ada de part sa condition de bonne et de reconnaissance envers ses maîtres.
    Phil aura le caractère de sa mère, il a des valeurs, il est plutôt près de la nature, il est doux, il a la gentillesse au bord du cœur et il s'attachera à Ada qui retrouve en lui un genre de grand frère, mais bientôt, Phil devra partir à la Guerre. Quand il sera temps de partir, il va laisser un grand trou dans le cœur d'Ada, quand il reviendra meurtri il ne sera plus jamais le même et cela va bouleverser toute la vie de la famille et encore plus celle d'Ada.
    Quelques années plus tard, Ada met au monde une enfant métisse. Mère et fille sont alors rejetées de toute part mais l'amie fidèle Cathleen, ne les abandonnera jamais et restera à leurs côtés malgré tout....

    J'ai aimé les belles descriptions des paysages, de la vie en Afrique, qui donne le goût de visiter ce pays.
    Le récit est ponctué par les notes, les écrits de Cathleen qui raconte son arrivée en Afrique et la vie qui va suivre et même son histoire avec Miriam et Ada, un genre de journal intime où elle y consigne ses émotions.
    J'ai également eu plaisir à lire la relation tendre et dévouée que Phil et Ada partagent. Il lui a appris la vie, le sens de certaines choses qui lui resteront toujours en mémoire. Cette relation est touchante, toute en sensibilité, délicatesse et parfois non dit.

    Ce roman est le destin d'une fillette qui devient une jeune femme sans père mais qui à force de courage, de perspicacité, se bât même sans le savoir pour que l'injustice régresse pour que les noirs soient acceptés, elle fait bouger les choses, les mentalités autour d'elle, son regard est sombre. Des gens qu'elle connaît se détournent d'elle parce qu'elle a mis au monde une enfant métisse. Elle subit alors les rejets, les regards déplacés, malveillants et toutes deux se retrouveront bientôt en danger....
    Ada devra alors retourner là d'où elle vient, elle y apprendra la vie dans un pays pauvre, les règles, avec le souvenir de Phil, et choisit les valeurs qui lui conviennent, celles avec lesquelles elle se sent proche.
    Elle aura des choix à faire et les fera toujours avec discernement aidée par quelques amies, Dina, Lindiwe celles qui ne lui ont pas tourné le dos, comme l'a fait sa tante....
    On retrouve dans ce roman des amitiés, de la loyauté, mais aussi désamour, désaccord, rejet, racisme, l'histoire de l'apartheid, les combats vers et pour la liberté, mais il est également question d'hérédité, de famille; il est une véritable fresque qui raconte une époque difficile.
    Je me suis attachée à Ada, à Cathleen et Phil. Des êtres sincères, remplis d'humanité, d'humilité. La fin est fragile, attristante mais apporte de l'espoir....
    Un gros coup de cœur, superbement écrit, d'où une fluidité de la lecture.
    Une fresque émouvante, prenante, qui nous interroge sur les agissements de nos ancêtres, les lois raciales aberrantes, nos responsabilités, nos valeurs, nos propres choix.
    À lire absolument ! Par ceux qui sont sensibles à cette cause et aux autres.


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  •  Le passeur du temps de Mitch Albom

    Titre : « Le passeur du temps »
    Auteur : Mitch ALBOM
    Genre : roman
    Éditions : Pocket
    Année : 2014
    Nombre de pages : 283

    Quatrième de couverture :

    Un jour, Dor commença à compter. Les secondes, les minutes, les heures. Il fut le premier à mesurer le temps. Le premier à vouloir l'arrêter aussi...
    Ce crime lui valu d'être exilé dans une caverne, condamné à écouter toute les suppliques de ceux qui vinrent après lui – encore quelques minutes, quelques heures, quelques années....
    Mais aujourd'hui, Dor peut se racheter, en allant à la rencontre d'une jeune femme, prête à mettre fin à ses jours, et d'un riche homme d'affaires malade, désireux, lui, de vivre éternellement.
    Pour les sauver, pour se sauver, Dor va devoir leur apprendre la vraie valeur du temps. 

