• « Entre Dieu et moi c'est fini » de Katarina MAZETTI

    Entre Dieu et moi c'est fini

    Titre : « Entre Dieu et moi c'est fini »
    Auteur :  Katarina MAZETTI
    Genre : Roman
    Éditions : Babel Gaïa Actes Sud
    Année : 2007
    Nombre de pages : 137

    Quatrième de couverture :

    Linnea a quinze ans, plein de complexes et pas mal de questions qui lui trottent dans la tête. La seule qui la comprenait, c’était Pia, sa meilleure amie, son amie pour la vie… enfin, pour cent vingt jours, “sans compter les week-ends”, Linnea a fait le calcul une fois. Depuis que Pia est morte.
    Avec Pia, elle pouvait parler de tout : de l’amour, de la mode, de Markus, le beau gosse dont toutes les filles rêvent, de son père qu’elle voit deux fois par an, de sa mère qui vit avec son nouveau conjoint une relation tumultueuse. Et de Dieu. Qu’est-ce que ça signifie “croire en Dieu” ? Car ce n’est pas exactement la même chose que le père Noël. Une chose est sûre, ce n’est pas la peine de compter sur Dieu pour résoudre les équations du second degré. Seulement voilà, Pia n’est plus là. Alors Linnea se souvient, puisque, comme dit son excentrique grand-mère, “pour pouvoir oublier quelque chose, il faut d’abord bien s’en souvenir”. La verve comique et tendre de Katarina Mazetti est ici au service d’une adolescente bravache, complexée, drôle, curieuse et paumée, qui parle aux murs pour surtout ne se confier à personne. Ce formidable roman sur l’amitié et les tourments adolescents, qui permettra aux jeunes de se sentir moins seuls et aux moins jeunes de comprendre leurs ados préférés, est le premier volume d’une trilogie publiée aux éditions Gaïa, à paraître au fil de l’année 2011 dans la collection Babel.

    Mes impressions :

    Pia et Linnea ont 16 ans, elles sont amies depuis 120 jours, elles se sont rencontrées au lycée. L'une est timide, l'autre semble plus sûre d'elle. Linnea est trop grande et ne séduit pas les garçons par contre Pia les attire.
    Une forte amitié les lie mais Pia « disparaît ». La mort de son amie va traumatiser Linnea. Elle a tellement mal qu'elle se confie et parle parfois au mur.
    Le père de Linnea est parti quand elle avait trois ans, puis sa mère a rencontré Ingo, entre eux, il y a des tensions. Knotte le petit et demi-frère de Linnea vit avec eux.

    Tout au long du livre, Linnea nous parle de son amie, pour ne pas oublier. Elle nous fait le récit au fil des pages de leur étrange et belle relation. Cependant, elle éprouve des difficultés à nous raconter ce qui s'est passé pour Pia. Peu à peu, cela devient plus simple avec le temps et elle va le faire avec douceur, avec pudeur. On devine alors combien et pourquoi elle vit mal la mort de son amie.
    Les deux adolescentes découvraient ensemble le monde des adultes. Linnea nous relate leur amitié, leur vie au lycée, leurs amourettes, leurs discussions philosophiques. Elle nous dévoile l'idée qu'elles se font de la vie, la mort, de Dieu, de la politique etc. Elles se posent des questions, beaucoup, comme tous les adolescents.
    Elles vont partager ensemble des moments tendres, d'autres plus difficiles. Mais leur amitié intense sera d'une relative courte durée.....
    À la mort de Pia, Linnea est bouleversée, en colère, se sent seule et en veut à son amie mais elle comprendra que parfois les choses ne sont pas aussi faciles qu'elles en ont l'air. Tout le long du livre, nous lecteurs nous l'écoutons se souvenir.

    Ce court roman dérange mais aborde des thèmes qui font l'existence. Il est destiné à la fois aux adolescents qui vivent ce moment difficile et aux adultes qui se rappelleront de leur adolescence. Le style est contemporain.
    Le texte original est fort dans la façon qu'à Linnea de se confier. Il est à la fois concis et analysé, il laisse entrevoir une grande force dans la narration et nous plonge dans une histoire touchante, troublante émouvante, vraiment belle.
    J'ai aimé la maturité et la fragilité de ces deux adolescentes.
    Leur philosophie de vie, leur façon de voir certaines choses les placent à un rang plus élevé.
    Parce qu'elles sont intelligentes, elles sont sensibles.
    Un livre riche d'émotions.


    Il est le premier d'une trilogie. Suivra :

    La fin n'est que le début (2011)
    Entre le chaperon rouge et le loup c'est fini (2011)

    Autres livres de Katarina Mazetti lus :

    Le mec de la tombe d'à côté
    Le caveau de famille


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  • Commentaires

    1
    Jeudi 5 Mai 2016 à 20:28

    Comme j'ai aimé "Le mec" et "Le caveau", je lirais bien cette trilogie...

    Bonne fin de semaine. 

    2
    Vendredi 6 Mai 2016 à 04:23

    Bonjour Philippe, oui elle est assez stylée et sympathique et je sais que tu apprécies les histoires jeunesses, alors je pense que cette trilogie pourrait te plaire.

    Bon vendredi

    3
    Mardi 10 Mai 2016 à 15:09
    Alex-Mot-à-Mots

    Il m'intéresse pour mes ados, mais je le lirai tout de même avant.

      • Mardi 10 Mai 2016 à 15:23

        Bonjour Alex, oui je pense que ce livre pourrait leur plaire, et puis il est très vite lu et rempli d'émotions....

    4
    Dimanche 22 Mai 2016 à 09:23

    Est-ce que le titre qui promet une réflexion d'ordre théologie, métaphysique, tient ses promesses ? Ou reste-t-on dans le narratif ?

      • Dimanche 22 Mai 2016 à 17:28

        Bonjour Dona, oui il y a une réflexion, d'ailleurs intéressante, d'ordre théologique entre les deux adolescentes.

    5
    Jeudi 9 Juin 2016 à 14:05

    J'ai déjà lu "Le Mec de la tombe d'à côté". J'ai "Le Caveau de famille" sur ma pàl.

      • Jeudi 9 Juin 2016 à 15:22

        Coucou Dona, ici les thèmes sont différents mais le style est toujours aussi agréable yes

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