    Mes impressions :

    Dès les premières lignes j'ai su que ce livre me plairait, déjà parce que j'ai lu plusieurs romans de cet auteur et je reste en général toujours attirée par ceux qui sont philosophiques, psychologiques et qui nous livrent une morale et/ou une leçon de vie.
    Ce conte ici, a une présentation soignée, bien cadrée, ciblée et est tellement bien écrit que nous sommes totalement immergés.
    Le commencement de cette histoire se situe à l'aube de l'histoire humaine ; elle nous raconte le temps et ce qu'il signifie. Comment un homme a commencé à le mesurer puis à le compter.
    Dans le prologue à l'aide de scénettes, l'auteur présente ses personnages, on les retrouve dans leur cadre de vie, leur intimité, et/ou de leur famille. Ils se situent dans plusieurs espaces-temps :
    Il y a Alli la fille et Dor le garçon, ils sont des enfants ; ils deviendront de jeunes adultes et vivent des jours insouciants...ils vivent sans s'occuper de la mesure du temps, sans horloge. Toute une vie sans mesurer le temps, est-ce possible ? Pourtant, seuls les humains se servent de l'espace temps, de repères, alors que même sans ce repère la terre continue de tourner.
    Quand Dor se rend compte que l'on peut compter le temps, il en fait sa passion de chaque jour, il le mesure, l'écrit, le chiffre.
    Nim son ami d'enfance a soif de pouvoir, il va devenir Roi, tout le monde va le craindre et le vénérer (Tour de Babel)
    De nos jours, il y a Sarah Lemon, jeune adolescente, mal dans sa peau, un peu ignorée et moquée et malmenée de tous.
    Et Victor Delamonte, homme riche de plus de 80 ans, qui a une tumeur des reins. Il se sait condamné et proche d'une mort certaine.
    Le père temps terrestre, Dor, a courroucé Dieu, alors il est exilé dans cette caverne, il doit écouter les suppliques du monde, pendant des heures, ou des années, ou pendant très longtemps...le temps de réussir sa mission qui est de faire entendre aux hommes la vraie valeur du temps.
    Au début il y a sans cesse des va-et-vient entre le passé de Dor, Alli et le présent avec Victor et Sarah.
    Dor s'intéresse à la mesure du temps du jour, Victor à l'immortalité et Sarah veut supprimer le temps....mais depuis toujours, la seule chose sur laquelle nous n'avons pas prise est justement ce temps qui passe...
    L'un pourtant voudra l'arrêter pour vivre éternellement et l'autre, le faire avancer plus vite, maîtriser la vieillesse, la maladie, la mort, la vie, le passé , le futur.
    L'un veut trop de temps, l'autre n'en a pas assez.
    Sarah va rencontrer un garçon à qui elle s'attachera vite....mais elle sera vite désillusionnée et en sera profondément affectée en plus d'être victime des dangers d'internet et de la publication sur les réseaux sociaux de mots qui peuvent avoir de lourdes conséquences pour les personnes fragiles psychologiquement. Elle voudra alors mettre fin à ses jours.
    Victor lui, va prendre une décision étrange celle de prolonger sa vie en la suspendant temporairement dans la glace, ceci afin qu'une solution médicale soit trouvée pour lui et qu'il puisse guérir une fois l'avancée de la science confirmée....Il se rattache à l'idée qu'un jour il pourra être ramené à la vie et être soigné.
    Mais qu'en sera-t-il exactement ? Iront-ils au bout de leur choix ?...Dor veille....
    Les Destins de Sarah et Victor sont liés, par le temps comme pour tous sur terre.

    Ce livre fait du bien, il apporte de l'espoir même si j'ai trouvé trop courte la partie qui montre à Sarah que la vie est précieuse, que le temps nous aide parfois et à Victor que malgré tout, il faut laisser œuvrer le temps qui passe même quand nous arrivons au bout du nôtre. J'aurais aimé un approfondissement plus conséquent, pour que la sensibilité et la puissance de ce roman prennent toute leur ampleur, leur force.
    Ce conte résonne en chacun de nous, parce qu'il touche un thème qui est essentiel dans ce monde mais également par les personnages qui sont en souffrance.
    Notez que j'aime aussi beaucoup la couverture.

    Quelques citations :

    « C'est quand nous sommes le plus seul que nous acceptons la solitude d'un autre »
    « Le temps n'a pas de fin, rien n'a d'importance. Sans perte ou sacrifice, nous ne pouvons apprécier ce que nous avons »
    « Il y a une raison pour laquelle Dieu limite nos jours, c'est pour que chacun d'eux soit précieux »

    La dernière leçon
    Les cinq personnes que j'ai rencontrées là haut
    Pour un jour de plus
    Le vieil homme qui m'a appris la vie
    Premier appel du paradis

     


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